Patrimoine des élus (suite)

Je relève dans le Monde.fr cette légende sous le portrait d’un JF Copé émacié et pâle (pour les journalistes du Monde a-t-il quelque chose à cacher?) :

 Pour Jean-François Copé et Alain Juppé, la transparence des patrimoines des élus relève du « voyeurisme » ; pour Henri Guaino, l’opération favorisera une société du « soupçon ».

 

Comme si l’ensemble de la population (hormis les élus naturellement) n’était pas déjà parcourue de « soupçons » comme le prétend Henri Guaino. Quant au « voyeurisme », de quoi Copé veut-il parler, lui qui organise des manifestations anti-mariage gay : pour lui ce genre d’attitude devant un faux problème de société ne relève-t-il pas du voyeurisme ? Décidément les politiciens n’ont aucune morale mais ce qui est attristant c’est l’attitude du Monde qui tente de ternir l’image des élus de la droite en évitant soigneusement d’écrire quoi que ce soit sur les élus de gauche. C’est bien connu, ce journal est de gauche, voire d’extrème gauche, mais la probité journalistique devrait passer avant les opinions politiques. Je vais de ce pas supprimer le Monde de mes favoris comme je l’ai fait pour Libération.

Mais pour en revenir au soupçon, le mal est fait et Juppé n’a pas à se vanter, lui qui a eu des déboires avec la justice pour des malversations plutôt louches. Toute la nation attend ces déclarations de patrimoine mais aussi celles de tous les élus sans exception et non pas seulement les ministres. Que tous les élus locaux soient aussi contraints par la loi de faire état de leur patrimoine, ce ne sera pas du voyeurisme mais de la transparence, il y a là une petite nuance que Copé et Juppé n’ont pas vraiment comprise …

 

 

 

Le grand déballage ? Jusqu’au grand soir !

Les politiciens (pour commencer les ministres, et les autres élus ?) sont soumis au grand déballage de leurs patrimoines. Et ça commence très bien. Après Wauquiez et quelques autres, c’est au tour de madame Delaunay dont j’ignorais jusqu’au nom et la fonction au sein du gouvernement pléthorique du professeur d’allemand. Tout de même, 5,4 millions d’euros, il y aura beaucoup de CéGéTistes et de chômeurs qui apprécieront. On retrouvera dans la France profonde ce même écoeurement ressenti en Espagne il y a une année quand la population, durement touchée par une récession qui n’en finit toujours pas, apprit que son roi chassait l’éléphant quelque part en Afrique.

Quelle différence y-a-t’il entre un parasite du genre ver solitaire et un politicien ? Aucune, chacun se fait du gras sur le dos du contribuable. Et si ces mêmes politiciens clament haut et fort qu’ils évitent à la moitié des salariés l’impôt sur le revenu par les lois qu’ils ont fait voter, comme pour se donner bonne conscience, ils oublient de dire également que par d’autres lois qu’ils ont également voté entre amis et petits copains ils s’octroient des « salaires de ministres » soit-disant parce qu’ils sont les seuls compétents à diriger la nation. Il vaut mieux en rire (jaune) qu’en pleurer.

Les politiciens espagnols, comme pour se donner aussi bonne conscience, tentent de remettre en cause la loi organique qui veut qu’une partie des impôts payés par les Espagnols serve à entretenir la maison royale. Mais il y a un lézard, le gendre du roi est compromis dans de sombres affaires de corruption, comme son épouse l’Infante qui ne sera jamais Reine, et pour cause. Elle a été tout simplement rayée de la page web de la royauté espagnole, ça faisait mauvais genre. On parle de IIIe république espagnole …

Pour les politiciens français, non contents de s’offrir conformément à la loi des salaires dignes de chefs d’entreprise (qu’ils ne sont pas et n’ont jamais été), ils font aussi en sorte d’arrondir leurs fins de mois avec des dessous de table, des rétro-commissions, des trucages en tous genres organisés autour des marchés publics et j’en passe, puisqu’ils sont la porte d’entrée obligée pour que des petites PME arrivent à survivre quand bien même elle finissent par être payées avec des mois de retard. La politique, c’est le rêgne généralisé des copains, le « passe-moi le poivre, je te passe le sel ». Je ne sais plus de qui est cette expression mais elle décrit parfaitement ce que je viens d’évoquer : la corruption. Or dans leurs déclarations de patrimoines, quel politicien osera aussi déclarer ses revenus occultes issus de la corruption, se comptes à Gibraltar ou au Costa Rica, ses appartements à Courchevel où à Mougins ou son modeste manoir en Dordogne, des biens mis au nom d’un neveu ou d’une vieille tante, mais c’est bien sûr ! Puisque la politique est avant tout du business facile avec un total mépris du devoir national, on va aller de surprise en surprise et le sentiment d’écoeurement des Français atteindra rapidement une telle limite que le locataire de l’Elysée, qui fait profiter sa maîtresse des largesses républicaines en toute impunité, n’aura plus qu’à démissionner. Alors il faudra que toute la classe politique démissionne en bloc et que les Français exigent des dirigeants issus de la société civile, compétents et les mains propres pour redresser le pays qui va à la dérive et qui, s’il continue dans cette voie de déliquescence, est foutu (expression de H16). Vive la VIe République !