Vent de panique à l’IPCC !

 

Aux USA, certains Etats ont fait appel des décisions de la Maison-Blanche relatives au contrôle des émissions de CO2 auprès de la Cour Suprême considérant qu’Obama outrepasse l’esprit de la Constitution. C’est un premier pavé de taille jeté dans la mare des réchauffistes qui hantent les couloirs du Congrès et dictent leur loi auprès d’Obama, tout acquis aux thèses des éminents climatologues auto-proclamés de l’IPCC. Obama ne peut pas en tant que démocrate renier les thèses de son ami et prix Nobel Al Gore. On comprend que la politique du Président ne plaise pas aux industriels américains qui voient d’un très mauvais œil l’instauration de taxes sur le carbone. Il en est de même en Allemagne et en Espagne : c’en est fini des subventions à perte octroyées aux énergies alternatives. Il y a comme un vent de révolte qui souffle dans les moulins à vent …

L’IPCC, pour contrer cette sorte de fronde qui n’est en réalité qu’une sorte de prise de conscience malheureusement tardive de l’escroquerie de la théorie de l’effet de serre, tente in extremis de rectifier le tir. Comme le montre l’illustration ci-dessous, la température moyenne de la surface de la Terre n’évolue pas significativement depuis maintenant trente ans ! Pas vraiment d’argument pour chipoter entre 0,25 et 0,35 degrés compte tenu de la précision des mesures qui est de l’ordre de 0,25 degrés … Mais ces experts de l’IPCC sentant l’imminence d’une violente prise de conscience de leur farce organisée ont sorti de leur chapeau l’effet des volcans sur ce qu’ils considèrent comme une pause imprévue de l’évolution des températures.

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Si on va voir d’un peu plus près ce qui s’est passé lors des éruptions volcaniques passées, on constate que leurs effets ne se font sentir qu’au plus pendant trois années et ensuite tout redevient normal en termes de climat ou de températures. Par exemple on a pu relier les éruptions du Grimsvötn et du Laki à la pénurie alimentaire qui culmina en 1788 après plusieurs années « sans été » et fut l’élément déclencheur de la révolution française ou celle du Kuwae en 1452 qui précipita la chute de l’Empire de Constantinople pour les mêmes raisons. Mais les effets de ces éruptions cataclysmiques n’ont jamais été durables. Depuis que les « experts » de l’IPCC s’amusent sur de gros ordinateurs et leur font dire n’importe quoi il y a certes eu quelques éruptions volcaniques notoires. Les deux plus importantes ont été celle du Mont St. Helens en 1980 et celle du Pinatubo en 1991. L’éruption de l’Eyjafjallajökull en 2010 malgré les troubles occasionnés aux transports aériens reste anecdotique en termes d’émission d’oxydes de soufre et de cendres. A l’évidence, en examinant l’illustration ci-dessus, on ne constate pas de chute notoire de températures après l’éruption du Pinatubo, la plus importante depuis 1978, date à laquelle débute ce graphique.

Pourtant les « experts » viennent de publier un article, revu par des pairs c’est-à-dire d’autres experts de la même crèmerie, dans Nature, l’organe politique de l’IPCC. On peut lire dans le résumé, je cite : les températures ont montré un réchauffement plus lent depuis 1998. Les explications possibles incluent une variabilité interne du climat, des influences externes refroidissantes et des erreurs d’observation. Il faut tout de suite faire quelques remarques sur cette prose (voir le résumé en anglais en fin de billet, source : Nature) qui dénote une certaine panique dans les rangs des « experts ». Le réchauffement est plus lent, en dépit de l’accroissement constant des gaz à effet de serre. La variabilité climatique serait-elle une notion nouvelle pour ces « experts » ? Les influences externes refroidissantes ? On y arrive, ce sont les volcans, mais c’est bien sûr, il fallait trouver un moyen de se sortir de ce douloureux dilemme puisque tous les modèles informatiques sortis à grands frais (payés par les contribuables) des super-ordinateurs sont faux ! Mais tout de même, les « experts » se rattrapent in extremis en constatant qu’il est nécessaire de réaliser de meilleures observations et de plus amples études sur les aérosols volcaniques et représenter avec plus de précision ces observations dans les simulations des modèles climatiques. En d’autres termes, avec encore plus de crédits de recherche les « experts » incorporeront les effets des volcans dans leurs modélisations et ils arriveront peut-être à obtenir de meilleurs prévisions.

Comme les éruptions volcaniques sont imprévisibles comme d’ailleurs les tremblements de terre on se demande bien ce qui va sortir de ces ordinateurs géants puisqu’ils ne pourront jamais prédire l’imprévisible ! Ce qui est certain et toujours soigneusement ignoré des « experts » de l’IPCC est l’évolution de l’activité solaire. L’Office Météorologique Britannique a reconnu ouvertement en 2012 qu’il n’y aurait pas de réchauffement avant le début du prochain cycle solaire, c’est-à-dire après 2017, sans pour autant prendre en considération les travaux de deux éminents spécialistes des taches solaires, les Professeurs Habibullo Abdussamatov et Yuri Nagovitsyn, qui ont preuves à l’appui prédit que le cycle d’activité solaire 25 serait catastrophique et ressemblerait plutôt à ceux du minimum de Maunder qui dura près de 100 ans, entre 1650 et 1750, le minimum de Dalton (vers 1800) étant plutôt mieux fourni en termes d’énergie solaire parvenant à la Terre, c’est dire à quel point la situation est alarmante mais pas du tout comme l’entendent les « experts » de l’IPCC.

Comme l’indique l’illustration (Wikipedia et NASA) suivante, il faut remonter à 1906 (cycle 14) pour retrouver un aussi « maigre » cycle solaire que celui qui se termine (cycle 24) et ces deux cycles constituent le début et la fin du maximum moderne d’activité solaire.

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Ce n’est pas moi qui l’affirme ce sont les observations et elles seules qu’il faut prendre en compte ( http://www.leif.org/EOS/Locarno-S-G-Ratio.pdf ) et non des délires prédictifs sans valeur. Depuis le milieu des années 1990, le nombre de taches solaires a décru de manière continue pour atteindre seulement 50 % de la moyenne observée durant les années 1947-1995. Cette évolution est évident comme le montre la figure ci-après où on reconnaît le minimum de Dalton (1800-1820) aussi appelé « petit âge glaciaire » et la fin du minimum de Maunder vers 1700.

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Le cycle 24 qui est encore actuellement en phase descendante n’est pas représenté mais son amplitude est environ de moitié inférieure au précédent. S’il n’y a pas de souci à se faire quant au réchauffement il y a vraiment un gros problème à venir avec le refroidissement tel que le prédisent les deux physiciens que j’ai cité plus haut. Le nombre de taches solaires est une manifestation directe de la remontée d’énergie des profondeurs du soleil vers la photosphère or c’est ce phénomène qui commande directement l’intensité de l’énergie parvenant jusqu’à la Terre et le soit-disant réchauffement dû à l’activité humaine est négligeable, au plus 1,5 fraction sur 10000 de l’énergie solaire incidente (plus précisément 539/3850000, source Wikipedia). Mais si l’énergie solaire venait à varier de 1 pour 10000 – difficile de trouver des données précises sur ce dernier point – alors ce serait un nouvel âge glaciaire avec toutes les conséquences incalculables sur la planète entière.

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Naturellement Abdussamatov est politiquement incorrect et ses prédictions basées sur les données compilées de l’évolution des taches solaires dans le passé sont purement et simplement ignorées par les « experts » de l’IPCC alors qu’il avait déclaré en 2005 que, je cite : « nous nous acheminons inévitablement vers une baisse abrupte des températures et une période froide qui pourrait durer de 200 à 250 ans ». Cette déclaration a au moins le mérite d’être honnête mais jusqu’à quand les « experts » de l’IPCC continueront à faire semblant d’ignorer ces évidences, eux qui se sont « Lysenkoïsés » dans leurs errances devenues politiquement correctes en clamant que « le réchauffement climatique est un fait ».

Note : mes lecteurs curieux peuvent se plonger dans la lecture de cet article très intéressant qui établit un parallèle entre la situation actuelle de l’activité solaire et celle qui prévalut il y a 2465 ans (minimum observé aux alentours de 765 BC) avec l’évolution précédant le minimum de Maunder illustré par les figures 8 et 9 de cet article et effectivement le refroidissement risque d’être assez abrupt selon cette étude ! 

( http://www.aanda.org/articles/aa/full_html/2011/07/aa15843-10/aa15843-10.html )

Résumé paru dans Nature ( http://www.nature.com/ngeo/journal/vaop/ncurrent/full/ngeo2098.html#ref4) :

Despite continued growth in atmospheric levels of greenhouse gases, global mean surface and tropospheric temperatures have shown slower warming since 1998 than previously1, 2, 3, 4, 5. Possible explanations for the slow-down include internal climate variability3, 4, 6, 7, external cooling influences1, 2, 4, 8, 9, 10, 11 and observational errors12, 13. Several recent modelling studies have examined the contribution of early twenty-first-century volcanic eruptions1, 2, 4, 8 to the muted surface warming. Here we present a detailed analysis of the impact of recent volcanic forcing on tropospheric temperature, based on observations as well as climate model simulations. We identify statistically significant correlations between observations of stratospheric aerosol optical depth and satellite-based estimates of both tropospheric temperature and short-wave fluxes at the top of the atmosphere. We show that climate model simulations without the effects of early twenty-first-century volcanic eruptions overestimate the tropospheric warming observed since 1998. In two simulations with more realistic volcanic influences following the 1991 Pinatubo eruption, differences between simulated and observed tropospheric temperature trends over the period 1998 to 2012 are up to 15% smaller, with large uncertainties in the magnitude of the effect. To reduce these uncertainties, better observations of eruption-specific properties of volcanic aerosols are needed, as well as improved representation of these eruption-specific properties in climate model simulations.