Japon : La « famille » Ogasawara

Il y a trois petits îlots autour de l’île de Chichi (Chichi Jima) l’un au nord-ouest, nishi, un autre à l’est, igashi et le dernier au sud minami. Ces trois îlots n’ont de nom que ceux des points cardinaux. Chichi veut dire « le père » quoiqu’en pensent certains Européens pour qui le mot chichi signifie une toute autre chose. Au nord se trouvent deux îles inhabitées, Hani Jima (le frère) et Noko Jima (le gendre). Au sud-ouest se trouve le petit îlot en longueur Imoto Jima (le frère cadet).

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Il manque la mère qui se trouve à deux heures de bateau au sud de Chichi Jima, c’est l’île de Haha Jima et la « mère » est bordée de trois îlots inhabités au sud : Ane Jima, la sœur, Imooto Jima, la sœur cadette et Mei Jima, la nièce … On est donc en présence de deux ensembles insulaires, des sous-archipels des Ogasawara, l’un étant masculin et l’autre féminin … au moins pour les noms de lieux.

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J’en profite pour signaler à mes lecteurs navigateurs au long cours que le mouillage dans le port de pêche d’Ogasawara Village (île Chichi, Jima = île) est gratuit avec toutes les facilités disponibles à la capitainerie. Cependant il s’agit d’un port « fermé » par opposition aux ports ouverts japonais. Pour obtenir un permis de mouillage temporaire dans un port japonais il faut des paperasseries à n’en plus finir et s’adresser au Ministère des Transports. Si on veut mouiller quelques jours à Ogasawara Village il faut prouver aux gardes-côtes qu’il y a une nécessité absolue et dans tous les cas on est passible d’une inspection de son bateau par les douaniers. Attention tout de même on ne peut pas payer le plein de gasoil avec une carte de crédit, il faut faire un transfert d’argent liquide au bureau de poste et cette procédure peut durer plusieurs jours … autant en profiter pour visiter l’île jalonnée de sentiers pédestres merveilleux et parfaitement entretenus.

On a fait le tour de la famille Ogasawara ! Illustrations Google Earth

Nouvelles chroniques japonaises # 6

 

Chichi Jima, la perle des Ogasawara Islands

Cet archipel, à 1000 kilomètres au sud de Tokyo, patrimoine mondial, est un petit paradis … Pas d’aéroport, seule une liaison hebdomadaire avec l’Ogasawara Maru. Ici c’est le calme et la beauté saisissante des paysages et le domaine des baleines à bosses, des orques, dauphins et autres tortues.

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Demain jeudi 27, en route pour Chichi Jima

Demain jeudi 27, en route pour Chichi Jima

Mes chers lecteurs, ne soyez pas étonnés si vous n’aurez pas de grain à moudre demain 27 novembre. Je voguerai en effet entre le port de Tokyo et l’île de Chichi Jima (qui fait partie de la municipalité de Tokyo) pour y retrouver le temps d’une semaine un climat serein et presque tropical. J’espère pouvoir me livrer à l’observation des poissons de récif dans une eau presque chaude et me prélasser sur une plage de sable corallien blanc comme de la neige … Je vous raconterai, mes récits à venir feront partie de mes chroniques japonaises.