Réchauffement ou refroidissement, CO2 ou pas CO2 ?

À l’issue de la crise coronavirale la propagande climatique resurgit de plus belle. L’explication de ce phénomène réside dans le fait qu’il faut maintenir les populations dans un état de sidération afin de mieux les manipuler et de leur imposer des mesures d’économie de carbone qui au final les mettront définitivement à genoux. Mais qu’en est-il au juste ? Toutes les études scientifiques sérieuses sont pourtant disponibles et elles prouvent largement que la toxicité du CO2 pour le climat est un leurre. Il existe donc des puissances de l’ombre, les Américains parlent de « Deep State », dont l’agenda est de prendre le contrôle de la planète et tous les moyens sont bons pour y parvenir, quitte à mentir honteusement. La mise en place des critères ESG, supposés contribuer à une maîtrise des émissions de CO2, vont entraver les investissements et ainsi réduire l’activité économique.

Revenons donc d’abord sur la relation entre la température et le CO2. Le « consensus » affirme que le CO2 réchauffe la planète et qu’il faudra donc se serrer la ceinture si on veut sauver le monde. Les carottages glaciaires démentent frontalement cette affirmation mensongère. Pour s’en convaincre il faut examiner le graphique ci-dessous provenant des résultats des analyses des carottes glaciaires réalisées sur le site Vostok dans l’Antarctique :

Les données ayant permis de réaliser ce graphique ont été collectées par J.-R. Petit et collaborateurs et ont fait l’objet d’une publication dans la revue Nature en 1999. Elles mettent en évidence l’influence des cycles de Milankovitch sur l’alternance des glaciations et des périodes interglaciaires, d’une part, mais également le fait que l’augmentation du CO2 atmosphérique suit invariablement l’augmentation des températures, d’autre part. Il existe deux durées pour cette latence : la première est de l’ordre de 5000 à 7000 ans, en d’autres termes l’augmentation des températures est suivie d’une augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique en raison de la formidable inertie thermique des océans qui est 100 fois plus importante que l’inertie thermique de l’atmosphère. On peut dire aussi que le réchauffement à l’issue d’une période glaciaire est tellement brutal que les océans n’ont pas assez de temps pour s’adapter à ces nouvelles conditions climatiques. Vous pouvez retrouver cette figure et la légende qui l’accompagne dans la publication suivante en accès libre à la page 100 : https://doi.org/10.5194/hgss-12-97-2021 .

Le premier fait évident est que les conditions climatiques favorables, celles dont on profite depuis une quinzaine de milliers d’années, paraissent incroyablement courtes, du moins à des latitudes de plus de 60 degrés au nord comme au sud de la Terre, les régions inter-tropicales ne ressentant que modérément ce cycle glaciaire-interglaciaire. À ce propos clamer que cette zone intertropicale se désertifierait en cas de réchauffement incontrôlable d’origine humaine est une totale ineptie. Seule le régime des moussons sera localement perturbé. Pour preuve, il y a une dizaine de milliers d’années la température moyenne était de 2,5 degrés supérieure à celle d’aujourd’hui et le désert du Sahara était devenu une grande région verdoyante avec des lacs et des rivières …

Une analyse plus fine des données recueillies par les carottages glaciaires de Vostok a montré également que ce phénomène de latence entre augmentation des températures et teneur en CO2 atmosphérique existait plus discrètement. En effet, la période interglaciaire n’est pas une décroissance continue des températures depuis un maximum vers un minimum mais cette décroissance est soumise à des cycles de durée plus courte encore partiellement expliqués, la plupart dépendant des variations de l’activité solaire. Mais il ressort qu’un « réchauffement ponctuel » de quelques centaines d’années est invariablement suivi d’une augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique ayant lieu 1300 +/- 1000 ans après. Cette grande incertitude est liée à la finesse de la chronologie construite lors de l’analyse des carottes glaciaires qui présente des limites incontournables. Ce résultat pourrait expliquer l’augmentation actuelle de la teneur en CO2 de l’atmosphère qui suit d’environ 1000 ans l’optimum climatique médiéval. L’incertitude étant trop élevée l’autre candidat pour expliquer cette augmentation de la teneur en gaz carbonique serait plutôt l’optimum climatique de l’Holocène qui eut lieu entre 9000 et 5000 ans avant l’ère commune. Les températures moyennes étaient en effet de 2 à 3 degrés plus élevées qu’aujourd’hui. Et si ces deux phénomènes étaient en coïncidence (je confie à des paléoclimatologues chevronnés cette hypothèse) alors ce dont on assiste au niveau de cette augmentation du CO2 atmosphérique serait un phénomène « naturel » et n’aurait rien à voir avec l’activité humaine.

Pour conclure ces réflexions affirmer que le CO2 a un effet direct sur le climat c’est oublier que le réservoir océanique de ce gaz est considérable et que les océans, dès qu’une variation des températures apparaît, vont avoir tendance à dégazer au niveau des couches superficielles, cette latence de 1000 ans, et les circulations dites thermoclines des eaux océaniques conduisent à cette latence de 5000 à 7000 ans. Nous sommes aujourd’hui au début d’une période interglaciaire depuis maintenant 20000 ans, on a donc déjà parcouru un cinquième du chemin vers une nouvelle glaciation et quoique l’homme puisse faire le climat va se refroidir inexorablement conformément aux cycles de Milankovitch et aux variations cycliques de l’activité solaire. Énoncé autrement, l’humanité a peut-être déjà mangé son pain blanc et – CO2 ou pas CO2 – la Terre va inévitablement se refroidir, peut-être plus vite qu’on ne l’imagine. Suite de cette histoire dans un prochain billet.