Bataille entre Trump et l’état profond aux USA : Une mise à jour de Charles Gave

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Il s’agit d’un copié-collé d’un article de Charles Gave paru sur le site Institut des Libertés ( IDL : institutdeslibertes.org ) publié le 23 avril 2018. Bien que lisant moi-même la presse alternative américaine chaque jour pour me tenir informé de ce qui se passe dans le « marigot » cet article de Gave m’a économisé un long travail de rédaction pour mes lecteurs fidèles. Je n’ai fait que corriger quelques fautes de frappe du texte original et je pense que Charles Gave ne m’en tiendra pas rigueur. Bonne lecture.

Compte tenu de la complète nullité de la presse française dès qu’il s’agit de ce que dit ou fait monsieur Trump puisqu’elle ne prend ses informations que du New-York Times, j’ai pensé qu’une petite mise à jour de ce qui se passe à Washington intéresserait peut-être les lecteurs de l’IDL.

En voici un (très bref) résumé.

Le numéro deux du FBI, Andy McCabe a été viré du FBI il y a quelques semaines en perdant tous ses droits à la retraite pour faute(s) lourde(s) à la suite d’une enquête diligentée par monsieur Horowitz, contrôleur général de l’administration aux USA, personnage totalement indépendant des pouvoirs politiques et qui d’ailleurs avait été nommé à ce poste par Obama.

La semaine dernière, la même administration a demandé à ce que monsieur McCabe soit inculpé par le ministère de la Justice pour avoir menti au moins trois fois lors de témoignages qu’il avait effectué sous serment devant le Congrès, ce qui aux USA est passible de la prison à vie. Par exemple, il aurait organisé des fuites de documents confidentiels en direction du Wall -Street Journal, aurait juré devant le congrès que ce n’était pas lui et aurait envoyé des notes de service à tout le monde au FBI en exigeant que les fuites –dont il était l’auteurcessent !

Monsieur Comey quant à lui, le numéro un du FBI jusqu’à ce que monsieur Trump ne le vire est également dans de très sales draps. Il a avoué avoir fait fuiter volontairement par l’intermédiaire de l’un de ses amis professeur de droit à Columbia des documents top secret qui se seraient retrouvés le lendemain matin en première page du New-York Times. Le but de cette manœuvre ?  Monsieur Comey dans ce document laissait entendre qu’il avait été viré pour empêcher le FBI d’enquêter sur les liens entre Trump et Poutine, ce qui constituerait le crime d’obstruction à la justice. L’allégation ayant été prouvée fausse et la fuite de documents top secrets étant aussi un crime, monsieur Comey risque aussi de terminer sa vie prison. … Le plus rigolo est que monsieur Comey aurait affirmé lors d’un témoignage sous serment au Congrès qu’il n’était pas au courant des fuites organisées par monsieur McCabe alors que monsieur McCabe aurait juré que le numéro un était au courant de tout… Quelqu’un ment et a menti sous serment.

Le même Comey vient de sortir un livre dans lequel il se présente comme « monsieur propre » en insinuant que Trump serait le chef d’une mafia. Jugez-en. Par exemple, le parti démocrate avait commandé – et payé – une étude à une barbouze britannique, monsieur Steele, ancien chef de mission du MI6 à Moscou. Ce qui est totalement interdit par la loi, et pourtant n’a déclenché ni enquête ni indignation de la presse bien-pensante.

Le-dit monsieur Steele avait livré un document parfaitement ordurier dont tout le monde se rendit compte immédiatement que c’était un tissu d’âneries. Le dossier arriva « mystérieusement » sur le bureau de monsieur Comey qui s’en servit pour avoir l’autorisation de mettre les équipes de monsieur Trump sur écoutes téléphoniques pendant la campagne électorale, sans préciser au juge qui lui donna cette autorisation qu’il savait que c’était un faux, ce qui est un double crime d’après la loi Américaine. Tromper sciemment un juge, rien ne peut être plus grave. Et c’est cet homme qui donne des leçons de morale à monsieur Trump…

Et c’est ce dossier et les fuites organisées par monsieur Comey qui sont à l’origine de la nomination de monsieur Mueller, ex numéro un du FBI et grand copain de Comey en tant que procureur spécial chargé d’enquêter sur les « trumpitudes » du nouveau Président. C’est donc dire que l’enquête sur les relations entre monsieur Trump et la Russie est totalement fondée sur des FAUX et que l’on ne comprend pas pourquoi elle continue.

D’autres personnages éminents du FBI du style patron des services juridiques ou patron des communications avec les autres agences de renseignement se sont fait coincer eux aussi, s’étant envoyés les uns aux autres des email expliquant comment manœuvrer pour se débarrasser de Trump.  Ils vont sans aucun doute se retrouver eux aussi en danger. Bref, tout le fameux septième étage du FBI où se situe tous les « patrons » risque de se retrouver en tôle.

Le département des affaires étrangères, sous la conduite de monsieur Kerry serait également très gravement compromis. La CIA n’est guère mieux lotie…On peut espérer que la plupart de ces grands serviteurs de l’Etat vont aller en prison, ce qui va faire un peu désordre…

Nous en saurons un peu plus quand Mr Horowitz, l’inspecteur général, va remettre son rapport final, sans doute en Mai, expliquant dans le détail exactement quelles ont été les fautes lourdes commises par ce qu’il faut bien appeler des criminels.

Les choses ne vont guère mieux du côté du ministère de la Justice.

Loretta Lynch, ex ministre de la Justice d’Obama serait intervenue pour freiner les enquêtes portant sur les turpitudes de madame Clinton tant en ce qui concerne le serveur « privé » qu’elle s’était montée dans l’Etat de New-York où elle habitait, ce qui là encore était un crime, que dans l’affaire de Benghazi sombre histoire qui avait donné lieu au meurtre de l’ambassadeur des USA en Libye et de quelques soldats Américains. De même, elle aurait freiné autant qu’elle le pouvait, (ce qui n’était pas trop dur puisque le ministère de la Justice est l’autorité de contrôle du FBI), les enquêtes sur la fondation Clinton, qui n’était qu’une pompe à fric pour Bill et Hillary et elle aurait menacé un agent du FBI qui voulait témoigner dans la très bizarre acquisition de 25 % des mines d’uranium américaines par un prête-nom de Poutine, à la suite de quoi 25 millions de dollar avaient été versés par le dit prête-nom … à la fondation Clinton. Bill Clinton, l’ancien Président est mouillé jusqu’au cou dans cette histoire et lui aussi risque bien d’avoir de très graves ennuis.

Venons en au procureur spécial, monsieur Mueller, grand copain de Comey, ancien numéro un du FBI lui aussi et qui n’avait pris dans ses équipes QUE des avocats très proches du parti Démocrate. Il serait gravement compromis dans l’affaire de la vente des mines d’uranium, à qui il avait donné son autorisation alors qu’il savait que Poutine était derrière les achats puisqu’un agent du FBI, en couverture, travaillait dans la fausse société Canadienne qui était en fait une société Russe.

Qu’elle a été sa réaction à la suite des révélations de toutes ces abominations ?

Ce grand honnête homme a décidé de lancer une enquête sur l’avocat privé de Donald Trump du temps où il était dans l’immobilier, espérant y trouver des malhonnêtetés que le Donald aurait commises il y a dix ou vingt ans, c’est-à-dire qu’il sort complètement de son mandat.

Ce qui ne l’a pas empêché de faire dire au Président qu’il n’était l’objet d’une enquête ni pour l’affaire de collusion avec la Russie ni pour ce qui pourrait sortir des archives saisies chez son avocat. Mais alors pourquoi continue-t-il son enquête et que cherche-t-il ?

Quant à madame Clinton, elle est mal partie, puisque toutes les investigations sur elle ont été menées par… Mc Cabe lui-même ce qui veut dire que toutes ces enquêtes sont réouvertes et que le pire (pour madame Clinton) est à venir.

Arrêtons ce qui n’est qu’un tout petit résumé des crimes commis par tous ces gens et essayons d’en tirer quelques conclusions.

La première conclusion est simple : Je sais bien que la théorie du complot est le degré zéro de la pensée politique, mais cela ne veut en aucun cas dire que les complots n’existent pas.

En réalité il semble bien qu’il y ait eu bel et bien non pas un complot mais deux, organisés par l’administration Obama, les Clinton et les plus hauts niveaux du parti démocrate.

  1. Le premier consistait à noyauter le ministère de la Justice et le FBI avec des hauts fonctionnaires tous acquis à la « cause », selon le bon vieux principe Trotskyste (monsieur Obama dans sa jeunesse a beaucoup fréquenté ces milieux aux USA).

  2. Le deuxième eût lieu après l’élection totalement inattendue (par eux) de Trump pour essayer de le faire tomber en se servant de fausses accusations reprises et amplifiées par ceux qui avaient été mis là, à la faveur du premier complot.

Et tout cela s’est fait avec le soutien total des grands media (CNN, Washington Post, New-York Times) et la vérité n’est en train de voir le jour que grâce à l’Internet et à quelques journalistes courageux chez Fox News ou ailleurs.

La deuxième conclusion est tout aussi évidente. Si madame Clinton avait été élue, nous n’aurions rien su de tout cela, et ça, c’est très inquiétant. Nous aurions eu en fait un coup d’état aux USA, exécuté par les « hommes de Davos » locaux et nous n’en aurions rien su. Voila qui m’amène à penser que ce complot avait d’autres ramifications, à la CIA, au ministère de la Défense, au ministère des affaires étrangères etc… et qui m’amène à me demander aussi si certains de ces criminels ne sont pas en place depuis longtemps, très longtemps. Après tout, Eisenhower, dans son allocution d’adieu en 1960 avait prévenu les américains contre le risque présenté par le complexe militaro -industriel …

En ce qui me concerne, lors d’un petit déjeuner en tête à tête avec le gouverneur de l’une des Réserves Fédérales locales, il m’avait été dit que la Fed était tombée sous le contrôle d’une bande de criminels à la fin des années Clinton et que la politique monétaire de la Fed était depuis menée par cette clique ploutocratique au bénéfice de cette ploutocratie. Et le même homme de me dire :je me demande comment les citoyens américains vont récupérer leur démocratie 

Il semble que la réponse soit Trump.

Les voix du Seigneur sont impénétrables…

Venons en aux conclusions politiques

En Novembre 2018, nous allons avoir de nouvelles élections aux USA, pendant lesquelles un tiers des Sénateurs seront remplacés ou reconduits et la totalité de la chambre des Représentants.

Mais il faut bien que le lecteur se rende compte d’une chose ; une grande partie des élus REPUBLICAINS sont violemment opposés au Président. Ils sont connus sous le nom de « RINO », pour « Republican in name only »

Chacun des RINO va devoir passer par des primaires où un candidat Trumpiste s’opposera à lui, avant que le vainqueur de la primaire ne se présente contre un démocrate.

L’élection va donc se passer en deux temps

  • Dans un premier temps, qui sera très peu couvert par la presse française, il va falloir purger le parti républicain de tous ses traitres. Ce premier temps sera présenté par notre presse comme la lutte entre les gens intelligents et les idiots.

  • Et dans un deuxième temps, le but sera de battre les démocrates.

Si, comme je le pense et je l’espère, la moitié du parti démocrate se retrouve en prison, avec tous leurs réseaux de propagande complétement démonétisés, alors je n’ai pas beaucoup de doute sur le résultat.

En revanche, plus on se rapprochera de l’élection, plus je craindrais pour la vie de monsieur Trump. Il est en train de défier des gens que rien n’arrête. S’il n’est pas assassiné, alors la VRAIE présidence Trump commencera en Novembre 2018.

Si tout se passe bien, il faudra acheter la bourse de New-York et le dollar le lendemain de l’élection, au matin.

En attendant, garder sa poudre sèche en Asie me semble encore et toujours être une bonne idée.

Davos : Pourquoi le plus puissant dirigeant blanc nationaliste est allé se jeter dans la « fosse aux lions » de l’élite globaliste ?

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« Si la montagne ne va pas vers Mahomet », le dicton dit « alors Mahomet va vers la montagne ». Avec sa décision d’assister cette année au Forum de Davos dans la montagne suisse il semble que le Président Donald Trump a suivi ce dicton bien que sans nul doute il n’avait établi aucun parallèle entre Mahomet et lui-même. Pour les leaders financiers, affairistes et politiques globaux qui se retrouvent chaque mois de janvier à Davos, l’information que Trump les rejoindrait a dû être un choc, c’est le moins qu’on puisse dire. La majorité de cette élite éprouve un profond mépris pour Trump et leur dédain a atteint des sommets à la suite des propos racistes qualifiant certains pays de « trous à merde ». Les participants ont naturellement fait preuve d’obséquiosité et flatté la vanité de Trump en le félicitant de défendre l’indéfendable, sa politique qu’il a lui-même nommé « America First ». Ce sont d’ailleurs les mêmes personnes qui ont l’année dernière plébiscité le Président chinois Xi Jinping comme le nouveau champion de la globalisation et de l’ordre international alors que personne dans cette élite n’ignorait que ce personnage est à la tête du parti communiste chinois totalitaire et liberticide par essence.

À Davos certains leaders occidentaux se sont cru obligés d’attirer l’attention de Trump en particulier Theresa May après que Trump ait été dissuadé par des foules hostiles d’aller inaugurer la nouvelle ambassade US à Londres. D’ailleurs avec le Brexit qui n’a plus vraiment la cote en Grande-Bretagne Madame May ne peut pas se permettre de voir les « relations spéciales » de son pays avec les USA se détériorer car il faut absolument consolider les relations économiques bilatérales entre les deux pays. Bien que Trump se sente attiré par les gentils sycophantes (voir note) ce n’était pas une raison suffisante pour assister à ce Forum de Davos. Et ce n’est pas non plus une raison même s’il y a une foule de lèche-bottes décérébrés (d’autres sycophantes) aussi bien au sein du cabinet de Trump qu’au Congrès. Début janvier les sénateurs Tom Cotton de l’Arkansas et David Perdue de Géorgie ont pris la défense de Trump en déclarant qu’ils ne l’avaient jamais entendu dire « shithole » et qu’il aurait du plutôt dire « shithouse ». Peut-on adosser la défense de Trump à une telle distinction sémantique ?

Angela Merkel et Emmanuel Macron ont fait profil bas avec Trump à Davos (encore d’autres sycophantes). Macron pour sa part, et il faut le reconnaître, a manipulé Trump avec habileté : il l’a invité le 14 juillet dernier pour assister au défilé sur les Champs-Elysées, souvenons-nous de leur mémorable poignée de mains, puis il a défendu l’accord nucléaire conclu avec l’Iran l’année précédant son élection. Il en fut de même avec Merkel qui avait pourtant ouvertement critiqué la personnalité de Trump avant que celui-ci soit élu président … Tous les leaders européens présents à Davos ont été contraints de se livrer à un double jeu, tous surpris que Trump ose venir se jeter dans la fosse aux lions.

En réalité Trump est venu à Davos pour bien préciser sa politique domestique « America First » fortement teintée de nationalisme économique, de xénophobie, d’antipathie vis-à-vis de la presse et de mépris pour les institutions internationales. Contrairement à Barack Obama force est de constater que Trump défend les intérêts américains et c’est pour cette raison qu’il a osé venir à Davos. Finalement il me plait ce Donald …

Source : librement traduit d’un article de Nina Khrushcheva, Professeur d’affaires internationales à la New School et attaché senior du World Policy Institute, paru sur le site Project Syndicate.

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Notes. Un sycophante dans l’antiquité grecque était un délateur selon la définition de Plutarque qui dénonçait les voleurs de figues pour s’attirer les égards de la Cité. Par extension le sycophante a été parfaitement décrit dans la fable de La Fontaine « Le Corbeau et le Renard » : les viles flatteries du renard finissent pas être payantes puisqu’il va apaiser sa faim avec le fromage que le corbeau tenait dans son bec. Aujourd’hui ce terme de « vil flatteur » peut s’appliquer à l’ensemble du monde politique et financier présent à Davos qui s’est trouvé contraint par les évènements à cacher son aversion pour Trump en vendant son âme avec de viles flatteries.

L’article traduit librement par les soins de votre serviteur de Nina Khrushcheva avait été écrit deux jours avant la réunion du club très spécial de Davos. Comme je ne fais aucune confiance aux médias « main-stream » européens je me suis donc reporté aux articles parus dans la presse de la Confédération Helvétique, un pays neutre au sein duquel avait lieu cette assemblée. Les avis de cette presse suisse divergent. Macron, à l’issue de sa prestation, a été gratifié d’une standing-ovation, c’est tout à fait normal lui qui est un ancien employé de d’une banque d’affaires bien connue et donc un instrument des banquiers et affairistes apatrides. Il est très bien placé pour continuer à rançonner les contribuables français pour le plus grand profit de ses amis banquiers.

Quant à Trump sa prestation a déçu car il n’était pas assez décisif et selon La Tribune de Genève il n’était qu’un représentant délégué par l’industrie américaine pour revigorer l’économie de son pays. C’est bien normal, Trump est avant tout un business-man. La Neue Zuercher Zeitung met en garde les pays de l’Union Européenne car il faudra bien remuer l’immobilisme de ces vieilles démocraties figées dans le temps pour insuffler un nouveau dynamisme au tissu industriel et commercial de l’ensemble des membres de cette union qui apparaît de plus en plus contrastée avec l’émergence de gouvernements pro-russes aussi bien aux portes de l’Allemagne qu’en Finlande. Il s’agit d’un signe qui ne pourra plus être ignoré tant par l’Allemagne que par la France : l’Europe ne pourra pas se sortir du marasme dans lequel son économie est en train de plonger sans un rapprochement avec la Russie. Mais dans cette éventualité il faudra redonner les cartes car le jeu suivra les nouvelles règles d’ « America First » : peut-être, mais aussi « Europa First » sinon ce sera la mort de l’Union Européenne. Un prochain billet sur ce blog reviendra sur ce dernier sujet.

Donald ou Vladimir ?

Donald ou Vladimir ?

Un récent sondage du Pew Research Center est révélateur :

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Les totaux ne sont pas égaux à 100 mais le sondage illustre avec une étonnante fidélité la tendance politique des pays endoctrinés par la propagande américaine. Par exemple le score de la Pologne est évocateur comme celui de la Jordanie, de facto une colonie américaine. L’Allemagne se distingue par sa position pro-Poutine, non pas la position officielle de Merkel mais celle de la population en général. Quant à la France elle affiche encore une fois une position sibylline comme il se doit depuis que le pays a réintégré l’OTAN, une catastrophe géopolitique qu’a provoqué Sarkozy. Rien que pour cela ce triste individu devrait se faire oublier … lui qui a activement collaboré à la destruction de la Libye.

Source et illustration : Pew Research Center

L’Apocalypse selon Saint Donald …

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Depuis la fin de la Guerre de Sécession (1861-1865) il n’y a plus jamais eu de conflit armé sur le sol américain et pourtant, comme je l’avais rappelé dans un billet de ce blog il y a quelques semaines, les USA n’ont jamais cessé de s’impliquer dans des conflits armés dans le monde entier, conflits souvent créés de toute pièce par les agissements des services secrets américains. Le peuple américain est, depuis l’enseignement de l’histoire à l’école, formaté par l’idéologie impérialiste de son pays. L’un des exemples le plus caricatural de cette désinformation est le récit de la guerre du Vietnam, un pays qui mettait en danger la sécurité américaine ! Près de 60000 soldats américains y laissèrent leur vie mais les livres d’histoire oublient de mentionner que ce pays essentiellement rural et paisible fut ruiné, des millions de Vietnamiens périrent brûlés vifs par le napalm, empoisonnés par l’agent orange ou encore torturés et assassinés au nom de la liberté américaine. Cette attitude consistant à réécrire l’histoire n’est pas une caractéristique unique des Américains mais elle atteint un tel degré de sophistication pour la plus grande gloire du pays que le citoyen américain moyen est littéralement sous hypnose et qu’il est incapable de comprendre que la politique de l’aristocratie néoconservatrice américaine qui a de facto ôté tout pouvoir décisionnel au Président actuel est suicidaire et apocalyptique.

C’est ce qu’expose en substance John Pilger (johnpilger.com) dans un récent éditorial de son blog daté du 4 août 2017 rappelant que le Prix Nobel de la Paix Barack Obama alloua quelques jours avant de quitter la Maison-Blanche 618 milliards de dollars au Pentagone pour moderniser son arsenal nucléaire et que durant sa dernière année de mandat présidentiel l’armée américaine largua 26171 bombes sur les pays – tous des dangers pour la sécurité américaine – où ses troupes étaient engagées, Afghanistan, Irak, Syrie, Yémen, Somalie, …

Un décompte assourdissant de trois bombes par heure, 24 heures sur 24 alors qu’Obama se déclarait ouvertement hostile à toute forme de conflit armé, approuvant par ailleurs les assassinats systématiques d’innocents à l’aide de drones pilotés depuis le Nebraska, une arme de destruction massive et de terreur qui n’a jamais fait l’objet d’un quelconque traité international relatif à son utilisation …

La position des USA vient de franchir le seuil de non-retour en réactualisant, depuis l’élection du nouveau président les sanctions contre la Russie décidées par le Congrès et le Sénat à l’unanimité, le concept de frappes nucléaires préventives contre ce même pays, concept si cher aux généraux du Pentagone depuis … la guerre du Vietnam pour annihiler l’aide chinoise au Vietcong qui fut finalement abandonné fort heureusement. Une telle décision revient à condamner l’humanité toute entière. Curieusement l’homme de la rue des deux côtés de l’Atlantique n’a pas vraiment l’air de se soucier de cette décision sous le prétexte de défendre la liberté et la sécurité de la Grande Amérique. L’Apocalypse nucléaire approche et si cet homme de la rue ne réagit pas ses jours sont comptés. C’est la conclusion de John Pilger.

Relire : https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/07/13/les-americains-pretendent-etre-un-exemple-de-democratie-de-paix-et-de-liberte-et-nont-cesse-de-promouvoir-les-droits-des-hommes-ah-bon/

Note 1. Illustration du film « On The Beach » de Stanley Cramer (1959) décrivant l’hiver nucléaire vécu depuis l’Australie après un conflit généralisé ayant détruit toute forme de vie dans l’hémisphère nord.

Note 2. L’armée américaine est présente dans plus de 160 pays dans le monde, depuis la Norvège ou l’Estonie jusqu’aux Philippines, l’Australie, le Japon (occupé de facto depuis 72 ans) ou encore le Chili. Rien qu’en Europe, plus de 250 missiles nucléaires multi-charges, chacune ayant 20 fois la puissance destructrice de la bombe d’Hiroshima, sont déployés, en Allemagne, Turquie, Espagne, Italie, pour ne citer que les pays hébergeant officiellement des bases militaires américaines. Depuis l’élection de Donald Trump, le nombre d’assassinats à l’aide de drones a augmenté de 432 % tant en Syrie qu’en Irak ou au Yémen en appui des forces saoudiennes qui combattent une « rébellion » chiite supposée être financée par l’Iran. Les mouvements djihadistes servent de prétexte aux USA pour s’imposer dans de nombreux pays du monde, en particulier ces dernières semaines dans la province philippine de Mindanao. Il n’y a plus que la guerre qui permet encore à l’économie américaine de fonctionner tant bien que mal, alors que plus de 100 millions de personnes n’ont pas d’emploi et plus de 50 millions d’entre eux se nourrissent grâce à l’aide publique … beaucoup de chair à canons pour la prochaine guerre qui se profile. Mais où ?

Note 3. Selon les dernières informations le Président américain a donné le feu vert à l’Air Force basée à Guam pour des frappes préventives sur le territoire de la Corée du Nord : on s’achemine donc lentement mais sûrement vers un conflit généralisé. Inutile de faire des provisions de nourriture et de se munir de masques à gaz, nous mourrons tous, sans exception.

Géopolitique : avec les sanctions US contre la Corée du Nord, l’Iran et la Russie qui va sortir gagnant ?

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Pour se faire une idée du vent de folie qui souffle sur Washington il suffit de constater le vote des deux chambres en faveur des sanctions économiques qui ont pour but d’isoler la Russie, l’Iran et dans une moindre mesure la Corée du Nord du marché économique mondial puisque c’est le dollar qui est utilisé pour la très grande majorité des échanges commerciaux dans le monde. Un vent de folie à Washington devenu caricatural avec l’affaire de l’interférence russe dans le processus électoral américain, une psychose montée de toutes pièces par la CIA avec le concours inconditionnel des médias pour satisfaire la doctrine des néoconservateurs à savoir maintenir l’hégémonie américaine sur les sources d’énergie mondiales. Les conflits soigneusement organisés par les USA en Irak puis en Libye et enfin en Syrie n’étaient motivés que par ce souci géopolitique de maintien de cette hégémonie américaine sur le pétrole et le gaz de ces pays. La levée de façade des sanctions contre l’Iran, un autre pays très riche en hydrocarbures, à la suite de l’accord relatif au programme nucléaire iranien, a donc été remise en cause par le Congrès et le Sénat américains dans un vote unanime (moins 5 voix) digne d’un pays totalitaire, c’est presque risible. Ce n’est pas la première fois que les USA dénoncent ignominieusement des accords passés et c’est déplorable, plus aucun pays ne peut leur faire confiance.

Il n’y a plus de démocratie aux USA, c’est le complexe militaro-industriel et l’intelligentsia néoconservatrice qui dirigent le pays. Le président Trump a été relégué au rôle de marionnette et il ne dispose dorénavant d’aucun pouvoir. Ce vote l’a réduit au silence et il a signé, un couteau sous la gorge, la décision de Capitol Hill. Il lui reste trois ans et six mois à faire les cent pas dans le bureau oval …

Mais qui va bénéficier de ce coup stratégique foireux américain ? De toute évidence les deux pays les plus friands en hydrocarbures, la Chine et l’Inde, vont tout naturellement se tourner vers la Russie. Il existe déjà des accords de swap yuan-rouble et les exportations de pétrole et de gaz russes vers la Chine ne passeront pas par la case dollar. Il est évident qu’il va en être de même avec l’Inde dans un très proche avenir. Le projet en cours de réalisation de la nouvelle route de la soie ne bénéficiera pas à l’Europe qui se trouvera de plus en plus isolée et vassalisée par Washington. C’est aussi ce que veulent les néocons américains : que l’Europe, incontestablement la première puissance économique mondiale, ne porte pas ombrage à la « Grande Amérique Démocratique » montrée en exemple à tous les pays du monde. Quelle mascarade !

Restent les mesures de rétorsion que peut décider Vladimir Poutine. Il y a par exemple le titane : Boeing importe plus du tiers du titane nécessaire à la construction des avions depuis la Russie. L’uranium (voir note en fin de billet), c’est encore plus critique puisque les capacités d’enrichissement américaines ne suffisent tout simplement pas à assurer le rechargement des réacteurs nucléaires et les USA importent du combustible enrichi made in Russia. Le zirconium et le tantale font également partie des exportations russes vers les USA comme les diamants industriels, la Russie étant le premier producteur de diamants noirs du monde. Plus de diamants, plus de trépans, plus de forages pour le fracking, plus de gaz, plus de pétrole de schiste … Il se trouve qu’Airbus et Areva ou encore Total en France vont également souffrir d’un embargo sur les exportations russes vers l’Europe et des sanctions contre l’Iran. Les médias n’ont retenu que la première mesure prise par Poutine, à savoir expulser des diplomates américains, ce n’était qu’un rideau de fumée car si Poutine décide d’un embargo total vers l’Europe sur de nombreuses matières premières essentielles pour l’économie européenne et en particulier allemande, le prochain hiver va être très rude, surtout sans gaz naturel !

Finalement c’est Poutine – le pragmatique – qui sortira gagnant dans cette histoire. Quant à imaginer un conflit nucléaire nul n’y songe vraiment car en quelques heures seulement l’humanité, les grenouilles, les hirondelles et les pandas seraient totalement anéantis.

Source et illustration : inspiré d’un article de Pepe Escobar paru sur le site informationclearinghouse.com .

Note : Dans l’illustration en tête de billet ne figurent que les importations d’hydrocarbures russes par l’Europe. Le cas de l’uranium est pourtant hautement significatif puisqu’il s’agit d’une ressource énergétique au même titre que le gaz naturel et le pétrole ou le charbon. Pour information la Russie est le plus important producteur mondial de SWUs, terme technique acronyme de Single Work Unit ou Separative Work Unit qui se réfère à la quantité d’énergie nécessaire pour produire de l’uranium enrichi à 3,75 % d’isotope 235 et qui fixe le prix de l’uranium enrichi sur le marché. À titre d’exemple le rechargement en combustible d’un réacteur d’une puissance électrique de 1300 MW nécessite 1 million de SWUs par an. La Russie, bien que n’arrivant qu’en sixième position dans le monde pour la production d’uranium naturel sous forme de « yellow cake » loin derrière le Kazakhstan, le Canada et l’Australie est cependant le premier pays du monde pour l’enrichissement et la production d’uranium combustible devant l’Europe (Allemagne, Pays-Bas et Grande-Bretagne), la Chine, la France – pour ses besoins domestiques – et les USA. La Russie contrôle 45 % des SWUs produites dans le monde et les USA importent 90 % de l’uranium combustible de leurs réacteurs nucléaires qui produisent plus de 20 % de l’électricité consommée dans le pays. Pour information également l’uranium extrait au Canada ou au Kazakhstan est majoritairement enrichi en Russie et dans une moindre mesure en Allemagne et aux Pays-Bas. Le vote des deux assemblées de Capitol Hill a été acquis sous le coup de l’émotion entretenue par les médias mais les conséquences risquent d’être très douloureuses pour le secteur énergétique américain. (Source : World Nuclear Association)

Brève : Donald Trump a dénoncé l’accord sur le climat de Paris

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Depuis maintenant deux ans je dénonce le caractère odieux de l’accord sur le climat mis au point lors de la COP21 qui eut lieu à Paris. Ni la Chine, ni le Japon, qui a violé le protocole de Kyoto depuis le grand tremblement de terre du 11 mars 2011, ni enfin des pays comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar ne peuvent respecter cet accord inique et inapplicable. Il faut enfin reconnaître que l’économie américaine ne peut se passer ni de pétrole ni de gaz ni de charbon et c’est cet argument qui a conduit sagement le Président américain à dénoncer cet accord. Sans énergies fossiles l’économie américaine serait vouée à une mort certaine. Madame Merkel qui oeuvre pour ruiner l’économie allemande en optant aveuglément pour les énergies renouvelables en a profité pour cracher son venin en déclarant que cet accord sur le climat était essentiel ! Essentiel, mais c’est bien sûr ! Tout simplement pour accélérer la main-mise sur le peuple par les forces occultes de l’argent qui, seules, sont les principaux bénéficiaires de cet engouement pour les énergies renouvelables, l’enfant chéri des écologistes qui vivent des mensonges récurrents de l’IPCC organisés par cette mafia gravitant autour du club de Bilderberg, de Greenpeace et de bien d’autres organismes. Merci Monsieur Trump !

Source et illustration : AFP

Billet d’humeur politique : Trump renvoyé dans sa tour ?

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Aux USA le Président, contrairement aux dispositions françaises iniques, est responsable devant la loi et il peut à tout moment être poursuivi par la justice qui reste encore, du moins en apparence (comme en France), indépendante. À ce propos espérons que le « Sage » du Béarn saura redonner à la justice l’image qui en a été ternie en profondeur par sa prédécesseure qui ne s’embarrassait pas de scrupules. Bref, ce qui se passe en ce moment à Washington est soit un mélodrame ridicule soit une action en profondeur destinée à « empêcher » Donald Trump de perdurer dans ses fonctions de Président. Le New York Times que les Français peuvent comparer au Monde en termes de prises de position gauchistes se glorifiait hier (ou avant-hier, je ne sais plus) dans ses lignes en Une de la nomination du dénommé Robert Mueller, ancien directeur du FBI, comme procureur spécial dont la mission sera de garantir l’indépendance de l’enquête relative à la « Russian connection » du Donald et de certains membres de sa famille dont son gendre.

Mueller n’a pas été mandaté par Trump mais par la Chambre des Représentants, c’est aussi une preuve de démocratie (en apparence aussi). Cependant la mission de Mueller pourrait bien faire pssschitttt (cf. Jacques Chirac) car pour prouver que des mensonges sont vrais il n’y a pas d’autre alternative que de mentir encore et toujours plus.

Depuis l’élection libre et démocratique des habitants de la Crimée pour être rattachés à la Russie, les USA n’ont jamais cessé de mentir au sujet de Poutine et de son pays, lui trouvant toutes sortes de travers extravagants comme par exemple d’avoir délibérément abattu le vol MH17 de Malaysia Airlines et envahi le Donbass. Poutine n’est pas dans les petits papiers de l’agenda néo-con américain comme l’Iran et ses dirigeants (ça remonte à Mossadegh, 1953), comme Assad qui est un tyran bien pire que Saddam Hussein qui disposait de milliers de tonnes de gaz de combat …

Les mensonges du « marigot » du Potomac ont été utilisés comme armes de destruction massive à travers le monde par le Pentagone et la CIA pour tuer froidement et lâchement, le plus souvent, plus de 20 millions de personnes dans 37 pays différents dans le monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale * et faire plus de 200 millions de blessés afin d’établir la suprématie américaine dans le monde entier entrainant souvent les membres de l’OTAN dans ces exactions sanguinaires sans aucune justification morale autre que cet impérialisme dont aucune administration américaine n’a pu se défaire car elle est menottée par le complexe militaro-industriel.

Le tort de Trump, et il risque de le payer très cher, a été d’envisager un rapprochement avec la Russie …

* Thème d’un prochain billet