La maladie de Parkinson : une maladie auto-immune ?

Les causes de la mort des neurones dopaminergiques du cerveau au cours du développement de la maladie de Parkinson sont toujours inconnues. De nombreuses hypothèses ont été formulées mais aucun fait scientifique n’a pu encore apporter d’explication satisfaisante. Tout ce que l’on sait est que les neurones meurent irrémédiablement et les thérapies existantes ne sont que des palliatifs à la déficience accrue en dopamine. L’a priori est qu’au niveau des neurones il n’y a pas d’antigènes de surface susceptibles d’être reconnus par le système immunitaire mais ce dogme pourrait être remis en cause à la suite d’une observation faite par l’équipe du Professeur de neurobiologie David Sulzer à l’Université Columbia. Quand une cellule est attaquée par un virus ou une bactérie, elle extériorise des antigènes en provenance de ces agents pathogènes à l’extérieur de leur membrane cellulaire. Le système immunitaire reconnaît alors ces antigènes à l’aide des lymphocytes T et ces derniers tuent la cellule supposée dangereuse. Le fait que les neurones ne possèdent pas cette faculté d’exposer des antigènes à leur surface est expliqué par le fait que la capacité de régénération des neurones dans le cerveau est sinon impossible du moins extrêmement limitée. Or ce dogme vient d’être remis en cause et rend donc possible que la maladie de Parkinson puisse être au moins en partie d’origine auto-immune ou que le processus d’attaque par les lymphocytes T apparaisse durant la phase terminale de la maladie. Certains neurones, au moins chez la souris, expriment le complexe majeur d’histocompatibilité qui sert de récepteur pour les lymphocytes T. Cette situation n’avait pas été observée avec les neurones d’origine humaine. L’équipe de l’Université de Columbia vient de prouver le contraire : des neurones à catécholamine de la substance grise et du locus coeruleus d’origine humaine étaient capables d’exprimer le complexe d’histocompatibilité et qu’il en était de même pour des neurones dopaminergiques dérivés de cellules souches. Par exemple les neurones catécholaminergiques (sécrétant la norépinéphrine et l’épinéphrine) de souris en culture sont très sensibles à l’induction du complexe d’histocompatibilité par l’interféron en comparaison des autres types de neurones en culture. D’autres stimuli ont également été découvert comme l’alpha-synucléine dont certains fragments de dégradation sont impliqués dans le développement de la maladie d’Alzheimer ainsi que les stress oxidatifs. L’illustration montre l’alpha-synucléine colorée en rouge par fluorescence avec des anticorps et l’apparition du complexe d’histocompatibilité (fluorescence dans le vert) dans des neurones en culture. En fond noir : complexe d’histocompatibilité et alpha-synucléine, en fond gris microscopie en lumière visible et reconstitution avec les clichés par fluorescence.

Capture d’écran 2014-04-20 à 20.54.07

Cette situation assez alarmante a été vérifiée en réussissant à induire le complexe d’histocompatibilité avec l’ovalbumine, une protéine étrangère aux neurones et constitutive du blanc d’oeuf, et en présence des lymphocytes T appropriés les neurones étaient condamnés à la mort. Il ressort donc de cette étude qu’une réponse immunitaire indésirable pourrait être éventuellement à l’origine de la maladie de Parkinson et si tel est le cas on est en droit de se demander comment il sera possible de contrôler tous les facteurs pouvant initier l’apparition du complexe d’histocompatibilité à la surface des neurones, de même qu’on est incapable de contrôler les maladie auto-immunes comme le diabète de type I, la sclérose en plaques, la maladie de Guillain-Barré ou encore la maladie coeliaque induite par le gluten …

Source : Columbia University

Encore des mensonges !!!

fukushima-cancer-clusters_77594_990x742

Depuis la catastrophe nucléaire qui suivit le grand tremblement de terre du 11 mars 2011, il y a maintenant trois ans, les autorités sanitaires du Japon ont procédé méticuleusement, peut-être trop d’ailleurs mais on ne peut pas le leur reprocher si on connait un tant soit peu le fonctionnement du Japon, à l’examen des thyroïdes de 254000 enfants parmi les 375000 de la préfecture de Fukushima. Résultat ahurissant et sans appel (pour les anti-nucléaire et les écologistes de tout poil) 33 cas de cancer de la thyroïde ont été trouvés en trois ans !

Le Docteur Norman Kleiman (Columbia University School of Public Health) n’y va pas par quatre chemins : « Si vous screenez autant d’enfants dans le but de trouver quelque chose de précis vous trouverez plus de cas que ne le prévoient les statistiques. Je pense que si vous faisiez la même investigation dans le Montana, vous auriez le même résultat ». C’est clair et net ! Quand on demande au même spécialiste de la santé s’il faut faire un rapprochement avec Chernobyl, il évacue l’argument d’un revers de la main. D’abord les autorités russes ont tardé à évacuer la population en particulier les enfants et les femmes enceintes, ce qui ne fut pas le cas au Japon, de plus la quantité d’iode radioactif rejetée dans l’atmosphère était sans aucune mesure avec celle rejetée par la centrale de Fukushima-Daiichi. Ce qui a conduit naturellement au diagnostic d’environ 5000 à 7000 cas de cancers parmi les enfants de la région de Chernobyl. Cette situation a été aggravée par le fait que la population de Chernobyl et des environs a continué à se nourrir de produits laitiers locaux pendant plus d’un mois après l’accident alors que l’iode qui tombe rapidement au sol (c’est un gaz de densité élevée) se retrouve dans le lait et les enfants ont accumulé de très fortes doses d’iode 131 dans leurs thyroïdes. Rien à voir avec Fukushima !

L’accident de Chernobyl a conduit les autorités japonaises à immédiatement interdire l’usage de l’eau, du lait et des produits laitiers et de tous aliments en provenance de la zone contaminée dès la première explosion sur le site et à distribuer des pastilles d’iode pour saturer la thyroïde afin de réduire presque totalement le risque de contamination. L’apparition d’une recrudescence de cancers de la thyroïde dans la région de Chernobyl apparut significativement 4 ans après l’accident et la mortalité n’est à présent que de un pour cent cancers détectés depuis l’accident. Donc pas vraiment de souci à se faire !

Quid de la contamination par le césium ? Norman Kleiman est tout aussi clair dans sa réponse à la question de savoir pourquoi certains parents ne laissent pas leurs enfants jouer à l’extérieur : « Tout l’iode radioactif a disparu. De faibles quantités de césium et de strontium sont encore présentes et c’est un sujet préoccupant en soi puisque le césium peut s’accumuler dans les tissus adipeux et le strontium dans les os, mais les niveaux de radioactivité sont très faibles et dans les zones dites « chaudes » personne n’est autorisé à y séjourner durablement. La radioactivité est omniprésente. Si vous avez un plan de travail en granit dans votre cuisine vous êtes irradié comme en mangeant des bananes. Sur le long terme, il est peu probable de relever des effets directs de la radioactivité sur la santé de la population. Ce sont plutôt les effets sur la santé mentale des habitants qui est à redouter car ils sont effrayés en pensant qu’ils vivent dans des zones contaminées alors qu’il n’y a rien d’alarmant ».

Malgré ce genre de propos, lors du troisième anniversaire du grand tremblement de terre japonais qui a tué plus de dix-huit mille personnes, la presse main-stream politiquement correcte, bien pensante et écolo-compatible a ressorti cette histoire de cancers de la thyroïde dans la région de Fukushima. Cette attitude déplorable fait partie de la stratégie d’intoxication délibérément mensongère des idéologues de l’environnement anti-nucléaires qui ont pris le pouvoir de facto dans de nombreux pays du monde. Une honte !

Source et illustration : National Geographic News