Fracking or not fracking ? Le cas du Dakota du Nord

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Depuis 2006 et l’éclatement de la bulle immobilière aux USA, le prix des logements n’a encore pas rattrapé les prix d’avant 2006 et le chômage, quoiqu’en disent les statistiques, complètement manipulées par le gouvernement fédéral (comme en France) est toujours alarmant. Un Etat Américain a pourtant refait surface et de manière spectaculaire, le Dakota du Nord. Le taux de croissance de l’économie de cet Etat a atteint en 2012 la valeur de 13,4 % et ça pourrait en faire rêver plus d’un, particulièrement en Europe où mis à part des pays comme les Etats Baltes qui sont partis de presque zéro et affichent une confortable croissance de 2 % en moyenne et la Grande-Bretagne dont la croissance est artificiellement tirée vers le haut par la place financière londonienne, ces 13,4 % de croissance sont tout simplement six fois plus élevés que la moyenne des 50 Etats Américains contigus. Montebourg en frétillerait de bonheur, lui qui a émis l’hypothèse iconoclaste et anti-écolo d’une éventualité du développement du fracking en France avec du propane sous pression, une technique pourtant écolo-compatible. Car pour le Dakota tout vient du fracking.

Au niveau du chômage, alors qu’en 2009 il culminait à 10 % de la population active de l’Etat, il est maintenant à 2,7 %, Hollande en jouirait en silence. Le Dakota du Nord a fait massivement appel à des travailleurs d’autres Etats pour satisfaire la demande. Parallèlement le secteur du bâtiment, complètement atone en France avec les lois totalement stupide de la Miss Duflot, se mesure par le prix moyen des logements dans le Dakota du Nord comme dans les autres Etats américains. Le prix offert reflète en effet très exactement la demande et l’offre dans ce secteur non régulé par des milliers de lois aussi idiotes les unes les autres comme en France. Le prix des logements qui avant la crise était de deux cent mille dollars a atteint de nouveau la valeur moyenne de 195000 dollars, soit 55 % plus élevé, également en moyenne, que tous les autres Etats américains. Ces deux indicateurs fondamentaux, emploi et bâtiment, suffisent à eux-mêmes. L’huile et le gaz sont les vrais moteurs de l’économie de l’Etat qui est devenu le deuxième après le Texas en terme de production d’hydrocarbures et les réserves sont immenses.

Résultat de cette croissance ? Encore plus de croissance ! Les salaires dans le secteur pétrolier peuvent atteindre 100000 dollars par an pour un ouvrier peu qualifié et il n’est pas difficile de comprendre que plus de pétrole et de gaz, c’est encore plus de richesse ! Et pas seulement dans le secteur pétrolier et le bâtiment. Les stations d’essence, les restaurants, les banques, les salons de coiffure, les travaux publics, tous les secteurs économiques embauchent à bras ouverts. Ces six derniers mois plus de 20000 nouveaux arrivants ont intégré sans difficulté l’économie locale. On peut rapprocher le cas du Dakota du Nord de la France dont les réserves potentielles en hydrocarbures pouvant être exploitées de manière dite non conventionnelle comptent parmi les plus importantes d’Europe, mais on peut également se poser la question d’actualité de l’incurie du gouvernement de la province des Iles Canaries, fermement opposé par idéologie à toute exploitation pétrolière au large des îles de Lanzarote et Fuerteventura alors que le chômage dans l’Archipel des Canaries est de 30 % et que le secteur du bâtiment est complètement arrêté depuis 2008. Quant à la France, elle est bien partie, minée de l’intérieur par des écolos malthusiens et déconnectés des réalités économiques, pour une belle récession durable et douloureuse pour l’ensemble des citoyens avec toutes les conséquences fâcheuses qu’il n’est pas difficile d’imaginer.

Alors la question est : « En France : fracking ou pas fracking ? »

Sources : CNN et Forbes