De qui se moque-t-on ? 1 : le CO2

Un des résultats de la culpabilisation du CO2 comme élément perturbateur du climat a été l’avalanche d’études concernant le cycle du carbone sur la Terre. Le résultat obtenu est une connaissance très fine de ce cycle qui comprend quatre compartiments : le sol, les océans, les terres émergées et l’atmosphère. Oublions un instant la croute terrestre, elle-même le plus grand réservoir de carbone se répartissant entre les carbonates et une fraction négligeable de combustibles fossiles liquides, gazeux et solides, respectivement 100 millions de peta-grammes et seulement 10000 peta-grammes . Le deuxième compartiment est celui des océans avec 38000 peta-grammes. La couche superficielle des sols émergés où se trouve la végétation et toutes les plantes représentent le troisième grand réservoir de carbone avec 2000 peta-grammes et enfin l’atmosphère, le parent pauvre dans cette histoire mais étant pourtant l’objet de toutes les préoccupations de l’humanité ne représente qu’un infime compartiment avec péniblement 750 peta-grammes, autant que les premiers deux mètres d’eau océanique ! Toutes ces données figurent dans l’illustration ci-dessous issue d’un article de Clyde Spencer paru sur le site d’Antony Watts :

Intéressons-nous maintenant aux flux entre ces divers compartiments. Mis à part l’échange permanent au niveau des océans entre CO2 gazeux atmosphérique et CO2 dissous dans l’eau, en faveur d’une dissolution de ce gaz dans l’océan, les flux les plus importants sont d’une part la séquestration du CO2 lors des processus de photosynthèse dans les plantes et dans le phytoplancton et la respiration des sols, micro-faune, bactéries et champignons, et la respiration des végétaux. Comme je l’ai mentionné à de multiples reprises sur ce blog la respiration des êtres humains, des animaux d’élevage et des animaux sauvages est négligeable dans ce flux. Les processus de respiration des sols et de la couverture végétale représentent 15 fois plus que toutes les émissions de carbone provenant de l’activité humaine. Et pourtant ces 7,7 peta-grammes comparés aux 117 peta-grammes que représentent tous les processus de respiration naturelle des plantes et des sols a focalisé toutes les attentions au plus haut niveau des décideurs politiques. La seule séquestration par les océans du CO2 total présent dans l’atmosphère est 11 fois supérieure à toutes les émissions de ce même gaz en raison de l’activité humaine. Voici le bilan dressé par Clyde Spencer :

C’est donc très clair : la contribution humaine dans le pool de CO2 global produit n’est que de 4 %. Le souci avec cette estimation est que la production « anthropogénique » de CO2 inclut également les feux de forêt ce qui est loin d’être prouvé car il y a aussi des feux de forêt spontanés provoqués par des coups de foudre. En excluant cette figure il ne reste plus que 3 % de contribution humaine dans ce bilan. On voudrait donc faire croire aux populations qu’il est impératif et urgent de réduire les émissions de carbone d’origine humaine de 10, 15, 20 %, voire plus, pour sauver le climat mais ces diminutions au prix d’efforts économiques et sociaux insurmontables ne représenteront jamais que 0,3 ou au plus 0,6 % du flux total de carbone émis sur la totalité de la planète. De tels objectifs ne sont même pas observables par les spectromètres infra-rouges d’Hawaii. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la chute de l’activité économique mondiale au cours de l’année 2020 n’a eu aucun effet sur cette teneur en CO2 de l’atmosphère. Le climat a-t-il réagi à ce changement ? Non. L’exposé de Spencer prouve donc indirectement que le CO2 n’a aucun effet sur le climat, s’il était encore nécessaire d’apporter des preuves supplémentaires à ce sujet. Pour conclure les organisations internationales qui veulent réformer le monde et le mode de vie des êtres humains se moquent de nous. Tous leurs arguments sont adossés à des affirmations fausses. On vit aujourd’hui dans un monde où le mensonge a remplacé la science … Comme le disait Steve Koonin dans son ouvrage et dans ses exposés sur les plateaux télévisuels : rien n’est encore établi en ce qui concerne cette histoire de climat.

Le gaz carbonique (CO2) est l’aliment universel du monde entier

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Le corps humain est composé de 69 % d’eau, de protéines et de graisses à hauteur de 20 % et d’environ 10 % de composés minéraux dont du calcium, du potassium et du phosphore. Ces 20 % sont des composés carbonés. Mais d’où vient tout ce carbone ? Telle est la question.

Regarder un enfant grandir, c’est voir le dioxyde de carbone en action. Les plantes transforment le CO2 en nourriture et le phytoplancton fournit des aliments aux poissons, nourriture et poissons que nous mangeons pour vivre et grandir. « Vous ne pouvez pas vivre en direct » est un dicton courant, mais c’est exactement ce que nous faisons : nous vivons du CO2 de l’air et d’eau.

Peu de gens ont conscience de ce fait étonnant, à savoir que le CO2 dans l’air est l’approvisionnement alimentaire mondial. Nos viandes, fruits et légumes, ainsi que nos bonbons et nos glaces, notre lait et notre vin, sont presque entièrement constitués de dioxyde de carbone et d’eau. Il y a aussi un peu d’azote pour fabriquer des protéines, plus tout un tas d’oligo-éléments et de vitamines, mais vous et moi sommes essentiellement composés de H2O et de CO2 retraités.

Nous devrions être très reconnaissants que cet approvisionnement alimentaire en CO2 augmente chaque année, ainsi que le nombre de bouches affamées. Au lieu de cela, les alarmistes du climat veulent le réduire, soi-disant pour améliorer le temps. C’est vraiment stupide. Le dioxyde de carbone nourrit le monde, encore plus chaque année. La dernière chose que nous voulons faire est de réduire l’approvisionnement alimentaire mondial.

La chimie est complexe mais les faits sont simples (et quasiment miraculeux). Les plantes utilisent l’énergie du soleil pour transformer le CO2 et l’eau en leur nourriture. Elles vivent et grandissent avec cette nourriture, tout comme nous. Les animaux mangent les plantes et les uns les autres, puis nous mangeons les deux. Ainsi, nous vivons tous de dioxyde de carbone transformé. Ce n’est pas un hasard si nous expirons de l’eau et du dioxyde de carbone. Nous achevons simplement ce que l’on appelle le cycle du carbone lorsque nous faisons cela. Notre corps utilise une partie de la nourriture à base de CO2 pour l’énergie dont il a besoin pour vivre, ce qui ramène le dioxyde de carbone et l’eau à leur forme d’origine. Tous les êtres vivants existent de cette façon.

Cycle du carbone : CO2 (+ eau) en entrée – -> Vie –> CO2 (+ eau) en sortie. La vie est un miracle basé sur le CO2.

Que presque personne ne connaisse ce miracle est véritablement tragique. J’ai vu des leçons pour les écoliers qui enseignent réellement le cycle du carbone sans mentionner le dioxyde de carbone. Ils parlent comme si les plantes tiraient leur nourriture du sol et non de l’air. Pire encore, le CO2 est diabolisé en tant que polluant atmosphérique. L’approvisionnement alimentaire mondial ne peut pas être la pollution : c’est complètement stupide ! Pour corriger cette ignorance, il serait peut-être utile d’étiqueter nos aliments en mentionnant la quantité de dioxyde de carbone qu’ils contiennent. Nous les étiquetons déjà pour les calories, les graisses, les vitamines et autres. Les gens devraient savoir quelle quantité de CO2 ils consomment chaque jour et en être reconnaissants. L’eau est abondante dans la plupart des endroits, mais le dioxyde de carbone est rare partout. Pour chaque million de molécules d’air, azote et oxygène, environ 400 seulement sont du CO2. Que les plantes puissent réellement trouver et consommer ces molécules rares est étonnant en soi. Que toute vie se nourrit finalement de ces molécules rares est encore plus étonnant.

Il y a cent ans, il y avait moins de 300 molécules par million, mais heureusement, ce nombre a augmenté régulièrement. La productivité des plantes a augmenté en conséquence, contribuant à nourrir notre population croissante. C’est ce qu’on appelle le verdissement de la planète Terre. Les alarmistes climatiques demandent aux gens de calculer leur soi-disant « empreinte carbone », c’est-à-dire la quantité de CO2 qu’ils génèrent. Tout le monde devrait être fier de son empreinte carbone : elle aide à nourrir le monde. Augmentez votre empreinte carbone, ne la réduisez pas !

Article de David Wojick, Ph.D., analyste indépendant travaillant à l’intersection de la science, de la technologie et de la politique.