L’écotaxe sur la viande ? Pour bientôt, c’est le GIEC qui le préconise !

Les Anglais, dont on a pu dans le passé vanter le pragmatisme, sont devenu par l’entremise du Guardian, donc malgré eux, des soutiens incontestés de la bande d’escrocs autoproclamés experts en prévisions climatiques qui constituent l’IPCC. Cet organisme supra-national financé par les Nations-Unies, donc par les impôts des contribuables du monde entier, n’en peut plus de s’enfoncer dans le déni de la science basique dont le deuxième principe de la thermodynamique. Ce principe dont l’idée fut émise par Sadi Carnot dit en substance que la chaleur ne peut pas être transférée d’un corps froid vers un corps chaud sans intervention externe. C’est sur ce principe qu’est basé par exemple le fonctionnement d’un réfrigérateur ou d’un conditionneur d’air, l’intervention externe au système étant un compresseur dans ces deux exemples. Or l’atmosphère est un système ouvert et le postulat dit de l’effet de serre de certains constituants de l’atmosphère suppose qu’il y ait tranfert de chaleur des couches supérieures de l’atmosphère vers la surface de la planète. N’importe quel promeneur ou montagnard pourra dire par expérience que plus on monte en altitude plus la température décroit, d’environ 1 degrés pour chaque 100 mètres de dénivellé si on ne tient pas compte des vents. Par exemple, j’habite à Santa Cruz de Tenerife à quelques dizaines de mètres d’altitude. Sur le plateau de San Cristobal de la Laguna où se trouve l’aéroport, à 600 mètres d’altitude, la température est régulièrement de 5 à 7 degrés inférieure à celle du niveau de la mer par temps calme c’est-à-dire sans trop de vent pour perturber ce gradient naturel de température. Le sommet du Teide, point culminant de l’Espagne à 3718 mètres est en ce moment enneigé, et pas seulement le sommet, et c’est bien compréhensible puisque la température y avoisinne les moins dix degrés.

Or les pseudo-scientifiques de l’IPCC, qui n’ont pas froid aux yeux et n’ont aucun respect pour les acquis incontestables de la science, ont décrété que le deuxième principe de la thermodynamique ne s’appliquait pas à l’atmosphère et qu’il y avait donc un effet dit de serre provoqué par certains gaz issus de l’activité humaine, en négligeant au passage le principal gaz de l’atmosphère susceptible de présenter un effet dit de serre, la vapeur d’eau. Non, la vapeur d’eau n’est pas d’origine humaine donc elle n’entre pas (comme les variations de l’activité solaire) dans le cadre des études sponsorisées par les Nations-Unies et les gouvernements nombreux et variés qui se sont laissé tromper benoitement par les éminents experts de l’IPCC. L’effet de serre, pour ces charlatans, consiste en un transfert de chaleur des couches surpérieures de l’atmosphère vers le sol, cqfd.

Le Guardian en rajoute une couche en relatant un article de Nature Climate Change publié on line le 20 décembre, c’est-à-dire hier, dont je cite ici seulement l’abstract, puisque je ne dépenserai jamais 16 euros pour acheter ce torchon :

« Greenhouse gas emissions from ruminant meat production are significant. Reductions in global ruminant numbers could make a substantial contribution to climate change mitigation goals and yield important social and environmental co-benefits. »

Pour ceux de mes lecteurs qui n’y comprendraient rien à la langue de Shakespeare je traduis :

« Les émissions de gaz à effet de serre dues à la production de viande par les ruminants sont significatives. Une réduction du nombre global de ruminants serait une contribution substantielle pour atteindre une diminution du changement climatique et procurer par conséquent d’importants bénéfices sociétaux et environnementaux. »

Quand on lit juste le résumé de cet article, il vaut mieux être assis, dans le cas contraire on peut tomber à la renverse. Heureusement pour moi, je ne pianote jamais sur mon ordinateur en position debout. Bref, partant de là les journaliste du Guardian a pondu un pamphlet remarquable qu’on peut trouver ici (voir le lien) et qui dit en substance : instituer une taxe sur la viande permettrait d’infléchir les habitudes des consommateurs et donc in fine permettre une réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est l’écotaxe sur la viande ! A n’en pas douter le gouvernement socialo-écolo-marxiste au pouvoir en France et qui a un besoin impérieux et dramatique de financement comme chacun s’en est aperçu en payant ses impôts en cette fin d’année va sauter sur cette occasion inattendue puisque ce sont les experts auto-proclamés de l’IPCC qui le disent. Ils sont 2500, donc ce qu’ils disent est forcément vrai, point barre.

Pour bétonner son argument, ce journaliste probablement encarté à WWF ou Greenpeace ou les deux, y va de sa petite tirade jubilatoire en mentionnant qu’il y a 3,6 milliards de ruminants sur la planète (je lis ce qui est écrit, vous pouvez vérifier), surtout des moutons, des bœufs, des chèvres et quelques bisons, soit deux fois plus qu’il y a 100 ans. Ce journaliste s’est tiré une balle dans le pied puisque les moutons et les chèvres ne sont pas des ruminants à moins qu’ils aient été modifiés génétiquement il y a quelques jours mais on en aurait entendu parler. Il ne sait donc pas de quoi il parle surtout quand il ajoute ensuite que le méthane d’origine digestive est la principale source de gaz à effet de serre d’origine humaine. Il vaut vraiment mieux être assis pour lire ce tissu d’imbécilités, à croire que seules les flatulences d’origine humaine sont délétères pour le climat !

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La suite de l’article est un galimatia de suggestions complètement irréalistes du genre : il faudrait réduire le nombre de ruminants et pour y arriver seule une incitation fiscale peut être envisagée.

Je suggère donc au ministre de l’environnement (et de l’énergie) ancien faucheur d’OGM de songer sérieusement à instituer une écotaxe sur les viandes bovines, ovines et caprines. Heureusement pour les Bretons, les experts de l’IPCC ont oublié les porcs. Quid de l’industrie laitière ? Pas un mot, les vaches laitières ne pêtent pas, c’est bien connu !

Lord Stern of Brentford, ancien conseiller pour le gouvernement brittanique sur les questions de changement climatique déclarait il y a quelques années que manger de la viande c’était polluer les rivières, favoriser les émissions de gaz à effet de serre et pourrait devenir aussi socialement inacceptable que de conduire en état d’ivresse ! Les écolos de tout poil veulent nous faire peur mais ils veulent aussi nous culpabiliser et nous affamer pour atteindre leur but, paupériser l’ensemble de l’humanité. Beau programme …

Source (puisqu’il faut que les blogueurs citent les leurs) :

http://www.theguardian.com/environment/2013/dec/20/tax-meat-cut-methane-emissions-scientists