Parkinson et Alzheimer : les femmes plus souvent atteintes

Capture d’écran 2018-10-18 à 09.20.43.png

Une nouvelle étude réalisée aux Pays-Bas sur 12000 personnes suivies depuis l’âge de 45 ans confirme que les femmes sont plus fréquemment atteintes au cours de leur vie par des maladies neurodégénératives en comparaison des hommes. Près de la moitié des femmes seront atteintes des maladies de Parkinson ou d’Alzheimer alors que seulement un tiers des hommes en souffriront. La santé de ces personnes a donc été suivie dès l’âge de 45 ans entre 1990 et 2016. Durant cette période 1489 d’entre elles ont été atteintes de la maladie d’Alzheimer, 263 de la maladie de Parkinson et 1285 ont souffert d’un accident vasculaire cérébral avec des séquelles incurables.

En d’autres termes à l’âge de 45 ans les femmes ont 26 % de chance de développer l’une ou l’autre de ces trois maladies alors que pour les hommes les chances ne sont que de 13,7 %. À 45 ans on n’a que peu de chances de souffrir de l’une de ces trois maladies et le corps médical se focalise plutôt sur les cancers, le surpoids et le diabète. Par conséquent, compte tenu du fait que l’hypertension artérielle, les troubles cardiaques, un taux de cholestérol élevé et le diabète de type 2 sont considérés comme des facteurs favorisant l’apparition de l’une ou l’autre des trois affections cérébrales mentionnées ci-dessus, il paraît important selon cette étude de surveiller de près ces quatre paramètres dès l’âge de 45 ans.

Comme le suggère enfin cette étude, puisqu’il n’existe encore pas de traitement pour prévenir ou atténuer significativement la progression des maladies de Parkinson et Alzheimer, la priorité absolue, dès l’âge de 45 ans, est d’avoir une alimentation équilibrée, de contrôler son poids, de s’abstenir de fumer, de rester physiquement actif, de boire des boissons alcoolisées modérément et de surveiller la tension et le taux de cholestérol pour repousser autant que faire se peut l’apparition des ces maladies. Autant dire que cette étude n’a pas apporté beaucoup d’éléments nouveaux mais seulement une confirmation qu’il vaut mieux prévenir que guérir et avoir une vie de spartiate, ce que je n’ai pas vraiment choisi sachant que d’une manière ou d’une autre on est tous condamnés à mourir …

Source : http://dx.doi.org/10.1136/jnnp-2018-318650