Retour sur la théorie de l’effet de serre avec des exemples.

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Ce billet n’a pas la prétention de mettre à plat, encore une fois, la théorie de l’effet de serre, j’ai écrit de nombreux billets sur ce blog à ce sujet. Il me paraît néanmoins nécessaire de clarifier les idées. L’effet de serre, par définition, s’applique à un système fermé isolé de l’espace environnant. Je prends un exemple concret. Sur le toit de la maison de mon fils à Tokyo il y a un panneau solaire construit avec un matériau sombre dont la fonction est de chauffer de l’eau. Ce panneau se trouve dans un châssis en verre qui l’isole du milieu extérieur, une sorte de serre. Ainsi, même par temps froid, le moindre rayonnement solaire sera suffisant pour produire de l’eau chaude. Il s’agit là d’une application directe de l’effet de serre : le panneau est isolé du milieu extérieur et l’énergie thermique provenant du Soleil est transférée à l’eau qui circule à l’aide d’une pompe avec un rendement relativement satisfaisant. Combiné à une isolation thermique correcte des canalisations l’eau du ballon d’eau chaude peut atteindre 60°C.

Que se passe-t-il au niveau du panneau solaire ? Sa température reste toujours inférieure à celle de l’air de l’enceinte vitrée tant qu’elle n’a pas atteint une température d’équilibre. Alors la pompe s’arrête. Le circuit de chauffage du ballon est empli d’un mélange eau + glycol pour éviter qu’il gèle en hiver et un échangeur de chaleur se trouve incorporé au sein du ballon d’eau chaude ou à chauffer, c’est selon. Pour que l’installation fonctionne il faut donc que la température du fluide circulant dans le panneau reste inférieure à celle de la « serre » dans laquelle se trouve ce panneau afin qu’il y ait un transfert de chaleur de la source chaude – la serre chauffée par le rayonnement infra-rouge provenant du Soleil – vers le panneau solaire, le corps froid. Au risque de me répéter, quand la différence de température entre l’atmosphère de la serre, une boite de quelques centimètres d’épaisseur épousant les dimension du panneau lui-même, et le liquide glycolé diminue jusqu’à atteindre un équilibre, la pompe de circulation s’arrête. En effet des capteurs permettent de piloter cette opération.

Revenons à la maison de mon fils. En été il fait très chaud à Tokyo et il est agréable sinon indispensable de faire fonctionner des climatiseurs. Un climatiseur fonctionne sur le même principe qu’un réfrigérateur. Un petit compresseur intervient dans le système pour obliger un fluide gazeux à changer de phase et passer de l’état gazeux à l’état liquide. Dans cet état liquide il est refroidi en circulant dans une sorte de radiateur à l’aide d’un ventilateur se trouvant dans la partie extérieure de l’installation. À l’intérieur de l’habitation se trouve un autre radiateur dans lequel va ensuite circuler ce liquide qui va alors être réchauffé par l’air de la pièce provoquant sa vaporisation, pour être ensuite compressé et refroidi à l’extérieur, etc. C’est très schématique mais c’est au moins facile à comprendre. Le but du climatiseur est de transférer de la chaleur d’une source froide, l’intérieur de la maison qu’il faut refroidir, vers un milieu plus chaud, l’air extérieur car l’isolation de la maison n’est pas parfaite et l’air a tendance à se réchauffer (voir note en fin de billet).

Ces deux exemples sont parfaitement décrits par les lois de la thermodynamique. Il ne peut y avoir de transfert d’énergie thermique, sous quelque forme que ce soit, que d’un corps chaud vers un corps froid : c’est le cas du panneau solaire pour chauffer l’eau du bain et de la cuisine. Toute action contraire à ce principe, c’est-à-dire transfert de chaleur d’un corps froid vers un corps chaud, nécessite l’intervention d’un travail extérieur au système : et dans le cas du climatiseur il s’agit du compresseur. La petite pompe du circuit de chauffage de l’eau n’intervient pas dans le processus de transfert, elle ne fait que faciliter la circulation du fluide glycolé. Une illustration de cette dernière remarque peut se trouver dans les premières installations de chauffage central du début du XXe siècle. Il n’existait pas de pompe de circulation et l’eau chaude « montait » du sous-sol vers les étages par simple différence de densité entre l’eau chaude légèrement plus légère que l’eau froide qui, elle, redescendait par gravité vers la chaudière.

Pourquoi ne peut-on pas appliquer ces deux exemples à l’atmosphère ? Tout simplement parce que l’atmosphère est soumise à la gravité terrestre. Au niveau de la mer la pression exercée par le poids de l’air est de 10 tonnes par m2. Sur un carré de 2 mètres sur 2 le poids de l’atmosphère exerce une pression égale au poids d’un semi-remorque de 40 tonnes. Plus on monte en altitude plus l’air se refroidit car la pression diminue et cette pression diminuant la densité des molécules de gaz constituant l’atmosphère diminue également. Ce refroidissement est presque égal à 1 degré pour 100 mètres ce qui est considérable. Tous les climatologues qui ont érigé l’effet de serre en dogme ont oublié que la gravitation terrestre agissait « aussi » sur l’atmosphère !

J’habite pratiquement au niveau de la mer et quand je vais voir mon dentiste qui habite dans un quartier de la ville situé à 600 mètres d’altitude la température a diminué de près de 5 degrés ! Et si je monte au pied du volcan Teide, à 2000 mètres d’altitude, j’ai carrément froid ! Au sommet du téléphérique qui monte au Teide, à 3500 mètres d’altitude autant dire qu’il n’y a plus trace de végétation car il gèle toutes les nuits, toute l’année. Comment un climatologue s’y prendra-t-il, après l’exposé de ces quelques exemples, et par quel subterfuge, qu’il peut y avoir un quelconque transfert de chaleur des hautes couches de l’atmosphère vers le sol comme cela est indiqué sur l’illustration (Wikipedia). J’attends avec impatience une explication, surtout de la part des « spécialistes » de l’IPCC qui ont érigé l’effet de serre du CO2 en ce dogme auquel il faut croire. Comment les couches d’air se trouvant au sommet du Teide peuvent-elles réchauffer l’air situé à 1500 mètres en dessous dans la caldeira de quelque manière que ce soit ou encore au bord de la plage de Las Teresitas d’où on peut apercevoir le volcan ?

Notes. L’exemple du climatiseur doit être complété en mentionnant que le même équipement peut aussi être utilisé pour chauffer l’intérieur de la maison durant les mi-saisons. Le climatiseur fonctionne alors comme une « pompe à chaleur » refroidissant, strictement par le même principe, l’air extérieur pour réchauffer l’air intérieur, c’est-à-dire toujours avec une intervention mécanique externe au système dans le respect du deuxième principe de la thermodynamique. Apparemment l’application de l’effet de serre au climat ne semble en aucun cas respecter ces applications de tous les jours du deuxième principe de la thermodynamique. Pour ce qui concerne la formation des nuages, celle-ci ne peut avoir lieu que parce que la température de l’air en altitude provoque une condensation de la vapeur d’eau. Dès lors si cet effet de serre qui fait l’objet du fondement des théories anti-scientifiques de l’IPCC aboutirai à aucune formation de nuages puisque les hautes couches de l’atmosphère réchaufferaient aussi la vapeur d’eau. De simples observations suivies de raisonnements simples démentent cette théorie. Prochain billet dimanche 11 août.

L’écotaxe sur la viande ? Pour bientôt, c’est le GIEC qui le préconise !

Les Anglais, dont on a pu dans le passé vanter le pragmatisme, sont devenu par l’entremise du Guardian, donc malgré eux, des soutiens incontestés de la bande d’escrocs autoproclamés experts en prévisions climatiques qui constituent l’IPCC. Cet organisme supra-national financé par les Nations-Unies, donc par les impôts des contribuables du monde entier, n’en peut plus de s’enfoncer dans le déni de la science basique dont le deuxième principe de la thermodynamique. Ce principe dont l’idée fut émise par Sadi Carnot dit en substance que la chaleur ne peut pas être transférée d’un corps froid vers un corps chaud sans intervention externe. C’est sur ce principe qu’est basé par exemple le fonctionnement d’un réfrigérateur ou d’un conditionneur d’air, l’intervention externe au système étant un compresseur dans ces deux exemples. Or l’atmosphère est un système ouvert et le postulat dit de l’effet de serre de certains constituants de l’atmosphère suppose qu’il y ait tranfert de chaleur des couches supérieures de l’atmosphère vers la surface de la planète. N’importe quel promeneur ou montagnard pourra dire par expérience que plus on monte en altitude plus la température décroit, d’environ 1 degrés pour chaque 100 mètres de dénivellé si on ne tient pas compte des vents. Par exemple, j’habite à Santa Cruz de Tenerife à quelques dizaines de mètres d’altitude. Sur le plateau de San Cristobal de la Laguna où se trouve l’aéroport, à 600 mètres d’altitude, la température est régulièrement de 5 à 7 degrés inférieure à celle du niveau de la mer par temps calme c’est-à-dire sans trop de vent pour perturber ce gradient naturel de température. Le sommet du Teide, point culminant de l’Espagne à 3718 mètres est en ce moment enneigé, et pas seulement le sommet, et c’est bien compréhensible puisque la température y avoisinne les moins dix degrés.

Or les pseudo-scientifiques de l’IPCC, qui n’ont pas froid aux yeux et n’ont aucun respect pour les acquis incontestables de la science, ont décrété que le deuxième principe de la thermodynamique ne s’appliquait pas à l’atmosphère et qu’il y avait donc un effet dit de serre provoqué par certains gaz issus de l’activité humaine, en négligeant au passage le principal gaz de l’atmosphère susceptible de présenter un effet dit de serre, la vapeur d’eau. Non, la vapeur d’eau n’est pas d’origine humaine donc elle n’entre pas (comme les variations de l’activité solaire) dans le cadre des études sponsorisées par les Nations-Unies et les gouvernements nombreux et variés qui se sont laissé tromper benoitement par les éminents experts de l’IPCC. L’effet de serre, pour ces charlatans, consiste en un transfert de chaleur des couches surpérieures de l’atmosphère vers le sol, cqfd.

Le Guardian en rajoute une couche en relatant un article de Nature Climate Change publié on line le 20 décembre, c’est-à-dire hier, dont je cite ici seulement l’abstract, puisque je ne dépenserai jamais 16 euros pour acheter ce torchon :

« Greenhouse gas emissions from ruminant meat production are significant. Reductions in global ruminant numbers could make a substantial contribution to climate change mitigation goals and yield important social and environmental co-benefits. »

Pour ceux de mes lecteurs qui n’y comprendraient rien à la langue de Shakespeare je traduis :

« Les émissions de gaz à effet de serre dues à la production de viande par les ruminants sont significatives. Une réduction du nombre global de ruminants serait une contribution substantielle pour atteindre une diminution du changement climatique et procurer par conséquent d’importants bénéfices sociétaux et environnementaux. »

Quand on lit juste le résumé de cet article, il vaut mieux être assis, dans le cas contraire on peut tomber à la renverse. Heureusement pour moi, je ne pianote jamais sur mon ordinateur en position debout. Bref, partant de là les journaliste du Guardian a pondu un pamphlet remarquable qu’on peut trouver ici (voir le lien) et qui dit en substance : instituer une taxe sur la viande permettrait d’infléchir les habitudes des consommateurs et donc in fine permettre une réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est l’écotaxe sur la viande ! A n’en pas douter le gouvernement socialo-écolo-marxiste au pouvoir en France et qui a un besoin impérieux et dramatique de financement comme chacun s’en est aperçu en payant ses impôts en cette fin d’année va sauter sur cette occasion inattendue puisque ce sont les experts auto-proclamés de l’IPCC qui le disent. Ils sont 2500, donc ce qu’ils disent est forcément vrai, point barre.

Pour bétonner son argument, ce journaliste probablement encarté à WWF ou Greenpeace ou les deux, y va de sa petite tirade jubilatoire en mentionnant qu’il y a 3,6 milliards de ruminants sur la planète (je lis ce qui est écrit, vous pouvez vérifier), surtout des moutons, des bœufs, des chèvres et quelques bisons, soit deux fois plus qu’il y a 100 ans. Ce journaliste s’est tiré une balle dans le pied puisque les moutons et les chèvres ne sont pas des ruminants à moins qu’ils aient été modifiés génétiquement il y a quelques jours mais on en aurait entendu parler. Il ne sait donc pas de quoi il parle surtout quand il ajoute ensuite que le méthane d’origine digestive est la principale source de gaz à effet de serre d’origine humaine. Il vaut vraiment mieux être assis pour lire ce tissu d’imbécilités, à croire que seules les flatulences d’origine humaine sont délétères pour le climat !

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La suite de l’article est un galimatia de suggestions complètement irréalistes du genre : il faudrait réduire le nombre de ruminants et pour y arriver seule une incitation fiscale peut être envisagée.

Je suggère donc au ministre de l’environnement (et de l’énergie) ancien faucheur d’OGM de songer sérieusement à instituer une écotaxe sur les viandes bovines, ovines et caprines. Heureusement pour les Bretons, les experts de l’IPCC ont oublié les porcs. Quid de l’industrie laitière ? Pas un mot, les vaches laitières ne pêtent pas, c’est bien connu !

Lord Stern of Brentford, ancien conseiller pour le gouvernement brittanique sur les questions de changement climatique déclarait il y a quelques années que manger de la viande c’était polluer les rivières, favoriser les émissions de gaz à effet de serre et pourrait devenir aussi socialement inacceptable que de conduire en état d’ivresse ! Les écolos de tout poil veulent nous faire peur mais ils veulent aussi nous culpabiliser et nous affamer pour atteindre leur but, paupériser l’ensemble de l’humanité. Beau programme …

Source (puisqu’il faut que les blogueurs citent les leurs) :

http://www.theguardian.com/environment/2013/dec/20/tax-meat-cut-methane-emissions-scientists