Le gouvernement français ne joue plus du pipeau mais du tromblon !

 

Chômage : A 18 h 45 l’AFP qui comme chacun sait est au service du pouvoir quand il s’agit de nouvelles provenant de France titre : « France : forte baisse du nombre de demandeurs d’emploi, l’inversion entamée ». C’est comme si on y était !!! La manipulation des chiffres pour faire avaler la pilule amère est telle qu’on pourrait presque le croire, or ce n’est pas du tout le cas puisque le nombre de demandeurs d’emploi toutes catégories confondues, et c’est cette dernière donnée qui compte, a augmenté de 39600 par rapport au mois précédent, certes un peu moins que le mois précédent, mais ce ne sont pas des chiffres définitifs. Pas vraiment de quoi pavoiser …

En visite à Aubervilliers, le capitaine de pédalo aurait déclaré qu’il n’arriverait pas à inverser la courbe du chômage mais qu’il restait fermement résolu à tout faire pour y arriver. Soixante-mille embauches pour rien à l’Educ Nat, des contrats aidés, des embauches électoralistes à tous les niveaux du mille-feuille administratif suffiront-ils ? Probablement pas compte tenu du délabrement de l’économie. Le gouvernement et le capitaine de pédalo ne jouent plus du pipeau mais de la corne de brume ou plutôt du tromblon, à vous d’apprécier le son de ces mensonges !

Qui ment à qui (au sujet du chômage)

C’est un fait bien connu, l’emploi intérimaire géré non pas par des clowns abrutis de bières, de pop-corn et de slogans marxistes, suivez mon regard, est une sorte de prévision comme l’est le Baltic Dry Index dont j’ai à plusieurs reprises montré la dangerosité de sa courbe descendante qui a atteint le plus bas depuis les deux crises qui ont secoué l’économie mondiale, je veux parler de la bulle informatique de 2001 et de la crise des sub-primes de 2009. Comme moi vous pourrez constater que le coût du fret maritime n’est pas prêt de remonter et pour cause, la Chine entre dans une crise bancaire sans précédent du fait de la corruption institutionnalisée et tolérée par le parti communiste-léniniste au pouvoir sous forme de ce que les anglo-saxons appellent le « shadow banking » en quelque sorte une d’escroquerie « en bande organisée » pour reprendre une expression soudain à la mode en France. Mais la Chine, c’est la deuxième puissance commerciale du monde avec 1,3 milliard d’habitants (dix fois plus que le Japon, son premier partenaire commercial) et ses 60 millions d’affidés et encartés au parti, tous aussi corrompus les uns que les autres. Si on divise par vingt on retrouve la France tout aussi corrompue que la Chine. Les statistiques y sont trafiquées (comme en Chine), les ministres et autres politiciens se gardent bien de dévoiler l’état plus qu’inquiétant des finances (comme en Chine), et le chômage est pudiquement considéré comme une erreur conjoncturelle, comme en Chine. Sauf que les socialistes marxistes au pouvoir en France sont à la tête d’un pays démocratique (jusqu’à preuve du contraire si l’on considère les dérives sectaires de la justice en ce moment) et qui fait partie d’un ensemble plus ou moins cohérent qu’est l’Union Européenne. Mentir comme le fait Hollande, ça pourrait passer presque inaperçu en Chine puisque le parti communiste a tous les pouvoirs, mais en France, le pays de l’égalité, de la liberté et des droits de l’homme, ça finira par ne plus être supporté par la population. Mentir sur les chiffres du chômage, grossièrement, alors que les statistiques des sociétés d’intérim apportent la preuve du contraire, c’est se conforter encore une fois dans l’illusion idéologique. Comme le répète à longueur de billets sur son blog, H16 a définitivement raison, ce pays est foutu, il est dans le déni de la réalité …

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Evolution du BDI, c’est comme l’emploi intérimaire, la chute !

Le chômage a augmenté de 0,00184 % en mai !

Les statistiques du chômage pour le mois de mai sont enfin rendues publiques … le 26 juin, un record d’inertie pour l’INSEE et tous les services de l’Etat, à croire que les ponts et divers jours fériés du mois de mai ont donné lieu à des RTT à la Aubry une partie du mois de juin. Les données communiquées par le Figaro ce soir sont d’une extrême précision : 100 nouveaux demandeurs d’emploi sur un total de 5.418.400 ! J’en reste pantois, cinq chiffres après la virgule, du jamais vu dans les statistiques … Pour les sceptiques, je m’explique : 100/5418400 = 0,0000184 ou encore 0,00184 % de variation. On aurait pu espérer une aussi hilarante précision pour les données relatives à la croissance (ou la décroissance) de l’économie française au cours des trimestres passés. Mais non, on s’est contenté d’un +/- 0,1 %, une imprécision carrément grossière, « l’épaisseur du trait » comme l’avait déclaré un ministre, je ne me souviens plus lequel mais ça n’a aucune importance dans le cas précis du chômage puisqu’on est ici dans l’épaisseur d’un cheveu coupé en huit dans le sens de la longueur !

Mais on ne peut pas s’empêcher de renifler la grosse magouille dans les données statistiques, c’est tellement simple de transférer quelques poignées de chômeurs d’une catégorie à une autre pour (presque) donner raison au gouvernement et à son chef de la rue Saint-Honoré. Les chômeurs apprécieront …

Joli mois de mai !

Au mois d’avril près de 40000 chômeurs de plus en France, il n’y a pas lieu de se réjouir surtout quand certains commentateurs se gaussent en disant que c’est encore de la faute de Sarkozy, ou que c’est la faute de l’Europe, ou de l’Allemagne, ou de la mondialisation ou de la récession qui frappe durement l’Australie, pourquoi pas la faute aux Australiens pendant qu’on y est. Pendant ce temps, le président de la République croit dur comme fer, pour reprendre une expression bien connue des sidérurgistes, une espèce en voie de disparition dans l’Hexagone, que la courbe tendancielle du chômage va s’inverser avant la fin de l’année. Il a peut-être raison, je dis bien peut-être, comme je l’expliquait dans un précédent billet dont je laisse le lien ici :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/05/26/inversion-de-la-courbe-du-chomage-pour-la-fin-de-lannee/

et je reproduis pour la bonne compréhension de mes réflexions présentes la figure incluse dans ce billet :

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Pour le mois de mai, quand les statistiques seront rendues publiques, le chômage aura encore augmenté pour toutes sortes de raisons que j’énumère :

  • le mauvais temps, source de tous les malheurs du gouvernement,
  • les fruits et légumes tardent à arriver sur les étalages,
  • les cheptels sont complètement désorganisés, la transhumance est retardée, l’herbe ne pousse pas,
  • les abeilles peinent à trouver du pollen,
  • les travaux publics sont retardés pour cause d’intempéries,
  • la consommation électrique a augmenté,
  • les réservations touristiques ont chuté de 10 %,
  • l’activité économique a chuté au mois de mai de 20 % en raison des ponts et autres congés,
  • chute de 30 % de l’activité en restauration, les terrasses sont restées fermées.

Donc, il faut s’attendre pour le mois de mai à un nouveau record des statistiques du chômage et voir reculer d’autant l’inflexion dont parle, tel un disque rayé, le président. Pourtant malgré la gravité attendue pour ce mois de mai, il faut réexaminer la pyramide des âges pour comprendre que chaque année environ 800 000 personnes abandonnent la vie active car elles atteignent l’âge légal de la retraite et ce jusqu’en 2030 environ. Parmi ces huit cent mille personnes supposons qu’un tiers d’entre elles étaient inscrites au chômage durant l’année, cela représente donc 240 000 personnes qui ne s’inscriront plus au chômage puisqu’elles seront alors retraitées. Sur une année, ce sont donc vingt mille personnes par mois qui disparaissent des statistiques. Mes chiffres sont théoriques mais proches de la réalité, ils ne sont là que pour la bonne compréhension de mon argumentation. Il y a donc eu en théorie, je le répète, non pas 40000 chômeurs de plus en avril mais 40000 + 20000 = 60000, les vingt mille personnes supplémentaires étant celles partant à la retraite. Pour que la courbe d’accroissement du chômage s’infléchisse, c’est-à-dire que le nombre de demandeurs d’emploi ne croisse plus, il ne faudrait par mois pas plus de 20000 personnes nouvellement inscrites au chômage afin que les départs à la retraite compensent les nouveaux chômeurs. La différence est donc considérable puisqu’il faudrait que l’économie absorbe 40000 demandeurs d’emploi par mois. Je ne suis ni statisticien ni démographe mais la pyramide des ages le montre clairement, durant les vingt prochaines années, le départ à la retraite de huit cent mille personnes chaque année conduira à une libération de postes de travail qui compenseront, si on est optimiste, l’arrivée des nouvelles générations sur le marché du travail puisque l’accroissement de la population n’est plus le fait d’une augmentation de la fertilité, pourtant relativement élevée en France, comme on peut encore le voir sur le graphique ci-dessus, mais un prolongement de l’espérance de vie et un vieillissement progressif de la population car depuis 1976, les tranches d’age stagnent autour de 750000 personnes environ (par année). On peut en déduire selon une arithmétique basique que le système des retraites par répartition ne pourra pas perdurer très longtemps si rien n’est fait pour atténuer les effets du vieillissement de la population, en d’autres termes si l’age légal de départ à la retraite n’est pas soit tout simplement supprimé – chacun pouvant cesser le travail selon ses désirs – soit repoussé jusqu’à 65 ans, voire plus tard. Mais un tel changement impliquerait un abandon du système de Ponzi de la répartition, ce à quoi le gouvernement, bridé par les syndicats qui s’accrochent bec et ongles aux avantages dits acquis (depuis 1941 et ensuite les ordonnances de 1946), se refusera jusqu’à la faillite totale du système. Comme je le mentionnais dans mon précédent billet, reculer l’age légal de départ à la retraite conduirait à une aggravation immédiate du chômage, 20000 personnes supplémentaires incompressibles par mois, or le président ne peut pas prendre ce risque et il ne fera donc rien comme il est déjà coutumier du fait pour un tas d’autres dossiers urgents. Afin de résorber le chômage, s’impose donc une réforme drastique de la législation du travail s’appliquant à l’ensemble de la population, y compris la suppression de tous les particularismes des corporations protégées (encore une usine à gaz qui date du régime de Vichy) et une harmonisation de cette législation à tous les salariés, qu’ils soient du secteur privé ou du secteur public. Mais là aussi on toucherait aux acquis sociaux qui datent aussi du régime de Vichy. Aucun politicien n’a osé toucher à ces dispositions depuis 1941, il y a donc 72 ans que la France est entrée dans un état de sclérose incurable pour ne pas dire un état comateux  et si la situation était supportable durant les « trente glorieuses », conséquence de la reconstruction d’après-guerre, avec l’unification européenne et la mondialisation, cet immobilisme typiquement français va conduire le pays à la ruine.

Comme se plait à le dire H16, ce pays est foutu, et j’ajouterai , il n’y a plus rien à faire …

Voila ce qui attend la France !

La politique d’austérité menée par Mariano Rajoy en Espagne est désastreuse dans la mesure où elle n’a pas apporté de solution visible pour le chômage endémique et alarmant : augmentation de toutes sortes de taxes et impôts dont la TVA pour financer un déficit public et une dette inquiétante qui va atteindre bientôt 100 % du PIB, un peu comme en France. Mais trop d’impôt tue l’impôt : en un an l’ensemble des revenus de l’Etat espagnol a diminué de 5,3 %, les recettes de la TVA (malgré l’augmentation de septembre dernier) ont chuté de près de 10 %. Dans un pays où plus du quart de la population active est sans emploi fixe, je veux dire que sans le travail non déclaré l’explosion sociale généralisée aurait déjà eu lieu, le gouvernement de droite, qui applique pourtant une politique de gauche, n’a plus d’autre choix que de sortir de l’euro et de dévaluer la nouvelle peseta. Et pour la France ? Le même scénario est à craindre car les recettes fiscales ne sont pas inépuisables et la récession va mécaniquement les amoindrir. Les 25 ou 30 milliards de recettes supplémentaires prévues pour 2013 ne seront probablement pas collectés si la récession se poursuit jusqu’à fin 2014 comme l’OCDE vient de le prévoir. La dette enflera inexorablement pour financer les retraites, le mille-feuilles administratif, les 60000 postes supplémentaires de l’EducNat, la guerre au Mali, les festivités du 14 juillet, l’entretien de la Garde Républicaine et du Sénat qui ne servent absolument à rien ou le financement des syndicats et des partis politiques sans oublier les nombreuses associations qui ne servent aussi à rien, et pourtant j’en oublie. Alors, comme l’Espagne, l’Etat devra se déclarer en faillite et songer à quitter la zone euro à moins d’une prise de conscience des gouvernants avant que le pays soit en coma dépassé. La Commission Européenne vient encore de le rappeler et il est temps de considérer que la France est maintenant l’homme malade de l’Europe, malade de ses lois marxistes, de son administration pléthorique, de son monde politique scandaleusement coûteux, de son syndicalisme politisé, de sa protection sociale en faillite, de son droit du travail (salaire minimum et 35 heures) trop rigide, de son système de retraites non viable, bref des acquis sociaux devenus insupportables : trop d’Etat tue l’Etat, trop d’impôt tue l’impôt, voilà où en est la France en faillite programmée par l’incurie du gouvernement et du président. 

Analyse d’un simple graphique …

On n’a pas besoin d’être un mathématicien chevronné pour analyser un graphique. C’est aussi facile que de regarder un paysage et de constater que la colline de gauche est plus élevée que celle de droite. Dans cette courbe trouvé sur le blog de Mike Shedlock on ne peut que constater que le chômage a adopté un rythme accéléré depuis l’arrivée de la gauche socialo-marxiste au pouvoir.
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Après une forte augmentation du nombre de sans emplois en 2008-2009 résultant de la crise des sub-primes qui a ébranlé toutes les économies occidentales, les années « Sarkozy » de 2010 et 2011 ont vu une stabilisation de ce chômage avec une petite décrue fin 2011. Puis, comme la presse et les médias, complices de la gauche avide d’un pouvoir dont elle avait été éloignée depuis Jospin, la critique en règle de la politique de Sarkozy a créé une sorte d’incertitude au sein de la population créatrice de richesse, c’est-à-dire les entreprises « cupides » comme dit le démagogue Mélenchon (plus à gauche que lui c’est pas possible) ont non seulement repoussé leurs décisions d’investissement mais aussi gelé les embauches en attendant de voir ce qui allait se passer réellement. Les Français ont fait le choix de la gauche à un cheveu près en mettant au pouvoir un incapable notoire et par conséquent le chômage augmentant avant les élections de mai 2012 en raison de l’attitude des entreprises que je viens de mentionner n’a cessé depuis à un rythme annuel monotone croissant de 0,75 % par an, j’analyse le graphique, je n’invente rien. On ne peut dans ces conditions en aucun cas affirmer que c’est « la faute à Sarkozy » comme le répétait encore hier Moscovici, ou « la faute aux Allemands » comme le clamait Montebourg ou le président de l’Assemblée nationale Bartolone qui a perdu une bonne occasion de se taire. Sarkozy avait relativement bien géré la crise de 2008 en terme d’emplois, mais depuis que la gauche socialo-marxiste s’est emparée du pouvoir tous les indicateurs sont dans le rouge comme la couleur de l’idéologie ambiante. Et la situation ne peut que s’aggraver dans les semaines et les mois à venir. Je n’ai vu ce soir nulle part dans la presse en ligne (je ne lis plus ni Le Monde, ni Libération ni Marianne que je classe comme de la presse de caniveau partisane et sans aucune objectivité) cette statistique publiée aujourd’hui par le site Dow Jones (voir mon précédent billet) faisant mention d’une chute de la production industrielle française de 0,9 % en mars par rapport à février. Peut-être que ce serait mal venu d’effrayer encore plus la population qui va prochainement recevoir (ou a déjà reçu) ses avis d’imposition. J’ignore comment cela fonctionne puisque je n’habite plus en France depuis de nombreuses années. Puisque le pouvoir socialo-marxiste ne veut ni diminuer le nombre de fonctionnaires, ni supprimer des niches fiscales qui ne profitent qu’aux riches, ni raboter sérieusement les subventions aux multiples associations parasites et inutiles du genre SOS racisme, ni s’attaquer à la réforme en profondeur des retraites, ni libéraliser le marché du travail en raison de l’obstruction systématique des syndicats marxistes-léninistes préférant continuer à saigner à blanc les citoyens et pire encore les entreprises, alors la courbe d’évolution du chômage pourrait accélérer dramatiquement et c’est malheureusement ce qui arrivera inexorablement avec une récession durable et douloureuse si la politique engagée par Hollande n’est pas pas radicalement modifiée. Mais le simple fait d’écrire cela relève d’un vœu pieux …

Comme le dit H16, ce pays est foutu !

Chronique tokyoïte # 8 : l’emploi des jeunes

J’ai lu hier, le premier jour de l’année fiscale qui se terminera le 31 mars 2014, que plus de 800 000 jeunes diplômés japonais, issus comme le nom l’indique de « graduate schools », ont trouvé du travail immédiatement, soit un pourcentage (plus de 90% de jeunes diplômés embauchés) qui ferait le bonheur du président français, lui qui veut absolument inverser l’évolution du chômage, mais si ! Il l’a promis la semaine dernière à la télévision. Alors, comment se fait-il qu’au Japon les choses se passent différemment et que le chômage n’est que de quelques pour-cent  essentiellement des gens qui ne veulent pas ou plus travailler et qui ne perçoivent pratiquement aucunes indemnités. L’explication serait simple si on se contentait de dire depuis l’Europe qu’il s’agit d’une différence culturelle : chacun garde ses vaches comme il veut, après tout …

La première différence provient du système éducatif japonais et de la philosophie des entreprises japonaises, quelle que soit leur taille. Les universités ne sont pas un ramassis de fainéants qui étudient des trucs inutiles comme les sciences sociales ou la psychologie ou encore la littérature contemporaine en fumant des joints entre les cours magistraux qui ne sont jamais appris. Il y a une réelle sélection à l’entrée des universités et si on n’est pas au niveau, il reste de nombreux débouchés dans les métiers manuels : on aura toujours besoin de plombiers, de charpentiers, d’électriciens, de coffreurs et de ramasseurs d’ordures ménagères, ce ne sont pas des métiers avilissants, ils font partie intégrante du fonctionnement de la société. Au Japon, l’université forme des diplômés dont les connaissances sont sanctionnées à l’issue d’un diplôme et ces connaissances seront parfaites et adaptées par l’employeur contre un salaire de débutant assez médiocre tenant compte de la formation complémentaire in situ, c’est-à-dire dans l’entreprise. Et l’entreprise sera à terme largement bénéficiaire car elle investit sur l’avenir dans l’excellence de son personnel.

Les statistiques du Ministère du travail japonais ne mentionnent pas le nombre d’apprentis qui ont choisi cette voie de formation par le travail en apprentissage mais il représente une large part du réservoir d’emplois, car si l’on croit à juste titre que je Japon est le pays des hautes technologies, il constitue aussi un dense tissu de travailleurs peu qualifiés au début de leur carrière qui aspirent selon leurs compétences à une promotion sociale qui s’étalera peut-être sur leur vie entière mais toujours avec le souci de bien faire leur travail. Les artisans, que ce soient des fabricants de tatamis ou de tofu, ou des rémouleurs, pour l’anecdote car il en existe toujours ici au Japon, ont une place respectée dans la société japonaise, ce qui n’est malheureusement plus le cas en France, pays où le travail manuel est dénigré.

Enfin, les université japonaises délivrent un enseignement adapté à l’économie et restent de ce fait proches du milieu industriel. Quand la France s’inspirera du Japon, peut-être que le chômage ne sera plus qu’un mauvais souvenir alimenté par les erreurs des dirigeants français qui croient que l’élitisme est une règle absolue alors que son résultat patent est un nivellement vers la médiocrité.