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La plus haute juridiction administrative vient d’annuler un arrêté suspendant La mise en culture d’un maïs OGM. Une décision qui révolte Charles Consigny.

Par CHARLES CONSIGNY

Quand le Conseil d’Etat juge contre la santé publique

 Le Conseil d’État a rendu une décision aberrante, le 1er août 2013, relative à un arrêté ministériel « suspendant la mise en culture de la variété de semences de maïs génétiquement modifié MON 810 ». Le Conseil d’État est une juridiction raffinée, qui fait la joie des étudiants en droit et le sel de l’incroyable complication administrative française. Cette fois, il semble qu’il se soit départi à la fois de sa sagesse et de son intelligence.

Que s’est-il passé ? Le ministre de l’Agriculture, à l’époque Bruno Le Maire (député UMP de l’Eure), avait pris un arrêté suspendant la mise en culture d’un maïs OGM du groupe américain Monsanto. Celui-ci est connu, entre autres, pour avoir produit des herbicides toxiques pendant la guerre du Vietnam (dont des soldats américains et des civils vietnamiens souffrent encore), déchargé des déchets cancérigènes dans l’eau potable, vendu des graines stériles aux paysans sud-américains, dépensé des dizaines de millions de dollars pour étouffer des scandales, et corrompu des centaines de scientifiques à travers le monde. Le maïs dont il est question ici avait fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché de la Commission européenne en 1998, la culture d’OGM étant par ailleurs, de façon absolument délirante, autorisée par le droit européen depuis une directive de 1990.

Quelles « données scientifiques fiables » ?

Fidèle à son habitude procédurière, Monsanto a saisi le Conseil d’État aux fins de faire annuler ledit arrêté, et a obtenu gain de cause au terme d’un raisonnement irresponsable et stupide. L’argument central de la décision, c’est que « pour pouvoir prendre une mesure conservatoire au motif qu’un produit est susceptible de présenter un risque grave pour la santé humaine (…), un État membre (de l’Union européenne) doit démontrer, outre l’urgence, l’existence d’une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement ». Ce risque aurait dû être « constaté sur la base d’éléments nouveaux reposant sur des données scientifiques fiables », et que, bien entendu, en l’espèce, rien de tout ça n’a été démontré par l’État français.

Or sur quelles « données scientifiques fiables » le Conseil d’État se fonde-t-il ? Sur celles fournies par l’AESA (Autorité européenne de sécurité des aliments), qui compte dans ses rangs plusieurs experts travaillant par ailleurs (et sans le déclarer) pour des groupes privés d’agroalimentaire, c’est-à-dire plusieurs experts corrompus.

Dans le doute, on autorise

La position prise par la plus haute juridiction administrative consiste à dire : dans le doute, on autorise. Peu importe que Monsanto soit un multirécidiviste de l’empoisonnement à grande échelle et que les rapports d’experts, déterminant dans la décision, émanent d’organismes vérolés. Du côté du gouvernement, on affirme qu’il va s’agir de créer « un cadre réglementaire adapté », c’est-à-dire qu’on n’écrit pas noir sur blanc qu’en France, la culture d’OGM et l’importation de produits contenant des OGM sont interdits. Or quand c’est flou, c’est qu’y a un loup, comme dit avec beaucoup de justesse la grand-mère de Martine Aubry. Le loup, en l’occurrence, c’est un groupe américain enragé qui n’hésitera pas à rendre cancérigène l’ensemble de l’alimentation mondiale pour peu que ça lui rapporte quelque chose.

Si les instances nationales s’abritent derrière la législation européenne pour ne pas réagir, il faudra les traduire en justice, car l’Europe politique est, pour une grande partie de ses acteurs, dans la main de lobbys qui ont leurs bureaux en face du Parlement de Strasbourg : il ne faut donc pas se laisser enchaîner par elle.

Le Vieux Continent est la première puissance mondiale. Les groupes tentaculaires, qu’ils soient américains, indiens, chinois ou qataris, ne sauraient l’impressionner. Un peu de courage !

 

J’ai laissé hier un commentaire sur le Point.fr titré  « Monsieur Consigny, pour qui roulez-vous ? » que je ne peux pas reproduire ici puisque je ne l’ai pas archivé, convaincu qu’il serait accepté. Or il a été refusé à ma grande surprise. Je m’en suis aperçu ce matin car lorsque je laisse un commentaire sur le Point.fr, je suis notifié par e-mail de sa parution. Je demandais à Monsieur Consigny pour qui il roulait, pour le faucheur d’OGM qui a été promu ministre de l’Energie et de l’Environnement ou, pire, pour Greenpeace. Visiblement ma remarque tout à fait appropriée n’a pas du tout plu au journaliste qui a refusé mon propos. Quand on lit un tel torchon que je me suis permis de reproduire pour mes lecteurs fidèles qui connaissent parfaitement mon point de vue sur les plantes transgéniques et j’insiste encore sur le fait que si je parle souvent des plantes transgéniques c’est pour la simple raison que je sais de quoi je parle pour avoir travaillé 13 ans dans un des rares laboratoires français où la transgénèse végétale était le domaine de recherche majeur, on ne peut que se poser quelques questions motivées par la malhonnêteté flagrante d’un tel article. Dans les années 90 il y avait quelques laboratoires en France qui s’intéressaient à la transgénèse végétale, Limagrain, Rhône-Poulenc, le CEA, l’INRA et quelques rares laboratoires universitaires car ce type de recherche et de mise au point est extrêmement coûteux et de longue haleine. Le simple fait de disposer d’une douzaine d’enzymes de restrictions différents dans le tiroir d’un congélateur représentait une petite fortune et c’est encore le cas aujourd’hui. De plus les chambres de culture, les serres confinées afin qu’aucun transgène en cours d’étude ne puisse échapper dans la nature, et je passe sur les équipements variés nécessaires pour la conduite des travaux en respectant les règles de bonne pratique d’un laboratoire de ce type au niveau sécurité rendaient et rendent encore cette recherche extrêmement coûteuse, bref, la France pouvait s’enorgueillir de figurer parmi les rares leaders mondiaux dans ce domaine avec naturellement quelques universités américaines et une firme privée, Monsanto, qui était en directe compétition avec Limagrain ou Rhône-Poulenc (où je travaillais alors) car les approches de ces trois principaux leaders de l’époque abordaient des sujets sensiblement identiques comme la résistance à un herbicide ou l’introduction d’un gène étranger induisant une résistance aux ravageurs. La résistance à un herbicide comme dans le cas du maïs « RoundUp ready » ne consiste pas, contrairement à ce qu’affirment beaucoup de détracteurs des plantes transgéniques, à introduire un gène étranger dans la plante mais à déréguler l’expression de la cible de l’herbicide afin de rendre la plante pratiquement insensible à ce dernier et pour le RoundUp il s’agit de l’EPSP synthase, un enzyme qui n’existe pas dans le règne animal, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle le RoundUp n’est pas toxique ni pour les animaux, ni pour les insectes ou les batraciens ou encore les poissons, ni pour l’homme. Dans le cas de la résistance induite aux ravageurs, comme l’usage de la bactérie Bacillus thuringiensis était déjà connu des agriculteurs, il a fallu dans un premier temps isoler le gène codant pour la toxine dite Bt qui présente des propriétés insecticides puis imaginer une construction génétique adéquate afin que cette toxine soit effectivement synthétisée dans la plante et rende celle-ci toxique pour les insectes ravageurs. Ce travail a abouti après de longues années d’essais et c’est Monsanto qui a gagné la course sur le fil comme on dit en termes de sportifs. Mais encore une fois cette toxine n’a pas d’effet sur l’homme et n’est toxique que pour les insectes qui piquent la plante ou y déposent leurs œufs et les larves se nourrissant de la chair de la plante sont alors condamnées à une mort certaine, la toxine en question n’étant présente qu’à l’état de traces dans les fructifications d’intérêt économique. Il s’agit de toute manière d’une protéine qui est détruite au cours de la cuisson ou de la digestion. Deux malentendus ont aussi alimenté la polémique au sujet des plantes transgéniques. Il y a d’abord l’essai malheureux d’introduction d’un gène de la noix du Brésil dans le maïs pour améliorer ses propriétés alimentaires, en particulier le déficit en certains acides aminés essentiels. Il se trouve que le gène introduit résultait en la production d’une protéine à haut pouvoir allergène. Naturellement les pourfendeurs de la transgénèse sont immédiatement monté au créneau bien que ce projet fut immédiatement abandonné. Un autre point qui créa la polémique et qui est toujours présent dans les esprits, dont celui de Consigny qui traite Monsanto d’empoisonneurs, est que lors de la mise au point d’une plante transgénique il est nécessaire de suivre le succès (ou non) de l’opération à l’aide d’un marqueur qui est un gène de résistance à la kanamycine. Quand on effectue le screening des plantes soumises à la transgénèse par l’intermédiaire d’une bactérie, d’un virus, vecteurs de transmission de la construction génétique d’intérêt ou par balistique avec des micro-billes de tungstène enrobées d’ADN, il faut pouvoir reconnaître celles qui ont incorporé le gène que l’on veut introduire dans le génome de la plante et celles qui résistent à la kanamycine ont effectivement incorporé la « construction » puisque le gène de résistance à l’antibiotique y était inclus. Il faut rappeler ici pour mettre un terme à cette polémique ridicule que certaines plantes sont naturellement résistantes à la kanamycine et que cet antibiotique n’est plus utilisé en raison de sa haute toxicité rénale et de la perte d’acuité auditive qu’il occasionne en cours de traitement. Quand aux bactéries du sol, elles sont toutes résistantes à la kanamycine. Il s’agit encore d’un faux débat relayé à tort par les activistes opposés aux plantes transgéniques. Aujourd’hui si Monsanto détient le monopole presque mondial des plantes génétiquement modifiées, les écologistes et Greenpeace en premier lieu, et même le ministre actuel de l’environnement, furieux détracteur des OGM puisque faucheur à ses heures de parcelles de plantes génétiquement modifiées, vous avouerez qu’on nage dans le surréalisme, ce monopole est le fait justement de l’action inconsidérée de ces groupuscules terroristes qui ont rendu impossible toute concurrence dans le monde et en particulier en Europe alors que, je le rappelle, la France était un leader mondial dans ce domaine. En d’autres termes les écologistes, dont fait à l’évidence partie Consigny, combattent maintenant ce qu’ils ont favorisé ou du moins rendu possible, à savoir la position dominante de fait de Monsanto. Et comme ils ne voudront jamais reconnaître leurs multiples erreurs de jugement, surtout quand leurs positions n’étaient basées sur aucune réalité scientifique, alors ils se permettent de faire des amalgames (voir l’article de Consigny) du genre puisque Monsanto a fabriqué de l’agent Orange pour l’armée américaine et que c’est toxique les plantes transgéniques de Monsanto sont donc toxiques. Il s’agit d’un genre de dialectique faisant appel à un sophisme tellement grossier qu’il passe comme une lettre à la poste et qui est une pratique courante dans l’idéologie marxiste pour désinformer les populations en modifiant la réalité des faits. Pourquoi Consigny n’a pas aussi prétendu que les OGM participaient au « réchauffement climatique » ou contribuaient à l’augmentation de la radioactivité ambiante (voir mon dernier billet sur le paradoxe de la banane) il aurait frappé un grand coup et aurait été félicité en personne par le nouveau ministre de l’environnement. Pour terminer mon billet, je voudrais revenir sur l’historique de l’interdiction du maïs Bt en France. L’interdiction prise par le gouvernement de Sarkozy était purement électoraliste (il a fait un mauvais choix, tous les écologistes sont des gauchistes), la réitération par le gouvernement socialo-marxiste relevait de la même démarche, ménager les alliés verts des socialistes car en cas de mécontentement de ces idéologues obscurantistes, la majorité au Sénat pourrait être compromise. Le débat sur les OGM est depuis longtemps politique et n’a plus aucun fondement scientifique, économique ou financier et il a eu comme conséquence fâcheuse l’affaiblissement de la recherche française dans ce domaine particulier ainsi que l’affaiblissement à venir de tout un pan de l’agriculture française. Et il est tout à fait rassurant, quoiqu’en pense Consigny, que le Conseil d’Etat ait enfin pris une décision de bon sens.

Bravo les écolos, bravo Consigny pour votre propagande écologiste et bravo à la rédaction du Point qui laisse passer ce genre de brûlot, admissible, certes, dans les colonnes du Monde ou de Libération, dont personne n’ignore les positions gauchisantes, mais certainement pas dans celles du Point !

Le Conseil d’Etat a commis un crime de lèse-écologie !

En Juin J940, un certain général a continué à se battre pour la France alors que le pays était tombé entre les mains d’un immonde gouvernement de collaborateurs comprenant des truands, des incapables, des opportunistes, des socialistes et des communistes convaincus que le national-socialisme était la seule idéologie susceptible de sauver l’Europe de la collusion internationale entre la « juiverie », les franc-maçons et les anglo-saxons en suivant Hitler et ses idées de dément syphilitique dépravé qui avait conclu un pacte avec un autre tyran sanguinaire, Staline. Aujourd’hui, on retrouve le même type de combat idéologique émanant d’activistes fortement teintés de communisme dans la pure veine du stalinisme pour prôner un retour à la terre idéale consistant à « promouvoir le développement de l’agriculture biologique, idéalement paysanne et biologique ». Je cite EELV en réaction à la décision du Conseil d’Etat d’annuler l’interdiction de la culture du maïs Bt Mon810. Pétain prônait aussi le retour à la terre à peu près dans les mêmes termes. Relisez vos livres d’histoire ! De même que des normaliens comme Marvel Déat ou des syndicalistes comme René Belin, acquis à la cause nationale-socialiste et ignorant ou feignant d’ignorer les mesures criminogènes prises par le pouvoir de Vichy à l’encontre des Juifs et des franc-maçons, bel exemple de malhonnêteté intellectuelle, de même aujourd’hui on feint d’ignorer pour satisfaire des a priori idéologiques sans fondements scientifiques des évidences que personne, justement ne peut plus ignorer. Les gaz dits « à effet de serre », l’énergie nucléaire, les OGM, les trois arguments contre-informateurs et instrumentalisés par les écologistes crypto-trotskystes et leurs acolytes socialo-marxistes qui en d’autres temps collaboraient avec l’Allemagne nazie. On prend les même et on recommence. D’abord désinformer ou modifier l’information, puis construire une nouvelle information biaisée ou erronée et l’imposer aux foules crédules, c’est la tactique marxiste par excellence. On a désinformé le monde entier à propos du réchauffement climatique et du soit-disant effet de serre du gaz carbonique qui n’a encore jamais été prouvé, mais le mensonge orchestré par des politiciens et des scientifiques au rabais a fait son chemin et le réchauffement climatique est devenu un dogme irréfutable qui justifie tout et n’importe quoi. Pour les plantes transgéniques, exactement le même scénario, on désinforme en mettant en avant le fait que l’introduction d’un gène étranger dans une plante, en l’occurrence le gène de la toxine du Bacillus thuringiensis dans le cas du maïs Bt, est nuisible à l’environnement sans aucun argument scientifique quel qu’il soit, et l’imposture devient réalité incontournable, un fait acquis. Pour le nucléaire, même chose, puisqu’il y a eu des bombes et que ça génère des déchets, c’est dangereux, en tous les cas beaucoup plus dangereux que les centrales à charbon (bel argument) donc il vaut mieux couvrir le sol français de moulins à vent. Le grand tremblement de terre du 11 mars 2011 au Japon y est certes pour quelque chose, mais quand parallèlement on veut combattre les émissions de gaz carbonique et fermer les centrales nucléaires encore susceptibles de fournir de l’électricité pendant 10 années supplémentaires à un prix ridiculement bas et sans émission de gaz à effet de serre puisque c’est la bête noire des écologistes, on a de la peine à saisir la logique et la rhétorique de ces idéologues au rabais. Mais revenons au maïs Bt, je cite, les deux ministres Le Foll et Martin « rappellent l’engagement du gouvernement de maintenir le moratoire sur la mise en culture de semences OGM, afin de prévenir les risques environnementaux et économiques pour les autres cultures et l’apiculture », sic. Ces deux ministres, à l’évidence disent n’importe quoi et sont mus dans leur discours uniquement par leur idéologie, ils font preuve de leur ignorance. Ils ignorent apparemment que le retour d’expérience (près de vingt ans) n’a jamais mis en évidence un quelconque risque pour l’environnement alors que sur des millions d’hectares sont cultivées des plantes type Bt (coton et maïs) avec toute la satisfaction des agriculteurs qui n’utilisent que peu ou pas de pesticides pour ces plantes. En ce qui concerne l’apiculture, c’est pire et leur ignorance est flagrante ! Il n’y a pas de toxine dans le pollen des plantes Bt, peut-être que le ministre de l’agriculture privilégie l’usage de pesticides systémiques dont plus personne n’ignore les effets catastrophiques sur la santé des abeilles. Quant à l’usage des plantes résistantes au Roundup, allez demander à un agriculteur d’arracher dorénavant les mauvaises herbes à la main, il vous rira au nez. De même que les politiciens corrompus du gouvernement de Vichy ignoraient ou feignaient d’ignorer la main sur le cœur les exactions d’Hitler et de Pétain, de même aujourd’hui, les politiciens, corrompus par leur idéologie, ignorent les faits scientifiques de base. De Gaulle a continué le combat, mais qui, en France, aujourd’hui, a la stature d’un De Gaulle pour poursuivre le combat contre ce ramassis d’incapables qui osent prétendre gouverner la France avec comme seul résultat de l’exposer à la risée du monde entier et la précipiter à la ruine ?