Nouvelles du Japon. Le SARS-CoV-2-delta s’est-il fait seppuku ?

Au Japon il n’existe aucune restriction imposée autoritairement à la population dans le cadre du combat contre le SARS-CoV-2 car ce serait agir contre la Constitution. Malgré cette « liberté » le port du masque est pratiquement universel. Et pourtant les enseignants des écoles apprenaient à mes petits-enfants à porter un masque lorsqu’ils étaient malades afin de protéger leur entourage. Il semblerait que la propagande sanitaire a laissé des traces car « vaccinés » ou pas ou encore guéris d’une infection les Japonais mettent leur masque pour marcher dans la rue et naturellement pour entrer dans un supermarché ou un centre commercial et utiliser le train et le métro. Quant à l’injection d’ARN messager elle est laissée à l’appréciation de chacun mais nombreux sont ceux qui sont encouragés par leur employeurs bien que ce dernier ne puisse pas décider de mesures coercitives qui seraient contraires à la Constitution.

Est-ce cette discipline exemplaire qui a conduit à une quasi disparition de l’épidémie, en particulier dans l’immense ville de Tokyo entièrement interconnectée à la plus grande conurbation du monde de 38 millions d’habitants autour de la baie de Tokyo ? Il est difficile de le croire. De plus il n’y a pas eu de généralisation de l’Ivermectine en traitement précoce, à ma connaissance. Enfin les personnes en contact avec des sujets infectés se sont spontanément isolées pendant deux semaines ainsi que les sujets infectés. Au milieu du mois d’août 2021 une forte recrudescence d’infections, jusqu’à 23000 nouveaux cas par jour, fit craindre le pire. Ce 22 novembre il y a eu 50 nouveaux cas d’infection confirmés et 2 morts par coronavirus également confirmés.

En collectant et établissant la séquence d’isolats de SARS-CoV-2 depuis le mois de juin 2021 le Docteur Ituro Inoue a identifié une accumulation de mutations au niveau de l’ORF (open reading frame) codant pour la protéine non structurale nsp14. D’une façon inattendue une grande majorité des virus isolés présentait une mutation A394V de cette protéine nsp14, une alanine remplacée par une valine. Cette protéine fait partie du complexe de 16 protéines différentes constituant l’appareil de copie de l’ARN viral. Son rôle est dual, d’une part la vérification et la réparation des erreurs de copie. Il s’agit donc d’une activité enzymatique classée parmi les exoribonucléases et d’autre part une activité de transfert d’un groupement méthyle sur la base guanine. Ces activités enzymatiques requièrent enfin deux atomes de zinc. Pour plus d’informations je suggère à mes lecteurs de se reporter ici : https://doi.org/10.1128/JVI.01246-20 au sujet des travaux effectués sur la protéine nsp14.

Selon le Docteur Ituro Inoue le variant delta du SARS-CoV-2 est victime d’une accumulation de mutations qui l’ont rendu de moins en moins capable de se répliquer et de ce fait l’épidémie est en voie de disparition. Les autorités japonaises ont ainsi décidé d’alléger les restrictions de voyages vers le Japon. D’ors et déjà 5000 étrangers sont admis dans les aéroports japonais, principalement à Tokyo et Osaka, chaque jour. Ils seront dûment contrôlés et placés en quarantaine durant 15 jours afin de prévenir toute introduction d’un nouveau mutant du SARS-CoV-2. Peut-être pourrai-je me rendre au Japon après 2 ans d’interdiction pour enfin voir mes petits-enfants. Ceci étant le cas du Japon ne peut pas être généralisé. Les Coréens génétiquement très proches des Japonais ne vivent pas encore la même extinction de l’épidémie et en Europe une grande partie des pays, pensant s’en sortir, doivent affronter un énième pic épidémique malgré une généralisation des injections d’ARNm bientôt obligatoires pour tous. Il est opportun de rappeler ici que 75 % de la population japonaise est aujourd’hui pleinement « vaccinée ». Mais dans quelle mesure une telle situation peut-elle expliquer cette quasi disparition de l’épidémie alors que dans d’autres pays comme Israël l’épidémie fait des ravages alors que 100 % de la population du pays a été soumise à la thérapie génique. Mystère.