Crise climatique. Les ETS, vous connaissez ? Votre porte-monnaie va vite comprendre ce que c’est …

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C’est un rapport du Corporate Europe Observatory qui vient de paraître qui l’affirme les taxes sur l’énergie, dans le cadre européen des ETS ou Emission Trading System, iront du porte-monnaie des contribuables directement sur les comptes des grandes entreprises ! Et ce ne sont pas quelques milliers ou millions d’euros qui sont en jeu mais des centaines de milliards de ces mêmes euros. Et toute cette arnaque est organisée en haut lieu pour soit dit en passant « sauver le climat ». Le Parlement européen et la Commission de Bruxelles sont deux organismes censés gérer au mieux la destinée des citoyens européens et leur porte-monnaie, c’est tout le contraire qui se dessine clairement pour les années à venir. Les contribuables de toute la zone économique européenne seront mis à contribution pour que les grandes industries friandes en énergie et donc productrices de CO2, compagnies d’électricité, industrie pétrolière, cimenteries, papeteries, transformation des métaux ferreux et non ferreux, industries chimiques, industrie automobile et producteurs d’engrais … puissent supporter sans frais supplémentaires les taxes dites « carbone ».

Les lobbyistes de ces secteurs ont bien fait leur travail, ces industriels peuvent se rassurer, ils seront dédommagés avec des espèces sonnantes et trébuchantes pour ne pas délocaliser leurs usines et préserver les emplois. Le chantage, dans une zone économique où le chômage est endémique, a finalement payé. Le fonctionnement des ETS a été très bien pensé par les fonctionnaires de Bruxelles, nous allons tous payer pour les grandes entreprises, pour la plupart des multinationales qui s’arrangent par ailleurs pour payer le moins de taxes possibles comme ArcelorMittal, Shell, Lafarge ou encore Respol pour n’en citer que quelques-unes. Le consommateur final va donc payer sous forme de taxes « vertes » sur toutes sortes de produits, depuis le gaz naturel jusqu’au kWh, en passant par l’essence mais aussi le ciment, le papier, le rouleau de papier « alu » de sa cuisine ou de « PQ » ou l’engrais pour les plantes vertes de son appartement ou de son balcon ! Ce sera invisible, presque indolore, pourquoi ne pas en profiter parce que tout à fait légalement des transferts massifs d’argent seront effectués vers ces grandes multinationales. Ces transferts ont été évalués par Corporate Europe Observatory à plus de 250 milliards d’euros par décennie, je n’invente rien c’est écrit noir sur blanc dans ce rapport …

Voilà le résultat tangible de la mafia qui est supposée préserver la planète d’un réchauffement torride qui n’arrivera très probablement jamais. Il s’agit bien en effet d’une mafia : tout est organisé depuis déjà de nombreuses années, au nom du sauvetage du climat, depuis les réunions de Davos ou encore du très sélect Club de Bilderberg sans oublier les chantages incessants de Greenpeace et autres ONGs auprès des entreprises en tous genre *, pour rançonner le citoyen moyen qui a été conditionné par une propagande incessante afin de payer sans protester tout en ayant la satisfaction de faire quelque chose de bon pour Gaïa et en enrichissant au final les grandes corporations et les politiciens qui ont mis au point ce système tout simplement scandaleux.

Source : https://corporateeurope.org/climate-and-energy/2016/12/carbon-welfare

Note : J’ai mentionné le « PQ », le papier hygiénique pour les non-initiés, car j’ai eu la surprise de découvrir dans mon petit super-marché local une mention sur l’emballage contenant 6 rouleaux triple-épaisseur spécialement conçus pour le confort anal qui dit ceci : « papier élaboré dans des conditions contrôlées pour sauvegarder l’environnement, les forêts et le climat » avec le logo du WWF ! Greenpeace se garde bien de faire de la publicité ouvertement car le WWF avec son panda est bien mieux toléré par le public … Nous payons donc bien une dime aux écolos chaque que nous allons déféquer, CQFD !

Même la Commission Européenne est gangrenée par les écolos !

 

Le projet comportant la construction de deux EPR par EDF et Areva, associés à CGNP (China’s General Nuclear Power) sur le site d’Hinkley Point en Grande-Bretagne est menacé par une décision défavorable de la Commission de Bruxelles. Les Anglais ont fait appel à EDF et Areva puisque leur industrie nucléaire, au point mort depuis 30 ans a perdu toute expertise, alors qu’en Europe, il ne reste plus que ces deux entités opérationnelles, Siemens ayant également jeté l’éponge. Le montage financier comporte, outre des financements par EDF et CGNP, un prêt de 10 milliards de livres garanti par le gouvernement anglais, une assurance contre le risque de fusion du cœur, ce qui est arrivé à la centrale japonaise de Fukushima-Daiichi, une aide pour le démantèlement et un prix spot du MW fixé et également garanti inflation comprise pour les 35 années à venir. Pour le décommissionnement on se projète dans l’avenir c’est-à-dire aux alentours des années 2070 mais les deux autres garanties sont considérées comme des subventions déguisées et ça ne plait pas trop aux autorités de Bruxelles.

Quand Günther Oettinger déclare qu’il serait plus judicieux d’investir dans l’éolien et les centrales au gaz on a tout compris. Cet Allemand, membre de la Commission en charge de l’énergie a annoncé la couleur, le « vert ». Cet idéologue vendu aux idées des écologistes considère que les turbines à gaz sont plus écolo-compatibles que le nucléaire puisqu’elle produisent « moins » de carbone que la lignite ou le charbon vendu à bas prix aux Européens par les Américains depuis le boom du gaz de schiste. Donc, investir dans des moulins à vent et dans des centrales au gaz est plus « vert » dans l’esprit des écolos. Ils oublient de mentionner dans leur raisonnement que le nucléaire ne rejette pas de CO2 mais leur opposition viscérale et irraisonnée au nucléaire justifie de manière spécieuse leur position.

A ce sujet, à la suite de demandes réitérées de plusieurs gouvernements européens de considérer l’énergie nucléaire comme pouvant être subventionnée car ne rejetant pas de carbone, la Commission de Bruxelles a tranché par un NON franc et catégorique. Douze pays européens avaient pourtant déposé une requête afin que la Commission considère les énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque et biomasse) et le nucléaire sur le même plan, c’est-à-dire écolo-compatibles donc susceptibles de bénéficier de subventions gouvernementales. Seules l’Allemagne et l’Autriche s’y étaient opposé et la Commission a finalement adopté une position hostile, gangrenée par les partis écologistes très actifs notamment en Allemagne et en Autriche.

Le projet d’Hinkley Point pourrait tout simplement être annulé et l’ensemble du tissu industriel français sous-traitant d’Areva qui, sur le sol français, possède encore l’expertise et les certifications « qualité nucléaire » pourrait disparaître définitivement. En effet, les discussions en cours pour la construction d’une méga centrale nucléaire de près de 10 gigawatts en Afrique du Sud, un projet de 50 milliards de dollars, pourrait bien passer sous le nez d’Areva, encore une fois, car Rosatom (Russie) a fait des propositions à l’Afrique du Sud qui seraient considérées par la Commission de Bruxelles comme des subventions intergouvernementales évidentes si ce type de montage était imaginé en Europe. Areva, ou plutôt la Cogema en son temps, a perdu le contrat de fourniture du combustible et son retraitement pour la centrale nucléaire d’ESCOM à Koeberg, pourtant construite par Framatome ( ! ) pour les mêmes raisons et même si Hollande est allé récemment gesticuler à Pretoria pour tenter de décrocher le contrat, la situation paraît perdue d’avance, il est revenu avec quelques miettes comme un vague contrat d’entretien du réseau ferré sud-africain, des histoires d’éclisses qui on l’espère ne se dévisseront pas toutes seules !

Areva, un des rares fleurons industriels français encore représentatif de la qualité « made in France » (pour plaire au passage au ministre du redressement) pourrait bien s’affaisser définitivement avec l’échec du projet anglais uniquement en raison du lobbying intense des écologistes auprès de la Commission de Bruxelles. Et ce n’est certainement pas le ministre de l’énergie français (ancien faucheur d’OGM) qui soutiendra le montage financier franco-sino-anglais puisqu’il préfère lui aussi les moulins à vent.

Il y a donc un vrai souci en Europe dans le domaine de l’énergie et l’hypothèse que j’avais émise d’un complot organisé par les USA par l’entremise des écologistes afin d’affaiblir l’ensemble du tissu industriel européen voit dans cette histoire une illustration évidente …

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/29/le-complot-du-climat/

Abeilles, suite …

Comme je le mentionnais dans un précédent billet, trois néonicotinoïdes ont été en partie interdits pendant deux ans après un vote houleux et non « qualifié » de la Commission Européenne. Sans attendre l’UIPP, pour les non initiés L’union des industries de la protection des plantes c’est-à-dire les chimistes, a fait savoir que cette décision relevait d’une nouvelle utilisation excessive du principe de précaution (sic) et la FNSEA s’est jointe aux jérémiades de l’UIPP. C’est presque à pleurer de voir avec quelle absence de la plus élémentaire honnêteté ces deux organisations plus ou moins syndicales ont réagi justement en argumentant dans la direction par laquelle elles se sont mises en défaut pour n’avoir pas pris les précautions nécessaires quand ces produits ont été commercialisés. Or l’AMM est délivrée par des organismes supposés impartiaux et indépendants, et je dis bien supposés parce que tout un chacun connaissant cette industrie sait que ce n’est pas le cas : les scribouillards qui examinent les demandes d’AMM sont corrompus avant même d’avoir ouvert les dossiers d’autorisation constitués de rapports et d’études totalement bidon du genre Séralini. Le mépris total que ces organismes (UIPP et FNSEA pour la France) manifestent est scandaleux. Sous prétexte de promouvoir à grands renforts de publicité mensongère « l’agriculture raisonnée » en faisant de leur argumentation clé l’utilisation de moindres quantités de pesticides dans les parcelles cultivées, je le mentionnais dans mon précédent billet, ces organismes mentent tout simplement en méprisant toute éthique scientifique pourtant à la base de l’honnêteté sans ordonner d’études complémentaires, d’une part, mais surtout en méprisant ou feignant d’ignorer le retour d’expérience des apiculteurs ou d’autres organismes académiques comme le spipoll (http://www.spipoll.org) qui a mis à contribution des dizaines de milliers d’observateurs pour effectuer un suivi des insectes pollinisateurs. De qui se moque-t-on ? C’est la question qui doit être posée. Certes je suis dubitatif quant à la validité du principe de précaution qui peut constituer une sérieuse entrave au progrès scientifique et technique, je suis également opposé aux campagnes tonitruantes des écologistes à propos de tout et n’importe quoi (ils ne manqueront pas de s’approprier le vote mitigé de la Commission européenne à leur profit) mais je persiste dans mon argumentation en criant haut et fort que la très puissante industrie chimique n’a qu’un souci, faire des profits sans se soucier à aucun moment de la santé humaine et de la santé animale, je veux parler ici des abeilles …