Les indices PMI : que du très, très, mauvais !

Tous ceux qui s’intéressent à l’économie connaissent les représentations graphiques de IHS Markit, une société britannique spécialisée dans le prise de température de l’économie mondiale. L’indice utilisé, après enquête auprès des entreprises, est le PMI (Purchase Manager Index), qui ne s’intéresse qu’aux carnets de commande des entreprises. Cette enquête est donc réalisée en interrogeant des dizaines de milliers de directeurs d’achat d’entreprises variées, que celles-ci sévissent dans les services, l’industrie ou encore la vente de voitures. Pour chaque secteur ces données sont rassemblées et peuvent alors faire apparaître le « PMI » d’un pays ou d’une zone économiques dans le monde. Cette enquête s’adosse sur une constatation très simple : si une entreprise ne commande rien, soit pour poursuivre son activité soit pour réaliser un investissement, il n’est pas nécessaire d’avoir fait de longues études en économie pour comprendre que cette entreprise n’a plus de clients ou plus de fonds propres pour investir.

La représentation synthétique de l’enquête repose sur un principe tout aussi simple : pas de changement d’un mois sur le précédent, l’indice est de 50, s’il y a une croissance des commandes l’indice devient alors supérieur à 50 et dans le cas contraire il devient inférieur à 50. Le rassemblement de toutes les données dites de pré-enquête, c’est-à-dire avant publication officielle des PMI au début du mois, est éloquent. La série de graphiques suivante explore les PMIs de l’eurozone, l’activité manufacturière des quatre principales économies et enfin l’état de santé des activités de service. Je rappelle à mes lecteurs que lors de la crise des sub-primes (2008-2009) une telle chute des indices PMI n’avait pas été atteinte … et ce n’est pas terminé !

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Des commentateurs pseudo-économistes ont enfin réalisé l’ampleur inimaginable de la crise qui va ravager durablement l’Europe et mettre en danger la survie de son unité. C’était prévisible avec ce confinement total, du jamais vu dans le monde depuis des siècles, peut-être des millénaires, qui sait ? Les politiciens dont la capacité de raisonnement ne va pas au-delà de leur prochaine échéance électorale n’ont même pas compris que ce confinement était suicidaire et qu’il va être de surcroit plus meurtrier encore que le coronavirus lui-même. Il faudrait tous les mettre en prison ainsi qu’un grand nombre de fonctionnaires pour leurs incompétences abyssales.

Source des illustrations : Zerohedge.

Crise climatique : paix à son âme (RIP, Requiescat In Pace)

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Les gens ne seront pas d’humeur à rester en mode « panique climatique » après la fin de la peur du COVID-19

COVID-19 n’est pas seulement un cauchemar pour le public du monde entier, mais ce virus est aussi et surtout cauchemardesque pour les alarmistes de la «crise climatique» qui ont vu leur agenda disparaître du radar des médias. Et ça va rester hors du radar pendant un certain temps. Les gens ne peuvent pas supporter panique et restriction simultanément. Une fois la crise du COVID-19 terminée, et ce sera le cas dans quelques mois, les citoyens du monde ne seront absolument pas d’humeur à continuer de paniquer. Ils voudront revenir à la prospérité dont ils jouissaient auparavant. « Assez de sacrifices et de restrictions », diront-ils.

Urgence beaucoup plus faible

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles la crise climatique ne va pas revenir de si tôt. Tout d’abord, c’est dans la nature humaine que de ne s’attaquer qu’aux dangers qui sont vraiment présents et immédiats. Bien que beaucoup pensent qu’il y a une crise climatique, celle-ci est perçue comme étant des années, voire des décennies, dans le futur. Il n’y a donc pas de sentiment d’urgence réelle comme l’urgence immédiate que nous constatons avec COVID-19. Et si le niveau de la mer montait de 2 pieds d’ici 2100. Je peux me projeter dans 30 ans – bien avant qu’il n’arrive jamais à cette hauteur !

Les gens seront malades et fatigués de la panique

Deuxièmement, quand la crise du COVID-19 passera, les citoyens seront malades et fatigués de paniquer, et ils ne seront pas d’humeur à une panique continue de haut niveau pour quelque chose de beaucoup, beaucoup moins urgent. Ils en auront assez des « confinements et des sacrifices et ne seront pas très d’accord pour se sacrifier pour les caprices de la météo.

Trop de gens n’adhèrent pas à la « fausse science» de la crise climatique

Une troisième raison est que la crise climatique est encore très incertaine et de plus en plus controversée. Une grande partie de la science à laquelle elle s’adosse est fragile. S’il est clair que COVID-19 est urgent, en particulier pour les personnes âgées, la crise climatique est semée d’incertitudes énormes et de données scientifiques contestables. Trop de gens n’y adhèrent tout simplement pas. Ils vont préférer attendre de voir avant de consentir à s’en préoccuper.

Les médias ne pourront pas continuer à semer la panique climatique

Quatrièmement, les médias ne peuvent pas accorder la même attention à la «crise climatique» comme ils le font pour la crise du COVID-19 simplement parce que les gens ne voudront pas suivre leur alarmisme et à juste titre. Trop c’est trop. Les gens voudront revenir à la normalité. Qui, par simple bon sens, voudrait passer le reste de sa vie dans un état de panique comme le proposent les alarmistes ?

Et malgré tout le battage médiatique autour de Greta et Fridays for Future, une étude récente de l’organisation Media Matters, a révélé qu’il n’y avait eu que 238 minutes de couverture de crise climatique par les principaux réseaux américains d’information télévisuelle en 2019 ! Donc, après la disparition de COVID-19, les réseaux d’information ne continueront pas à clamer l’apocalypse imminente. Ils savent qu’ils seront totalement rejetés s’ils le font.

La crise climatique avait peu retenu l’attention :

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Cette crise climatique a pris un « coup de vieux »

De plus, les alertes climatiques se poursuivent depuis plus de 30 ans maintenant et les gens s’en étaient déjà désintéressé et pour cause. La vie sur la planète, dans bien des domaines, est bien meilleure aujourd’hui. Toutes les terribles prédictions faites dans les années 1990 et 2000 ne se sont jamais réalisées.

Suicide politique

Enfin, les politiciens seront très réticents à demander davantage de souffrance pour lutter contre une menace lointaine et douteuse. Le faire après avoir enduré la douleur de COVID-19 équivaudrait à un suicide politique.

La dictature comme dernier espoir pour la crise climatique ?

« Aussi hérétique que cela puisse paraître, il y a des questions valables à se poser pour savoir si un système démocratique avec des élections régulières est adapté pour traiter une question qui nécessite un sacrifice à court terme pour des avantages à long terme« , a écrit Joe Wiggins, chercheur en gestion de fonds.

Traduction d’un article de Pierre Gosselin paru sur son site notrickszone.com

Où est passé la relativité ?

Lorsque le 30 Juin 1905 parut dans « Annalen der Physik » un article intitulé « Zur Elektrodynamik bewegter Körper », (Sur l’électrodynamique des corps en mouvement) dont l’auteur était un illustre inconnu qui deviendrait ensuite le plus illustre savant de tous les temps, Albert Einstein, le monde changea : il était devenu « relatif ». Dans le dernier papier que publia la même année Einstein, l’année miraculeuse pour la physique, il était fait mention de l’équivalence entre masse et énergie. Dix ans plus tard Einstein étendit sa théorie de la relativité restreinte décrite en 1905 à la gravitation dans la célèbre formulation de la relativité générale. Dans l’univers, cette fois, tout était devenu relatif. Sur le plan de la stricte physique jamais les équations d’Einstein ne purent être infirmées. Il existe encore une controverse sur l’introduction dans l’équation décrivant la relativité générale au sujet de la constante cosmologique qu’Einstein symbolisa dans ses équations par la lettre grecque Λ. Toutes sortes de tentatives et de théories ont été avancées pour attribuer à cette constante un signification physique dont en particulier la matière noire et l’énergie noire. Mais la physique théorique doit être vérifiée par l’observation et pour l’instant les astrophysiciens se perdent en conjectures.

Ce n’est pas la raison pour laquelle nous avons oublié aujourd’hui de relativiser les faits et les évènements dans un monde ou tout est relatif …

Il s’agit naturellement d’une boutade et mes lecteurs assidus l’auront compris. On ne relativise plus le moindre événement et la démonstration de cette espèce de retour à l’analyse sur le court terme sans jamais prendre le recul nécessaire pour qu’elle soit empreinte d’un soupçon de crédibilité conduit le plus souvent à des catastrophes économiques, sociales et par conséquent politiques parce que des décisions sont prises sans jamais relativiser les évènements. On vit ces évènements au jour le jour sans prendre de recul. Nous vivons dans un monde envahi par les informations instantanées, à la microseconde près, sans jamais perdre quelques minutes à examiner le passé. Il n’y a plus aucune remise en cause de ce que nous vivons dans l’instant en regard de ce qui eut lieu dans le passé. L’ère de l’information de l’instant présent a fait perdre aux politiciens cette faculté d’analyse des évènements présents en regard d’évènement similaires qui eurent lieu dans un passé proche ou lointain.

C’est exactement ce qui se passe sous nos yeux à propos de la grippe à coronavirus qui secoue l’économie mondiale et va conduire à une catastrophe de la même ampleur que celle de 1929 voire pire que celle-ci en prenant en compte la population qui est passée en 1929 de 2 milliards à 7,9 milliards en 2019. Donc il faut s’attendre à une crise économique et financière 4 fois plus violente que celle de 1929 qui fut provoquée par une spéculation boursière compulsive devenue en quelques jours impossible à maîtriser. Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets les banques centrales ont inondé les marchés de cash dont l’abondance n’a pas vraiment bénéficié à l’économie réelle – il y a toujours autant de pauvres sinon plus dans le monde – et il y a de plus en plus de super-riches. Et comme ces derniers veulent à tout prix protéger leurs privilèges ils ont alimenté une propagande incessante au sujet de la dangerosité du coronavirus millésime 2019 pour se doter d’outils leur permettant de continuer à vivre aux dépens des banques centrales et de tous les « pauvres » du monde entier. Par conséquent comme les banques centrales ne disposent d’aucun autre outil pour tenter de juguler la crise provoquée par cette propagande au sujet du virus que d’inonder de cash toutes les économies alors cette caste de super-riches se frotte les mains d’avance.

Mais revenons à un billet précédent laissé sur ce blog ce 30 mars dernier. Dans la même veine il est intéressant de mentionner une pandémie précédente de grippe, un peu oubliée aussi probablement à dessein : la grippe de Hong-Kong. Cette grippe fut identifiée à Hong-Kong, alors territoire de sa Majesté la Reine d’Angleterre, au printemps 1968. Elle va toucher l’hémisphère nord, Europe et Amérique du nord durant l’hiver 1968-1969 où elle provoque le décès de 50000 personnes en seulement trois mois aux USA sans être vraiment mortelle en Europe. Elle revient en Europe au cours de l’hiver 1969-1970 provoquant la mort de 17000 personnes en France directement provoquée par le virus (Influenza H3N2) et un excédent de mortalité de 40000 personnes seulement en France. Le même virus réapparut au cours de l’hiver suivant.

Cette grippe dite de Hong-Kong, comme la grippe asiatique de 1957, malgré les chiffres mentionnés ci-dessus (source Wikipedia), ne fut pas trop « méchante » car de nombreuses personnes avaient été auparavant en contact avec l’un ou l’autre des antigènes H ou N du virus. Pour l’instant on est très loin de ces hécatombes des grippes précédentes sans parler ici de la grippe espagnole qui fit des ravages 4 ans seulement après la publication de la théorie de la relativité générale par Albert Einstein. L’instrumentalisation outrancière de cette pandémie actuelle quant à son caractère dangereux est de mon point de vue organisée par les 0,1 ou 0,01 % ultra-riches de la planète pour tenter d’asservir des populations entières avec la complicité du monde politique puisqu’ils détiennent le pouvoir et ont mis en place ces politiciens pour servir leurs intérêts.

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Comme le président du Brésil Bolsonaro l’a dit il s’agit d’une grippette en relativisant son ampleur. Pour Bolsonaro confiner les Brésiliens chez eux provoquera des centaines de milliers de décès parmi les pauvres des favellas qui n’ont pas d’emploi formel et survivent avec des petits boulots au jour le jour. Certes des gens mourront encore, surtout des personnes âgées et/ou déjà vulnérables comme l’indique de schéma ci-dessus, au Brésil, aux Etats-Unis, en Europe et ailleurs. Mais il faut choisir entre une gigantesque crise économique qui tuera au final des dizaines de millions de personnes en raison de ses effets secondaires, chômage et misère comme en 1930, et 100 ou 200000 morts, peut-être un peu plus, provoqués par cette grippe à coronavirus. Il faut relativiser, il faut se rendre à cette évidence et faire des choix comme les médecins font des choix en abandonnant à leur sort certains malades pour privilégier la vie de personnes plus jeunes et en meilleur état de santé général.

La crise économique et monétaire à venir tuera beaucoup plus de monde que le coronavirus ou les grippes « classiques » à Influenza. Le monde a perdu toute notion de relativité … Illustration : Chronique Agora, Bill Bonner