Le refroidissement à venir : Précisions climatiques précises à l’usage des décideurs politiques.

Le refroidissement à venir : Précisions climatiques précises à l’usage des décideurs politiques.

Il s’agit de la traduction presque complète et aussi fidèle que possible d’un article du Docteur Norman J. Page, géologue, paru en 2017 ( doi : 10.1177/0958305X16686488 ) qu’il m’a aimablement communiqué. En caractère italiques et entre parenthèses quelques brefs commentaires de mon cru. Il s’agit d’un article de synthèse qui reprend et agrège divers travaux publiés par des spécialistes de géophysique dans des revues internationales à comités de lecture. La plupart des articles cités n’ont jamais été pris en considération par l’IPCC. Je conseille à mes lecteurs fidèles de relire le billet de ce blog dont voici le lien et qui mentionne les travaux de Svensmark, un autre spécialiste de géophysique banni par l’IPCC : https://jacqueshenry.wordpress.com/2018/02/03/crise-climatique-le-role-preponderant-mais-indirect-de-lactivite-magnetique-solaire-sur-le-climat-terrestre-est-incontestable/ . Mes lecteurs peuvent aussi relire le billet relatif aux prédictions déduites du passé du Professeur Valentina Zharkova : https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/10/31/alerte-nous-entrons-dans-un-age-glaciaire/ . Bonne lecture.

Résumé

Cet article conteste les méthodes adoptées par la communauté de la science climatique qui ne sont pas adaptées à dessein et il apparait nécessaire de mettre en place un nouveau paradigme prévisionnel. Le climat de la Terre est le résultat de phénomènes en résonance qui oscillent entre divers processus quasi-cycliques de périodicités variables. Il n’est pas possible de prédire la future évolution du climat sans une solide connaissance de la position de la Terre dans les phases de ces différents phénomènes oscillatoires qui interagissent avec une quasi-périodicité. Des évidences sont présentées dans le but de préciser le timing et l’amplitude de la périodicité naturelle d’environ 60 ans et, plus important encore, celle d’environ 1000 ans, deux processus évidents intervenant dans l’évolution des températures terrestres observées. Les données relatives à la contribution du Soleil sur le climat sont discutées et la faiblesse du flux de neutrons solaires du cycle solaire 22 (haute activité solaire) en 1991 est identifiée comme étant le pic d’inversion du cycle millénaire de l’anomalie des températures de surface des océans qui a eu lieu vers 2003. Les tendances cycliques sont projetées pour les années futures et prédisent un refroidissement général dans les décennies et les siècles à venir. Une estimation de ce refroidissement est présentée. Si l’évolution du climat suit cette tendance basée sur une solide hypothèse, alors les prédictions de l’IPCC deviendront tellement divergentes dès 2021 qu’aucune confiance ne pourra plus leur être accordée.

1. Les problèmes avec les prévisions du modèle de circulation générale du climat (GCM) de l’IPCC

Les prévisions climatiques de l’IPCC sont faites en utilisant des modèles numériques analytiques appelés GCMs (General Circulation Models) qui tentent de décrire la dynamique du climat en utilisant une série d’équations différentielles. Cette approche n’a qu’une valeur limitée pour prédire les températures futures en raison de la difficulté des échantillonnages des mesures avec certitude et de la définition correcte des conditions initiales d’une grille spatio-temporelle suffisamment fine d’un grand nombre de variables réelles avec une précision satisfaisante. De plus il a été prouvé qu’un tel modèle prenant en compte un nombre élevé de variables du GCM ne pouvait tout simplement pas être mis en oeuvre mathématiquement. La figure 5 du dernier rapport AR5 WG1 SPM de l’IPCC indique comment les modèles sont structurés en regard des dernières estimations du forçage radiatif des émissions de divers gaz par l’IPCC :

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Fig. 1 (légende IPCC) : « les gaz à effet de serre ont contribué à un réchauffement global de la surface de la Terre se situant dans la fourchette 0,5 – 1,3 °C sur la période 1951-2010 y compris avec la contribution des aérosols dont l’effet est de refroidir entre -0,6 et 0,1 °C. Le forcing naturel est d’environ -0,1 à +0,1 °C avec une variabilité interne dans la fourchette -0,1 à 0,1 °C » (comprenne qui pourra).

Les implications de l’interprétation de ce modèle multiple de circulation générale couplée atmosphère-océan (AOGCMs) utilisé dans le rapport AR4 de l’IPCC a fait l’objet de nombreuses discussions. En raison de la multitude de paramètres impliqués dans ce modèle il paraît nécessaire de paramétrer ou de simplifier ces modèles. L’absence de contraintes observationnelles a eu pour effet de voir émerger une multitude de modélisations pour chacun des composants du forçage. De plus aucun ajustement des températures de la stratosphère n’a été pris en considération dans l’hypothèse d’un transfert de chaleur fixe. Les calculs ne sont basés que sur une situation de ciel clair quand les teneurs en gaz à effet de serre sont perturbées alors que l’introduction de nuages dans les modèles compliquent tellement la situation qu’ils ont été tout simplement ignorés pour le calcul du bilan inter-comparatif du modèle de transfert radiatif. En d’autres termes ces modèles n’ont aucune validité.

Dans ces conditions il apparaît que la formation de nuages dans des systèmes de circulation atmosphérique élargis reste une source considérable d’incertitudes qui se propagent dans toutes les modélisations. Si des tentatives d’amélioration de ces modélisations ont été abordées il n’en reste pas moins que les incertitudes sont tellement importantes qu’il est impossible de faire confiance aux prédictions de l’évolution des températures présentées par l’IPCC car la moyenne de tous ces modèles n’a aucune signification physique avec ce qui se passe dans le monde réel. Dans les faits l’IPCC reconnaît l’incertitude de ces modèles (rapport AR4 SPM, section 8.6) au sujet des « feed-backs » sur la sensibilité du climat aux forcings radiatifs. La section 8.6.4 conclut au paragraphe 4 : « De plus il n’est toujours pas clair de savoir quels test sont critiques pour contraindre les projections futures, et dans ces conditions un ensemble de modèles métriques susceptibles de rendre plus plausibles les changements de « feed-back » sur la sensitivité climatique doivent encore être élaborés ». (On ne peut pas mieux s’exprimer).

Comment peut-on être plus clair ? Dès 2007 l’IPCC a déclaré qu’il ne connaissait aucune méthode pour améliorer la précision de ses modèles. En conséquence cet organisme ne sait même pas comment calculer l’effet du CO2 sur le climat. Ceci appelle une autre observation : quelles ont été les hypothèses erronées introduites – comme par exemple que le CO2 est le principal perturbateur du climat – sont devenues au cours des années « plausibles » ? Et l’IPCC de conclure dans son rapport AR5 SPM (note 16 en bas de page 16) : « Aucune estimation correcte de la sensibilité du climat à l’équilibre ne peut être avancée en raison du manque d’accord sur les valeurs et les lignes d’évidence des études citées ». Pourtant dans l’agenda 21 de l’UNFCCC il est toujours affirmé que les températures peuvent toujours être contrôlées en contrôlant les émissions de CO2. Il y a un désaccord tellement extrême dans toutes ces affirmations qu’elles en sont devenues irrationnelles. En fait il n’existe aucune évidence empirique pouvant montrer que le CO2 émis par l’activité humaine puisse avoir un effet significatif sur le climat.

Le dogme de ces prédictions catastrophiques du réchauffement global anthropogénique est construit en ignorant totalement les cycles naturels d’environ 60 ans et surtout la périodicité climatique millénaire, deux cycles pourtant évidents quand on étudie l’évolution sur le long terme des températures. L’approche des modélisateurs est tout simplement un désastre scientifique et manque de sens commun élémentaire. C’est comme si on mesurait l’évolution de la température disons du mois de février au mois de juillet et qu’on effectuait à partir de ces données une projection sur 20 ans. Tous les modèles ont été construits à partir de données passées ne remontant pas à plus de 150 ans en arrière alors qu’il aurait été plus correct de remonter à au moins 1000 ans en arrière. Les forcings radiatifs présentés dans la figure 1 sont basés sur des prévisions dépassées. Les projections de températures futures de l’IPCC dépendent également des voies de concentrations représentatives (RCPs, Representative Concentration Pathways) choisies initialement pour les analyses. Ces RCPs dépendent de scénarios hautement spéculatifs, comme par exemple l’évolution de la population, des sources d’énergie et du prix de celles-ci, qui tiennent plus du rêve que de la réalité. L’analyse coût/bénéfice des actions prises pour limiter les émissions de CO2 dépendra aussi des futurs effets bénéfiques du CO2 sur la production agricole qui doivent être corrélés à la production d’énergie par les combustibles fossiles. Les incertitudes structurelles de ces projections de l’évolution des températures sont tellement immenses qu’ajoutées à celles exposées ci-dessus elles ne peuvent en aucun cas constituer une base crédible d’actions ni même un sujet de discussions rationnelles pour les décideurs politiques. Les estimations de l’IPCC sont le reflet de modélisateurs : un cas classique d’ « armes de destruction mathématique » (« Weapons on Math Destruction« , math en anglais se prononce comme masse). ( … ) Un nouveau paradigme prévisionnel est donc plus que nécessaire.

2. Le passé est la clé pour comprendre le présent et le futur. Trouver une prédiction de l’évolution du climat en relation avec les variations quasi-périodiques – Approche géologique.

2.1 Principes généraux.

La compétence centrale des sciences géologiques est la capacité de reconnaître et de corréler les types de changements des évènements dans le temps et dans l’espace. Cet exercice nécessite des compétences différentes de l’approche réductionniste et statistique ou mathématiques des phénomènes naturels, pour étudier les climats passés et en déduire des projections pour le futur. Il est donc important de construire une compréhension des motifs de changements et des tendances générales pour aboutir à une vision intégrée des séries temporelles locales et régionales de variables particulières. Le climat de la Terre est soumis à l’influence de processus quasi-cycliques de différentes longueurs d’onde qui oscillent en résonance. Il est impossible de faire une quelconque prévision empirique si on ignore où se trouve la Terre dans l’échelle de temps de ces diverses périodicités naturelles interagissant les unes avec les autres qui comprennent les composantes principales de ces diverses oscillations. Quand les géologues étudient de tels résultats ils se réfèrent à des unités de stratigraphie parfaitement standardisées appelées « types de section ». En climatologie il est utile quand on émet une hypothèse de se référer à un « type de reconstruction ». La « crosse de Hockey » de Mann en est un exemple caricatural. Il faut en outre être conscient du fait que l’émergence d’une série chronologique pourra refléter des points de retournement ou des effets de seuil sous-jacents dans ces processus physiques. Ces points de retournement sont des marqueurs des points d’inflexion dans les séries temporelles des températures et des activités solaires et servent, comme le disent les géologues, de « pics en or » (golden spikes) pour l’analyse et la prévision des tendances de l’évolution de ces températures et de ces activités solaires.

2.2 Le présent érchauffement en relation avec les cycles millénaires et de Milankovitch

La figure 2, anomalies des températures de l’atmosphère déduites du forage GISP2 au Groenland et teneur en CO2 déduite du forage EPICA du dôme C, montre que la Terre se trouve dans une position passée du présent cycle interglacial de Milankovitch et que le climat s’est en général refroidi depuis 3500 ans :

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Les cycles millénaires sont évidents à 10000, 9000, 8000, 7000, 2000 et 1000 ans avant aujourd’hui (donc en 2017) mais 990 ans avant aujourd’hui dans la figure 3 suivante. Il faut noter que ceux qui croient que le CO2 est le principal paramètres influant sur le climat devraient plutôt admettre que ce CO2 semble, comme l’indique la figure 2 que depuis les 8000 années passées jusqu’au « petit âge glaciaire », être plutôt un facteur de refroidissement !

Toute discussion ou prédiction sur le refroidissement futur doit être basée sur une large connaissance des plus importantes reconstructions des température. Après tout la courbe en crosse de hockey (cf. fig. 3 ci-dessous) était un instrument pour vendre le concept de réchauffement global du climat d’origine anthropique aux institutions qui délivrent des crédits de recherche aux laboratoires, aux politiciens, aux organisations non-gouvernementales et en général au public. Cette illustration (fig. 3) de Christiansen et Ljungqvist est ici montrée comme étant le plus utile « type de reconstruction » pour une base de discussion sur le changement climatique. Dans la réalité cette figure montre clairement que les estimations de l’impact local du climat sont extrêmement variables et que l’enveloppe d’incertitude des données est plus significative que les moyennes. La courbe moyenne ne présente pas de variations périodiques évidentes.

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Ce que l’on peut encore dire de cette illustration est que la tendance vers un refroidissement dure environ 650 ans alors que la tendance opposée ne s’étale que sur 364 ans. Les projections réalisées par ajustement mathématique de courbes n’ont pas de connexion avec la réalité en particulier si les points de renversement de tendance déduits de données empiriques sont ignorés. La figure 4 représente les anomalies des températures de surface des océans d’où il peut être mis en évidence le « pic d’or » de fin de cycle millénaire aux alentours de l’année 2003. Après le point la tendance au réchauffement cesse (mis à part les phénomènes El Nino des années1998, 2010 et 2015-2016).

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La figure 5 suivante concerne les données Hardcrut 4gl et confirme le pic millénaire à la date de 2005. La tendance à la stabilisation des températures moyennes a été sur ces deux figures arrêtée à mars de l’année 2015 car il n’y a pas de sens d’englober des phénomènes El Nino (ENSO, El Nino Southern Oscillation) de caractère éphémère. La tendance au refroidissement devrait être pleinement rétablie à la fin de l’année 2019.

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Des figures 3 et 4 on peut donc déduire que le dernier cycle millénaire a duré de l’an 990 à l’an 2003 soit 1013 années. Cette durée est remarquablement en accord avec la périodicité de l’activité solaire de 1024 ans qui procure une relation des périodicités parfaitement établie des cycles planétaires servant de base solide pour analyser la connexion entre l’activité solaire et le climat terrestre. Il faut remarquer que la périodicité de la conjonction des orbites des planètes Uranus, Saturne et Jupiter est de 953 ans. Certains auteurs soulignent la semi-harmonicité entre l’activité solaire et les oscillations planétaires. Ce modèle fait apparaître six harmoniques planétaires avec des périodes respectivement de 9,1, 10,4, 20, 60, 115 et 983 ans. Et justement le modèle global de circulation du système océans-atmosphère (GCM) peut être rapproché empiriquement à un modèle climatique principalement lié avec les oscillations astronomiques. Entre l’année 2000 et 2013 la température de surface globale a atteint un plateau alors que le modèle GCM prévoyait un réchauffement de 2 °C par siècle. Au contraire, le fait que le climat est régulé par des oscillations naturelles spécifiques est en meilleur accord sur des échelles temporelles multiples comme indiqué dans la figure suivante (fig.6) qui mentionne les « harmoniques » des diverses oscillations :

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Un auteur a présenté des évidences fermes de l’influence des cycles solaires pendant l’Holocène et la fin du Miocène sur les systèmes lacustres. Il faut noter ici que la périodicité millénaire persiste et est identifiable durant toute la période de l’Holocène (fig. 2 et 6) et au cours du Miocène il y a 10 millions d’années (fig. 6) bien que cette harmonique de 900 à 1050 ans ne soit pas nommée dans la figure 6.

(Suivent trois paragraphes très techniques relatifs à l’amplitude du cycle millénaire qui est sensiblement de 1,5 degrés Celsius entre le maximum de la période médiévale chaude et le petit âge glaciaire, le cycle climatique de 60 ans clairement mis en évidence avec un refroidissement relatif entre 1880 et 1910-1915, un réchauffement entre 1910 et 1944, un refroidissement entre 1944 et 1974 et enfin un réchauffement entre 1974 et 2004 suivi d’une stabilisation depuis cette date (cf. figure 12 ci-après) que j’ai omis dans cette traduction ainsi que les paramètres relatifs au rôle du Soleil dans la modification du climat terrestre que j’ai omis également de traduire ici mais qui ne changent en rien la teneur de cet article. La publication originale est disponible sur le web, cf. le doi et note en fin de billet).

3. Tendances de l’évolution future des températures.

Pour résumer, les prévisions qui suivent sont basées sur 4 hypothèses de travail. 1. le cycle d’activité solaire millénaire a atteint son pic en 1991 comme l’ont confirmé les comptages de neutrons solaires de l’observatoire de Oulu (il existe un proxy pour calculer les flux de neutrons solaires dans le passé, il s’agit de la teneur en isotope 10 du béryllium). 2. Le cycle des températures de surface millénaire a atteint son maximum en 2003 (fig. 4). 3. Le cycle de variation des températures de 60 ans a culminé à la même date et 4. la plus simple hypothèse de travail est qu’en se basant sur l’ensemble des données disponibles la tendance du cycle millénaire qui culmina en 990 et a à nouveau culminé en 2003 (fig. 3 et 4) se répétera entre 2003 et 3004.

Sur le long terme le prochain « petit âge glaciaire » aura lieu aux alentours des années 2640. En réalité aucun schéma cyclique ne se répète de manière strictement semblable. Il suffit de remarquer dans la figure 3 la variabilité apparaissant sur une moyenne glissante sur 50 ans. Les prédictions dans un futur proche devront aussi prendre en compte d’autres périodicités de l’activité solaire outre ces cycles de 60 et 1000 ans. De même que les évènements volcaniques imprévisibles devront être pris en compte. Malgré tout, ces deux cycles évidents de 60 et 1000 ans doivent être pris en considération pour tout décision d’ordre politique. Toute autre projection faite par ajustement mathématique ne tenant pas compte des points d’inflexion de ces cycles ne peut pas être liée à la réalité.

À moyen terme les prévisions jusqu’en 2100 se résument ainsi (dans la fig. 12 de cet article) :

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Cette figure compare les prévisions de l’IPCC avec celles de S. Akasofu, harmonique figurant en rouge avec la prévision simple et raisonnable issue de l’hypothèse de travail de la présente publication en vert qui stipule que le pic en or des températures de 2003 signe la fin du dernier cycle millénaire. Akasofu prévoit un accroissement des températures jusqu’en 2100 de 0,5 +/- 0,2°C plutôt que 4,0 +/- 2,0°C pour l’IPCC (l’IPCC a récemment revu à la baisse ses prévisions) mais l’interprétation d’Akasofu fait abstraction du point d’inflexion millénaire de 2003-2004. Cette même figure montre également la coïncidence (encart) du cycle de variation des températures d’une durée de 60 ans qui culmine aussi vers 2003. Si on se penche sur ce cycle plus court de 60 années qui se surimpose au cycle millénaire on peut en déduire que la tendance au refroidissement sera un miroir de la tendance passée au réchauffement. C’est ce qui est souligné par la courbe en trait épais de couleur verte sur cette figure : un refroidissement prononcé jusqu’en 2038 puis un léger réchauffement jusqu’en 2073 et enfin un autre refroidissement jusqu’à la fin du XXIe siècle. À ce moment là tout le réchauffement du XXe siècle (optimum climatique moderne) aura été effacé. (…).

La tendance actuelle.

Le refroidissement amorcé après le pic millénaire de 2003 est illustré en bleu dans la figure 4. Depuis lors ce refroidissement a été obscurci par les phénomènes El Nino. Celui de 2016 a culminé par son intensité. D’ici 2019 (l’article a été écrit en 2016 et publié en 2017) il faut s’attendre à un refroidissement aussi intense que celui observé après le phénomène El Nino de 1998 (fig. 4) soit environ 0,9 °C de baisse des températures globales. De plus la décroissance  du comptage des neutrons depuis 2007 doit être pris en compte car il indique un affaiblissement du régime de l’activité solaire qui se répercutera aux alentours des années 2019-2021 significativement en dessous des lignes en bleu des figures 4 et 5 (il est intéressant de rapprocher ici les deux billets de ce blog cités en préambule).

Conclusions.

En conclusion le résultat des modélisations (figurant dans les rapports de l’IPCC) incluait deux sérieuses erreurs d’appréciation scientifique dans la méthode d’approche adoptée et donc par conséquent des erreurs quant aux conseils communiqués aux décideurs politiques. D’abord, comme cela a été discuté, les analyses ont été basées sur des modèles biaisés construits sur des hypothèses impossibles à tester, impossibles à mettre en équations et qui incluaient des suppositions n’ayant pas lieu d’être. Deuxièmement l’effet naturel du Soleil sur les cycles millénaire et multi-décadal pourtant parfaitement visibles à partir des résultats acquis a été totalement ignoré. Alors que l’on sait où se trouve l’état du climat de la Terre en regard des cycles de 60 et 1000 ans, ignorer ce fait rend alors toute prévision impossible. Cette revue bibliographique présente au contraire une hypothèse de travail qui tombe sous le sens avec une précision satisfaisante et des chances raisonnables d’être vérifiée dans les années à venir alors que l’UNEP (United-Nations Environmental Protection), l’IPCC et l’UNFCCC se réfugient plutôt sous le couvert du « principe de précaution » pour motiver leurs agendas et leurs plans d’action. L’hypothèse de travail présentée ici procure une vue plus large des tendances climatiques à venir et pourrait servir de base solide pour appliquer ce principe de précaution car en réalité il existe des différences régionales substantielles dans la variabilité du climat selon les régions géographiques du globe terrestre. Il serait tout à fait souhaitable d’établir pour ces diverses régions l’apparition de ce fameux « pic d’or » de l’inversion du cycle millénaire afin d’affiner les changements dans ces « plaques » climatiques – Atlantique Nord, Europe, Chine, Asie du Sud-Est, Amérique du Sud, etc – car les prévisions atteintes dans l’hypothèse présentée ici seront tellement différentes de celles de l’IPCC dès 2021 que les politiques énergétiques adoptées en accord avec ces prévisions de l’IPCC deviendront totalement destructrices et contreproductives. Les prévisions de l’IPCC apparaîtront alors scientifiquement insupportables et les décisions des pouvoirs politiques tout aussi insupportables pour les peuples.

Cet article est accompagné de 33 références pour la plupart directement accessibles. Que mes aimables lecteurs veuillent bien, s’ils le désirent, aller sur ce site pour accéder à l’article original : http://climatesense-norpag.blogspot.com/2017/02/the-coming-cooling-usefully-accurate_17.html

Mais où est passé le réchauffement du climat ? (suite)

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Les Empereurs chinois aimaient les statistiques et tous les évènements du quotidien étaient scrupuleusement consignés sur des registres y compris la date de floraison des pruniers Amygdalus davidiana qui ornaient les jardins et les parcs des alentours des palais et des résidences de l’Empereur disséminés dans la campagne chinoise profonde. Le changement de régime politique en Chine n’a pas effacé cette tradition et deux géographes de l’Université de Pékin ont rassemblé toutes les données relatives à la floraison de cet arbre emblématique que d’aucuns appellent aussi par erreur le cerisier. En établissant une corrélation entre cette date de première floraison et les températures relevées durant la période 1950-1980 il a été possible de remonter dans le temps jusqu’aux années 1740 et le résultat est surprenant.

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Il y a bien eu un refroidissement du climat après 1790 et jusqu’en 1830 alors que les températures étaient plus élevées qu’aujourd’hui entre 1740 et 1790 comme elles l’ont été entre 1930 et 1960 après une stabilisation de près d’un siècle (1830-1930).

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Ce qui ressort de cette étude est assez inattendu : les pruniers fleurissaient en moyenne 4,84 jours plus tôt entre 1740 et 1790 qu’entre 1950 et 1980 et seulement 0,14 jours plus tard durant la période 1790-1830 alors que cette période est communément appelée « petit âge glaciaire ». Certes il s’agit de la Chine continentale et le climat de cette contrée ne peut pas être comparé point par point à celui de l’Europe mais l’étude met en évidence la plus grande sensibilité de la végétation aux températures légèrement plus élevées. À l’aide de la corrélation établie sur la période 1950-1980 entre les dates de floraison et la température relevée il apparaît que durant la période 1741-1790 la température était régulièrement supérieure de 0,48 °C à celle observée entre 1950 et 1980.

La conclusion que l’on peut tirer de cette étude est claire, les optima climatiques ont existé dans un passé récent indépendamment de toute cause d’origine humaine et la présente période « chaude » n’est pas une exception dans l’évolution cyclique du climat.

Source et illustrations : International Journal of Climatology 10.1002/joc.5145

Crise climatique : réchauffement délirant ? Non, refroidissement brutal ! (#7 et fin de cette série)

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En 2007 l’IPCC a reconnu qu’il était illusoire d’assigner des grandeurs physiques aux modèles d’évolution du climat pour tester leur validité. Plus simplement énoncé cela revient à dire qu’il est impossible d’avoir une quelconque idée des températures futures et qu’il est donc tout aussi impossible de calculer la sensibilité du climat au CO2. Malgré cela l’IPCC a encouragé et financé indirectement via les institutions gouvernementales de nombreux universitaires pour persévérer dans la mise au point de modèles décrivant l’évolution future du climat et rassembler, parfois au mépris des principes fondamentaux de l’honnêteté scientifique de base, toutes sortes d’arguments confortant l’hypothèse du réchauffement d’origine anthropique, depuis la disparition supposée des ours blancs et des banquises polaires jusqu’à l’acidification des océans provoquant la mort des coraux. Il en reste la conclusion à l’emporte-pièce qu’il faut se résigner malgré tout à contrôler les émissions de CO2 comme cela fut présenté à la COP21. Cette dissonance dans les connaissances est tellement extrême qu’elle en est irrationnelle car il n’y a encore aujourd’hui aucune évidence que le CO2 joue un quelconque rôle dans l’évolution globale des températures (voir le précédent billet de ce blog).

Un deuxième point tout à fait troublant est l’ignorance systématique par les scientifiques appointés par l’IPCC de ce qui est appelé par les paléoclimatologues l’optimum climatique médiéval ainsi que les variations climatiques périodiques d’une durée d’environ 60 années. Les modélisateurs, à la limite, se sont contentés d’effectuer des calculs basés sur des systèmes d’équations différentielles qui de toutes les façons n’ont aucune validité tant le nombre de paramètres est élevé. On se trouve donc devant un cas d’ « arme mathématique de destruction massive » comme l’a écrit C. O’Neil dans son ouvrage « Weapon of math destruction » (Crown Publishers, 2016) car il est impossible dans de telles conditions d’attribuer une quelconque signification à ces modélisations. Et puisqu’il était difficile voire impossible d’intégrer dans leurs simulations ces variations climatiques périodiques de 1000 et 60 années parfaitement bien identifiées par diverses approches expérimentales, que ce soit avec les carottages des calottes glaciaires, la dendrochronologie ou encore l’étude isotopique (carbone-13) des concrétions calcaires des grottes ou des dépôts de squelettes de plancton, les modélisateurs les ont tout simplement et soigneusement ignorées.

L’illustration ci-dessous rapproche la variation de la température de l’atmosphère telle que déduite des études des carottages glaciaires en regard de la teneur en CO2 atmosphérique depuis 10000 ans.

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Il est facile de remarquer des épisodes de réchauffement tous les 1000 ans et ceci depuis la fin de la grande glaciation qui prit fin il y a environ 14000 ans (Dryas récent). Il est également intéressant de remarquer que depuis 4000 ans la planète s’est refroidie de manière continue avec cependant 4 épisodes « chauds » parfaitement bien identifiés par toutes sortes de proxys comme ceux mentionnés ci-dessus, les optima minoen, romain, médiéval et moderne. Ces optima se sont succédé à 1000 ans d’intervalle avec une régularité surprenante. De plus chacun de ces cycles de 1000 ans comporte une phase de 650 ans durant laquelle la température se refroidit suivie d’une phase de 364 ans durant laquelle cette température moyenne globale augmente. La Terre se trouve aujourd’hui à l’aube – en réalité depuis le printemps de l’année 2003 – d’un nouveau cycle de 1000 ans qui va donc voir les températures baisser de manière significative et continue durant 650 années.

Il faut néanmoins remarquer que la tendance au refroidissement depuis 2003 a été perturbée par deux phénomènes El Niňo intenses, en 2011 et 2016, mais cette tendance vers un refroidissement devrait s’accentuer dès 2019. À cette périodicité de 1000 ans des variations du climat se superposent des cycles de 60 ans dont j’ai mentionné l’existence dans un précédent billet et dont voici à nouveau l’illustration (voir la source dans le lien en fin de billet) :

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Reste enfin la décroissance de l’activité solaire depuis le début du XXe siècle, nonobstant la période récente de puissante activité solaire (« Golden Spike ») reconstruite à partir de la présence de béryllium-10 (voir note) dans les carottages glaciaires. Si on la rapproche des prévisions alarmantes des astrophysiciens relatives à la sorte de torpeur magnétique du Soleil qui va avoir lieu lors du prochain cycle solaire, il y a tout lieu de s’alarmer.

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Tous ces éléments combinés et jamais pris en compte par l’IPCC dans un quelconque de ses rapports font qu’il est impossible d’imaginer un commencement d’effet direct et quantifiable du CO2 sur le climat. Ce qui a été observé est un arrêt brutal de l’augmentation des températures des basses couches de l’atmosphère depuis 1998 et comme il existe un temps de latence d’une douzaine d’années entre la baisse de l’activité magnétique solaire et l’augmentation du rayonnement cosmique il est donc hautement probable que dans les toutes prochaines années nous assistions à une chute d’autant plus rapide des températures que tous ces phénomènes périodiques se conjuguent en ce moment même : cycle de 1000 ans, cycle de 60 ans et effondrement de l’activité solaire.

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Fini le « Golden Spike » solaire des années 2000, finis les printemps fleuris, les moissons abondantes et les vins corsés … Nous sommes déjà entrés dans un « petit » âge glaciaire qui durera au moins jusqu’en 2070. Mais les tenants du réchauffement climatique feront toujours la sourde oreille car ils n’accepteront jamais de reconnaître leurs erreurs, trop de centaines de milliards de dollars sont en jeu, trop de gouvernements, trop d’ONGs, de laboratoire universitaires et d’entreprises gourmandes de subventions étatiques se sont engouffrées les yeux fermés dans cette supercherie tellement vaste et devenue en quelque sorte un dogme qu’elle paraît incontournable bien que scientifiquement caricaturale. On compte plus de mille institutions publiques et semi-publiques de par le monde impliquées par exemple dans les énergies alternatives supposées « sauver » le climat … Où vont donc nos impôts ?

Pour conclure cette série de billets relatifs au climat il est opportun de citer Francis Bacon (1561-1626) citant les fraudes intellectuelles :

« Les idoles du théâtre sont celles qui sont liées au sophisme et aux faux enseignements. Ces idoles sont façonnées dans les domaines de la théologie, de la philosophie et de la science, et parce qu’elles sont défendues par des groupes de savants elles sont acceptées sans contestation par les masses. Lorsque de fausses philosophies ont été construites et ont atteint une large sphère de domination dans le monde intellectuel, elles ne sont plus remises en question. De faux édifices sont construits sur de fausses fondations et au final ces systèmes stériles et sans mérite montrent toute leur grandeur sur la scène mondiale « .

Notes. Plus l’activité magnétique solaire est élevée moins on retrouve de béryllium-10 dans les carottes glaciaires ou les concrétions calcaires. Le béryllium-10 se forme dans l’atmosphère par bombardement cosmique des noyaux d’azote. Plus le Soleil est magnétiquement actif plus les rayons cosmiques sont déviés et moins de béryllium-10 est produit par spallation. La modélisation d’Akasofu ne tient pas compte du cycle millénaire.

Source : adapté d’un article de Norman J Page, géologue de son état, paru dans la revue Energy & Environment, doi: 10.1177/0958305X16686488 et intitulé « The coming cooling : Usefully accurate climate forecasting for policymakers » aimablement communiqué par l’auteur qui est vivement remercié ici.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/03/28/crise-climatique-paroxysme-du-delire-4/

Illustration : Chasseurs dans la neige, Pieter Bruegel l’Ancien (1564)

Encore une remise en cause du changement climatique ?

Décidément, après ce réchauffement tant attendu qui n’arrive pas – depuis près de quinze ans – alors qu’il était prédit par les spécialistes avec moult modélisations toutes aussi alarmantes les unes que les autres, à les croire on allait tous griller proprement très bientôt, voilà qu’une équipe de scientifiques du globe, pas celui qu’on voit mais tout le globe, jusqu’à son noyau en fer et nickel semi-liquide, vient d’affirmer que les changements climatiques sont aussi des conséquences de très longs cycles prenant naissance très profondément dans le manteau, cette zone située sous la croute terrestre et mal connue. Il s’agirait de cycles de 60 à 120 millions d’années auxquels correspondraient des éruptions volcaniques et des coulées de basalte d’intensités telles que le climat s’en trouverait durablement modifié. La question à laquelle ces auteurs ne répondent pas clairement est l’imminence d’un tel cycle ou accroissement durable et notable de l’activité volcanique sur la planète, et à n’importe quel endroit de celle-ci avec l’apparition de nouveaux points chauds outre ceux bien connus comme Hawaï, la Réunion, l’Islande ou le Mont Erebus et quelques autres avec des remontées cycliques de magma des profondeurs du manteau. Naturellement de tels phénomènes cataclysmiques accroissent la teneur en acides et en gaz carbonique de l’atmosphère au point de modifier le climat drastiquement.

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Avec le CO2 d’origine humaine, à quel point les volcans contribuent-ils aux variations climatiques, et quelle est la part prévisible de ces deux facteurs dans le réchauffement futur (ou le refroidissement) rien n’est encore très clair. Le débat reste donc ouvert …

 

Source : New York University et Ottawa’s Carleton University. Illustration : nyu.edu