Célébration des parties cachées de la femme

female_anatomy_bra_2982338c

Les Anglais ne sont pas à court d’inspiration pour contourner le puritanisme anglican ! Une étudiante en art-déco a créé la petite culotte qui décrit dans tous ses détails l’appareil reproductif caché de la femme.

C’était déjà fait pour le bout des seins (voir le lien sur ce blog) avec le Tata bikini top mais là on a reculé les limites de l’imbécilité dans le registre du féminisme frustré par une société bien-pensante engluée dans la ségrégation des genres …

La même étudiante a amélioré le Tata bikini top en agrémentant les aréoles de motifs décoratifs. Les curieuses mais aussi les curieux peuvent aller voir le site dédié à ces élucubrations féministes de mauvais goût. Il y eut Pierre Desproges qui dénonça non sans humour le féminisme en son temps mais les temps ont changé et ce même et regretté Desproges en perdrait son humour devant de tels excès …

female_anatomy_pan_2982334b

Source : The Telegraph

https://www.youtube.com/watch?v=txmo7Wv2GAs

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/07/05/dans-le-style-top-less-on-narrete-pas-le-progres/

http://clandestinecollective.tumblr.com

Triste journée d’anniversaire …

Il y a 25 ans Desproges disparaissait de la scène et de la radio. Il n’a jamais été remplacé comme d’ailleurs Coluche ou Pierre Dac. Aujourd’hui, l’heure n’est plus à l’humour. On est censuré implacablement par les webmasters des sites web, comme si on n’était pas en conformité avec la ligne du parti. La France commence à ressembler à l’URSS des goulags. Desproges aurait ri de l’aventure qui m’est arrivée hier sur le web. J’habite en Espagne, plus précisément à Tenerife, et j’ai laissé un commentaire sur le NouvelObs en ligne. Il m’arrivait très rarement de procéder ainsi sur ce site ouvertement orienté à gauche. Mais j’avais décidé de le faire, un peu énervé par les prises de position partisanes de ce quotidien en ligne en terminant mon commentaire par cette phrase : « La France est une république bananière dirigée par des ploutocrates crypto-communistes ». Ce matin, en ouvrant mon navigateur favori (safari puisque j’ai un MacBook), impossible de me connecter au site du NouvelObs ni à celui de Challenges. Je suis interdit de séjour sur ces deux sites. Voilà l’image de la démocratie et de la liberté d’expression que donne la France depuis l’étranger.

Je pense que Pierre Desproges aurait trouvé là une occasion de se gausser habilement et talentueusement des turpitudes auxquelles nous pouvons être soumis avec internet, outil qu’il ne connaissait pas à l’époque mais dont il aurait certainement usé avec habileté. Triste époque pour la patrie des droits de l’homme … 

Euthanasie, suicide assisté, suicide… quand on ne pourra plus choisir …

 

Je dois dire à mes lecteurs que j’ai 68 ans et qu’un jour ou l’autre je serai confronté à la mort comme tout le monde, ce que Desproges avait clairement expliqué dans un de ses fameux tribunaux des flagrants délires sur France Inter dans les années 80, lui qui savait que ses jours étaient comptés puisqu’il mourrait lentement d’un cancer du poumon qui l’a finalement emporté au grand regret de ses fans dont je faisais partie. J’ai d’ailleurs tous ses sketches dans ma sonothèque personnelle et je les réécoute régulièrement.

L’idée d’écrire un billet sur l’euthanasie m’est venue en lisant un article du Guardian hier sur une déclaration de Taro Aso, ministre des finances du Japon, qui a contracté la fièvre aphteuse et en a souffert pendant de longs mois, alors que cette maladie atteint très rarement l’homme. Taro Aso, s’occupe du porte-monnaie de Japon est il n’est pas difficile pour lui de comprendre que le coût du maintien en survie de millions de personnes agées médicalement assistées (le Japon compte plus de 25 % de sa population de personnes de plus de 60 ans) pour survivre et cette situation a un coût que le pays en crise n’arrivera plus à supporter à terme d’autant plus que les prévisions de vieillissement de la population de l’archipel sont alarmantes.

Ce que Taro Aso a déclaré sans ambage est la phrase suivante traduite de l’anglais via Google : « The problem won’t be solved unless you let them hurry up and die. »

« Le problème ne pourra pas être résolu si on ne se dépêche pas de les laisser mourir ». Il parlait des vieillards médicalement assistés pour survivre (les « tube people »), mais naturellement pas des vieux encore bien portants comme moi. Taro Aso avait déclaré en 2008 alors qu’il était premier ministre du Japon que les vieux « chancelants » (doddering en anglais) devraient prendre eux-mêmes en charge leur santé. On n’en est pas encore là en France parce que ce genre de déclaration cinglante pour ne pas dire plus ferait désordre. De nombreuses maisons de retraite françaises qu’on peut aussi appeler mouroirs saisissent les revenus de leurs pensionnaires pour payer une partie des frais qu’occasionne leur maintien en vie. La question que je me suis donc posé est très simple : comment faire pour se suicider quand on n’en est plus capable physiquement. Taro Aso a certes une forte personnalité et il lui est arrivé dans le passé de faire de nombreuses gaffes parfois assez monstrueuses comme de déclarer que les diplomates américains qui négociaient pour la paix au Moyen-Orient ne seraient jamais crédibles parce qu’ils sont blonds aux yeux bleus. C’est son droit de faire de telles déclarations à l’emporte-pièce mais ça fait un peu désordre. Pourtant si on y regarde de plus près à propos des pensionnaires des hôpitaux et des hospices en fin de vie et médicalement assistés pour survivre, certains ayant perdu la totalité de leurs facultés intellectuelles, la déclaration tonitruante de Taro Aso fait réfléchir.

On peut se rappeler le cas du docteur américain Kevorkian qui fut condamné à plusieurs années de prison et finalement libéré sur parole avec interdiction de pratiquer la médecine aux Etats-Unis après avoir aidé 130 patients au suicide, la plupart d’entre eux étant incapable d’accomplir ce geste eux-mêmes. Il avait filmé l’une de ses interventions sur un patient atteint de la maladie de Lou Gehrig, une grave dégénérescence douloureuse et irréversible des muscles striés.

La question que pose cette polémique est de savoir si on ne devrait pas institutionnaliser une fin de vie médicalement assisté (euthanasie) pour les personnes déjà médicalement assistées pour survivre et si on ne devrait pas aussi autoriser le corps médical français à assister au suicide un patient qui le demande formellement, puisqu’il existe des cliniques pour ce faire en Suisse, par exemple, moyennant finance naturellement.

Il s’agit d’une situation grave qui devrait être considérée en ces temps de vaches maigres et bientôt de pain noir.

Pour les anglophones, voici l’interview du docteur Jack Kevorkian où l’on voit la mort en direct de l’un de ses patients (âmes sensibles s’abstenir) :

http://www.cbsnews.com/8301-504803_162-20068720-10391709.html

Sources : Guardian, CBS News.