Dans la rubrique malbouffe, les aliments sans gluten.

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Je cherchais du chocolat dans le petit super-marché près de chez moi et j’ai eu la surprise de constater qu’il existait du chocolat noir sans gluten. Mes petites cellules grises (allusion à Hercule Poirot dont je viens de télécharger l’ensemble des films) se sont frénétiquement agitées dans tous les sens. Jamais je n’aurais imaginé qu’il puisse exister du chocolat noir contenant du gluten à moins d’y ajouter de la farine de blé ou plus spécifiquement du gluten. Le chocolat noir que je consomme régulièrement est sucré avec des extraits de stévia mais il contient néanmoins un peu de maltitol et de la lécithine de soja. Je suis resté perplexe car on ne peut pas dire que ce chocolat, en dehors du stévia, soit vraiment « bio » alors qu’il se trouve dans le petit linéaire des produits dits « bio » du supermarché. Bref, ce chocolat est censé selon l’étiquetage contenir 70 % de poudre et de beurre de cacao, ça rassure mais à moitié seulement.

Cette petite introduction n’a d’utilité que pour faire ressortir que l’étiquetage des aliments est loin d’être parfait.

Le fabricant insiste surtout sur ce qui est absent du produit mais dissimule soigneusement la longue liste d’additifs nécessaires pour pouvoir commercialiser des produits sans gluten comme des petits gâteaux, des biscuits et pire encore des biscottes. Il est difficile d’imaginer ce que contiennent ces produits sécurisés pour le un pour cent de la population susceptible de souffrir du syndrome coeliaque. Ce qui est surprenant est l’engouement des consommateurs pour les produits industriels sans gluten. D’après une enquête réalisée en Grande-Bretagne plus de 20 % de la population déclare acheter des produits sans gluten ! Serait-ce à titre préventif ? Le marketing savamment orchestré par les industriels de la malbouffe est très rentable car ces produits sont plus coûteux et n’apportent aucun bénéfice pour la santé, la maladie coeliaque liée au gluten faisant toujours l’objet d’une controverse.

Dans cette rubrique malbouffe, il faut enfin mentionner les saucisses industrielles. Il arrive que certaines saucisses ne contiennent que 30 % de matière réellement d’origine carnée, le reste des ingrédients relève du secret industriel. Dans mon petit super-marché j’ai lu attentivement la notice d’un paquet de 12 saucisses « pur porc » à faire griller à la plancha. Rassurez-vous je n’ai pas de plancha chez moi et je ne consomme jamais de saucisses frelatées. On mentionne dans cette notice la présence de sel, de sulfite de sodium et de colorant naturel, point barre. On peut suspecter la présence de gluten dans ces saucisses car il s’agit d’un additif communément ajouté en charcuterie industrielle pour assurer à la mixture secrète sa tenue mécanique. La ménagère faisant scrupuleusement attention à ses aliments sans gluten ira ensuite remplir son panier avec de la charcuterie industrielle qui contient probablement ce produit, résidu de la production de farine dégluténisée qu’il faut valoriser, et d’autres additifs plus ou moins toxiques. Le sulfite de sodium est par exemple un puissant laxatif mais l’étiquetage ne le dit pas …

Sources : diverses

Le Centre International de Recherche sur le Cancer délire encore !

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Je laisse mes lecteurs carnassiers méditer sur la dépêche d’agence suivante :

La charcuterie est cancérogène, la viande rouge probablement aussi

La consommation de charcuterie est cancérogène, celle de viande rouge « probablement » aussi. C’est ce qu’indique selon une évaluation publiée lundi par l’agence cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Ces résultats confirment les recommandations de santé publique actuelles appelant à limiter la consommation de viande », a commenté le Dr Christopher Wild, le directeur du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), à l’origine de l’évaluation. Le porc est inclus par le CIRC dans les viandes rouges au même titre que le boeuf, le veau, l’agneau, le mouton, le cheval et la chèvre.

Le fait de ranger les charcuteries et autres viandes transformées dans le groupe des agents qui sont causes de cancer, comme le tabac ou l’amiante, ne veut pas pour autant dire qu’ils sont tout aussi dangereux, note toutefois le CIRC.

En effet, selon les estimations les plus récentes du projet « Fardeau mondial de la maladie », 34’000 décès par cancer par an environ dans le monde sont imputables à une alimentation riche en charcuteries, contre un million de décès par cancer imputables au tabac et 600’000 à la consommation d’alcool.

Cancer colorectal

Le CIRC s’est basé sur plus de 800 études pour ranger la viande transformée dont fait partie la charcuterie dans la catégorie des agents « cancérogènes pour l’homme (Groupe 1) ». Ce classement a été établi sur la base « d’indications suffisantes selon lesquelles la consommation de viande transformée provoque le cancer colorectal chez l’homme ».

« Ce risque augmente avec la quantité », selon le Dr Kurt Straif, du CIRC. Concrètement, chaque portion de 50 grammes de viande transformée consommée quotidiennement augmente le risque de cancer colorectal de 18%.

Problème de santé publique

« Compte tenu du grand nombre de personnes qui consomment de la viande transformée, l’impact mondial sur l’incidence du cancer revêt une importance de santé publique », ajoute-t-il.

Le CIRC relève que la question se pose d’autant plus que la consommation de viande a tendance à augmenter dans le monde, en particulier dans les pays à revenus faibles et intermédiaires.

La consommation de viande rouge a pour sa part été classée comme « probablement cancérogène pour l’homme ». Les résultats semblent aussi indiquer une association entre sa consommation et le développement du cancer colorectal mais également des liens avec les cancers du pancréas et de la prostate.

(ats / 26.10.2015 13h08)

Encore une fois le Centre international de recherche sur le cancer s’illustre dans son idéologie fortement teintée d’écologisme militant. En deux mots cette nouvelle évidence de la consternante médiocrité de cet organisme onusien fait réfléchir sur son utilité. L’IARC ou CIRC en français ne sert finalement qu’à répandre le message des organisations écologistes qui prônent une agriculture ancestrale où les agriculteurs enlèveront les mauvaises herbes avec un piochon (voir les délires sur le glyphosate « probable » cancérigène). Pour les viandes, puisque les élevages en tous genres produisent du méthane, un épouvantable gaz à effet de serre qui dérègle le climat, il faut donc alimenter la peur en décrétant, preuves (?) à l’appui, que les charcuteries sont cancérigènes au même titre que l’amiante, les fumées de moteurs diésel et le tabac, ça produit un choc psychologique, et les viandes rouges potentielles ou probables cancérigènes, ça passe encore mieux !

Puisque les « chercheurs » du CIRC qui ne font qu’entrer des données dans des ordinateurs, les triturer ad libitum jusqu’à leur faire dire ce qu’ils ont initialement prévu – ça s’appelle de l’honnêteté scientifique – il en résulte un semblant de relation de cause à effet et un scoop repris naturellement par des multitudes de médias qui vont enfoncer le clou auprès d’un public totalement lobotomisé par la propagande et le tour est joué. Quand on sait que le CIRC se trouve à Lyon, la capitale française de la charcuterie, et qu’il existe pourtant toujours des Lyonnais qui souffrent ni plus ni moins de cancers du colon ou du rectum que les mangeurs de fromage de Mongolie, il faut tout simplement constater que cette énième étude payée par nos impôts est un torchon de plus …

Illustration : saucisson de Lyon à cuire à la pistache à consommer avec modération puisque c’est cancérigène !