La France un pays marxiste ? Oui !

J’utilise à dessein le qualificatif de socialo-écolo-marxiste pour désigner le gouvernement français actuel et je vais m’en expliquer puisque certains des commentateurs de mon blog pensent que je fais des abus de vocabulaire. Pour comprendre ce qualificatif il faut faire un peu d’histoire. Au soir des accords de Munich (1938) où la France était représentée par Daladier, celui-ci congédia tous les ministres communistes de son gouvernement en 1939 quelques jours avant la déclaration de guerre conjointe de la France et de l’Angleterre contre l’Allemagne qui avait signé entre temps les accords de non agression dits Molotov-Ribbentrop et il enfonça le clou en proclamant la déchéance de tous les élus communistes et fit interdire de parution l’Humanité, organe du parti communiste. Si ma mémoire vous surprend, Wikipedia m’a bien aidé mais on apprenait cette histoire-là au lycée dans les années soixante. Quand Pétain est appelé au gouvernement en mai 1940, il se souvient avoir été pourrait-on dire flatté par Léon Blum qui le considérait comme « le plus humain de nos commandants militaires », ce n’est pas de moi c’est de Blum ! A cette époque le parti communiste français était le plus important d’Europe, faut-il le rappeler. C’est ainsi que Pétain, animé par une sorte de solidarité avec l’Allemagne alliée de la Russie accepta un bon nombre de communistes dans son gouvernement et institua le Service d’ordre légionnaire animé par Darnand qui fut immédiatement noyauté par les communistes qui entrèrent en résistance après l’opération Barberousse. C’est précisément durant ces quelques dix-huit mois de présence des communistes dans le gouvernement de Pétain que naquit toute la philosophie marxiste qui est encore en vigueur de nos jours, sécurité sociale, retraite par répartition, création d’ordres corporatistes, plans quinquennaux à l’image de ceux de la Russie stalinienne, etc, etc. Pétain mit la main sur les fonds de retraite privés pour financer ce nouvel organisme de répartition, ce que veut précisément faire le gouvernement français actuel, ça rappelle de manière troublante le début des années 40 ! A la libération le Conseil National de la Résistance, fortement noyauté par les communistes, en remit une couche par les ordonnances de 1945 et 1946 en organisant le rôle des syndicats, de l’assurance maladie et de bien d’autres institutions d’émanation à l’évidence marxiste et aujourd’hui la France est empêtrée dans ce système qui n’est plus viable et qui a perduré malgré le passage de De Gaulle ou de Pompidou ou encore de Giscard qui n’ont rien pu tenter contre l’administration entièrement dévouée aux idées marxistes. C’est l’histoire qui me fait dire que le gouvernement français n’a jamais cessé d’appliquer les lois et décrets datant des années 40-41 puis de 1945-46 sans jamais avoir osé en abroger le moindre article. Sans le savoir, la France est un pays marxiste ou crypto-communiste qu’on le veuille ou non, c’est l’histoire qui le prouve. Mais ce n’est pas Pétain qui est l’auteur de ce changement indélébile de la France, ce sont les fonctionnaires de l’administration ayant agi en toute impunité qui ont fait de la France un pays maintenant totalement bloqué et aujourd’hui au bord du gouffre.

Taux en hausse (en Italie)

BONDS/L’Italie emprunte 5 mrd EUR à moyen et long termes, taux en hausse

Milan (awp/afp) – L’Italie a emprunté jeudi 5 milliards d’euros à moyen et long termes, soit le maximum prévu, à des taux en hausse mais moins qu’attendu, profitant de l’accalmie de la veille sur les marchés obligataires de la zone euro après les tensions liées aux craintes sur la politique monétaire américaine. Le Trésor italien a émis 2,5 milliards d’euros d’obligations à échéance juin 2018 à un taux de 3,47% (contre 3,01% le 30 mai) et 2,5 milliards d’euros d’obligations à échéance mai 2023 à un taux de 4,55% (contre 4,14% le 30 mai). La demande s’est élevée à 1,30 fois l’offre pour l’échéance 2018 (contre 1,40) et à 1,46 fois pour l’échéance 2023 (contre 1,38). Les analystes de la banque UniCredit prévoyaient des hausses de taux plus élevées, de l’ordre de 60 à 65 points de base dans les deux cas. Les émissions du Trésor italien des deux jours précédents (mardi et mercredi) s’étaient également traduites par de nettes hausses de taux. Le quotidien des affaires Il Sole 24 Ore relève jeudi que cette évolution pourrait être due aux inquiétudes suscitées par la récente condamnation de Silvio Berlusconi, qui jette une ombre sur la solidité du gouvernement d’Enrico Letta.

rp

(AWP / 27.06.2013 12h16)

 

On pourrait transposer cette dépêche d’agence pour la France, mais la hausse des taux serait alors due à la gestion désastreuse de … Sarkozy avant que le capitaine de pédalo ne vienne sauver la France de la catastrophe. Que les investisseurs tiennent compte de l’avenir pénal de Berlusconi paraît pour le moins invraisemblable. Il y a d’autres raisons à cette hausse des taux, simplement le frein à la mise en œuvre de réformes plus profondes de l’Etat italien depuis les dernières élections. Pour poursuivre le parallèle avec la France, à n’en pas douter les taux vont aussi augmenter et alors la chute du système sera inévitable mais souhaitable pour remettre à plat cet édifice artificiel datant de l’après-guerre et des élucubrations stalinistes du conseil national de la résistance patiné d’un pétainisme corporatiste exécrable. Que cette chute inévitable puisse être un renouveau pour la France, on peut le souhaiter, mais une longue période de vaches maigres devra être endurée avant d’entrevoir des jours meilleurs. 

Ponzi & Co version Hollande

 

Donc, selon la dépêche d’agence ci-dessous, la France a emprunté aujourd’hui 7,8 milliards d’euros (on ne va pas chipoter pour 8 millions) pour payer les intérêts de sa dette à long terme. C’est plutôt une bonne opération, vu de loin, si l’on prend en compte les taux (0,012, 0,041 et même 0,121 % à un an) et qu’on tient compte de l’inflation. Les prêteurs finissent par perdre de l’argent, en théorie seulement, puisque ces bouts de papier vont aller se promener n’importe où, surtout là où l’inflation européenne n’aura pas d’impact direct. Reste le fait que l’agence France Trésor ne s’en tire pas aussi magistralement qu’on veuille bien le prétendre. En effet, pas un centime d’euro du capital n’est remboursé, et on se demande comment l’Etat pourrait le faire puisque les caisses sont désespérément vides et ne se rempliront pas de sitôt avec un chômage (plus 43000 en janvier) qui s’aggrave inexorablement sans qu’aucune solution n’ait été concrètement prise pour endiguer le phénomène, bien au contraire en réalité, on a renforcé « le droit » au travail, cette vieille réminiscence presque obscène, en tous les cas totalement inadaptée aujourd’hui, du programme du Conseil National de la Résistance (CNR), noyauté par les communistes d’alors, en 1945 et 46. Et la France n’en est jamais sortie. Le pays est toujours régi par des lois et des décrets qui sont fortement colorés de rouge. On défend le travailleur, comme au temps de Staline, comme au temps de la troisième Internationale, c’est non seulement désuet mais destructeur. Les monopoles des syndicats, de la sécurité sociale, de la SNCF, et j’en oublie, datent de cette même tambouille servie par le parti communiste en 1945 (j’oubliais Prestalis, les anciennes messageries de presse, une succursale de la CGT et les dockers) dont la France et ses gouvernants n’ont jamais été capable de s’en sortir et d’orienter le pays vers la modernité, la souplesse dans le travail et l’initiative personnelle. Au nom des grand principes du CNR, il ne faut rien remettre en question, quitte à continuer à emprunter pour payer les intérêts de la dette existante et faire comme les politiciens, de droite ou de gauche au pouvoir, « après moi le déluge ». Mais que pense Mélenchon d’un défaut pur et simple puisqu’il est évident que la France ne pourra JAMAIS rembourser sa dette surtout avec la tournure que prend la conjoncture, Mélenchon, lui qui détient le savoir suprême ? A n’en point douter, il est favorable au défaut, la sale finance et les salops de marchés sont coupables ! C’est en résumé le propos que tenait Hollande lors de sa campagne électorale : on pliera les marchés, on les taxera, ils n’entrent pas dans le cadre de l’idéologie marxiste qui est maintenant au pouvoir en France, qu’on se le dise. D’autant plus que le retour à l’équilibre budgétaire est reporté à 2017, date fatidique, cul-de-sac calendaire hautement symbolique ressassé par le pouvoir et les médias à plus de 80 % de gauche, ça fait bon genre, puisque de toute évidence les politiciens en place aujourd’hui et peut-être jusqu’en 2017 n’auront pas fait progresser d’un iota le problème puisqu’ils sont embourbés dans le plus orthodoxe marxisme datant du CNR. Que personne ne se méprenne, les quatre années à venir vont être tellement rudes qu’on en arrivera au retour des tickets de rationnement, aux voitures à gazogène puisqu’on n’aura plus les moyens d’acheter du pétrole, au marché noir justement encouragé par le CNR durant les années sombres de l’occupation et à la délation et aux pires dérives extrémistes … L’histoire se répète car la nature humaine ne change pas.

Monsieur le Marquis de l’Elysée, tout va bien en la demeure, continuez à construire votre édifice de Ponzi, continuez à emprunter puisque vous ne voulez pas réduire le train de vie fastueux de l’Etat dont vous profitez avec tous vos copains. Seule une révolution sauvera la France !

BONDS/France: a emprunté au total 7,792 milliards d’euros à court terme lundi

Paris (awp/afp) – La France a levé au total 7,792 milliards d’euros lors d’une opération de court terme lundi à l’occasion de laquelle le pays a vu ses taux d’intérêt baisser, a annoncé mercredi l’Agence France Trésor (AFT).

L’AFT, chargée de placer la dette française sur les marchés, a enregistré 141 millions d’offres non compétitives (ONC) à échéance 6 mois et 168 millions d’ONC à échéance un an. Paris prévoyait de lever entre 6,3 et 7,5 milliards d’euros lors de cette émission.

Lors d’une émission obligataire, les investisseurs choisissent de prêter un montant à un certain taux. Ils peuvent proposer une somme supplémentaire sans mentionner de taux, un montant qu’ils prêteront après l’adjudication au taux moyen pondéré de celle-ci, dans le cadre d’une offre dite non compétitive (ONC)

Depuis le début de l’année, les taux d’emprunt des pays les plus solides de la zone euro avaient eu tendance à remonter, du fait d’un optimisme retrouvé des marchés qui avait encouragé les investisseurs à prendre plus de risques.

Cette tendance semble s’inverser alors que des tensions réapparaissent sur les dettes italienne et espagnole sur le marché secondaire, là où s’échangent les titres déjà émis.

Dans le détail, la France a emprunté 3,792 milliards d’euros à 3 mois (12 semaines) au taux de 0,012% (contre 0,015% le 18 février), 2,038 milliards à 6 mois (23 semaines) à un taux de 0,041% (contre 0,050%) et 1,962 milliard à un an (49 semaines) à un taux de 0,121% (contre 0,131%).

jq

(AWP / 27.02.2013 12h44)

 

Je rappelle à mes lecteurs que la classe politique française coûte au contribuable 15 milliards d’euros par an tous postes confondus soit plus que le déficit de l’UNEDIC, n’est-ce pas là un des premiers postes d’économies à réaliser ?