France : la prochaine crise lui sera fatale

France : la prochaine crise lui sera fatale

OPINION. Les Paradise Papers ont soi-disant démontré, dans des pays à consonance marxiste comme la France, l’immoralité de l’optimisation fiscale internationale, ce qui est pourtant légal, juge Didier Maurin, directeur de Katleya Gestion. On peut avoir un autre point de vue de l’optimisation fiscale, à savoir que l’immoralité provient d’Etats racketteurs qui asphyxient l’économie via leurs prélèvements obligatoires, et qui tuent des entreprises tout en étant constamment en déficit.

Trente-cinq ans de socialisme

Mieux. On peut tout aussi bien considérer que les paradis fiscaux sont des Etats à fiscalité normale qui favorisent le développement d’entreprises, l’emploi et la croissance, là où les enfers fiscaux laminent leur économie.

Comme le disait Nietzsche, « c’est par la morale que les faibles tenteront de l’emporter sur les forts ». Or, il est bien évident que la France appartient nettement à la première catégorie. Pas moins de trente-cinq ans de socialisme ont beaucoup fragilisé ce pays, car les enfers fiscaux n’attirent pas les capitaux et les entreprises, les faisant fuir sous des cieux plus cléments, car, n’oublions pas, comme le disait Montaigne, que «la richesse est une vertu», en rappelant que tout impôt doit être répercuté dans le prix de n’importe quel produit, et que si vos concurrents internationaux sont moins taxés que vous, ils n’auront aucun mal à vous prendre le marché tout en vendant moins cher, ce qui ne les empêchera pas, bien au contraire, de s’enrichir.

Mais bien d’autres erreurs ont été commises par la France, car les marxistes et leurs théories n’ont jamais de cesse en matière de créativité! Ils ont notamment donné de très nombreux pouvoirs aux salariés face aux employeurs, et, s’il est bien évident que les employés doivent être protégés, les coûts générés par les PME devant les tribunaux prud’homaux, sans oublier les nombreuses tracasseries administratives, en ont découragé plus d’un. Ce qui explique le taux de chômage élevé.

L’immobilier pénalisé par la fiscalité

J’avoue avoir souvent entendu, dans la bouche de chefs d’entreprise français qui étaient pourtant bien intentionnés, la phrase «Pas question d’embaucher, car nous ne sommes pas là pour risquer de perdre le bénéfice d’une année tout en travaillant 60 heures par semaine, alors, qu’ils gardent leurs chômeurs!» Même l’immobilier a été très sévèrement chahuté, là encore par une fiscalité élevée mais aussi parce que certains ministres, telle Cécile Duflot, ont donné tout pouvoir en leur temps aux locataires face aux propriétaires, ce qui a multiplié les impayés et les dégradations intérieures d’appartements.

D’une façon générale, en France, le poids du secteur public et son nombre de fonctionnaires restent trop élevés, avec le constat affligeant, comme le disent de nombreux économistes, que les dépenses de cet Etat vont continuer à augmenter alors même que ce pays connaît une dette officielle de plus de 2100 milliards d’euros! La plupart des nations arrivent généralement à réduire leurs déficits, mais la France ne peut pas baisser sa dépense publique, paraît-il, certaines réductions de coûts n’étant soi-disant pas réalisables par l’Etat français!

Mais que va-t-il se produire lors de la prochaine crise internationale, à laquelle se préparent en ce moment même politiciens, économistes et autres présidents de banques centrales? En effet, tant que rien de particulièrement grave ne survient, le système peut continuer à survivre de lui-même, mais il faut se rappeler que la dernière crise mondiale des «subprime» de 2007-2008 remonte déjà à dix ans, et qu’avec tous nos Etats surendettés (Etats-Unis, Europe, Chine, Japon) et une situation géopolitique plutôt hasardeuse (Corée du Nord, les décisions de Trump, le risque d’embrasement au Proche-Orient, etc.) les sables mouvants sont devant nous, avec un «effet domino» toujours possible, où la faillite d’une banque ou d’un Etat entraîne celle d’un autre et ainsi de suite…

La prochaine crise de la France

Qu’arrivera-t-il alors à la France, elle qui peut aujourd’hui faire le constat d’un déficit public énorme, d’un nombre de chômeurs élevé, et d’une géographie pauvre en matière d’entreprises prospères tout en étant non compétitive dans la mondialisation? Dans le cas le plus probable, une grave crise sociale et politique surviendra. Rappelons que le Parlement européen et le gouvernement français ont prévu des textes de loi tels que la directive bancaire européenne BRRD ou la loi Sapin II pour pouvoir prélever dans l’épargne bancaire et les contrats d’assurance vie de leurs ressortissants pour financer toute crise, l’Etat n’en ayant plus les moyens.

Demain, vraisemblablement et malgré ce qu’elles affirment, les banques centrales feront appel à la «planche à billets» pour imprimer des centaines de milliards pour juguler une crise, ce qui fera perdre beaucoup de valeur à leur monnaie et, pouvant même renforcer la crise économique elle-même, risquera de provoquer un krach boursier et de nombreuses faillites d’entreprises tout en faisant flamber l’or.

Naturellement, et l’histoire de l’humanité le prouve souvent, l’extrême droite et l’extrême gauche se portent souvent assez bien dans ce genre de situations, appelant à des révoltes qui peuvent devenir incontrôlables. C’est vraisemblablement ce qui surviendra, car la profitabilité de l’économie d’un pays ressemble souvent à ce parachute fort utile lorsque tout le monde tombe! La France, elle, par contre, malgré sa riche histoire et son art de vivre si raffiné, semble économiquement lestée de pierres…

Source : AFP / 22 janvier 2018 19h25

Le Pew Research Institute fait aussi de la propagande

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C’est une enquète du Pew Research Center qui vaut ce qu’on veut bien lui attribuer comme valeur : qu’est-ce qui nous fait le plus peur ? Il ressort que ce qui préoccupe le plus l’homme de la rue (et la femme, qu’on ne m’accuse pas de machisme, ce n’est qu’une expression car j’aurais pu aussi écrire bipède) est le terrorisme symbolisé par l’organisation ISIS. C’est normal, tous les pays complices des Américains dans leurs exactions et leurs destructions de pays qui selon eux menacent leur sécurité, sont concernés par des risques d’attentats sur leur sol. Qu’est-ce que nos gouvernants sont allés faire dans cette galère ? pourraient se dire très justement ces « hommes de la rue ». Quand et pourquoi Assad, Saddam Hussein et Khadaffi auraient-ils menacé de massacrer les enfants de nos écoles ? Avant le 11 septembre il n’y avait pas de menaces terroristes en Europe si mes souvenirs sont exacts, mais peut-être que ma mémoire me fait défaut … Certes, il y eut des anarchistes, des gauchistes et des indépendantistes en Allemagne, en Italie, en Espagne, mais ils ont fini par déposer les armes. Le terrorisme salafiste est motivé par un but précis, appliquer la charia dans ces pays de mécréants qui forment le coeur de la civilisation européenne. Il s’agit d’une nouvelle forme de guerre de religion que nos ancêtres ont connu. Le fanatisme fait partie de la nature humaine et il sera difficile de l’éradiquer.

La deuxième préoccupation, toujours selon le Pew Institute est le changement climatique : 61 % des personnes interrogées se sentent concernées par ce grave ( ? ) problème qui importe à la planète entière. La propagande mondialisée a bien fait son travail et nous sommes tous endoctrinés, depuis l’école primaire, par le « problème du climat » qui nous concerne tous. Nous consommons trop, nous faisons trop d’enfants (surtout les Africains), nous gaspillons, nous ne respectons plus rien, nous polluons, bref, nous détruisons la planète et son climat. La peur et la culpabilisation sont deux denrées commerciales qui se sont toujours bien vendues, songez aux trésors entreposés dans les caves du Vatican. Dans les années 1950 des promoteurs immobiliers ont fait fortune en vendant des abris anti-atomiques. Aujourd’hui, des entreprises à peine plus scrupuleuses font fortune en installant des moulins à vent qui ne servent pratiquement à rien sinon à tuer des millions d’oiseaux migrateurs ou sédentaires, diurnes ou nocturnes, et on accuse le changement climatique de provoquer la disparition des moineaux dans les grandes villes d’Europe, ben voyons ! Ce qu’il y a de plus insupportable dans cette propagande climatique qui ne repose sur aucune justification scientifique c’est son relent malthusien écoeurant.

Viennent ensuite les cyber-attaques et les risque de l’économie globalisée. L’enquète du Pew a été démocratiquement organisée, du moins espérons-le. Pour ma part je classerais les risques économiques et financiers en première place. L’endettement généralisé, les taux d’intérêts proches de zéro voire négatifs, du jamais vu dans l’histoire de l’humanité, ce sont deux facteurs qui devraient être bien plus effrayants que le terrorisme ou le climat. L’homme de la rue ne comprend rien à l’économie ni moi non plus mais force est de constater qu’imprimer des billets de banque qui ne reposent sur aucun actif tangible paraît tellement artificiel qu’il va bien un jour falloir revenir à la case départ et la crise économique qui s’ensuivra sera bien pire que le terrorisme ou le climat. Quant aux cyber-attaques, il serait assez désastreux qu’elles ciblent les robots boursiers car elles précipiteraient cette crise inéluctable et en tous points catastrophique que nous allons tous vivre et dont l’imminence n’échappe plus à personne.

Ensuite c’est un peu du grand n’importe quoi, les réfugiés et l’influence géopolitique des trois grandes puissances, USA, Russie et Chine. Le problème des réfugiés du Moyen-Orient et d’Afrique qui affecte principalement les pays européens a été provoqué par les interventions armées des USA et de l’OTAN. Nous devons nous en prendre qu’à nous-mêmes. Si les politiciens étaient honnêtes avec les citoyens dont ils ont la charge ils auraient du demander aux populations leur avis par une consultation populaire comme aimait le faire le Général de Gaulle, mais c’est devenu un petit entrefilet dans les livres d’histoire car ces politiciens méprisent leur peuple, c’est évident. Enfin l’influence des trois Grands sur la géopolitique est un jeu à trois joueurs : l’un des trois sera nécessairement perdant selon les alliances qu’ils décideront d’établir entre eux.

Je pense que l’avenir est déjà arrêté : ce sera la chute de l’empire américain à la faveur d’une crise économique infiniment plus profonde que celle de 1929 ou beaucoup plus banalement d’une nouvelle guerre civile américaine entre les pauvres, les très pauvres, et les riches, les très riches, la crise économique qui se profile provoquant alors cette guerre civile. La structure de la société américaine a atteint un tel degré de caricature qu’elle n’a plus d’avenir quand on sait que près de 100 millons de personnes ont à peine de quoi se nourrir et que quelques centaines de personnes accaparent 98 % des richesses du pays. Pour moi, le problème mondial numéro un, mais le Pew Institute s’est bien gardé de le mettre en évidence, c’est les USA, chez eux et dans le monde entier.

Source et illustration : assets.pewresearch.org paru le 1er août 2017

Quand le pape se mêle de climat ça fait nerveux les écolo-malthusiens

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Le pape a récupéré l’Eglise de Scientologie Climatique à son profit parce qu’après tout le mouvement des planètes a été une préoccupation première de l’Eglise de Rome pendant des siècles. De là à s’approprier la « crise » climatique, ce sont les propres termes du pape dans sa récente encyclique, il n’y avait donc qu’un tout petit pas à franchir et c’est maintenant chose faite. Cette « crise » climatique est devenue une préoccupation centrale du Vatican. Mais il y a un gros problème pour les activistes pseudo-scientifiques, ces 97,5 % de « savants » qui n’admettent plus que qui que ce soit les contredise au sujet de la crise climatique, un peu, beaucoup, comme du temps de l’Inquisition. Le pape est passé à côté de la préoccupation essentielle : une nécessaire limitation autoritaire des naissances, la seule solution décente et envisageable dans l’urgence pour ne pas tous griller comme des toasts à brève échéance (dixit Christine Lagarde à Davos).

Quand on parle de cul, de capotes anglaises, de pilules ou d’avortement le Vatican s’énerve, s’émeut, devient nerveux et répand de l’eau bénite (à défaut de sperme) et des bénédictions pour calmer les esprits. Pas question de limiter les naissances, c’est écrit dans les Évangiles « copulez et multipliez pour la plus grande gloire de dieu » !

La récente encyclique ne s’adresse pas seulement aux catholiques mais à tous les peuples de la Terre et c’est là la grande différence, du jamais vu, qui énerve les climatologues politiques. Qu’est-ce que le pape est allé faire dans les affaires de l’IPCC ? Il s’agit pour beaucoup d’une résurgence de l’obscurantisme qui a caractérisé l’Église catholique pendant presque deux millénaires. De quel droit le pape se permet-il de donner des leçons de morale et de bonne conduite non seulement aux adeptes de la crise climatique mais également aux sceptiques !

Pour les alarmistes, la situation est limpide comme le dit clairement Paul Ehrlich du Stanford Woods Institute for Environment dans un commentaire paru ce 24 septembre dans le journal Nature Climate Change (voir le lien), journal scientifique à propos duquel j’ai déjà dit beaucoup de bien dans ce blog : « C’est clair comme du cristal. Quiconque est préoccupé par l’état de la planète et l’économie globale ne peut éviter de mentionner la population ». On est désormais informé, pour cet activiste malthusien de longue date qu’est Ehrlich – il avait mis en garde le gouvernement américain à propos des dangers de la surpopulation planétaire il y a plus de 50 ans – le pape a commis une erreur fondamentale (qui le damnerait jusqu’à la fin des temps) en ne mentionnant aucunement la nécessité pour maitriser la crise climatique d’établir à l’échelle mondiale un contrôle strict des naissances.

Selon les Nations-Unies, encore le « machin », la population atteindrait 9,7 milliards d’individus en 2050. Cette estimation n’est issue que d’un modèle (comme pour le climat) mais pour les scientifiques main-stream de la crise climatique, avec la « crise » de la surpopulation conjuguées, ce sera un cocktail assurément explosif. Il faut donc que le Vatican revoie sa copie et autorise – et même encourage – pour le bien de la planète le contrôle des naissances au risque de perdre toute crédibilité.

On est donc maintenant au fait des agissements des écologistes, ils ne se voilent même plus la face, ils ont abandonné toute pudeur et tout respect pour les trois cinquièmes de l’humanité alors que le pape mentionnait dans son encyclique qu’il ne fallait pas oublier les pauvres de ce monde. Au final le pape a frappé un coup dans l’eau et c’est tant mieux pour les écolo-malthusiens : l’Eglise Catholique n’a rien à voir avec le climat, à chacun son truc …

Illustration et lien Nature : http://www.nature.com/articles/nclimate2799.epd

Note : l’illustration est naturellement un des effets néfastes du changement climatique, ça s’appelle ici du « cherry-picking » caractérisé de photo choc. La science climatique c’est aussi ça …

Réflexions sur le prix du pétrole

 

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Un de mes plus fidèles lecteurs m’a communiqué cet article intéressant (voir le lien en fin de billet) sur les causes de la crise économique de 2008 dont on est toujours pas sorti, en particulier en Europe où le spectre de la stagnation/déflation menace. Thierry Denoël a titré son article : « L’origine de la crise n’est pas bancaire, elle est énergétique ». J’aurais, pour être plus précis, modifié ce titre en le réécrivant ainsi: l’origine de la crise n’est pas que bancaire, elle est aussi énergétique, juste pour apporter une petite nuance. Il est vrai que les banques, en titrisant les créances immobilières qu’elles savaient complètement pourries ont joué à la roulette et comme chacun sait c’est toujours le casino qui gagne. Elles ont perdu gros et les contribuables aussi mais on a un peu trop tendance à l’oublier. Bref, la finance débridée des années 2000 a tout de même joué son rôle dans cette crise qui n’en finit pas.

Si le baril de pétrole avait atteint en août 2008 les 147 dollars le baril, ce n’était pas en raison de la rareté du produit mais d’une demande effrénée favorisée par l’abondance de liquidités qui dopaient artificiellement l’ensemble de l’économie et en particulier le bâtiment, cas des USA et de l’Espagne notamment mais aussi de la Grèce ou de Chypre et encore du Portugal, il ne faut pas l’oublier.

Ce que l’on constate avec un certain effroi c’est que le prix du baril s’est maintenu depuis à un niveau élevé, pour preuve le baril de Brent se négocie aujourd’hui 20 février sur le marché spot à 110,59 dollars le baril, seulement 37 dollars de moins qu’au plus haut de 2008. Pour les deux économistes néerlandais Oskar Slingerland et Maarten Van Mourik il ne faut pas chercher plus loin, le prix de l’énergie fait que la crise est apparue et qu’elle perdure. Selon ces économistes, le fait que le prix du pétrole soit élevé a eu pour conséquence favorable le développement du fracking qui laisse entrevoir un espoir à court terme, mais pour eux le pétrole pas cher, c’est fini ! Et par voie de conséquence, on va inévitablement traverser crises après crises tant que le prix du pétrole ne diminuera pas. Or comme cet espoir est vain puisque, par exemple, l’exploitation profonde off-shore n’est rentable que si le baril se situe autour de 75 dollars, les pays occidentaux et les autres sont condamnés à un marasme économique durable.

Comme pour ajouter une cerise indigeste sur le gâteau, le développement des énergies dites renouvelables, imprévisibles donc très difficiles à gérer et de surcroit coûteuses, renchérit artificiellement le prix de l’électricité, ce qui n’est pas du tout pour arranger la situation. En effet, le coût des investissements dans les énergies alternatives se répercute directement sur le prix du kWh, d’une part, sur les impôts acquittés par les contribuables riches ou pauvres ainsi que par les entreprises, et plus grave encore sur le prix des denrées alimentaires de base en ce qui concerne l’effet indirect des biocarburants. Non seulement ces options politiques sans aucun bénéfice sur le plan énergétique freinent toute reprise économique mais ont conduit à des troubles sociaux graves comme les « printemps arabes » dont la cause primaire était le renchérissement des denrées alimentaires.

Il n’y a aucune raison pour que le prix du baril de pétrole baisse même si les USA, le première économie du monde, sont sur le point de devenir indépendants des pays du Proche-Orient en matière d’approvisionnement en pétrole car toute tendance baissière sera immédiatement corrigée par les pays de l’OPEP, drogués par cette manne qu’ils ne veulent à aucun prix voir diminuée.

Les pays de l’OCDE et en particulier l’Union européenne sont donc condamnés à une stagnation voire, pire, à une stagflation en raison de ce renchérissement du coût de l’énergie. Certes, les pragmatiques Anglais ont relancé leur programme nucléaire et initié le fracking au Pays de Galles au grand dam du Prince du même nom, fervent écologiste, mais cela suffira à peine pour maintenir une croissance timide au Royaume-Uni. Quant aux autres pays européens, la récession qui les attend, y compris l’Allemagne, n’est que le résultat combiné du prix du pétrole sur lequel sont indexés les gaz russe et algérien ou encore qatari et des errements idéologiques des écolos. Sombre avenir !

Billet inspiré et illustration de : http://www.levif.be/info/actualite/economie/l-origine-de-la-crise-n-est-pas-bancaire-elle-est-energetique/article-4000530164530.htm

Qui ment à qui (au sujet du chômage)

C’est un fait bien connu, l’emploi intérimaire géré non pas par des clowns abrutis de bières, de pop-corn et de slogans marxistes, suivez mon regard, est une sorte de prévision comme l’est le Baltic Dry Index dont j’ai à plusieurs reprises montré la dangerosité de sa courbe descendante qui a atteint le plus bas depuis les deux crises qui ont secoué l’économie mondiale, je veux parler de la bulle informatique de 2001 et de la crise des sub-primes de 2009. Comme moi vous pourrez constater que le coût du fret maritime n’est pas prêt de remonter et pour cause, la Chine entre dans une crise bancaire sans précédent du fait de la corruption institutionnalisée et tolérée par le parti communiste-léniniste au pouvoir sous forme de ce que les anglo-saxons appellent le « shadow banking » en quelque sorte une d’escroquerie « en bande organisée » pour reprendre une expression soudain à la mode en France. Mais la Chine, c’est la deuxième puissance commerciale du monde avec 1,3 milliard d’habitants (dix fois plus que le Japon, son premier partenaire commercial) et ses 60 millions d’affidés et encartés au parti, tous aussi corrompus les uns que les autres. Si on divise par vingt on retrouve la France tout aussi corrompue que la Chine. Les statistiques y sont trafiquées (comme en Chine), les ministres et autres politiciens se gardent bien de dévoiler l’état plus qu’inquiétant des finances (comme en Chine), et le chômage est pudiquement considéré comme une erreur conjoncturelle, comme en Chine. Sauf que les socialistes marxistes au pouvoir en France sont à la tête d’un pays démocratique (jusqu’à preuve du contraire si l’on considère les dérives sectaires de la justice en ce moment) et qui fait partie d’un ensemble plus ou moins cohérent qu’est l’Union Européenne. Mentir comme le fait Hollande, ça pourrait passer presque inaperçu en Chine puisque le parti communiste a tous les pouvoirs, mais en France, le pays de l’égalité, de la liberté et des droits de l’homme, ça finira par ne plus être supporté par la population. Mentir sur les chiffres du chômage, grossièrement, alors que les statistiques des sociétés d’intérim apportent la preuve du contraire, c’est se conforter encore une fois dans l’illusion idéologique. Comme le répète à longueur de billets sur son blog, H16 a définitivement raison, ce pays est foutu, il est dans le déni de la réalité …

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Evolution du BDI, c’est comme l’emploi intérimaire, la chute !

Critique cinématographique et digression politique (« Le Président » d’Henri Verneuil)

J’ai revu hier « Le Président » d’Henri Verneuil avec Gabin dans le premier rôle. Ce film date de 1961 mais il est d’une actualité incroyable et redoutable par les temps troublés que traverse la France. Certes le régime de l’époque était encore la IVe République avec ses magouilles politico-politiciennes à rebondissements, une crise, des syndicats, toujours eux ou plutôt déjà eux, de l’inflation et des projets d’union monétaire et commerciale. L’histoire est donc intemporelle et toute ressemblance avec des personnages passés ou présents (en 1961) serait pure coïncidence … Pourtant on retrouve dans ce film un condensé de ce qu’est la politique actuelle avec un Bernard Blier ressemblant étrangement à François Hollande. En quelque sorte un film de politique fiction 50 ans avant les événements d’aujourd’hui. Le renoncement de dernière minute de Blier au poste de président du Conseil pourrait présager d’une prochaine démission de Hollande suivie d’élections générales. Pourquoi pas ? Eclaboussé par l’affaire Cahuzac – il savait  comme Moscovici et d’autres – le Président français devrait présenter sa démission : il ne se remettra jamais de cette grave bavure, pour employer un mot bisoudoux. Pressé par les syndicats marxistes-léninistes d’un côté avec Mélenchon en tête des tribuns populistes, acculé par les marchés qui vont dégrader la dette française sans tarder, lâché par Merkel qui ne lui a pas pardonné sa légèreté lors des premiers mois de son mandat et qui s’est rapprochée de Cameron plus fiable à son avis, Hollande est isolé et pris en tenaille entre des pays du nord de l’Europe qui ont effectué leurs réformes structurelles dans la souffrance et des pays du club Med qui tardent à se réformer, empêtrés par des scandales (Espagne) ou sans gouvernance (Italie) ou encore au bord de la faillite (Portugal et Slovénie sans parler de la Grèce ou de Chypre). En France les réformes attendront la grande crise, inévitable maintenant, parce qu’il est impossible de mettre au pas les syndicats, ceux du « toujours plus » et des « acquis sociaux », il semble impossible de réduire les dépenses de l’Etat et la pression fiscale est devenue telle qu’elle en est décourageante. Les Français sont découragés, ils n’attendent plus rien de l’avenir sinon une nouvelle révolution pour virer non pas les riches et les nobles comme en 1789 mais les politiciens à la solde des crypto-communistes qui gangrènent le pays depuis 1945.

Je suis retraité avec une petite pension et si dans quelques mois l’Etat ne peut plus me verser ma retraite, je prendrai le premier avion pour le Japon et je demanderai l’asile économique en m’en remettant à la générosité de mon fils qui a très bien fait de s’exiler dans ce pays !

Le printemps sera chaud !

Un chef du parti de Merkel traite la France d’enfant à problèmes de l’euro

BERLIN – Les Français doivent supprimer les 35 heures et repousser l’âge de la retraite, a affirmé vendredi un responsable du parti conservateur de la chancelière allemande, Angela Merkel, dans une interview où il a qualifié la France d’enfant à problèmes de la zone euro.

Les Français doivent faire des économies pour gagner des marges de manoeuvre. Ils doivent aussi naturellement faire des réformes économiques, a déclaré à la radio publique Deutschlandfunk, Michael Fuchs, vice-président du groupe de la CDU (Union chrétienne-démocrate) au Bundestag (chambre basse du Parlement).

Il s’exprimait avant la publication par Bruxelles de ses prévisions pour 2013 officialisant un dérapage du déficit public français au-delà de la limite fixée à 3% du Produit intérieur brut qui irrite notoirement les responsables du gouvernement allemand.

Les Français doivent modifier le temps de travail. Vous savez que les Français ont encore les 35 heures. Cela ne peut pas fonctionner quand on travaille 42 heures en Suisse et 40 heures en Allemagne, a-t-il dit.

En matière de retraites, les Français ont tout faux. On ne peut pas partir à la retraite à 60 ans. Cela ne fonctionne pas. Les Français doivent y réfléchir, a-t-il ajouté.

Malheureusement, la France est un enfant à problèmes dans l’euro, car d’autres pays ont rempli leurs obligations de façon beaucoup plus intensive, comme l’Espagne et aussi l’Italie sous Monti, a lancé M. Fuchs. Les Français ont cru qu’ils pouvaient y échapper. Cela ne marchera pas.

Il est nécessaire que les Français empruntent à nouveau la voie de la vertu. Tout ce que nous avons accompli avec l’agenda 2010 –les réformes du système social et du marché du travail mises en oeuvre entre 2003 et 2005 par le chancelier Gerhard Schröder, ndlr– , les Français doivent le mettre en oeuvre. J’espère que Hollande a compris cela, a-t-il ajouté.

Interrogé vendredi sur les dérapages des déficits publics français au cours d’une conférence de presse ordinaire, un porte-parole de la chancelière a refusé de commenter les chiffres de Bruxelles.

Ce n’est pas au gouvernement allemand de juger, mais à la Commission (européenne) qui discute avec chaque Etat de la voie à emprunter pour réduire la dette, a déclaré le porte-parole, Steffen Seibert.

La confiance en Europe doit se gagner par le fait que les Etats remplissent leurs obligations (…) c’est-à-dire empruntent la voie de la stabilité, de finances durables, a-t-il dit.

La chancelière a toujours dit clairement que, selon elle, la crise n’était pas finie (…) Il y a encore beaucoup d’efforts à faire, a-t-il conclu.

La question du dépassement des 3% de déficit public par la France empoisonne les relations entre Paris et Berlin depuis l’automne dernier. La France plaide en faveur de davantage de souplesse dans la réduction des déficits par crainte de plomber la croissance déjà en berne en Europe.

L’Allemagne souhaite que la France consente à faire des efforts supplémentaires, louant les politiques récentes menées par l’Espagne et l’Italie en matière de compétitivité par la baisse du coût du travail.




(©AFP / 22 février 2013 16h29)

Après le « press release » de Markit hier (voir mon billet à ce sujet), tout va bien. D’autant mieux que Hollande est en froid avec Madame Merkel qui s’est rapprochée de Cameron dans sa manière d’appréhender le budget européen, en un mot Hollande est de plus en plus isolé sur la scène européenne car il a perdu toute crédibilité. Et quand on lit la presse nord-américaine, il est difficile de ne pas rire (presque) aux éclats, et pourtant l’heure n’est pas aux réjouissances. Monsieur le Marquis de l’Elysée, le printemps sera chaud … Il n’est même pas nécessaire de prendre une loupe pour comprendre que la France plonge littéralement dans la récession qui va être bien plus dévastatrice que celle qui a frappé la France après la chute de Lehman-Brothers en 2008.

 

france PMI 2013-02-21

 

Source : Markit