Crise climatique : pas de réchauffement en vue !

Crise climatique : pas de réchauffement en vue !

Il y a quelques jours je citais l’anecdote des aloès en fleur au mois de septembre (voir le lien) et personne n’était obligé de croire les vieux dictons relatifs au temps qu’il fera selon les observations de la nature. Lorsque j’étais enfant et que le temps était inhabituellement chaud – ou froid – la populace disait : « c’est à cause de la bombe ! ». Aujourd’hui cette même populace, soigneusement endoctrinée par les politiciens et tous les parasites qui n’ont qu’un projet, s’en mettre plein les poches avec cette histoire de changement climatique, dit béatement « c’est à cause du carbone ». Le reporter des airs, devenu ministre d’Etat français de l’économie du serpent qui se mord la queue, en rajoute et c’est tout juste si on ne commence pas à endoctriner les enfants dès l’école maternelle à propos du changement du climat qui se fait attendre depuis près de 20 ans. Bref, les typhons, cyclones et autres ouragans font la une des journaux et des informations télévisées et c’est encore le carbone qui est incriminé.

Et pourtant cette année 2017-2018 est très particulière car l’Océan Pacifique n’est ni en mode Nino ni en mode Nina, phénomène qui a si on peut dire déréglé le climat de l’Atlantique Nord et les météorologistes connaissent maintenant très bien ce processus pourtant incroyablement complexe d’ouragans dans la région de la Caraïbe quand l’Océan Pacifique est « au repos ». Pour en revenir aux aloès en fleur le site de prévisions meteociel (voir le lien) semble confirmer le dicton des « vieux » Canariens : l’hiver 2017-2018 va être très rude en Europe et y compris dans l’archipel des Canaries !

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Quelques précisions pour comprendre la signification de ces illustrations : il s’agit des anomalies de températures à 1500 mètres d’altitude (850 hPa) par rapport à une moyenne calculée sur les 50 dernières années. Cet hiver particulièrement rude à venir pourrait très bien provoquer le black-out redouté en raison de la profonde désorganisation des réseaux électriques européens provoquée par les énergies dites renouvelables (pour diminuer les émissions de carbone), en particulier en Allemagne. À vos lampes à pétrole, vos bottes fourrées de peau d’ours blanc (avant qu’ils ne disparaissent) et vos gants de soie sous des moufles épaisses en peau de lapin des neiges …

Lien sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/09/08/conges-electroniques-et-changement-climatique/

Illustrations : simulations datant du 16 septembre 2017 et réactualisées régulièrement toutes les 6 heures.

Source : http://www.meteociel.fr/modeles/cfsme_cartes.php

Crise climatique : c’est le délire total (3)

Crise climatique : c’est le délire total (3)

Le Président américain Donald Trump a nommé directeur de l’EPA – on dirait en France ministre de la protection de l’environnement – le dénommé Scott Pruitt. Ses commentaires ont fait le tour du monde après avoir été repris et déformés par la presstitute à la solde des grands groupes financiers tant aux Etats-Unis qu’en Europe.

Voici ce qu’a déclaré Pruitt mot pour mot lors d’une interview sur le plateau de la ch aine de télévison CNBC. Il s’agit des propos les plus importants relatifs au changement climatique d’origine humaine qui ont été repris et déformés à outrance par la presse. La traduction est de mon cru et aussi fidèle que possible :

 » Je pense que mesurer avec précision (l’effet de) l’activité humaine sur le climat est quelque chose de très difficile à réaliser et il y a d’énormes désaccords au sujet du degré d’impact, donc non, je ne peux (en l’état des connaissances) accepter qu’il s’agit de la contribution première au réchauffement global que nous constatons. Pour l’instant on n’en sait rien. Nous devons poursuivre le débat et poursuivre l’examen et l’analyse. « 

J’ai inséré (effet de) et (en l’état des connaissances) pour plus de clarté, l’anglais américain étant parfois trop concis pour être clairement traduit en français.

La phrase qui a alimenté la controverse délirante parmi les presstitutes est la suivante :

je ne peux accepter qu’il s’agit de la contribution première au réchauffement global que nous constatons.

Elle peut être interprétée de deux manières :

1 Pruitt nie que le CO2 est la principale cause du réchauffement global récent.

2 Pruitt ne peut pas accepter comme un fait avéré que le CO2 est la principale cause du réchauffement parce que nous n’en savons rien.

L’interprétation n°2 semble aux yeux du Docteur Judith Curry la plus sensée (http://judithcurry.com) : Pruitt dit qu’il n’est pas convaincu que l’on sache avec certitude que l’activité humaine a provoqué 100 % du réchauffement que l’on a observé récemment, selon certaines modélisations, ou encore qu’il a provoqué 50 % de ce réchauffement comme l’affirme le dernier rapport de l’IPCC AR5. Il est donc sain de persévérer dans l’étude du climat qui est un domaine d’investigation extrêmement vaste et complexe.

La contribution de l’atmosphère au climat est encore très mal connue car elle obéit à des phénomènes dits chaotiques qui n’arrivent toujours pas à décrire et donc prévoir le mouvements des masses d’air. Même des super-ordinateurs sont incapables de prédire l’évolution de la météorologie au delà de 10 jours et a fortiori tenter des prévisions sur 20 ou 50 ans relève de la fausse science dans l’état actuel des connaissances.

Quant à l’effet du CO2 atmosphérique d’origine humaine sur l’évolution du climat, production d’électricité à l’aide de combustibles carbonés fossiles, cimenteries, véhicules automobiles et activités industrielles comme la production d’engrais azotés, il faut – et Pruitt a raison d’en douter – émettre de véritables objections à ce sujet. Je me permets ci-dessous de présenter les arguments du Professeur François Gervais parus en 2014 dans l’International Journal of Modern Physics (doi : 10.1142/S0217979214500957) sous le titre « Tiny warming of residual anthropogenic CO2 » (en français : tout petit réchauffement dû au CO2 anthropogénique) et dont voici dans l’essentiel la traduction du passage relatif à la controverse du CO2 s’appuyant sur des données scientifiques incontestables. J’en ai déjà dit un mot sur ce blog.

Pour estimer avec précision la contribution d’origine humaine au CO2 atmosphérique il faut prendre en considération la teneur en isotope 13 du carbone dans ce gaz. Dans les combustibles fossiles (pétrole, charbon et gaz naturel, le méthane) la différence (ou delta) 13C/12C est de -2,1 %. Par contre ce delta pour le gaz carbonique d’origine naturelle, respiration, végétaux, combustion du bois, etc … , est de -0,7 %. Le rapport 13CO2/12CO2 a évolué de -0,78 % en 1990 à -0,82 % en 2014. Ceci indique qu’environ 5 %, soit 20 ppm, du CO2 atmosphérique provient de l’activité humaine, le reste des émissions ayant été capturé par le puits de carbone c’est-à-dire la végétation, le plancton et surtout les océans. Il faut noter que ces 20 ppm (parties par million) correspondent à 5,7 années d’émission de carbone d’origine anthropogénique de 3,5 ppm par an et est en accord avec la durée de vie du CO2 dans l’atmosphère qui est d’environ 5 ans. La fraction résiduelle de l’accumulation de CO2 atmosphérique d’origine humaine, 0,4 ppm, correspond à seulement 11 % de ces émissions totales de CO2. Ces 0,4 ppm sont également en accord avec les 0,43 ppm d’augmentation mesurée quelques mois après une année relativement froide comme en 1991. Toutes ce données se confortent l’une l’autre. Le reste de l’augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique globale est attribuée au dégazage des océans et des eaux terrestres en raison du réchauffement qui a sévi, si l’on peut dire, depuis la fin des années 1940, selon la reconstruction de l’activité solaire (qui a dramatiquement chuté depuis l’année 2000) combinée au cycle de 60 ans de variabilité du climat de la planète, très bien documenté, qui a culminé durant la même période. Ces deux contributions sont la conséquence directe de l’activité solaire, ne laissant au CO2 qu’une contribution marginale dans le cadre de son rôle supposé d’effet de serre.

Tout est dit et ce qu’en pensent les adversaires de Pruitt n’est que la peur suscitée par ses propos qui pourraient conduire à une réduction des crédits de recherche alloués aux multitudes de projets de recherche relatifs à l’étude du climat ainsi qu’à l’abandon ou la réduction des subventions aux énergies dites renouvelables. Les scientifiques (ou supposés comme tels) n’avaient qu’à pas confondre science et idéologie politique écologiste …

Adapté d’un billet paru sur le blog de Judith Curry.

Crise climatique : démêlés juridiques et autres trucages grossiers

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La Cour d’appel de Washington instruit le dossier opposant Michael Mann et le Competitive Enterprise Institute. Mes lecteurs pourraient être désorientés par cette information car après tout ça se passe à Washington et qui se souvient de Michael Mann ? Pour rafraîchir les mémoires, Mann est ce climatologue qui eut l’audace de trafiquer des données incontestables sur la température moyenne au sol et dans les basses couches de l’atmosphère pour faire ressortir la fameuse courbe de réchauffement en forme de crosse de hockey (hockey-stick graph, illustration Wikipedia ci-dessus, voir note en fin de billet) qui fut largement reprise dans les compte-rendus de l’IPCC afin de sensibiliser l’ensemble de la planète sur les risques de réchauffement induits par l’activité humaine. Cette imposture grossière fut l’objet de vifs débats et finalement l’IPCC, après plusieurs années de propagande, fit en quelque sorte amende honorable en la supprimant de ses rapports.

Ce genre de courbe en trompe-l’oeil vient de ressortir quand la NOAA et la NASA ont décidé de standardiser toutes les mesures de températures tant satellitaires qu’au sol (stations météo) ou dans les océans (bouées) et comme on pouvait s’y attendre, jouant sur leur respectabilité, ces deux organismes ont fait ressortir une nouvelle courbe en crosse de hockey tout aussi fallacieuse que celle de Michael Mann mais n’émanant plus d’un individu car c’est toute une administration qui en est l’auteur.

L’affaire Mann contre le Competitive Enterprise Institute est toujours en cours d’instruction et l’éminente climatologue Judith A. Curry est venue déposer à Washington afin de contrecarrer la plainte en diffamation de Michael Mann qui considère que des scientifiques (ceux-là dignes de ce nom) l’ont calomnié en prétendant que la courbe qu’il avait publié était le résultat d’un trucage de données.

Le Docteur Curry a déclaré que « ni Galilée ni Einstein ont poursuivi en justice leurs détracteurs pour calomnie. Il ont laissé leurs travaux et leurs idées parler pour eux-mêmes en éteignant toute attaque vindicative ». Galilée, à la suite de son procès, vieux et affaibli, se rétracta et abonda dans le sens de l’héliocentrisme de la papauté d’alors par simple respect pour le Pape qui avait admiré en son temps ses découvertes. Quant à Einstein il ne compta pas que des adeptes inconditionnels de sa théorie de la relativité restreinte quand il publia ses résultats en 1905. Il ne s’en offusqua pas et poursuivit ses recherches qui ont été finalement et totalement vérifiées par l’expérience avec en couronnement la découverte des ondes gravitationnelles il n’y a que quelques mois …

Michael Mann a cru bon de trainer devant la justice ses détracteurs. N’est-ce pas là une attitude révélatrice de sa malhonnêteté ?

Venons-en maintenant à cette homogénéisation des relevés de températures que la NASA a entrepris de réaliser. Anthony Watts, originaire de Cape Town en Afrique du Sud, a donc pris l’exemple de sa ville natale pour illustrer la nouvelle imposture de la NASA, reprise par tous les organes d’information du monde entier pour faire ressortir que les années 2015 et 2016 ont été les plus chaudes depuis la disparition des dinosaures (c’est de l’humour …) et qu’il est donc urgent de faire face par tous les moyens au réchauffement du climat d’origine humaine. Les deux illustrations ci-dessous sont parlantes : avant et après « homogénéisation » des données.

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À l’évidence « ça se réchauffe » comme on peut le constater plus encore que durant la période 1910-1960 ! Encore une fois la NASA s’illustre dans le truquage en tous genres de données pourtant toutes disponibles au public, mais c’est cet organisme qu’il faut croire car ses allégations pourtant anti-scientifiques vont dans le sens de la doxa du réchauffement climatique global d’origine humaine …

Pour conclure la Constitution américaine stipule clairement dans son Article 2 que le Président est de facto le « patron » de toutes les agences fédérales y compris la NASA, l’EPA (Environmental Protection Agency) et la NOAA. Or l’opinion du nouveau président américain au sujet du « réchauffement climatique » a le mérite d’être claire : il doute ! Il va donc remettre à plat l’ensemble de l’idéologie de son prédécesseur à propos du climat.

Sources : Competitive Enterprise Institute (cei.org), Climate Etc (judithcurry.com) et Anthony Watts (wattsupwiththat.com)

Note : la courbe originale de Michael Mann est devenue difficile à trouver sur Google ou Wikipedia. Elle a été « barbouillée » en bleu, figurant l’incertitude des mesures, pour mieux faire passer cette imposture grossière où ne figure pas l’optimum climatique médiéval qui selon Mann n’aurait jamais existé. Un bel exemple de propagande mensongère et de pseudo-science …

Le pétrole c’est vraiment dangereux pour le climat !

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Que mes lecteurs se rassurent tout de suite, je ne suis pas devenu brusquement un adepte inconditionnel des moulins à vent et des panneaux photovoltaïques. En effet, le titre de ce billet pourrait faire croire que je viens de me ranger dans la catégorie des pourfendeurs des grandes compagnies pétrolières qui déversent leurs barils d’or noir sur les marchés, ce qui accroit inexorablement (?) la teneur en « gaz à effet de serre » de l’atmosphère. Rien de tout cela, il s’agit de la vraie raison de la disparition soudaine des dinosaures il y a entre 66 et 63 millions d’années.

Lorsque la société Pemex et d’autres majors du pétrole élargirent leurs prospections autour du principal gisement de pétrole du Mexique au large de la péninsule du Yucatan ils furent étonnés de constater qu’il y avait une sorte d’îlot circulaire sous-marin de 180 kilomètres de diamètre sans quantité notoire de pétrole alors que le champ pétrolifère de Cantarell, par exemple, est une véritable éponge tout près de ce « désert » pétrolier. C’est ainsi que fut découvert le cratère d’impact de Chicxulub dont on attribua la formation à la chute d’un astéroïde d’au moins 10 kilomètres de diamètre constitué en grande partie de fer et d’iridium. Des études détaillées confirmèrent par la suite que ce cratère d’impact maintenant totalement comblé par des sédiments datait bien d’environ 63 millions d’années.

Or, comme la disparition soudaine des dinosaures date d’à peu près la même époque, tous les ossements fossilisés de ces monstrueuses créatures dont je ne suis pas du tout fanatique ont été datés d’avant cette période bien précisée par les géologues et appelée la frontière crétacé/paléogène. Ce mot barbare veut tout simplement dire qu’au même moment sur toute la planète on retrouve une couche géologique très fine enrichie en iridium, un métal très rare dans la croute terrestre. Tout concourrait pour considérer que les dinosaures avaient disparu subitement à la suite de la chute de ce gros astéroïde, mais pas seulement les dinosaures car les ammonites disparurent également ainsi que près de 80 % de toute forme de vie que ce soit terrestre ou océanique.

Les scientifiques se sont creusé les méninges pour expliquer comment un tel impact avait pu avoir un effet planétaire aussi catastrophique, toutes les simulations conduisant à des conclusions hasardeuses. Il a fallu attendre la sagacité d’une équipe de géologues et de physico-chimistes de l’Université Tohoku de Sandai au Japon pour comprendre exactement le déroulement de ces évènements catastrophiques relatés ici : doi: 10.1038/srep28427 .

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L’équipe du Docteur Kunio Kaiho a approfondi l’analyse de cette couche riche en iridium sur deux échantillons l’un provenant de l’île d’Haïti actuelle et l’autre du sud de l’Espagne à Caravaca dans la province de Murcia. Ils ont trouvé qu’outre la présence d’iridium et de fer il y avait bizarrement la présence notoirement élevée d’hydrocarbures de la famille des coronènes et des benzopyrènes. Or ces hydrocarbures sont la signature des particules carbonées qui forment la suie et la fumée y compris des pots d’échappement des moteurs diesel ! La chute de l’astéroïde du Chicxulub n’aurait tout de même pas mis le feu à toute la végétation existant sur la Terre à cette époque. L’explication fournie par ces géologues est beaucoup plus terrifiante : l’astéroïde alluma un gigantesque feu de pétrole, volatilisant en un instant entre 2 et 60 milliards de tonnes de pétrole produisant un panache de fumée d’une taille difficile à imaginer qui monta à des altitudes stratosphériques enveloppant toute la planète d’une épaisse couche de suie qui obscurcit durablement – au moins pendant 10 ans – la planète Terre entière.

Selon les simulations réalisées au Département des Sciences de la Terre de l’Université Tohoku la température globale chuta de près de 16 degrés en moins d’une année, toutes les plantes photosynthétiques ainsi que le phytoplancton furent affectées ce qui conduisit à une rupture de la chaine alimentaire entrainant l’extinction probablement en moins de dix ans de la majorité des espèces vivantes, y compris des insectes ! Les crocodiles, dignes descendants des dinosaures, échappèrent à l’extinction totale en survivant tant bien que mal dans les zones intertropicales, du moins seulement certaines espèces …

Pour donner un ordre de grandeur de cette catastrophe pétrolière, le petit trou fuyard qui fit la une des journaux de la Terre entière dans le golfe du Mexique il y a quelques années ne déversa dans l’océan que 4,9 millions de barils soit en gros un million de tonnes de pétrole, l’équivalent de deux gros super-tankers. L’impact du Chicxulub vaporisa et enflamma, dans l’hypothèse haute expliquant parfaitement toutes les disparitions d’espèces vivantes observées, jusqu’à 60 milliards de tonnes de pétrole en quelques secondes … ce qui provoqua un changement climatique très brutal non pas provoqué par le CO2 mais tout simplement par la fumée.

Source : voir le doi dans le texte, en accès libre, illustration Wikimedia et Courtillot et al. Earth and Planetary Science Letters, 166, 177-195 (1999)

Les guerres climatiques du passé

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Dans les Iles Fiji comme dans bien d’autres îles du Pacifique sud, le passe-temps favori des hommes était de se battre entre tribus pour la conquête de la terre et des femmes. L’île de Vanua Levu, la deuxième plus grande île de cet archipel après celle de Viti Levu où se trouve la capitale Suva, n’a pas échappé à cette triste histoire. C’est toujours le cas aujourd’hui dans les îles Salomon où des guerres intestines permanentes ravagent ce pays paradis des plongeurs sous-marins. L’histoire écrite de Fiji est récente car elle date de l’arrivée des colonisateurs et des missionnaires. La population locale mélanésienne a d’ailleurs failli disparaître au XVIIIe siècle car les missionnaires n’arrivèrent pas seulement avec leurs livres saints mais aussi avec la variole, la grippe et la vérole. Combinées, ces trois maladies constituèrent une sorte de génocide non prémédité puisque plus de 80 % de la population en mourut. Le même phénomène se produisit aussi aux Îles Marquises …

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Ces îles furent occupées par des hommes venant d’Asie il y a plus de 3000 ans et comme ce passé est encore largement inconnu, il en reste cependant quelques indices. Dans les montagnes une équipe constituée d’un archéologue, d’un géographe et d’un géologue de l’Université du Pacifique Sud, de l’Université de la Sunshine Coast (Australie) et du Muséum National de Fiji à Suva, a étudié les restes de fortins que la tradition orale appelle des « koronivalu », littéralement des « villes de guerre ». Les premières descriptions de ces villes fortifiées situées au sommet des montagnes datent du début des années 1800 relatant des constructions au sommet des montagnes de la péninsule de Seseleka. Pourtant de nombreux restes de gros villages datant du début du deuxième millénaire (autour des années 1000) ont été retrouvés tout le long des plaines côtières. Les datations tant de ces villes fortifiées des montagnes que de ces villages côtiers grâce aux amas de coquillages mais aussi des ossements humains parfois enterrés dans des fosses communes ont permis de mettre en évidence un changement radical du mode de vie des habitants de Vanua Levu aux alentours des années 1250. Les mêmes modifications ont été observées lors de recherches archéologiques dans la plupart des îles du Pacifique Sud.

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L’hypothèse retenue pour expliquer l’apparition de ces villes de montagne serait que le niveau de la mer a brusquement baissé, découvrant les lagons coralliens devenus des marais insalubres et abaissant la nappe phréatique d’eau douce des plaines côtières où il ne fut soudainement plus possible de cultiver les plantes vivrières locales comme le tarot ou la patate douce. L’eau douce est plus légère que l’eau de mer et en quelque sorte s’accumule près de la surface des plaines côtières car elle ne se mélange pas à l’eau de mer qui forme un genre de barrage de retenue. Ces plaines sont toutes intensément cultivées car y compris durant la saison sèche il y a toujours de l’eau. Lorsque le niveau de l’océan baissa lors de l’évènement climatique dit de 1300, la mangrove disparut laissant derrière elle des étendues pestilentielles. Les habitants, à court de nourriture n’eurent d’autre choix que d’agresser ceux qui habitaient traditionnellement dans les montagnes et d’investir leurs villages.

Autour des années 1000-1200 à la faveur du réchauffement climatique appelé optimum médiéval, le niveau des mers avait significativement monté permettant l’apparition de lagons coralliens propices à la pêche. La météorologie était relativement calme et prévisible et ces facteurs se conjuguèrent pour favoriser une augmentation de la population et l’apparition d’une société hiérarchisée. Mais très rapidement le climat changea totalement et le niveau de la mer baissa dramatiquement d’environ un mètre. Ce refroidissement généralisé fut suivi du petit âge glaciaire culminant avec le minimum de Maunder et qui perdura jusqu’au XIXe siècle.

Aujourd’hui les Fidjiens sont retournés vivre en bord de mer. Dans l’île de Taveuni à l’est de Vanua Levu, au village de Somosomo où se trouve un panneau dérisoire signalant le méridien 180 degrés, la plage sert de toilettes municipales et les crabes s’affairent pour la nettoyer car il n’y a pas de système d’eau courante. Les habitants continuent par tradition à cultiver leurs jardins perdus dans la montagne au milieu de la forêt et les produits de la mer entrent dans la composition des repas. La tradition orale a oublié en grande partie la période sombre que traversèrent ces îles en raison des changements climatiques, l’évangélisation a pacifié ceux qui échappèrent aux épidémies mais les Fidjiens, fiers de leur origine ethnique, considèrent encore aujourd’hui que leurs compatriotes d’origine indienne, descendants des travailleurs « sous contrat » amenés par bateaux entiers par les Anglais pour cultiver la canne à sucre, sont leurs ennemis qu’ils doivent combattre et mépriser socialement et politiquement. On ne peut que déplorer que l’attitude agressive des Fidjiens d’origine mélanésienne apparue lors de changements climatiques ait perduré jusqu’à nos jours.

Il est difficile d’imaginer le moindre scénario provoqué par le refroidissement climatique annoncé par de nombreux scientifiques et devant se préciser dans moins de dix ans.

Source partielle : Sapiens.org et expériences personnelles. Illustrations Sapiens.org et Wikipedia.

Espèces en voie de disparition : le changement climatique n’a rien à voir !

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En 2013, je relatais la mort des coraux de par le monde. Naturellement cette mort des coraux fut reprise par les médias et on accusa immédiatement le réchauffement climatique comme pour la soit-disante disparition programmée des ours polaires. Si la disparition des ours polaires n’a jamais pu être vérifiée, au contraire ils prospèrent, le blanchissement des coraux reste toujours d’actualité et on continue à incriminer l’acidification des océans comme en étant la cause première alors qu’il s’agit d’une attaque virale et ce dernier fait a été prouvé (voir le lien sur ce blog). Pour les grenouilles et autres crapauds qui disparaissent, même scénario : c’est la faute du climat, du CO2 et des activités humaines. Pas du tout et des zoologistes sérieux viennent encore de le démontrer.

On sait depuis 1998 que les amphibiens meurent en raison d’attaques fongiques (voir le lien en accès libre) et les spécialistes de l’environnement s’affairent pour tenter de sauver des espèces de grenouilles en voie de disparition dans de nombreuses régions du globe. C’est la tâche presque insurmontable à laquelle s’est consacré Jaime Bosch du Muséum National d’Histoire Naturelle espagnol dans l’île de Mallorca dans l’archipel des Baléares. Cette île est l’hôte du crapaud accoucheur (Alytes muletensis) en voie de disparition en raison de l’infection de sa peau par un champignon pathogène (Batrachochytrium dendrobatidis) qui comme son nom l’indique s’attaque spécifiquement aux batraciens. Si la peau d’un batracien perd ses fonctions de respiration et de perméabilité à l’eau, l’animal est condamné. Ce crapaud ne se trouve que dans l’île de Mallorca et la situation pouvait sembler maîtrisable puisqu’il n’existe que 5 points d’eau où ce crapaud se reproduit. La stratégie du zoologiste a consisté à récupérer des têtards au printemps dans un de ces points d’eau avant qu’ils ne soient contaminés, de les élever au laboratoire dans des conditions sanitaires exemptes de champignon et de les réintroduire à l’automne lors des premières pluies qui alimentent à nouveau les trous d’eau asséchés durant la période estivale sans pluie.

L’accessibilité aux trous d’eau situés dans des canyons profonds est malaisée et il faut parfois se faire hélitreuiller ! Espérant que les pluies laveraient des trous d’eau de tout champignon la réintroduction des crapauds pourrait réussir. Las ! Les crapauds furent à nouveau contaminés. Mais Jaime Bosch ne s’est pas découragé. Il a tenté la décontamination d’un trou d’eau avec du Virkon, du peroxysulfate de potassium utilisé pour « nettoyer » les piscines. Et après avoir réintroduit les crapauds ceux-ci se trouvèrent en parfait état. Après cinq années de travail, il ne reste plus qu’une seule mare à décontaminer sur l’île et Mallorca pourra alors être déclarée officiellement débarrassée du champignon mortel pour les batraciens.

Cette intervention couronnée de succès est unique en son genre mais inapplicable sur d’autres sites comme par exemple les forêts humides d’Amérique Centrale où les batraciens auront bientôt presque tous disparu, mais pas à cause du réchauffement climatique, tout simplement en raison de la présence de ce champignon pathogène qu’on ne peut pas éradiquer totalement car il faudrait désinfecter toute la jungle …

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Vue de l’un des trois trous d’eau du canyon Torrent de Ferrerets sur l’île de Mallorca en cours de désinfection.

Source (et illustrations) en accès libre : http://dx.doi.org/10.1098/rsbl.2015.0874

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/13/rechauffement-climatique-non-un-virus/

http://www.pnas.org/content/95/15/9031.full

Changement climatique, épisode 7 : quand la NASA confirme le refroidissement climatique à son insu

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Depuis l’ « atterrissage » de l’ouragan Wilma en 2005, il s’est passé neuf années sans qu’aucun phénomène de ce type ait eu lieu sur les côtes américaines. Les météorologues appellent ça une « sécheresse » d’ouragans … Il faut dire qu’ils puisent dans leur vocabulaire professionnel pour qualifier ce qu’ils observent et ils ont raison car ainsi ils savent à peu près de quoi ils parlent. Et ce phénomène de sécheresse particulièrement longue n’était pas arrivé depuis 177 ans ! Parallèlement la fréquence de phénomènes météorologiques violents comme les tornades a également diminué au cours des dix dernières années. Il n’en a pas fallu plus pour que des fonctionnaires de la NASA (Goddard Institute à New-York) fassent mouliner des ordinateurs pour expliquer cet étrange situation complètement inattendue puisque le réchauffement climatique global d’origine humaine prévoit au contraire une fréquence de plus en plus élevée de phénomènes météorologiques comme des ouragans de plus en plus violents.

Les simulations numériques minutieusement réalisées ont exclu tous les ouragans de catégorie inférieure à 3 (échelle de Saffir-Simpson) c’est-à-dire que les ouragans Ike (2008), Irene (2011) et Sandy (2012) n’ont pas été pris en considération. Le modèle développé (encore une fois les prédictions n’engagent que les ordinateurs) pour prédire l’arrivée sur le sol d’ouragans a abouti à ceci :

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Du bleu foncé au rouge : ouragans de catégorie de 1 à 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson. En pointillé la courbe correspondant à un événement de probabilité nulle. L’échelle est logarithmique (drought = sécheresse qu’on peut traduire par absence). Ce graphique se lit ainsi : la probabilité pour qu’il n’y ait pas d’ouragans de catégorie 3 (en vert) pendant une période de 10 années consécutives serait de 500 ans et d’ouragans de catégorie 4 pendant une même période de 10 années serait de 40 ans.

Si on considère les dates mentionnées dans cet article, 177 ans avant le début de cette présente période de « sécheresse » d’ouragans il se trouve que l’on se retrouve en 1829 (2015 – 9 – 177). Retranchons encore 9 années et on arrive à l’année 1820 c’est-à-dire très exactement à la fin du deuxième cycle solaire très déficitaire du petit âge glaciaire qui sévit au début du XIXe siècle et appellé le minimum de Dalton. Or le dernier cycle d’activité solaire (24e) qui se termine en ce moment (ne figure pas dans l’illustration ci-dessous) est à peu près comparable en nombre de taches et en intensité aux deux cycles qui induisirent ce petit âge glaciaire.

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Je cite la conclusion de l’article paru dans Geophysical Resarch Letters : « A hurricane climate shift protecting the U.S. during active years, even while ravaging nearby Caribbean nations, would require creativity to formulate. We conclude instead that the admittedly unusual 9 year U.S. Cat3+ landfall drought is a matter of luck » et en français : il faudrait de la créativité pour expliquer que le changement climatique protège les côtes américaines des ouragans durant les saisons actives (comprenez pendant la saison des ouragans) alors qu’ils ravagent les nations des Caraïbes. Nous concluons plutôt que cette période inhabituelle de 9 années sans atterrissage d’ouragans de catégorie supérieure à 3 relève de la chance.

C’est écrit noir sur blanc, vérifiez par vous-même, l’article est en libre accès. Il est tout de même incroyable que les auteurs de cet article n’aient même pas eu l’idée d’établir une relation avec la faiblesse du cycle solaire 24 alors qu’ils sont fonctionnaires de la NASA et payés pour étudier l’activité solaire, le climat, la météorologie et accessoirement le taux de natalité des petits hommes verts. Il y a là matière à émettre de sérieux doutes quant à la valeur scientifique des nombreux travaux émanant des divers secteurs de la NASA car à l’évidence les auteurs manquent de sens critique et, comme ils l’avouent explicitement, de créativité … Cependant cet article apporte une magnifique preuve du refroidissement climatique en cours, mais chutt ! il ne faut surtout pas en parler.

Source : DOI: 10.1002/2015GL063652 . Illustration (NOAA) ouragan Wilma touchant la péninsule du Yucatan (catégorie 5). Il passera quelques jours plus tard sur la Floride.