Encore des mensonges !!!

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Depuis la catastrophe nucléaire qui suivit le grand tremblement de terre du 11 mars 2011, il y a maintenant trois ans, les autorités sanitaires du Japon ont procédé méticuleusement, peut-être trop d’ailleurs mais on ne peut pas le leur reprocher si on connait un tant soit peu le fonctionnement du Japon, à l’examen des thyroïdes de 254000 enfants parmi les 375000 de la préfecture de Fukushima. Résultat ahurissant et sans appel (pour les anti-nucléaire et les écologistes de tout poil) 33 cas de cancer de la thyroïde ont été trouvés en trois ans !

Le Docteur Norman Kleiman (Columbia University School of Public Health) n’y va pas par quatre chemins : « Si vous screenez autant d’enfants dans le but de trouver quelque chose de précis vous trouverez plus de cas que ne le prévoient les statistiques. Je pense que si vous faisiez la même investigation dans le Montana, vous auriez le même résultat ». C’est clair et net ! Quand on demande au même spécialiste de la santé s’il faut faire un rapprochement avec Chernobyl, il évacue l’argument d’un revers de la main. D’abord les autorités russes ont tardé à évacuer la population en particulier les enfants et les femmes enceintes, ce qui ne fut pas le cas au Japon, de plus la quantité d’iode radioactif rejetée dans l’atmosphère était sans aucune mesure avec celle rejetée par la centrale de Fukushima-Daiichi. Ce qui a conduit naturellement au diagnostic d’environ 5000 à 7000 cas de cancers parmi les enfants de la région de Chernobyl. Cette situation a été aggravée par le fait que la population de Chernobyl et des environs a continué à se nourrir de produits laitiers locaux pendant plus d’un mois après l’accident alors que l’iode qui tombe rapidement au sol (c’est un gaz de densité élevée) se retrouve dans le lait et les enfants ont accumulé de très fortes doses d’iode 131 dans leurs thyroïdes. Rien à voir avec Fukushima !

L’accident de Chernobyl a conduit les autorités japonaises à immédiatement interdire l’usage de l’eau, du lait et des produits laitiers et de tous aliments en provenance de la zone contaminée dès la première explosion sur le site et à distribuer des pastilles d’iode pour saturer la thyroïde afin de réduire presque totalement le risque de contamination. L’apparition d’une recrudescence de cancers de la thyroïde dans la région de Chernobyl apparut significativement 4 ans après l’accident et la mortalité n’est à présent que de un pour cent cancers détectés depuis l’accident. Donc pas vraiment de souci à se faire !

Quid de la contamination par le césium ? Norman Kleiman est tout aussi clair dans sa réponse à la question de savoir pourquoi certains parents ne laissent pas leurs enfants jouer à l’extérieur : « Tout l’iode radioactif a disparu. De faibles quantités de césium et de strontium sont encore présentes et c’est un sujet préoccupant en soi puisque le césium peut s’accumuler dans les tissus adipeux et le strontium dans les os, mais les niveaux de radioactivité sont très faibles et dans les zones dites « chaudes » personne n’est autorisé à y séjourner durablement. La radioactivité est omniprésente. Si vous avez un plan de travail en granit dans votre cuisine vous êtes irradié comme en mangeant des bananes. Sur le long terme, il est peu probable de relever des effets directs de la radioactivité sur la santé de la population. Ce sont plutôt les effets sur la santé mentale des habitants qui est à redouter car ils sont effrayés en pensant qu’ils vivent dans des zones contaminées alors qu’il n’y a rien d’alarmant ».

Malgré ce genre de propos, lors du troisième anniversaire du grand tremblement de terre japonais qui a tué plus de dix-huit mille personnes, la presse main-stream politiquement correcte, bien pensante et écolo-compatible a ressorti cette histoire de cancers de la thyroïde dans la région de Fukushima. Cette attitude déplorable fait partie de la stratégie d’intoxication délibérément mensongère des idéologues de l’environnement anti-nucléaires qui ont pris le pouvoir de facto dans de nombreux pays du monde. Une honte !

Source et illustration : National Geographic News

 

 

 

Deuxième anniversaire du tsunami japonais et la pollution par le charbon

Comme il apparaît que l’ensemble des pays nucléarisés (civilement) commémorent aujourd’hui le tremblement de terre japonais du 11 mars 2011 qui a eu pour conséquence inattendue et fâcheuse le triple accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, je me dois de retranscrire ici un commentaire de l’article paru dans The Atlantic de ce jour (voir le lien ci-dessous) à propos de la mortalité et de la morbidité induites par les centrales électriques à charbon ou lignite en Europe. L’étude a été réalisée par l’ONG Health and Environment Alliance basée à Bruxelles et concerne l’ensemble des pays européens. Les plus « pollueurs » en terme d’oxydes de soufre et d’azote (et de CO2 naturellement) et de poussières sont la Roumanie, l’Allemagne et la Pologne qui brûlent ce qu’on appelle du charbon brun ou lignite. En terme de morts prématurées, l’étude aboutit à plus de 18000 morts par an, deux millions de jours de traitements médicaux, plus de 4 millions de journées de travail perdues et plus de 28 millions de troubles respiratoires soit un coût approximatif pour la société évalué entre 15 et 42 milliards par an. Il n’y a pas de quoi épiloguer, et pourtant dans les commentaires à cet article, on peut lire :

Premier commentaire :

« Great Article ! How many deaths does nuclear power cause per year ? » (Combien de morts par an à cause de l’énergie nucléaire?)

Et la réponse que je traduis directement provenant apparemment d’une personne bien informée :

Pratiquement personne, excepté naturellement pour Chernobyl.

L’IAEA a estimé qu’il y aura un accroissement du taux de cancers de 3 % pour les 600000 personnes de la zône affectée (Chernobyl). Les statistiques n’indiquent pas clairement une augmentation des cancers dans cette population, mais tout le monde s’accorde sur une estimation d’environ 4000 morts. Cette estimation est considérée comme fiable par tous les experts en la matière, excepté naturellement les activistes anti-nucléaires qui « revendiquent » au moins un million de morts. A Chernobyl, 31 pompiers sont morts des suites d’exposition aux radiations et 33 autres mortes après avoir bu du lait contaminé avant qu’ils aient été informés par les autorités. C’est à peu près tout ce qu’on peut attibuer comme décès directement liés au nucléaire civil. Je pense qu’en France deux accidents dans un réacteur expérimental ont exposé des personnels à la radioactivité et cela en 40 années d’utilisation du nucléaire civil dans un pays qui produit 75 % de son électricité à partir de cette source d’énergie. Ces personnes ont toutes guéri (de leur exposition à la radioactivité). Le rejet suite à l’accident de Three Miles Island était si faible qu’on a considéré que la conséquence serait de trois morts supplémentaires sur une période de 20 ans pour les 300000 personnes vivant dans la zône ce qui est totalement non significatif. En ce qui concerne Fukushima, l’estimation des morts se comptera sur les doigts d’une main. »

Encore une fois il n’est pas nécessaire d’épiloguer mais cela n’empêche pas les activistes emmenés par Greenpeace de s’insurger contre l’usage du nucléaire civil, considéré comme dangereux et polluant en commémorant à leur façon le deuxième anniversaire du tremblement de terre du Japon au mépris des morts et disparus à cause du tsunami. Apparemment ces mêmes écolos à la petite semaine semblent ignorer ou feindre d’ignorer ces données relatives à la pollution par le charbon. Pour raffraichir la mémoire de ces guignols je rappelle que le charbon contient naturellement du potassium 40 (nous en avons aussi tous naturellement dans nos os), du radium 228, du thorium 232, du polonium 210 et de l’uranium 238 et cette radioactivité qu’on peut considérer comme naturelle peut atteindre 1000 Becquerels (Bq) par kilo. Pour mémoire (adressée aussi aux écolos-gauchistes et à la Ministre Batho, farouchement anti-nucléaire) le corps humain dans son ensemble présente une radioactivité d’environ 6000 Bq dûe au potassium 40 naturellement présent et au carbone 14 qui se forme dans l’atmosphère avec le rayonnement cosmique.

 

Sources : www.theatlanticcities.com et Wikipedia