La CIA : 70 ans de crime organisé …

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Ce billet est une traduction libre mais néanmoins fidèle d’un article paru sur le site de Lars Schall (Larsschall.com). Il s’agit de questions-réponses entre Lars Schall et Douglas Valentine, auteur des livres « The CIA as Organized Crime » et « The Phoenix Program« . Quand j’écrirai « je » ce sera naturellement Valentine qui parle. Quelques ajouts entre parenthèses pour faciliter la compréhensin et bref commentaire de mon cru en fin de billet.

Photo de Tom Thai : le crépuscule de la démocratie américaine.

Le 18 septembre 1947 le National Security Act créa la CIA, un organisme qui est devenu au fil des années une organisation criminelle à la solde du gouvernement américain. Tous les agissements de la CIA sont illégaux et c’est la raison pour laquelle cette organisation bénéficie de la protection du gouvernement et d’une impénétrable culture du secret. Alors que les mythomanes de l’industrie de l’information n’ont de cesse de peindre l’Amérique comme le bastion de la paix et de la démocratie, les officiers de la CIA dirigent des organisations criminelles dans le monde entier. Par exemple la CIA recruta Santo Trafficante, un trafiquant de drogues notoire durant les années 1950 pour assassiner Fidel Castro. En échange la CIA autorisa cet individu à importer des tonnes de drogues sur le territoire américain. Depuis lors la CIA arme et facilite les activités des trafiquants pourvu qu’ils exécutent de basses besognes sur ordre et l’argent de la drogue arrive sur des comptes off-shore et devient alors indiscernable de celui de la CIA. Le trafic de drogues organisé par la CIA n’est qu’un exemple.

Ce qu’il y a de plus important à comprendre au sujet de la CIA est son organisation qui lui permet de maintenir un secret total sur ses activités. Si les USA étaient une vraie démocratie et que la liberté de parole était respectée alors nous pourrions parler librement de la CIA et serions confrontés à son racisme et son sadisme. Or ce n’est pas possible, nous sommes maintenus dans l’ignorance totale de l’histoire de notre pays et nous n’avons pas la moindre idée de ce que nous sommes en tant que nation. Quand un leader politique commence à parler des activités démoniaques de la CIA il est immédiatement réduit au silence. La CIA n’entreprend jamais rien qui ne puisse être ensuite nié. Le déni de responsabilité fait partie de la culture de la CIA.

Lorsqu’en 1984 j’ai demandé à William Cosby, ancien directeur de la CIA, de m’aider à écrire le livre « The Phoenix Program » il me présenta Donohue en 1985. Donohue avait dirigé les opérations de la branche vietnamienne de la CIA entre 1964 et 1966 et la plupart des programmes qu’il développa étaient inclus dans le programme Phoenix. Comme Donohue était chapeauté par Cosby il ne tarissa pas de détails. Donohue faisait partie de la première génération des officiers de la CIA. Il avait étudié la comparaison des religions à la Columbia (University) et comprenait parfaitement la valeur des symboles. Il était un pur produit de l’école politique du Cook County et rejoignit la CIA après la seconde guerre mondiale (à l’époque l’OSS) quand il comprit que la guerre froide était une « industrie de croissance ». Il avait été à la fin de sa carrière le chef de la CIA aux Philippines et quand j’eus des entretiens avec lui il était encore en affaires avec l’ancien ministre de la défense des Philippines. C’est ainsi qu’avec un bon carnet d’adresses la corruption fonctionne chez les anciens serviteurs de l’Etat. Donohue me confia que la CIA n’entreprenait jamais rien si les deux critères suivants n’étaient pas réunis. D’abord le potentiel du renseignement (potential intelligence) : le programme doit être profitable pour la CIA. Ce point peut revêtir plusieurs aspects comme par exemple renverser un gouvernement, comment faire chanter une personnalité officielle, quels documents dissimuler ou comment exfiltrer un agent de l’étranger. Le second critère est que toute action peut être niée et si ce n’est pas le cas il ne faut pas l’entreprendre. Dans le meilleur des cas la CIA trouvera un officier de l’armée qui en prendra la responsabilité de couverture.

La négation « plausible » est une tournure de langage. Durant les auditions par le Sénat relatives aux tentatives d’assassinat de Fidel Castro et d’autres chefs d’Etat étrangers, le directeur délégué Richard Bissell respecta le principe de la négation plausible en utilisant des périphrases et des euphémismes quand les définitions précises des activités de la CIA pourraient être exposées et devraient alors immédiatement cesser. Tout ce qu’entreprend la CIA peut être nié et c’est là le mandat que lui a confié le Congrès car le Congrès ne veut pas être tenu pour responsable des activités de la CIA. Dans de très rares cas, en dehors de circonstances exceptionnelles comme un accident ou une révélation à la suite de fuites d’informations, le Congrès ou le Président peuvent exiger qu’une action de la CIA soit rendue publique si c’est utile pour des raisons psychologiques. Par exemple, la pratique de la torture est un bon exemple. Après le 11 septembre le peuple américain appelait à la vengeance, il voulait voir le sang musulman couler et c’est ainsi que le Président Bush laissa filtrer dans les médias des images de torture perpétrées par l’armée américaine à l’encontre d’ « ennemis des USA ». Il s’agissait d’ « interrogatoires améliorés » mais tout le monde comprit le sens de ce symbole.

Personne à la CIA ne connait réellement qui fait quoi en raison de la compartimentation de cet organisme. Quand un flic est en uniforme pour l’opinion publique il est au dessus de tout soupçon. Quand un agent de la CIA opère, le fait de fréquenter des voyous fait pour lui partie de sa mission de protection du citoyen américain, c’est cette loi-là qu’il respecte. Et la CIA regorge de ce genre d’individus qui n’ont aucune contrainte. Pour Nelson Brickham, l’instigateur du programme Phoenix « le service d’espionnage (la CIA) est une manière socialement acceptable d’exprimer ses tendances criminelles. Un individu qui a des tendances criminelles mais est trop couard pour les assumer a sa place à la CIA s’il a un tant soit peu d’éducation. Les agents de la CIA sont des aspirants mercenaires qui ont trouvé l’endroit socialement acceptable pour exécuter de basses besognes et être très bien payés pour ça ».

C’est bien connu que quand la CIA recrute des agents pour diriger des milices ou des unités de police secrète dans un pays étranger les candidats sont soumis à un examen psychologique minutieux. C’est ce qui s’est passé quand la CIA a mis en place une antenne en Corée : la CIA a envoyé son psychologue en chef à Séoul. Il fallait des candidats capables de suivre les ordres, être créatifs, ne pas avoir d’états d’âme, être motivés et ne pas avoir de désordres de la personnalité. La plupart des candidats étaient motivés par l’attrait de l’argent en particulier parmi les civils. C’est exactement la même situation en Amérique du Sud, en Afghanistan ou en Irak quand il s’agit de recruter des personnels pour diriger des unités anti-antiterroristes. Mais chaque fois que la CIA investit dans la formation d’un individu il faut que ce dernier serve les projets de la CIA.

Sur le sol américain la CIA est perçue par ses dirigeants comme une organisation militaire dans laquelle chaque membre doit faire preuve d’une obéissance aveugle à la chaine de commandement qui ne peut en aucun cas être violée. Si un agent n’est pas d’accord il est immédiatement viré. Il existe donc des programmes internes d’endoctrinement et chaque agent se considère comme spécial et bénéficie d’une immunité pénale en ce qui concerne ses actes criminels. Quand ils prennent leur retraite ils trouvent des boulots très bien payés dans le secteur privé pour faire passer la culture de domination et d’exploitation d’autrui. Malgré le fait que les agents de la CIA sont presque tous des sociopathes, ils ont une haute opinion de leur mission et l’extrême compartimentation de l’organisation de la CIA fait que chaque individu se sent profondément important quand bien même mentir, voler, assassiner fait partie du succès professionnel de chacun, ce sont des outils utilisés couramment par l’administration de la CIA.

Comme chaque agent de la CIA se considère supérieur il se considère aussi comme étant susceptible de faire partie de la classe dirigeante de n’importe quel pays en s’arrogeant le droit de manipuler, exploiter et soumettre à son gré le peuple qui lui est « confié ». Ces règles autorisent toutes sortes de comportements qui ressemblent à des rackets contre une protection pour assurer leur prérogatives.

L’armée est dans tous les pays le réel pouvoir et dans tous les pays l’armée est organisée autour d’une chaine de pouvoir à laquelle chaque membre doit obéissance, une obéissance sacrée et inviolable. Dans l’armée les supérieurs ne fraternisent jamais avec les subordonnés car un jour ou l’autre ils les enverront à la mort. Dans l’armée il y a un corps d’officiers comme dans toute bureaucratie et dans toute classe dirigeante d’un pays il y a des supérieurs et des subalternes, et ces derniers sont exploités selon la volonté des dirigeants. Ainsi au sein de la CIA il existe une sorte de confrérie appelée Universal Brotherhood of Officers qui est au dessus des lois. Profitant de gardes du corps et de fausses identités, il voyagent en jet privé, vivent dans des villas de luxe et tuent en utilisant les technologies les plus sophistiquées. Ils disent aux généraux de l’armée ce qu’ils doivent faire. Ils ont la main-mise sur les comités du Congrès. Ils assassinent des chefs d’Etat et massacrent des enfants innocents en toute impunité et dans l’indifférence totale. N’importe lequel d’entre eux est remplaçable sauf naturellement ses chefs.

La question en vient maintenant au rapport entre la CIA et la drogue. Il y a deux aspects dans le contrôle et l’organisation du trafic de drogue international par la CIA qui sert les intérêts des USA. Il faut noter que l’implication des gouvernements américains dans le trafic de drogue a commencé avant même que la CIA existe car c’était un moyen de contrôler les Etats fournisseurs ainsi que les mouvement sociaux et politiques de ces mêmes Etats. Cette attitude émergea dans les années 1920 quand les Américains aidèrent le nationaliste Chiang Kai-shek à développer son petit commerce de l’opium. Durant la seconde guerre mondiale, l’OSS, précurseur de la CIA, aida la rébellion Kachin et leur procura de l’opium car ils combattaient l’occupant japonais. Au même moment l’OSS établit des liens avec la pègre nord-américaine lui promettant sa protection et lui assurant une livraison de drogue en provenance de Chine afin que cette dernière serve à l’occasion pour exécuter de basses besognes exigées par l’OSS. Quand les Nationalistes chinois furent chassés l’OSS établit des liens avec les trafiquants en Birmanie et à Taiwan. Dans les années 1960 la CIA contrôlait l’ensemble du commerce de la drogue dans toute l’Asie du Sud-Est et prenait progressivement le contrôle de ce même commerce en Amérique du Sud mais également en Europe. Au Vietnam la CIA assura de son soutien le Général Nguyen Cao Ky en 1965, alors directeur de la sécurité nationale du Vietnam du Sud afin d’installer des centres d’interrogation secrets en échange du contrôle du trafic de drogue dans toute la région. Ky et sa clique ne furent financés par la CIA que grâce au trafic de drogue organisé par cette dernière.

L’autre facette de cette activité est l’infiltration par la CIA de toute l’administration d’un pays impliquée de près ou de loin dans la lutte contre le trafic de drogue. Aux USA, sous la pression de la CIA le Narcotic Bureau fut supprimé et remplacé au sein du Département de la Justice par un bureau des narcotiques et des drogues dangereuses, une administration qui fut immédiatement infiltrée par les agents de la CIA. Cette même CIA alla même jusqu’à créer en son sein un bureau spécial de coordination de lutte contre les narcotiques confié à un certain Seymour Bolten qui devint vite conseiller de William Colby puis de George HW Bush, les directeurs successifs de la CIA à l’époque. En 1973 le réseau de la CIA était totalement bouclé, avec un centre intra muros de lutte contre les narcotiques et la totale impunité des trafiquants sur le sol des USA, tous sous contrôle …

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Aux USA, à l’époque, il y avait deux sortes de consommateurs de drogue, les blacks et les hippies. Nixon, sans trop de scrupules, ordonna la guerre contre la drogue, en d’autres termes la guerre contre les Noirs. (C’est un peu vite dit mais c’est ce que pensait réellement Nixon). Les USA sont un ancien pays esclavagiste et une société ouvertement raciste, alors oui la guerre contre la drogue, un business contrôlé par l’élite blanche, était et est encore dirigée contre les Noirs et d’autres minorités afin de les maintenir dans un état de parias de la société. Avant 1968 il n’y avait aucun agent noir au Bureau des narcotiques … La police fédérale (FBI) travaillant de concert avec la CIA se servait et se sert toujours des petits minables noirs de quartier pour leur servir d’indicateurs afin de mieux contrôler le trafic dans une ville ou un Etat tout entier et la même CIA ne s’en prend jamais à la mafia car elle est sous contrôle. Cette mafia arrange tout le monde car elle fait régner l’ordre dans les quartiers et facilite la ségrégation blancs-noirs, c’était déjà le cas dans les années 1960 et ça l’est toujours.

Si l’usage de drogues n’était pas illégal ce serait une catastrophe pour différentes raisons car chacun y trouve son compte. La mise hors-la-loi des drogues a transformé ce phénomène de société en un problème de santé publique et ainsi servi de prétexte pour réorienter les devoirs des forces de police, la justice criminelle et les institutions civiles de maintien de la santé des individus afin de contrôler les minorités, les pauvres et les classes laborieuses et leur éviter d’évoluer vers plus d’émancipation sociale. Les compagnies privées parties prenantes de la santé des citoyens se sont engouffré dans ce marché lucratif créé par la politique répressive anti-drogues. Les assistants sociaux et les éducateurs ont parfait le système en abondant dans le sens du racisme de l’élite affairiste. Tout en développant ce business à l’étranger la bureaucratie a supprimé dans le pays (les USA) toute résistance sociale ou politique au profit des compagnies pharmaceutiques et médicales. Il faudrait une bibliothèque entière pour expliquer en détail les fondements de la guerre contre la drogue et les raisons profondes du « laissez-faire » (en français dans le texte) de l’administration et de l’industrie qui en profite. L’administration américaine en profite au même titre que la mafia. Il suffit de mentionner que les investisseurs de Wall Street dans l’industrie de la drogue ont utilisé le gouvernement pour transformer leur pouvoir économique en investissements dans les activités militaires. Il ne faut pas oublier que les USA ne produisent pas un gramme d’opium ou de cocaïne mais que tout un pan de l’industrie américaine en dépend en particulier le complexe militaro-industriel, c’est une question de sécurité nationale.

En Afghanistan les officiers de la CIA contrôlent le marché de l’opium par l’intermédiaire de milices qui agissent sous l’autorité de l’armée. Quand les Américains ont créé le gouvernement Karzai la production de pavot a explosé et ils ont mis en place un réseau d’espionnage en utilisant des citoyens « amis » du chef du trafic de l’opium Gul Agha Sherzai. Le public ignore que les talibans ont déposé les armes après l’invasion américaine et que les Afghans ont été réarmés après l’installation de Sherzai à Kaboul pour aider ce dernier à combattre les adversaires de son clan et fournir un réseau d’espions à la CIA qui ciblaient non pas les talibans mais les concurrents de Sherzai dans son juteux commerce de l’opium. Le résultat fut que les Américains torturèrent et assassinèrent bon nombre d’ennemis de Sherzai ce qui eut pour conséquence de radicaliser le peuple, un excellent prétexte pour que les américains occupent durablement ce pays. Pour le remercier de ses services précieux Sherzai se vit attribuer le contrat de construction de la première grande base militaire américaine dans le pays. De plus il profita d’une large immunité vis-à-vis de la justice locale et put continuer ses trafics librement. Tous les agents de la CIA en activité en Afghanistan, bien que constatant une augmentation de la consommation d’opium et d’héroïne chez les mineurs de 15 ans et plus, ne se soucient pas le moins du monde des ravages causés par ces mêmes drogues chez la jeunesse américaine. Les officiers de la CIA contrôlent également étroitement la production locale d’héroïne et encouragent les seigneurs de la guerre qui ont la main-mise sur la drogue à infiltrer la pègre russe activement pour disséminer la drogue dans ce pays. Ces agents se comportent exactement comme les flics américains qui tolèrent les trafiquants et les dealers y compris en exemptant certains d’entre eux de figurer dans les fichiers de la DEA (Drug Enforcement Administration).

La CIA est autorisée à établir des négociations avec les pays ennemis si et seulement si ses agissements peuvent être fermement niés en cas d’investigations par des tierces parties. Ce fut le cas en Iran du temps de l’administration Reagan mais en Afghanistan ce genre de négociations permet aux services secrets américains d’approcher les chefs talibans pour obtenir des échanges de prisonniers comme ce fut le cas en Iran avec le scandale des Contras. La CIA est en première ligne quand il s’agit de négocier un cessez-le-feu même temporaire, car il s’agit toujours d’échanges de bons procédés parfois bien juteux.

Comme il y a en permanence plus de 600 agents de la CIA en Afghanistan, l’extrême compartimentation de leurs activités fait que ces dernières peuvent être très facilement niées. C’est ainsi que le programme Phoenix, développé lors de la guerre du Vietnam, y a trouvé un admirable terrain d’action. D’abord les actions de guérilla contre les leaders pour les recruter ou les assassiner fait partie du volet supérieur du programme Phoenix. En deuxième lieu il s’agit de généraliser la guerre psychologique contre la population civile. Celle-ci est informée des risques qu’elle encoure en cas de soutien à la résistance : kidnapping, emprisonnement, torture, viol, assassinat et ceci afin que cette population soutienne entièrement le gouvernement fantoche mis en place par les USA. Initialement l’armée américaine était réticente pour appliquer le plan Phoenix mais depuis le Vietnam la situation a changé car les officiers supérieurs de l’armée ont été infiltrés par les agents de la CIA comme les SS-Einsatzgruppen et la Gestapo infiltrèrent l’armée allemande. Ce type d’action fut appliqué par exemple au Salvador dans les années 1980 et cette stratégie est aujourd’hui appliquée dans le monde entier pour combattre le terrorisme y compris si ce « terrorisme » est parfois financé par la CIA … en toute conformité avec la philosophie de déni de l’organisation.

Aujourd’hui il n’y a plus de guerres conventionnelles et l’armée est devenue de facto la police de l’Empire Américain disséminée dans plus de 700 bases de par le monde sous le contrôle de la CIA. Sur le territoire américain lui-même le gouvernement est étroitement contrôlé mais aussi la population entière avec des systèmes d’écoutes sophistiqués et tout est organisé conformément aux grandes lignes du programme Phoenix y compris l’asservissement des médias afin que l’ « organisation » atteigne une main-mise totale sur l’ensemble de la population pour le plus grand bénéfices de la minorité dirigeante de l’ombre. L’industrie des médias est entièrement dévouée la CIA et elle a pour mission de répandre les fausses informations qui servent le dessein final : prendre le contrôle des institutions démocratiques. Les médias sont donc complices de cet état de fait, c’est la leçon de la guerre du Vietnam. Ces médias firent trop grand cas des carnages des populations civiles lors de cette guerre. Si la CIA, avec l’appui de l’armée massacre des civils, que ce soit en Libye, en Irak, en Syrie ou encore au Liban avec des mines anti-personnel larguées par des drones, plus jamais les Américains seront tenus pour responsables, au contraire l’ennemi sera accusé des pires exactions. C’est là le coeur de la politique de déni de la CIA qui est en charge des sales besognes qu’ont exigé les plus riches du pays.

Source : blog de Lars Schall, 22 septembre 2017

Commentaire. La CIA est au service du « Deep State », un terme qui désigne les puissances financières et industrielles américaines que Donald Trump a appelé le « marigot » qu’il a voulu naïvement assainir. Il s’est embourbé au point qu’il ne peut plus gouverner sinon en envoyant des twitts insignifiants, tout simplement affligeant … C’est ce Deep State qui gouverne et son agenda est une domination du monde entier. Tous les moyens utiles sont utilisés à cette fin comme par exemple le récent accord CETA qui a menotté l’Europe pour servir les intérêts des grandes multinationales américaines toutes implantées au Canada, un pays qui n’est qu’un vulgaire satellite des USA, mais il ne faut pas le dire car ça vexerait nos « amis » Québécois. Les Américains ne respectent plus aucunes valeurs, ils constituent un danger pour toutes les démocraties. Le mal s’est déjà bien métastasé et comme pour le programme Phoenix il n’y aura pas d’alternative : la soumission ou la mort, en d’autres termes se soumettre volontairement ou mourir sous les bombes nucléaires. Depuis des années Paul Craig Roberts alarme ses lecteurs sur ce point mais on le prend pour un vieux grincheux par trop pessimiste … Le retour à la réalité sera douloureux car il est déjà trop tard pour contrer les visées hégémoniques des USA, d’ailleurs qui oserait aller dans ce sens ?

Les dommages « collatéraux » de la guerre en Syrie

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Quand Poutine et Trump ont taillé le bout de gras à Hambourg la semaine dernière, ont-ils abordé les désastres sanitaires et humains occasionnés en Syrie par cette guerre civile largement provoquée et soutenue par les USA ? Certainement pas ! Non contents de « droner » des autobus bourrés d’enfants fuyant les zones de combat ou des hôpitaux et des écoles, de toutes les façons les Américains s’en lavent les mains (couvertes du sang d’innocents) et n’attendent tout simplement qu’une chose : que le pays soit complètement ruiné. Ils se moquent de ces dommages pudiquement appelés collatéraux par les haut-gradés du Pentagone. C’est tout simplement écoeurant !

Une information qui n’a été reprise par aucun média occidental – et pour cause ils sont tous à la botte de la CIA – concerne le désastre sanitaire syrien qui a atteint des proportions effrayantes. Dans la ville de Raqqa, tenue par ce qu’on a coutume d’appeler des rebelles, en d’autres termes des groupes de voyous financés par l’Arabie Saoudite et armés par les USA, et également dans le district de Deir-Ez-Zor, une épidémie de poliomyélite a provoqué ce printemps la paralysie irréversible de 25 enfants qui n’avaient pu être vaccinés en raison du conflit et donc du manque de vaccin. Alors que l’OMS s’est récemment félicité d’avoir pratiquement éradiqué la poliomyélite dans le monde, il s’agit ici d’un douloureux rappel à l’ordre adressé à l’humanité toute entière : ce sont surtout des innocents qui paient le plus lourd tribut aux conflits armés provoqués par Washington comme si la Syrie était un ennemi de l’Amérique !

Des équipes de volontaires, au total 416 personnes ont été dépêchées sur place, à Deir-Ez-Zor et Hasaka pour vacciner dans l’urgence plus de 300000 enfants avec des vaccins oraux en provenance d’Europe ou injectables en provenance, ironie de la situation, des USA. Le vaccin injectable en provenance des USA est dirigé contre les type 1 et 3 du virus, le type 2 ayant disparu de la planète il y a plus de 20 ans selon l’OMS, or l’épidémie syrienne actuelle est surtout provoquée par le virus de type 2, encore une ironie de la guerre … Mais infiniment préoccupante (collatéralement) car pratiquement plus personne n’est vacciné aujourd’hui dans le monde pour être protégé contre le virus de la polio de type 2. 

Seule la formulation orale immunisant contre les trois types de virus pourra donc être vraiment efficace. Cependant il n’y aura certainement pas assez de doses pour juguler l’épidémie. Déplorable situation : les Américains sont des criminels qui doivent être poursuivis par la justice internationale ! Tout simplement écoeurant.

Source et illustration (un enfant syrien recevant le vaccin oral) : STAT news

La CIA et l’opium d’Afghanistan : un gros business

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Avec la libération de Manuel Ortega, une mascarade honteuse organisée par la CIA (Ortega était un agent de cette organisation mafieuse), resurgit le scandale planétaire de l’opium afghan, et j’ose dire planétaire puisque tous les pays de l’Alliance Atlantique ont participé depuis 2002 à l’élimination des talibans (qui avaient proscrit la culture du pavot sur le sol national) en envahissant ce pays qui venait tout juste de se libérer de la tutelle (ex-)soviétique. À la fin de 2001 plus de 90 % des champs de pavot avaient été détruits par les talibans mais les Américains trouvaient cette situation intolérable et la CIA qui avait en scène les attentats du 11 septembre (selon des évidences de plus en plus convaincantes, mais je n’émettrai aucun commentaire à ce sujet), le « 9/11 » fut un fantastique prétexte pour envahir l’Afghanistan et rétablir la culture du pavot pour le plus grand bénéfice de cet organisme que je viens de qualifier de mafieux. La création de toutes pièces de l’implication de Ben Laden dans ces attentats est peut-être la pire machination qu’ait jamais orchestré la CIA mais nul ne connaîtra la vérité, comme pour l’assassinat de JFK …

Aujourd’hui ce sont les soldats américains et de l’OTAN qui protègent les champs de pavot, contrôlent le trafic d’opium à l’échelle mondiale et la CIA en tire des bénéfices outrageusement juteux portant préjudice aux cultures vivrières locales car cultiver des citrouilles ne rapporte pas beaucoup, alors que le pavot … Avec en prime la protection de l’armée américaine pour que tout se passe pour le mieux. Une infime partie de l’opium et de l’héroïne est consommée par les Afghans, faut-il le rappeler.

Voici quelques photos qui sont dans le domaine public mais il n’est pas trop conseillé aux médias occidentaux de parler ouvertement de ce sujet dérangeant, médias qui sont largement contrôlés par cet organisme dont les agissement dans le monde entier sont insupportables.

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Donald Trump s’est fait piéger par cette mafia constituée d’assassins, d’hommes sans foi ni loi qui ne respectent rien, qui pratiquent la torture et l’emprisonnement sans procès dans des prisons secrètes tolérées par certains pays européens et, cerise sur le gâteau, répandent des mensonges qui mettent en péril l’humanité entière. La CIA est partout, y compris dans vos chaumières car pas un message électronique, pas un seul whatsapp, pas un seul tweet, pas une seule photo mise sur le « cloud » ne lui échappe via la NSA, Google et Facebook qui collaborent pleinement avec cette organisation à votre insu.

Le trafic mondial de l’héroïne est totalement contrôlé par la CIA et l’argent de ce trafic est recyclé directement à Wall Street ! Je n’invente rien, toutes les information relatives à ce scandale planétaire qui dépasse l’entendement sont publiques comme les trois photos ci-dessus.

Source et illustrations : globalresearch

Les Etats-Unis et la paix dans le monde : une blague macabre

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Depuis la fin de la seconde guerre mondiale les USA ont provoqué plus de 20 millions de morts et plus de 200 millions de blessés dans 37 pays différents de par le monde c’est-à-dire l’équivalent de plus de 10000 « 11 septembre ». Il est important de faire cette comparaison car les attentats du 9/11 ont en quelque sorte institutionnalisé la nouvelle croisade américaine contre le terrorisme. Cette statistique macabre est approximative car il est difficile d’évaluer les conséquences des interventions américaines dans les pays étrangers en termes d’exécutions sommaires ou de conflits civils provoqués par l’installation de régimes politiques à la solde de Washington. Un seul exemple suffira à situer cette difficulté : lorsque le Shah fut installé par la CIA à Téhéran nul ne sait combien de personnes disparurent dans ce pays à la suite de poursuites systématiques des opposants par la police politique mise en place avec l’aide de cette même CIA en Iran pour servir le Shah. Quant au nombre de soldats et d’agents américains morts sur les divers lieux d’intervention il est tout simplement ridicule et n’a pas été pris en compte dans ces statistiques. Juste pour la guerre d’Irak il y eut 1 455 590 morts du côté irakien et seulement 4801 du côté américain, ce sont des statistiques « officielles » recueillies par des ONGs indépendantes englobant ce que les Américains ont coutume d’appeler pudiquement les dommages collatéraux.

Venons-en donc à la chronologie des interventions américaines hors du sol de la bannière étoilée et comme les lecteurs vont le découvrir la stratégie américaine n’a jamais changé depuis la fin du dernier conflit mondial. L’exemple le plus représentatif en est l’intervention américaine en Afghanistan, le premier de cette liste.

Afghanistan

Sous prétexte d’affaiblir l’URSS par le sud les Américains finançaient les Mujahidins afghans afin de répandre la terreur dans les provinces de l’Union Soviétique ce qui provoqua l’intervention des Russes. C’est le Président Carter qui prit cette décision le 3 juillet 1979 avant même l’intervention russe le 24 décembre de la même année suivant en cela les conseils de Zbigniew Brzezinski. Lors de l’intervention américaine en Afghanistan à la suite des attentats du 11 septembre, les Américains ont provoqué la mort par bombardements d’au moins 12000 personnes dès les premiers jours de cette intervention. Les USA occupent toujours ce pays et nul ne sait combien de morts et de blessés ont été laissés pour compte sur le terrain.

Angola

En 1977 quand les Portugais se retirèrent définitivement de l’Angola, une guérilla s’installa dans le pays pour déloger le gouvernement en place et reconnu par les Nations-Unies. Washington finança la rébellion – l’Unita – car le gouvernement en place était aidé par des troupes cubaines, ce qui justifia une intervention américaine. Les USA réussirent à impliquer l’Afrique du Sud, un pays ami de l’Oncle Sam, pour envahir l’Angola : résultat des opérations 750 000 morts. Depuis lors l’Angola est étroitement surveillé par les agents américains et le pétrole coule à flot.

Argentine

À la suite de la mort d’Eva Peron et de la réélection de Juan Peron en 1951 la CIA organisa une guerre civile pour finalement mettre en place un gouvernement de transition militaire et l’organisation d’élections qui aboutirent à un nouveau régime favorable aux « idées démocratiques » de Washington. Cette transition dura près de 10 ans et près de 70000 personnes furent assassinées ou disparurent bien que des statistiques précises n’existent pas. Pour s’attirer la sympathie des Argentins, le gouvernement américain indemnisa par la suite les familles des victimes à hauteur de deux-cent-mille dollars chacune. Aujourd’hui l’Argentine est en ordre et le Président actuel est totalement soutenu par les USA.

Bengladesh et Pakistan

Après le retrait des Anglais de l’Empire des Indes trois pays émergèrent, le Pakistan de l’Ouest, l’Inde et le Pakistan de l’Est à la suite de mouvements de populations indescriptibles. Washington, qui soutenait le régime autoritaire du Pakistan de l’Ouest favorisa en 1971 la brutale invasion de la partie appelée aujourd’hui Bengladesh qui voulait faire sécession en armant lourdement le Pakistan de l’Ouest. Le Pakistan fut vaincu à la suite de l’intervention de l’Inde qui avait accueilli plus de 10 millions de réfugiés. Nul ne sait exactement combien de victimes furent occasionnées par ce sanglant conflit, probablement 3 millions …

Bolivie

En 1952, à la suite d’élections présidentielles contestées, le Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR) mit à la tête du pays Victor Paz Estenssoro. Celui-ci entama de profondes réformes dont un redécoupage agraire, l’introduction du suffrage universel et la nationalisation des mines, en particulier de cuivre. Les Américains, dont l’Amérique du Sud a toujours été leur chasse gardée, entreprirent de fomenter un coup d’état et mirent en place un régime répressif incarné par Hugo Banzer Suarez qui rétablit l’ordre, c’est-à-dire une totale allégeance à Washington. Cette période trouble de l’histoire récente de la Bolivie occasionna au moins un millier de morts. Les mines de cuivre sont sous le contrôle des Américains, merci !

Brésil

Le Brésil comme l’Argentine, la Bolivie, le Chili, le Paraguay et l’Uruguay a toujours été étroitement surveillé par les USA dans le cadre d’un programme secret appelé Opération Condor. Selon des documents déclassifiés ce plan aurait occasionné dans ces divers pays au moins 13000 morts et disparus.

Cambodge

Lorsque les administrations Johnson puis Nixon décidèrent de bombarder le Cambodge qui servait, selon elles, de base arrière au Viet-Cong, les pertes humaines et matérielles furent immenses et favorisèrent l’émergence des Khmers Rouges de Pol-Pot. Diverses ONGs humanitaires considèrent que les massacres systématiques organisés par les Khmers rouges sont la conséquence directe des exactions américaines car la CIA soutenait ce régime ouvertement. Le nombre total de victimes est estimé à au moins trois millions y compris celles des bombardements américains.

Tchad (Chad)

Lorsque Hissen Habre fut mis au pouvoir par la CIA en juin 1982 ce dernier resta au pouvoir durant 8 années. Au moins 40000 victimes de répressions violentes furent répertoriées. Lorsque certaines familles de disparus résidant depuis lors en Belgique tentèrent de poursuivre cet individu devant les tribunaux de Bruxelles pour tortures et assassinats les Américains organisèrent un odieux chantage à l’encontre du gouvernement belge afin de ne pas donner suite à cette demande (1983).

Chili

La CIA interféra lors des élections présidentielles chiliennes en 1958 et 1964 mais en 1970 le candidat socialiste Salvador Allende fut élu. Diverses tentatives de la CIA pour éliminer physiquement Allende échurent et Nixon déclara : « faites en sorte que l’économie du Chili souffre ». Il s’ensuivit une campagne savamment organisée par les services secrets américains de guérilla, sabotages, bombes et terreur. Les multinationales américaines présentes sur le sol chilien organisèrent des grèves à répétition. Finalement le 11 septembre 1973 Allende mourut dans des circonstances inexpliquées. Au cours de la présidence de Pinochet entre 3000 et 5000 Chiliens furent torturés, exécutés sommairement ou disparurent. Aujourd’hui le Chili est un pays calme et prospère, merci Oncle Sam …

Colombie

Le conflit interminable entre les forces armées régulières de Colombie et la guérilla dite des Farc n’a rien d’anecdotique puisque la CIA a depuis le tout début soutenu cette guérilla. Nul ne sait quelles furent les motivations du gouvernement américain dans cette prise de position, peut-être les plantations de cola. Toujours est-il que cette guérilla a provoqué la mort d’au moins 87000 personnes. Curieusement les agents de la CIA ont également aidé financièrement les escadrons de la mort, des milices gouvernementales officieuses.

Cuba

Seule l’invasion avortée de la Baie des Cochons est à noter dans l’intervention américaine à Cuba en avril 1961. Cent-quatorze américains furent tués par les forces cubaines et 1189 prisonniers furent échangés après 20 mois de détention contre 53 millions de dollars de nourriture et de médicaments. Du côté cubain il y aurait eu entre 2000 et 4000 morts essentiellement lors du bombardement d’une route à l’aide de napalm, une stratégie reprise plus tard en Irak.

Congo ex-belge aujourd’hui République Démocratique du Congo, ex-Zaïre

Lorsque le Congo belge devint indépendant en 1960 le Premier Ministre Patrice Lumumba qui ne partageait pas vraiment les idées démocratiques de Washington fut rapidement éliminé par la CIA bien que son assassinat fut imputé aux services secrets belges. Depuis une paix durable n’a jamais prévalu dans ce pays qui regorge de richesses minérales dont en particulier de coltan. La plupart des conflits armés qui secouent ce pays périodiquement sont organisés et financés par les USA. Nul ne sait combien les exactions américaines ont provoqué de morts en cinquante années d’instabilité. Note : le coltan est un minerai riche en tantale et en niobium. Le tantale est notamment utilisé dans la construction d’éoliennes. L’exploitation de ce minerai a provoqué des troubles récurrents dans la région d’Ituri en RDC.

République Dominicaine

En 1962 le nouveau président de la République Dominicaine, un dénommé Juan Bosch déplut au Président Johnson en raison des réformes agraires qu’il envisageait de mettre en place. La CIA fut promptement mandatée pour le déloger. Trois ans plus tard le parti de Bosch tenta de le réinstaller au pouvoir. Cette fois l’armée américaine intervint, forte de 22000 marines et autres fantassins sous prétexte de protéger les intérêts des résidents étrangers. Trois mille soldats de l’armée dominicaine périrent au cours des affrontements qui s’ensuivirent.

Timor Oriental (East Timor)

Quand les Américains vendent des armes à un pays la loi (américaine) stipule qu’elles ne doivent pas être utilisées pour agresser un pays tiers. Comme on peut le constater aujourd’hui cette loi n’est jamais respectée (cf. l’Arabie Saoudite et le Yémen). Elle ne fut pas respectée par le Président indonésien Suharto le lendemain même d’une visite du Président Gerald Ford accompagné de Henry Kissinger à Djakarta en décembre 1975. L’armée indonésienne lourdement armée (par les américains) attaqua le Timor oriental et sur un total de 700000 habitants deux cent mille d’entre eux furent massacrés. Soixante ans plus tard, lors d’une cérémonie pacifiste, des rescapés du massacre voulurent commémorer ce sombre évènement dans la ville de Dili. Ils se heurtèrent aux troupes de choc de l’armée indonésienne. Des pleins camions de cadavres furent aperçus déversant leur chargement dans la mer.

El Salvador

Ce petit pays de 8 millions d’habitants fut ravagé par une guerre civile entre 1981 et 1992 financée par les USA afin de mettre un terme à des mouvements sociaux revendiquant plus de justice. Les évènements débutèrent pas le massacre de 900 villageois de El Mozote. La majorité des massacres, tortures et assassinats furent le fait de cadres de l’armée salvadorienne formés dans des écoles militaires américaines. Cette guerre civile qui n’en avait en apparence que le nom fit 75000 victimes car la CIA n’admettait pas qu’un régime plus démocratique puisse s’installer un jour dans ce pays.

Grenade

Quand Maurice Bishop devint Président de ce petit Etat en 1979 il refusa de participer au blocus de Cuba. La CIA n’eut alors de cesse de déstabiliser le pays et finalement l’armée américaine envahit l’île le 25 octobre 1983 laissant derrière elle 277 morts pour deux raisons mensongères : la construction d’un aéroport qui pourrait être utilisé pour attaquer les USA et le fait totalement erroné que certains étudiants américains présents sur l’île étaient menacés.

Guatemala

En 1951 le Président démocratiquement élu Jacobo Arbenz entreprit de nationaliser les terres en friches appartenant la société américaine United Fruit pour les redistribuer aux paysans sans terre. La United Fruit répliqua immédiatement en embauchant 300 mercenaires qui bloquèrent les dépôts de pétrole et de produits raffinés et sabotèrent les trains. La CIA organisa un « coup » en 1954 pour destituer le Président. Durant les 50 années qui suivirent ce furent les années noires dirigées par les agents de la CIA de l’intérieur : deux-cent-mille personnes furent assassinées par une armée toute dévouée au Département d’Etat américain et aux grandes compagnies fruitières américaines. Plus de 400 villages mayas furent rayés de la carte, un génocide qui passa largement inaperçu dans le monde occidental.

Haïti

Entre les années 1957 et 1986 Haïti était dirigé d’une main de fer par la famille Duvalier père puis fils avec le soutien financier du Département d’Etat américain via l’Etat d’Israël. Durant ces années de terreur quotidienne qui ne profitèrent qu’à l’infime minorité blanche de l’île près de 100000 opposants furent passés par les armes. L’influence de la CIA n’a jamais cessé puisque le Président Aristide, bien décidé à mettre un terme à la corruption généralisée, fut rapidement satellisé pour sauvegarder les privilèges de la caste blanche. Il vit maintenant en exil en Afrique du Sud.

Honduras

Le Honduras constitue l’un des exemples les plus évidents de la pratique de la torture par les agents de la CIA et de ses sbires. Le Honduras servait de base arrière pour les Sandinistes du Nicaragua (voir infra). Les ONGs estiment que plus de 400 personnes furent torturées par le Battalion 316 sur ordre de la CIA.

Hongrie

En 1956 la propagande de Radio Free Europe encouragea, parfois agressivement, une rébellion anti-soviétique promettant un soutien imminent de l’Occident. Résultat : les manifestations furent écrasées dans le sang occasionnant la mort de plus de 3000 personnes.

Indonésie

En 1965 un coup d’Etat organisé par le Département d’Etat américain remplaça le Général Sukarno par le Général Suharto. La politique répressive qui s’ensuivit fit entre un demi-million et trois millions de morts. L’aide américaine ne s’est jamais tarie puisque entre 1993 et 1997 Djakarta a reçu 100 millions d’aide économique par an et des dizaines de millions de dollars d’équipements militaires, instructeurs compris, qui furent utilisées au Timor (voir supra).

Iran

Durant la guerre Iran-Irak l’Iran perdit plus de 260000 soldats (voir ci-après). Le 3 juillet 1988 le bateau américain USS Vincennes croisait dans les eaux territoriales iraniennes pour approvisionner l’armée irakienne. Il essuya des tirs de vedettes iraniennes et durant cette brève bataille deux missiles américains allèrent malencontreusement abattre un Airbus civil iranien faisant 290 victimes. Cet évènement rappelle étrangement le vol MH17 abattu au dessus de l’Ukraine par les forces armées de Kiev à la solde de la CIA depuis les évènements de Maiden.

Irak

Durant les 8 années de guerre Iran-Irak 105000 irakiens trouvèrent la mort et le pays reçut une aide massive des USA se comptant en dizaines de milliards de dollars incluant toutes sortes d’armements y compris des agents chimiques et biologiques. Les USA se frottèrent les mains car les deux pays s’appauvrissaient et si cette guerre avait continué plus longtemps le Département d’Etat aurait laissé faire.

La guerre USA-Irak fut provoquée par l’invasion du Koweit par les troupes de Saddam Hussein le 2 août 1990 alors que l’ambassadeur US à Bagdad avait quelques jours auparavant assuré le chef d’Etat irakien qu’il comprenait les revendications territoriales de son pays au sujet de ce petit émirat qui avait toujours fait partie de la nation irakienne. En réalité il s’agissait d’un piège très bien prémédité qui exacerba la population américaine lorsque la fille de l’ambassadeur du Koweit à Washington déclara faussement devant le Congrès que Saddam Hussein débranchait les couveuses des bébés dans les hôpitaux de Bagdad. L’intervention aérienne américaine commença le 17 janvier 1991 et dura 42 jours. Puis le Président Bush (senior) ordonna l’assaut terrestre durant lequel 150 militaires américains trouvèrent la mort alors que plus de 200000 irakiens moururent sur la route de la mort (cf. La Baie des Cochons) laissant au passage 400 tonnes d’uranium appauvri sur le sol irakien sous forme de munitions perdues. Les sanctions économiques, la destruction des infrastructures et des hôpitaux occasionna entre 1990 et 1996 la mort de plus de 560000 enfants irakiens selon la FAO, l’UNICEF et diverses autres organisations non-gouvernementales. Ces infractions systématiques aux conventions internationales n’avaient pas d’autre but que de pousser la population irakienne à s’insurger contre le pouvoir irakien.

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La seconde guerre USA-Irak

Celle-ci débuta juste après les attentats du 11 septembre et est toujours pendante. Son but fut d’éliminer physiquement Saddam Hussein, accusé à tort de détenir des stocks invraisemblables d’armes de destruction massive. Les Américains étaient venu en Irak pour installer la démocratie, ils ont échoué en précipitant le pays dans le chaos. Les Américains étaient venu en Irak pour délivrer le peuple d’un dictateur : il fallait l’éliminer car il constituait une preuve vivante des mensonges du Département d’Etat et de la CIA. À ce jour la deuxième guerre d’Irak a provoqué la mort de 640000 personnes dont les leaders américains sont responsables.

La guerre israélo-palestinienne

Les conflits récurrents entre Israël et la Palestine ont provoqué la mort de 200000 personnes alors que les USA ont toujours aidé financièrement Israël, aidant même ce pays à s’équiper d’armement nucléaire.

Corée (Korea)

Selon l’administration Harry Truman la Corée du Nord envahit le sud le 25 juin 1950 en dépit du fait que la Corée du Nord faisait état de 2617 incursions armées en direction de son territoire depuis 1948. Prétendre comme l’a fait l’administration Truman que la Russie soutenait le Nord est un mythe. Avant même une quelconque décision des Nations-Unies les USA attaquèrent le Nord en utilisant massivement du napalm. Durant ce conflit plus de trois millions de civils furent tués, certaines estimations faisant état de 4 millions de victimes. L’armée américaine largua 650000 tonnes de bombes dont 43000 tonnes de bombes au napalm.

Laos

Entre 1965 et 1973, durant la guerre du Vietnam, l’armée américaine utilisa plus de 2 millions de tonnes de bombes pour anéantir sans succès majeur les bases arrières du Vietcong mais ce n’était qu’un prétexte pour également annihiler le Pathet Lao, un parti politique de gauche forcément ennemi de la démocratie. Comme il s’agissait d’une sorte de guerre secrète, c’est-à-dire non officielle, l’estimation du nombre de victimes varies entre 500000 et 2 millions de morts.

Népal

Ce pays occupe une place stratégique entre l’Inde et la Chine et a été sur-armé par les Américains pour combattre une rébellion maoïste des paysans voulant accéder aux terres. Les estimations du nombre de victimes varie entre 8000 et 12000 entre 1996 et 2002.

Nicaragua

Le conflit entre Sandinistes et Contra dura plusieurs années après l’élection de Somoza en 1981. Les Américains soutenaient les Contra, une guérilla anti-communiste. Le conflit largement alimenté par les USA occasionna la mort de plus de 25000 personnes lorsqu’il se termina en 1990.

Panama

En décembre 1989 les troupes US envahirent le Panama pour ostensiblement arrêter Manuel Noriega pourtant un agent notoire de la CIA mais malheureusement pour lui un sympathisant des Sandinistes du Nicaragua. Près de 4000 personnes moururent lors de cette intervention qui prouve à quel point les Américains se considèrent comme les maîtres du monde et peuvent arrêter n’importe qui n’importe où en usant de la violence.

Philippines

Pays contrôlé par les USA depuis plus d’un siècle, les Philippines ont toujours eu des difficultés pour se développer car les Américains n’ont jamais voulu en entendre parler. Sous la présidence de Fernando Marcos, un ami de tous les présidents américains, plus de 100000 Philippins moururent de mort violente avec la contribution des services de renseignement américains.

Soudan

Le cas du Soudan est exemplaire de la manière dont l’administration américaine manipule la désinformation et le mensonge. Entre 1955, date d’accession à l’indépendance de ce pays, et 2003 la guerre civile entre factions rivales fit plus de 2 millions de morts sans compter les victimes des guerres civiles du Darfour. En 1978 les vastes réserves de pétrole du pays furent découvertes et tout de suite le pays devint le sixième pays au monde à bénéficier d’une aide militaire des USA. Le gouvernement de Khartoum était donc ami de Washington. Cependant en août 1998 les Américains larguèrent 75 missiles Cruise sur une usine supposée appartenir à Oussama Ben Laden et fabricant des armes chimiques. En réalité il s’agissait du seul laboratoire pharmaceutique du pays approvisionnant la population en médicaments pour traiter la malaria, la tuberculose et d’autres maladies. Ce bombardement injustifié provoqua la mort de centaines de milliers de personnes ne pouvant plus se procurer de médicaments. Un autre bel exemple de l’impunité dont s’arrogent les Américains pour bombarder qui ils désirent et où ils le décident.

Vietnam

Avant même que la France ne se retire de la scène vietnamienne des pourparlers pour une solution pacifique entre le Nord et le Sud avaient été initiés en secret. Cependant dans le cadre de sa stratégie globale de combat du communisme les Américains affichèrent rapidement leur soutien à Diem à Saïgon. En août 1964 l’indicent du Golfe du Tonkin, fabriqué de toute pièce, provoqua l’entrée en guerre ouverte des américains dans le conflit alors qu’ils étaient déjà profondément impliqués dans le maintien au pouvoir de Diem au sud. Les atrocités perpétrées par les Américains font état de près de 8 millions de morts durant ce conflit en comptant les morts au Laos et au Cambodge. Près d’un million de Chinois périrent également durant ce conflit alors que Robert McNamara s’arrêta au nombre global de 3,4 millions. Aujourd’hui le Vietnam est un allié économique des USA …

Yougoslavie

Pour les Américains la Yougoslavie a toujours été considérée comme un appendice intolérable de la Russie surtout après l’effondrement du bloc soviétique bien que son Président le Maréchal Tito déclara son pays non-aligné durant toute la guerre froide. Cependant après la chute du mur de Berlin les Américains et les Allemands collaborèrent activement pour précipiter le démantèlement de cette république fédérale, un véritable patch-work d’ethnies et de religions différentes. Les services secrets américains n’eurent de cesse d’attiser les haines entre ces peuples qui ne demandaient pourtant qu’à vivre en paix ensemble pour obtenir un démantèlement du pays. Le décompte du nombre de victimes n’a jamais été aisé et varie entre 107000 morts – chiffre officiel – et plus de 300000

Sources : popularresistance.org, adapté d’un article de James A. Lucas, journaliste et écrivain, paru en novembre 2015 et réédité en 2017 avec plus d’une centaine de références.

La CIA distribue les décorations

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L’espion en chef Mike Pompeo a remis la médaille d’honneur « George Tenet » de la CIA au Prince Mohammed bin Naif Abdulaziz Al-Saud pour sa contribution à la lutte anti-terroriste. On n’est pas le 1er Avril, ce n’est pas une blague … ni une fausse nouvelle. Pour les curieux Tenet fut directeur de la CIA de 1997 à 2004.

Sans commentaire.

Mort suspecte d’un grand journaliste allemand. L’affaire promptement enterrée …

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Je n’ai pas vu d’infos au sujet de la mort suspecte du Docteur Udo Ulfkotte à l’âge de 56 ans le 14 janvier 2017 ni dans les head-lines du Figaro ou du Point (je ne lis plus les articles de cette presse vendue à la CIA) ni dans les lignes du quotidien en ligne Les Echos et ni, qui plus est et c’est regrettable, dans les lignes de Contrepoints qui aurait pourtant été félicité de rappeler qui est ce journaliste et surtout pourquoi il est mort. D’ailleurs le Guardian et la Tribune de Genève comme les deux principaux quotidiens nationaux espagnols n’ont pas dit un mot de la disparition de ce grand journaliste.

Et pour cause … Ulfkotte était éditeur du grand journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung quand il osa publier un livre intitulé « Bought Journalists », Gekaufte Journalisten et en français Journalistes Vendus, qui lui coûta son travail et très probablement sa vie. Il fut proprement mis à la porte du journal et reçut des menaces de mort pour avoir dénoncé l’emprise de la CIA sur l’ensemble du milieu journalistique européen. La presse européenne, selon Ulfkotte, est un service de propagande de la CIA elle-même au service des grandes firmes américaines. Il leur faut une guerre contre la Russie et pendant des années les journalistes ont été contraints de mentir et de cacher la vérité à leurs lecteurs.

Voici ce qu’il déclarait lors d’une récente interview à Russia Today : « J’ai été journaliste pendant 25 ans et on m’a contraint à mentir, à trahir et ne pas dire la vérité au public. Je bénéficiais du soutien de la CIA, et pourquoi ? Parce que je suis pro-américain. Les médias américains et allemands essaient de pousser l’Europe à la guerre contre la Russie. Ce fut pour moi un point de non-retour, et je me suis levé pour dire haut et fort que j’ai eu tort pendant toutes ces années de manipuler les peuples et d’alimenter cette propagande anti-russe« .

Il ajoute plus loin que « la plupart des journalistes occidentaux travaillent avec le soutien des services secrets. C’est spécialement le cas des médias anglais mais aussi des médias israéliens, français, australiens, néo-zélandais ou taïwanais, bref, de beaucoup de pays« . Ulfkotte a admis dans son livre avoir disséminé sous la contrainte la fausse nouvelle que le Président de la Libye Muammar Khadaffi construisait une usine de production de gaz de combat en 2011, sur ordre de la CIA, ajoutant enfin « j’ai très peur d’une nouvelle guerre en Europe et je ne veux pas d’une telle situation parce qu’une guerre n’apparait pas spontanément, elle est décidée par des gens qui y trouvent un intérêt, supportés par les politiciens et malheureusement les journalistes. Nous avons trahi nos lecteurs ! Nous vivons dans une république bananière (l’Allemagne) et non dans un pays démocratique avec une presse libre« .

Udo Ulfkotte est mort en silence … pour avoir trahi la cause du Deep State américain en dénonçant les risques de guerre imminente entre l’Europe et la Russie. Il faut admettre que les bruits de bottes depuis la Norvège et l’Estonie jusqu’à la Bulgarie sont pour le moins inquiétants.

Source et illustration : yournewswire.com

Le professionnalisme des services secrets américains est exemplaire

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Pour tenter d’incriminer la Russie en la personne de Vladimir Poutine dans un monstrueux complot de hacking les services secrets américains – FBI/CIA/NSA – ont fait très fort dans leur soigneuses investigations. Même les Suisses se sont émus de ce remarquable exercice puisque des adresses IP attribuées au Swaziland étaient en réalité localisées dans la Confédération de Guillaume Tell !

Les services américains de sécurité intérieure ont identifié 875 adresses IP dans le monde qui auraient servi à mener les cyberattaques organisées par Moscou. Les adresses citées par les spécialistes de la CIA et de la NSA comme se trouvant au Swaziland, un township sud-africains, correspondent à des utilisateurs helvétiques infectés par le malware Fancy Bears soupçonné par les autorités américaines d’être lié au pouvoir russe. Jamais aucune preuve n’a pu corroborer cette affirmation gratuite et l’erreur des services secrets américains illustre parfaitement leur dilettantisme.

Ce qui est le plus inquiétant dans cette histoire rocambolesque de dangereux mensonge pouvant précipiter l’ensemble de la planète dans le chaos est le crédit apporté par les médias américains et occidentaux aux affirmations fantaisistes de ces services de sécurité américains. La majorité des experts indépendants considèrent que le rapport fourni à la Maison-Blanche est truffé d’inexactitudes et n’apporte aucune preuve concrètes de l’implication de la Russie dans cette comédie qui est devenue une « affaire d’Etat » depuis qu’Obama a expulsé 35 diplomates russes des USA.

N’importe quel journaliste honnête peut se poser de sérieuses questions sur la crédibilité tant de la CIA et de la NSA que du gouvernement américain tout entier !

Source et illustration : RTS