Crise climatique : Le rôle prépondérant mais indirect de l’activité magnétique solaire sur le climat terrestre est incontestable

Avant d’entamer la lecture de ce long billet assez technique, je voudrais mettre en garde mes fidèles lecteurs : il s’agit de réflexions apparues à la suite des nombreuses lectures d’articles scientifiques auxquels j’ai pu avoir accès, que ceux-ci soient en accès libre ou que j’en aie demandé expressément une copie auprès de l’auteur correspondant. Il m’est apparu qu’il y avait à l’évidence un « chainon manquant » dans toute cette histoire de climat qui est devenue la préoccupation majeure de l’ensemble de l’humanité. Ce chainon manquant largement ignoré sinon sciemment occulté nous allons le découvrir au cours de ce billet car il est difficile de le conceptualiser sans entrer dans des détails parfois arides. Il fait appel, en effet, à des études complexes que peu de non-spécialistes sont à même de comprendre et j’avoue humblement que j’ai du soumettre quelques-uns des auteurs des travaux cités au cours de ce billet à mes insistantes questions auxquelles ils m’ont aimablement répondu. Je les en remercie ici très vivement, en particulier le Docteur Henrik Svensmark.

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Quand on examine le graphique ci-dessus (source NASA, Solar Dynamics Observatory Mission) on se dit, à juste titre, que toute cette histoire d’activité solaire cyclique d’environ 11 années ne peut pas, en toute logique, avoir de répercussions sur les températures moyennes sur Terre et par conséquent le climat est bien déréglé par l’activité humaine avec ses émissions de carbone, de CFCs et d’aérosols variés. Cette figure résume l’ensemble des observations par satellite depuis 1978 (9 satellites sur cette période) de l’irradiance solaire totale (TSI : Total Solar Irradiance, essentiellement des photons s’étalant des ondes radio aux rayons X) atteignant la Terre ou plutôt d’abord les hautes couches de l’atmosphère et non pas le sol directement, une précision qui a son importance comme nous le découvrirons dans ce billet. Les points rouges (14187 au total) représentent les mesures physiques de cette irradiance sur tout le spectre électro-magnétique et la courbe noire est la moyenne de ces mesures. La ligne horizontale jaune est le seuil minimal moyen de cette irradiance.

Comme on peut le constater la variation d’irradiance au cours d’un cycle d’activité solaire est très faible et n’est que de 0,09 % de 1361 watts par m2 – la moyenne – soit la formidable valeur de 1,22 watt ou plus clairement encore 0,61 watt en plus ou en moins des 1361 watts totaux moyens de cette irradiance solaire. Rappelons ici que l’énergie solaire moyenne atteignant la surface de la Terre est d’environ 370 W par m2 car l’irradiance solaire totale brute mesurée par les satellites (voir le point de Lagrange L1 en fin de billet à ce sujet) est en effet fortement tronquée dans les longueurs d’onde précisément de haute énergie, UV en particulier, par l’oxygène atmosphérique. Il est donc très facile de comprendre que les spécialistes de l’IPCC ont franchement déclaré droits dans leurs bottes que les variations de l’activité solaire ne pouvaient en aucun cas avoir un effet direct sur le climat de la Terre et on ne peut que être d’accord avec eux … si on s’en tient à ces observations.

C’est un peu la raison pour laquelle Claude Allègre, géophysicien et géochimiste de son état, fut traité de vieux gâteux quand il osa déclarer que ce n’était QUE le Soleil qui pouvait influer sur le climat terrestre selon des mécanismes encore largement inconnus mais certainement pas l’activité humaine. C’était en 1987 et les écologistes inventèrent par la suite tout ce qu’il était imaginable de faire comme coups bas pour que Allègre soit définitivement écarté de la scène politique et scientifique, Nicolas Hulot en premier lieu. La controverse surgit donc en 1987 et les données satellitaires n’étaient pas à l’époque aussi étoffées qu’aujourd’hui car elles n’en étaient qu’à leurs balbutiements …

Après 40 années d’accumulation d’observations de toutes sortes de paramètres les spécialistes du Soleil commencent à se faire une idée précise du pourquoi et du comment de l’influence de l’activité magnétique de cet astre sur le climat de la Terre et partant du principe que puisque l’irradiance solaire arrivant vers la Terre varie trop peu pour expliquer une relation de cause à effet directe sur le climat il devrait exister une autre cause « cachée » ou pour dire les choses plus clairement une autre cause largement ignorée et mal explorée ou encore complexe à comprendre.

Les mesures satellitaires, outre celle de l’irradiance solaire, comprennent également celles des flux de particules chargées en provenance du Soleil – le vent solaire – mais provenant aussi de la Galaxie et de l’Univers entier (les rayons cosmiques), puis les mesures des variations des champs magnétiques tant du Soleil que de la Terre et l’étude de l’interaction très complexe entre ces deux champs magnétiques. Toujours dans l’illustration ci-dessus figure en bleu le nombre de taches solaires comptées depuis le sol terrestre moyennées sur un mois. Ces taches, et plus personne ne le conteste aujourd’hui, sont le reflet visuel direct des variations du champ magnétique du Soleil au niveau de l’astre lui-même, champ magnétique généré par les flux internes de matière des pôles vers l’équateur et de pôle à pôle. Les taches solaires sont en effet une manifestation à la surface du Soleil de ces flux internes de matière solaire qui sont à la source du champ magnétique de l’astre qui va s’étendre ensuite très loin dans l’espace entourant le Soleil. Ces taches solaires constituent une source non négligeable mais pas prépondérante de particules chargées qui sont éjectées dans l’espace entourant le Soleil et appelé l’héliosphère dans laquelle évolue justement la Terre. Pour se faire une idée de cet environnement spatial dans lequel évolue la Terre le diamètre de l’héliosphère est d’environ 100 fois la distance Terre-Soleil.

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J’ai remis ci-dessus l’illustration déjà insérée dans un précédent billet car elle est riche d’autres enseignements si on prend la peine de l’analyser. Passons sur la représentation de l’évolution des taches solaires au cours des cycles de 11 ans, dite en « aile de papillon », qui retrace la migration de ces taches des pôles vers l’équateur solaire. Le diagramme inférieur représente les sommes des superficies des taches sur la surface de l’hémisphère solaire observable depuis la Terre et non plus leur nombre. Cette mesure est plus proche, comme nous le verrons par la suite, de l’activité magnétique solaire et de ses conséquences sur la vigueur du vent solaire. Il faut remarquer également l’optimum climatique moderne correspondant aux cycles #17 à 19 et #21 à 23 et le cycle #24 franchement étriqué qui touche aujourd’hui à sa fin et qui signe donc la fin de l’optimum climatique moderne dont la cause a été considérée par l’IPCC comme résidant dans les émissions de CO2 dues à l’activité humaine.

Alors pourquoi le climat ne varie-t-il pas au même rythme que le nombre ou l’étendue des taches solaires si c’est l’activité magnétique du Soleil qui a une influence primordiale ? Il n’est pas facile de répondre clairement à cette question et c’est la raison pour laquelle le champ magnétique du Soleil et ses conséquences ont été exclus des paramètres provoquant le réchauffement du climat par l’IPCC : trop compliqué à expliquer et à modéliser et surtout – surtout – indépendant de toute activité humaine !!! D’ailleurs quand la théorie de l’effet de serre du CO2 émergea c’était précisément au début des années 1980 et on ne connaissait pas grand-chose de ce qui se passait en détail au dessus de nos têtes …

Revenons donc un instant sur Terre et au sujet de son climat. Il y a un premier point qui ne peut pas être mis de coté d’un revers de la main : l’inertie des océans dont la masse constitue un volant thermique considérable aplanit les variations de température quotidiennes et saisonières. Les océans stockent plus de 93 % de toute l’énergie solaire atteignant la surface terrestre et non dissipée presque immédiatement vers l’espace (doi : 10.1029/2012GL051106), le reste est stocké temporairement dans l’atmosphère et renvoyé rapidement vers l’espace. Cette évaluation du stockage d’énergie par les océans est contestée par certains auteurs mais nous nous en tiendrons à cet ordre de grandeur. Les océans éliminent en permanence la chaleur emmagasinée par évaporation comme je l’avais expliqué dans un précédent billet ( https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/12/21/la-magie-de-leau/ ). De plus l’extrême complexité du mouvement des masses d’air dans l’atmosphère ne peut pas être mise en équations. J’ai un jour dénombré pas moins de 9 couches nuageuses distinctes en voyageant en avion entre le décollage de l’aéronef et l’altitude finale de croisière de 35000 pieds (11000 mètres). De gigantesques ordinateurs ne font que s’appuyer sur des observations antécédentes pour tenter de prévoir ce qui pourrait se passer dans un futur proche. Quant à faire des prédictions sur le long terme en ne prenant en considération que les océans et l’atmosphère est un exercice qui relève de la fiction, il n’est même pas possible de définir des grandes tendances ! Les mathématiciens ont inventé une discipline à part entière pour décrire ce genre de phénomène avec des équations et ils l’appellent le chaos … c’est dire à quel point c’est complexe. Ce qui signifie aussi que tous les modèles prédictifs d’évolution des températures ne sont que de la fiction.

Par contre l’activité magnétique du Soleil avec ses variations cycliques bien documentées en étudiant le climat passé est maintenant décrite avec des équations mathématiques certes pas parfaites mais qui atteignent un degré de fiabilité satisfaisant. Les travaux de la mathématicienne Valentina Zharkova dont j’ai souvent cité les publications sur ce blog sont là pour le prouver. Si, donc, l’irradiance solaire varie tellement peu qu’elle ne peut pas être invoquée pour expliquer les variations du climat terrestre alors que se passe-t-il au juste au dessus de nos têtes ? Si mes lecteurs ont l’impression que je me répète c’est à dessein car tout se passe en réalité très loin du plancher des vaches comme nous allons le découvrir …

C’est une question qui me hante depuis plusieurs années, en réalité depuis que je me suis intéressé au « réchauffement contemporain du climat d’origine humaine » car cette affirmation m’a toujours parue invraisemblable. Puisque le nombre de taches solaires a bien été corrélé à des variations du climat par le passé (minima de Maunder et Dalton) et que le modèle mathématique de V. Zharkova a parfaitement fonctionné en remontant dans le passé (contrairement à tous les modèles prédictifs de l’IPCC) en particulier en « retrouvant » les optima climatiques de l’époque romaine et du Moyen-Age et ce fameux minimum de Maunder c’est donc bien le champ magnétique solaire qui a une influence sur le climat terrestre. Peut-être que oui, mais alors comment ?

Ce champ magnétique n’a que très peu d’influence sur celui de la Terre mais il constitue une sorte de cocon qui piège en partie les rayons cosmiques provenant de la Galaxie et de l’Univers susceptibles d’atteindre la Terre. Et il a son importance malgré le fait qu’il n’atteigne qu’une intensité de quelques milliardièmes de Tesla près de la Terre alors qu’au niveau du sol le champ magnétique terrestre atteint au maximum une quarantaine de microTeslas, soit 8000 fois plus que l’intensité de celui du Soleil.

Il est néanmoins difficile d’admettre que ce champ magnétique solaire puisse efficacement détourner des rayons cosmiques de très haute énergie « voyageant » à des vitesses proches de celle de la lumière. Ce sont d’ailleurs des arguments de ce genre qui ont été encore une fois utilisés par les spécialistes de l’IPCC pour rejeter tout effet du champ magnétique du Soleil et également tout effet des rayons cosmiques sur le climat terrestre car ce champ magnétique est beaucoup trop faible du moins au niveau de la Terre. Si ce n’est le champ magnétique solaire alors quoi d’autre ?

Les mesures satellitaires réalisées ces dernières 40 années ont aussi mis en évidence un point qui ne peut plus être ignoré aujourd’hui : quand le champ magnétique du Soleil s’affaiblit ce que l’on a coutume d’appeler le « vent solaire » s’affaiblit aussi. Il s’agit du flux de particules ionisées en provenance du Soleil qui atteignent la Terre et les autres planètes du système solaire et sont fort heureusement en grande partie piégées, en ce qui nous concerne cette fois, par le champ magnétique de notre planète. Le vent solaire forme en réalité un gigantesque nuage de particules qui s’étend bien au delà de l’orbite de Neptune et la Terre se trouve baignée dans ce peuplement permanent de particules variées qui se déplacent dans l’espace proche, l’héliosphère. La densité du vent solaire est actuellement de l’ordre de 10000 noyaux d’hydrogène par m3 (source : Goddard laboratory « spatial weather » en temps réel quand j’ai écrit ce billet) et il arrive à proximité des hautes couches de l’atmosphère à une vitesse variant entre 400 et 600 km/seconde. Comme tout flux d’électrons, par exemple dans un fil électrique, le vent solaire créé lui-même un champ magnétique et il fait donc partie du champ magnétique solaire comme nous le verrons plus loin.

L’affaiblissement de l’intensité du champ magnétique solaire a donc une influence indirecte sur le climat de la Terre comme je vais tenter de l’exposer ci-après aussi clairement que possible. Quand le Soleil s’assoupit (« magnétiquement parlant » si on peut dire les choses ainsi) il émet moins de particules chargées dans toutes les directions mais aussi en direction de la Terre et des autres planètes, dans le plan de l’écliptique. Le « vent » solaire est constitué d’électrons, de protons (noyaux d’hydrogène) et dans une moindre mesure de particules alpha (noyaux d’hélium) qui quittent la couronne solaire avec une vitesse de l’ordre de 1000 km/seconde, rien à voir avec l’irradiance qui est constituée de photons voyageant à la vitesse de 300000 km/seconde. Ces particules atteignent l’immédiat environnement de la Terre en 4 jours environ, la distance Terre-Soleil étant de 150 millions de kilomètres. Toutes ces particules pourraient constituer d’excellentes cibles pour les rayons cosmiques d’autant plus que la densité des particules de ce vent solaire est infiniment plus élevée que celle des rayons cosmiques provenant de l’Espace. Le « cocon » du champ magnétique solaire s’affaiblit, certes, quand l’activité solaire décroit mais c’est aussi la densité du vent solaire qui s’affaiblit parallèlement. En effet le vent solaire fait partie intégrante du champ magnétique du même nom. Ses particules ionisées constituent ce que les spécialistes appellent un plasma car le vent solaire comporte aussi des électrons comme cela a déjà été mentionné et ce plasma entretient et stabilise le champ magnétique. Dans les hautes couches de l’atmosphère terrestre il se passe alors ce dont j’ai déjà disserté à plusieurs reprises sur ce blog : le rayonnement cosmique de haute énergie est (ou « serait », la controverse est ouverte) la cause majeure de l’apparition d’espèces atomiques chargées électriquement qui sont autant de points de condensation des rares molécules d’eau qui sont encore présentes aux altitudes élevées quand ces rayons cosmiques arrivent dans cet environnement.

Les rayons cosmiques sont constitués surtout de protons (noyaux d’hydrogène) mais aussi de particules parfois aussi lourdes que des noyaux d’uranium ( ! ), on ne sait pas trop d’où ils proviennent et ces particules « voyagent » à des vitesses dites « relativistes », en d’autres termes proches de la vitesse de la lumière. Ils sont donc infiniment plus énergétiques que les particules qui constituent le vent solaire et quand ils atteignent le système solaire puis les hautes couches de l’atmosphère terrestre, du moins ceux qui arrivent sans encombre jusque là comme nous le verrons plus loin, alors qu’ils sont bien moins bien freinés par le « nuage de particules » du vent solaire qui s’est affaibli il en résulte la formation continuelle d’un film de microcristaux de glace autour de ce que les spécialistes appellent des « noyaux de nucléation » et ces cristaux vont réfléchir le rayonnement solaire (augmentation de l’albédo). Plus en profondeur dans l’atmosphère ces même rayons cosmiques et toutes les particules secondaires apparues au cours de leurs collisions avec des atomes d’oxygène, d’azote ou d’argon, en particulier des neutrons, provoquent par le même mécanisme la formation de nuages, parfaitement visibles cette fois, qui vont à leur tour piéger le rayonnement solaire. Ce processus a été très bien identifié en mesurant la quantité de l’isotope radioactif du béryllium (Be-10) généré directement par les rayons cosmiques entrant en collision avec les noyaux d’oxygène et d’azote de l’atmosphère. Ce phénomène appellé spallation cosmique n’a été mis en évidence qu’au début des années 1970. Si donc les rayons cosmiques sont moins déviés par le champ magnétique solaire par voie de conséquence il paraît donc évident que la surface de la Terre va se refroidir car l’atmosphère va renvoyer vers l’espace beaucoup plus d’énergie solaire avec l’apparition et le maintien de ces nuages d’altitude.

C’est ainsi que la diminution de l’activité magnétique solaire a un effet indirect sur le climat terrestre et ce résultat n’a pu être pressenti sinon mis en évidence qu’à la suite, ces dernières années seulement, des observations satellitaires et de certains instruments de mesure installés à bord de la station spatiale internationale.

Le Docteur Henrik Svensmark a été le premier à postuler une influence directe des rayons cosmiques sur la formation des nuages et sur le climat terrestre en 1997. Il a été mis à l’époque au ban des scientifiques comme étant un « hérétique » à la cause climatique d’origine humaine défendue par l’IPCC … Il a cependant persisté dans ses travaux (Nature Communications, doi ci-dessous) finalement validés par les observations satellitaires.

Entrons maintenant dans le détail. Le paragraphe suivant est étroitement inspiré d’une communication personnelle du Docteur Svensmark quand je lui ai écrit que j’avais de la peine à comprendre comment des particules arrivant de la Galaxie à des vitesses proches de celle de la lumière pouvaient être déviés par le champ magnétique du Soleil. Je vais prendre une image pour expliquer l’objet de ma question. Prenez un fusil et tirez une balle dans un nuage de plumes de duvet d’eider, la balle ne sera pas déviée.

Dans le domaine de la physique des particules la masse, la vitesse et l’énergie sont liées (cf. la fameuse équation d’Einstein E = mc2). Prenons donc le cas d’un proton (noyau d’hydrogène) « cosmique » ayant une énergie de 1 milliard d’électron-volt (1 GeV) arrivant dans le champ magnétique du Soleil qui contient donc et est entretenu par des particules ionisées (plasma) du vent solaire. La trajectoire de ce proton cosmique qui était jusque là rectiligne va, selon des lois physiques décrivant le comportement de telles particules dans un champ magnétique coexistant avec un plasma, se trouver animé d’un mouvement de rotation. La trajectoire du proton va ressembler, pour prendre un image, à celle d’un ressort étiré. Le rayon r de cette trajectoire en tire-bouchon peut être calculée selon l’équation :

r = 3,3E/B

où E est l’énergie du proton et B le champ magnétique, ici le champ magnétique solaire. Prenons E égal à 1 GeV et B égal à 5 nano-tesla. Le « rayon de gyration » du proton le long de sa trajectoire est alors sensiblement égal à 1 milliard de mètres ou un million de kilomètres. Or, comme le diamètre de l’héliosphère est de l’ordre de 100 fois la distance Terre-Soleil, soit 150 milliards de kilomètres, il en résulte qu’avant d’arriver à proximité de la Terre ce proton a à peu près 10000 possibilités d’entrer en collision avec l’une des particules constituant le vent solaire. En d’autres termes l’entrée dans l’héliosphère de particules cosmiques – y compris très énergétiques – est un processus diffusif. Il est donc aisé de comprendre qu’un affaiblissement du champ magnétique solaire augmente les chances de ces particules cosmiques d’atteindre l’atmosphère terrestre et de créer par collision des noyaux de condensation de la vapeur d’eau. Le refroidissement du climat de la Terre est donc une conséquence indirecte de l’affaiblissement de l’activité magnétique du Soleil. Et le fait que ce soient les rayons cosmiques qui jouent un rôle majeur dans les variations du climat terrestre est tout à fait inattendu et maintenant prouvé mais a été largement ignoré et n’a jamais été pris en considération par l’IPCC !

Illustrations : NASA, Nature Communications (doi : 10.1038/s41467-017-02082-2 en accès libre) et Wikipedia. Pour les flux de neutrons générés par les rayons cosmiques voir aussi doi : 10.1177/0958305X16686488 et enfin pour les variations dans le temps de l’irradiance solaire et du vent solaire voir A. Ollila, doi : 10.9734/PSIJ/2017/34187 et les sites de la NASA et de la NOAA dédiés au vent solaire et à la « météorologie spatiale ».

Pour étayer ces propos voici quelques données supplémentaires et illustrations utiles pour comprendre ce phénomène du « vent solaire » dont les variations sont aussi appelées « spatial weather ». D’abord la variation des radiations mesurables par les satellites et au sol au cours des précédent cycles solaires jusqu’au 31 décembre 2014. Il n’y a pas eu de publications synoptiques plus récentes ( https://satdat.ngdc.noaa.gov/sem/goes/data/new_plots/special/Overview_19830101-00h_20141231-24h.png ) :

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Les flux de neutrons (entre autres particules subatomiques) émanant des collisions des rayons cosmiques avec les molécules d’oxygène ou d’azote atmosphérique diminuent quand l’activité solaire est intense (sunspot numbers) et donc quand le vent solaire est puissant selon l’hypothèse de Svensmark exposée dans ce billet. Les rayons X d’origine solaire augmentent en intensité quand l’activité magnétique solaire est elle-même intense ainsi que le nombre de protons (noyaux d’hydrogène du vent solaire) qui est une bonne mesure de ce vent solaire. Enfin le champ magnétique solaire mesuré à la surface de la Terre avec des magnétomètres spéciaux ne varie pratiquement pas, tout au plus il ondule au rythme de la rotation de la Terre autour du Soleil. Ceci confirme aussi le peu d’effet direct du champ magnétique solaire sur le climat à la surface de la Terre.

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Une autre observation récente réalisée par la NASA à l’aide de ballons sonde largués depuis le désert de Mojave en Californie ne manque pas d’intérêt et vient également valider l’hypothèse de Svensmark. Ces ballons mesurent les radiations globales atteignant les hautes couches de l’atmosphère dans des plages d’énergie identiques à celles d’un portique de sécurité d’aéroport ou d’un examen radiologique à l’hôpital. Ces radiations sont exprimées en Gray c’est-à-dire en joules absorbés par kilogramme de matière, ici en microGray par heure. Depuis trois ans ces radiations augmentent de manière continue alors que l’activité solaire a décru de manière continue dans le même temps (voir les deux premières illustrations de ce billet). Or ces radiations constituent aussi une signature de l’effet du bombardement cosmique qui augmente donc sensiblement depuis que l’activité magnétique solaire a commencé à chuter très fortement ces dernières trois années.

Il reste enfin à l’appui de cette hypothèse d’un effet prépondérant des rayons cosmiques sur le climat de la Terre lorsque l’activité magnétique du Soleil diminue ce que les spécialistes appellent la décroissance de Forbush, et qui est d’ailleurs liée aux remarques précédentes. Il s’agit d’observations satellitaires et à partir du sol avec des ballons sonde reliant les émissions de particules par le Soleil lors d’éruptions massives de matière dites coronales avec la soudaine décroissance de l’intensité du bombardement cosmique au niveau de la Terre observée 4 jours plus tard. Pour rappel les photons permettent d’observer ces éruptions coronales depuis la Terre après seulement 8 minutes car ils « voyagent » à la vitesse de la lumière alors que le vent solaire, lui, « voyage » durant 4 jours pour atteindre la Terre. Dans l’environnement immédiat de la Terre l’explication de ce phénomène réside dans le fait que le plasma du vent solaire soudainement enrichi en espèces ioniques, et partie intégrante du champ magnétique solaire, dévie plus efficacement mais temporairement les rayons cosmiques (voir à ce sujet http://en.wikipedia.org/wiki/Forbush_decrease et H. Svensmark, doi en fin de billet) tout en contribuant à l’effet diffusif du plasma que j’ai mentionné plus haut. Cette remarque constitue la pierre angulaire de l’hypothèse émise au sujet de l’effet indirect de l’activité magnétique du Soleil sur le climat terrestre que je me suis permis d’exposer ici. Enfin pour les curieux il existe plusieurs objets spatiaux d’observation du Soleil en orbite autour du point de Lagrange L1 qui ne sont donc jamais « à l’ombre » de la Terre ou de la Lune ( https://en.wikipedia.org/wiki/Lagrangian_point ).

Faut-il encore d’autres preuves que tout est en train de changer très loin au dessus de nos têtes, que nous n’en sommes pas la cause, que nous ne pouvons rien y faire quelles que soient les quantités de CO2 que l’activité humaine puisse produire en plus ou en moins chaque jour et que le climat va fatalement se refroidir avec l’affaissement de l’activité magnétique du Soleil qui est en cours et qui va, selon les experts en ce domaine, durer une soixantaine d’années au moins, voire beaucoup plus ?

Notes à l’attention de mes lecteurs qui ont eu le courage de terminer la lecture de ce long billet.

1. Ce billet très technique relatif au climat est probablement l’un des derniers figurant dans ce blog sous cette rubrique. Je considère en effet inutile de continuer à me battre contre les forces obscures et apatrides qui ont décidé d’asservir l’ensemble de l’humanité sous le prétexte fallacieux que l’activité humaine dérègle le climat et d’essuyer de surcroit des insultes de la part de certains commentateurs à l’évidence par trop perméables à la propagande incessante de l’IPCC, du World Economic Forum et des organisations écologistes militant pour le plus grand profit de ces financiers qui ont pris le contrôle des politiciens. Je ne suis pas Don Qixote de la Mancha et dorénavant je ne me battrai donc plus qu’exceptionnellement contre les moulins à vent « climatiques » d’une valeur scientifique douteuse …

2. L’IPCC est un groupement artificiel de personnalités mandatées par divers gouvernements pour fournir sur les recommandations de ces derniers des rapports qui n’ont plus rien de scientifique afin que ces mêmes gouvernements se donnent carte blanche pour asservir l’humanité toute entière. Il est important de noter que ces personnalités bénéficient d’un passeport diplomatique et qu’elles agissent en toute impunité : ce sont des fonctionnaires de l’ONU. Le volet dit scientifique de l’IPCC est constitué d’universitaires pour la plupart à la recherche de subventions pour financer leurs travaux si tant est qu’ils concernent le réchauffement climatique. Aucun universitaire osant contredire les thèses de l’IPCC n’est admis dans ce cercle. Enfin le « sauvetage du climat » est une opportunité créée de toute pièce pour que les grands groupes financiers et industriels s’enrichissent au détriment du niveau de vie de tous les autres bipèdes de la planète. Il s’agit peut-être là du plus grand scandale politico-économique que l’humanité ait jamais connu dans son histoire. Comme le dit très justement sur son blog Donna Laframboise « Les politiciens gagnent toujours ».

Autres liens et sources : H. Svensmark, doi : 10.1002/2016JA022689 , doi : 10.1051/epn/2015204 et nombreuses communications personnelles pour lesquelles il est très vivement remercié ici.

ALERTE : nous entrons dans un âge glaciaire !

À un mois maintenant de la COP21 il est extrêmement intéressant de constater le revirement de la revue Nature, périodique hebdomadaire scientifique pluridisciplinaire qui a oeuvré en faveur des thèses relatives au réchauffement (changement) climatique en publiant une rubrique spécialisée intitulée « Nature Climate Change » au sujet de laquelle je me suis insurgé car la déontologie n’y est à l’évidence pas respectée puisque les papiers scientifiques (j’ai oublié les guillemets) acceptés pour publication sont revus par des pairs (peer-review) qui ne peuvent refuser de publier des travaux abondant dans le sens du changement climatique puisqu’ils sont choisis selon leur orientation scientifique et (accessoirement) idéologique.

Il se trouve que ce 29 octobre 2015 Nature Communications vient de mettre en ligne les travaux de Madame Valentina Zharkova dont j’ai fait mention dans ce blog le 5 septembre 2015. L’analyse minutieuse des « battements du cœur du Soleil » qu’a réalisé cette mathématicienne sont évidents : nous avons vécu un optimum climatique moderne qui vient de se terminer et nous nous acheminons vers un petit âge glaciaire qui perdurera jusqu’en 2100 puis les battements du soleil continueront avec une périodicité d’environ 400 ans. Il s’agit d’un énorme pavé dans la mare des adeptes inconditionnels du réchauffement climatique d’origine humaine. En effet les travaux de Madame Zharkova permettent de décrire à l’aide d’équations mathématiques un phénomène physique complexe avec précision : les variations passées de l’activité magnétique solaire.

Pourquoi cette publication est d’une importance extrême ? Il faut d’abord préciser que lorsqu’un phénomène physique ou physico-chimique peut être bien appréhendé à l’aide d’équations on considère qu’il est en quelque sorte validé. Je citerai un exemple que je connais bien : l’explication mathématique à l’aide d’équations parfois complexes de l’activité d’un enzyme. Cet exercice fut pour moi l’un des domaines de prédilection de mes travaux de biologiste. Pour les curieux il m’arriva de ne pouvoir décrire l’activité d’une glucokinase qu’à l’aide de fonctions appelées tangentes hyperboliques, les mathématiciens lecteurs de mon blog apprécieront. C’était pour l’anecdote mais n’importe quel scientifique est très satisfait lorsqu’il est arrivé à décrire et donc comprendre ses observations par une ou plusieurs équations mathématiques.

Le modèle de Madame Zharkova est spectaculaire dans sa précision puisqu’il permet d’expliquer par le calcul chaque cycle solaire passé sur une longue période – il a été ainsi possible de remonter avec une exactitude presque diabolique jusqu’à l’optimum climatique minoen 17 siècles avant l’ère présente. Il est donc entièrement validé par les données expérimentales et observations du climat passé à l’aide des proxys tels que l’abondance des isotopes de l’oxygène ou du béryllium qui permettent de reconstruire les variations du champ magnétique solaire. Là où les travaux de Madame Zharkova constituent une avancée remarquable est la précision des prédictions comme on peut le constater sur cette figure :

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Dans cette figure ce ne sont pas les cycles d’activité solaire de 11 ans que l’on a coutume de numéroter depuis 1750 (le cycle numéro 24 s’achève actuellement) mais la périodicité des couples de cycles de 22 ans. En effet, l’analyse mathématique se réfère aux cycles magnétiques car il faut 22 ans pour retrouver la même polarité magnétique au niveau de l’équateur solaire. Par exemple l’optimum moderne qui s’achève comportait 4 cycles magnétiques de 22 ans et huit cycles de taches solaires de 11 ans. La prédiction mathématique de l’évolution des cycles magnétiques solaires pour les années à venir ressemble sans en atteindre la même durée au petit âge glaciaire. L’activité magnétique du Soleil est déjà entrée dans une période de faiblesse qui se prolongera au delà de 2100 pour retrouver vers les années 2200 une amplitude comparable à celle de l’optimum moderne.

Qu’en déduire pour le climat terrestre puisque celui-ci est directement lié à l’activité magnétique du Soleil via l’effet des rayons cosmiques sur les hautes couches de l’atmosphère ? On sait d’ors et déjà que le climat va se refroidir comme ce fut le cas lors du minimum de Dalton (fin XVIIIe – début XIXe) et du minimum de Maunder (1600-1715). Cependant on ne en aucun cas déduire des travaux de Madame Zharkova une évolution précise du climat à venir, seule la tendance générale vers un refroidissement généralisé peut être raisonnablement admise. Par exemple on peut être certain que les hivers seront notoirement plus rigoureux, les étés plus frais et les intersaisons – printemps et automnes – « pourries ». Tout ça parce que les rayons cosmiques seront moins bien déviés par le bouclier magnétique solaire et atteindront plus violemment la Terre provoquant une augmentation significative du pouvoir de réflexion des hautes couches de l’atmosphère par la formation de micro-cristaux de glace et la formation soutenue de nuages dans les basses couches de l’atmosphère.

On assiste donc bien actuellement à une changement climatique mais celui-ci n’a rien à voir avec les activités humaines et il n’est pas orienté vers la hausse des températures mais vers la baisse peut-être brutale de ces dernières, il n’y a plus aucun doute !

Source et illustration : DOi: 10.1038/srep15689 en accès libre

Pour rappel :

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Réchauffement climatique, épisode 6. Fraude scientifique par omission : l’effet du Soleil

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J’ai préféré attendre la « Rentrée » pour mettre en ligne ce billet pourtant prêt depuis deux mois, juste après la sortie de l’information émanant du Congrès National d’Astronomie anglais qui s’est tenu à Llandudno au Pays-de-Galles en juillet 2015 et organisé par la Royal Astronomical Society.

Dans la série perturbation climatique globale d’origine humaine (selon les termes de Barak Obama) on oublie systématiquement et délibérément de prendre en considération l’influence du Soleil sur le climat comme avait osé le faire Claude Allègre en son temps et il avait parfaitement raison : des travaux scientifiques récents sont là pour le confirmer définitivement. Cela fera bientôt 19 ans qu’on attend ce réchauffement tant annoncé à grands renforts de conférences, meetings internationaux coûteux, courbes en crosse de hockey, rapports « scientifiques » des climatologues auto-proclamés de l’IPCC et d’autres organismes financés par les impôts des contribuables du monde entier … et pour une seule, incontournable, considérable et immense raison, ce réchauffement ne viendra pas, certainement pas de mon vivant ni de celui de mes petits-enfants et peut-être même pas du vivant de mes arrières-petits-enfants ! On s’achemine vers un refroidissement global et brutal de la planète et même en brûlant toutes les réserves disponibles en hydrocarbures liquides et gazeux, charbon, bois et autre suif animal, c’est-à-dire en dégageant des quantités colossales de CO2 dans l’atmosphère rien n’y fera (d’ailleurs ça n’aurait strictement rien changé au climat) la Terre va se refroidir parce que le Soleil en a décidé ainsi et cette fois-ci c’est certain, absolument certain.

Je suspecte que quelques-uns de mes lecteurs pensent que j’ai perdu la raison en écrivant de telles affirmations hautement hérétiques à moins de 100 jours de l’ouverture de la grande mascarade que sera la COP21 ou alors que je m’enfonce dans ma propre paranoïa anti-réchauffement et pourtant il faut se rendre à l’évidence : on va tous souffrir du froid et dans pas très longtemps, dans moins de dix ans, ça a même commencé cette année dans l’hémisphère sud, il fait un froid à ne pas sortir dehors à Adélaïde en Australie et il a neigé en plein mois de juillet dans les Montagnes Rocheuses, du jamais vu de mémoire d’habitants de Jackson Hole !

Je fais partie de cette communauté restreinte de blogueurs hétérodoxes qui désapprouve la doxa réchauffiste et qui ait avancé inlassablement l’argument solaire dans les variations climatiques terrestres en dénonçant également à longueur de billets l’absurdité scientifique de la théorie de l’effet de serre et pour bien saisir la teneur de ce nouveau billet il faut comprendre ce qui est en train de se passer dans les profondeurs du Soleil. Cet astre n’est pas une machine thermonucléaire très simple à décrire et on dispose d’un certain nombre de moyens d’investigation comme l’observation visuelle directe pour dénombrer les taches solaires et depuis quelques années (1975, voir l’illustration ci-dessus, Wilcox Observatory Stanford University) on peut directement mesurer les variations du champ magnétique de notre étoile qui nous protège des rayonnements cosmiques à l’aide d’instrumentations magnétométriques ultra-sensibles.

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Pour ce qui est du passé, quand par exemple le champ magnétique solaire dont dépend directement l’activité du Soleil diminuait, l’abondance en isotope 10 du béryllium dans les concrétions calcaires et les carottes glaciaires augmentait car les rayons cosmiques sont moins bien déviés par le champ magnétique solaire et atteignent plus facilement les hautes couches de l’atmosphère terrestre. Le béryllium-10 est en effet produit par ce qu’on appelle la spallation cosmique, la capture d’un proton cosmique de haute énergie par un noyau d’azote conduisant à cet isotope radioactif du béryllium. Il s’agit d’un « proxy » très utile pour reconstruire l’évolution passée du champ magnétique solaire. Comme le champ magnétique terrestre est également sous l’influence de celui du Soleil des magnétomètres peuvent aussi très indirectement conduire à une évaluation globale de ce dernier.

Il y a donc depuis une quarantaine d’années des observatoires dédiés au suivi direct du champ magnétique solaire et les variations de ce champ magnétique paraissent pour le moins erratiques et inexplicables. Bref, apparemment rien à en tirer à première vue. Comme le dénombrement des taches solaires est supposé être un bon reflet de l’activité solaire, donc de la vigueur du champ magnétique du Soleil puisque les taches solaires sont la manifestation directe de ce champ sous-jacent induit par des flux de matière à l’intérieur de l’étoile, il s’est trouvé qu’après les cycles solaires 21 et 22 au cours de l’optimum solaire moderne qui débuta au début du XXe siècle, brutalement, d’un seul coup, sans qu’aucun géophysicien ne s’y soit attendu, le cycle solaire 23 est devenu tout d’un coup plus faible et présentait un maximum dédoublé après une latence anormalement longue à la fin du cycle 22. Le cycle 24 qui est en passe de se terminer s’est trouvé être lui aussi très affaibli par rapport au précédent déjà lui-même plus faible que le cycle 22 avec ce maximum bifide anormal :

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(dernier relevé de taches solaires, cycles 23 et 24, source NOAA et pour la nomenclature des cycles solaires voir note en fin de billet)

On a eu beau se creuser les méninges, je parle des astrophysiciens professionnels, aucune explication rationnelle n’a pu être apportée. Il faut noter au passage que depuis le début du cycle solaire 23 qui s’est terminé vers 2007, il avait débuté en 1996, l’activité solaire ne cesse de diminuer. Les astrophysiciens considèrent que c’en est fini de l’optimum moderne qui a débuté aux alentours de 1920 et qu’on s’achemine vers un épisode de froidure pour ne pas dire un âge glaciaire. La faiblesse de l’activité solaire strictement relatée par le nombre de taches solaires explique à elle seule que le climat ne se réchauffe plus depuis 19 ans, mais nous y reviendrons ci-après.

Cet optimum solaire moderne qui aura duré un petit siècle et qui a provoqué par exemple la fonte des glaciers alpins pour ne citer que cette observation s’est brutalement terminé il y a donc près de 20 ans. La mécanique solaire a commencé à se dérégler subitement après le cycle 22 et pour bien comprendre ce qui se passe dans le Soleil dont le comportement semble pour le moins capricieux il faut préciser, après cette longue introduction, comment ça fonctionne à l’intérieur de cette étoile. Il existe un flux de matière depuis les pôles vers l’équateur qu’on peut représenter sous forme d’un tore. Pas difficile de se représenter un tore, une chambre à air de pneu d’automobile est un tore et si on l’aplatit pour la faire tenir dans une demi-sphère, on a une image de la double courroie de transmission de matière (conveyor belt) existant dans les hémisphères nord et sud du Soleil. De la matière interne migre depuis les pôles vers l’équateur puis s’enfonce dans les profondeurs de l’astre et ceci symétriquement au nord et au sud par rapport au plan équatorial. La chute d’activité solaire au cours de la fin du cycle 23 couvrant la période 1997-2008 a été suivie d’une sorte d’hésitation qui a anormalement duré plus de trois années, de fin 2007 à début 2010, et une répartition en deux phases des taches solaires durant ce cycle (le cycle 24 qui se termine) a intrigué plus d’un astrophysicien. Il y avait comme un genre de répétition de ce qui venait de se passer pour le cycle 23 qui « mit du temps » à monter en puissance, entre 1995 et 1998 et dont le maximum fut aussi en « dos de chameau ».

Ce genre de comportement ne pouvait s’expliquer que s’il y avait une interférence sous-jacente, à l’intérieur du Soleil, avec cette principale courroie de transmission en forme de tore appelée toroïde.

Pour identifier l’élément perturbateur, il a fallu faire une analyse mathématique en profondeur (sans jeu de mots) des données recueillies sur ce qu’on appelle communément la « dynamo solaire » par l’observatoire solaire Wilcox de l’Université de Stanford.

C’est ce qu’a réalisé une mathématicienne de l’Université de Northumbria à Newcastle-upon-Tyne. En effectuant donc une analyse mathématique détaillée des fluctuations des ondes du champ magnétique solaire aboutissant à une distinction entre amplitude et fréquence des ondes de ce champ, ne me demandez pas comment elle a fait, je n’ai jamais été un bon mathématicien, le Docteur Valentina Zharkova a pu mettre en évidence les caractéristiques du deuxième flux de matière existant en profondeur dans le Soleil qui va d’un pôle vers l’autre et est appelé pour cette raison poloïdal ou poloïde, comme vous voudrez, et ces deux flux de matière peuvent être décrits par des équations mathématiques appropriées. Ces deux mouvements de matière interagissent entre eux et ces flux furent encore synchrones lors des cycles 21 et 22 et d’un seul coup, pour une raison qui reste encore indéterminée à ce jour, il se sont trouvés désynchronisés et oeuvrent maintenant, si on peut dire les choses ainsi, à se contrecarrer :

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Les deux composantes toroïde et poloïde, en bleu et rouge respectivement, ont été extraites par analyse mathématique des observations de l’observatoire Wilcox et des équations mathématiques plutôt compliquées ont ensuite permis de faire un retour vers le passé et une projection vers le futur, nous allons y revenir. On s’aperçoit qu’à l’évidence un déphasage apparaît dès la fin du cycle solaire 22 et la situation devient de plus en plus décalée. Ce déphasage entrainera une diminution substantielle de l’activité magnétique du Soleil, donc du nombre de taches solaires et par voie de conséquence de l’irradiance qui atteint la Terre avec toutes les conséquences que ce phénomène va entrainer sur le climat, mais nous en reparlerons plus loin.

Valentina Zharkova, avec qui j’ai conversé par mail, est formelle pour ne pas dire péremptoire : le Soleil s’achemine vers une longue période de « sommeil magnétique » sans pour autant mentionner un instant une quelconque conséquence sur le climat. La conséquence directe sera un affaiblissement de l’irradiance atteignant la Terre, je le répète. Madame Zharkova insiste sur le fait que son traitement mathématique des variations d’intensité du champ magnétique solaire ne peut pas être directement utilisé pour établir une corrélation entre le résultat de ses travaux et les températures moyennes observées sur Terre. Cette analyse mathématique ne constitue donc pas, selon elle, un argument à mettre en avant pour nier la putative existence d’un réchauffement d’origine anthropique. Je ferai part de mes remarques sur ce point en fin de billet.

Les calculs effectués par Madame Zharkova concordent parfaitement (courbe continue en gris) avec l’évolution à venir des taches solaires :

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Comme l’indique le graphique ci-dessus qui est une représentation de l’analyse mathématique effectuée, après 2015 ça va vraiment se corser. Si vous n’êtes pas encore convaincu, la courbe en continu représentant l’amplitude des ondes magnétiques solaires est issue du calcul. On distingue en superposition jusqu’en 2011, en pointillés gris-clair et gris-sombre, les observations obtenues à l’observatoire Wilcox et la précision de coïncidence avec le modèle est de plus de 98 %, ce qui valide largement cette analyse mathématique. Les prévisions pour le cycle 24 sont pour l’instant en parfaite concordance avec les observations et la compilation la plus récente faite par le NOAA (voir plus haut) et la superposition de l’analyse mathématique (courbe en noir) avec les données relatives aux cycles 21, 22 et 23 :

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On pourrait s’arrêter là et dire qu’après tout quand un mathématicien, en l’occurence une mathématicienne, travaillant avec son époux Sergei Zharkov, s’intéresse au Soleil ça peut paraître anecdotique. Pas du tout ! L’analyse mathématique peaufinée par Madame Zharkova s’est révélée valider les variations climatiques sur une période remontant à plus de 1000 ans en arrière y compris le fameux minimum de Maunder qui sévit de 1640 à 1720 et le minimum dit de Dalton qui frigorifia l’Europe pendant 33 ans au début du XIXe siècle sans oublier l’optimum climatique médiéval qui n’avait rien à voir avec le CO2 ! Et voilà les prévisions effectuées et montrées ici jusqu’en 2040 :

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Le modèle mathématique de Madame Zharkova fait des projections sur les 2000 années à venir et l’avenir proche, disons à court et moyen terme, n’est pas vraiment rassurant. On s’achemine vers une longue accalmie magnétique du Soleil, donc vers de la froidure durable et insupportable jusqu’aux alentours des années 2060, je vais en reparler, mais loin de moi l’idée de faire dire à Madame Zharkova ce qu’elle n’a pas dit dans ses publications scientifiques à propos du climat car ce n’est pas le climat qui est le sujet de ses travaux.

Les travaux de Lockwood que j’ai mentionné dans un précédent billet (voir le lien) et qui étaient déduits strictement des observations terrestres sont donc pleinement confirmés par ce dépouillement mathématique des observations de l’observatoire Wilcox. Quant aux effets de marée putatifs de Jupiter sur le champ magnétique solaire, Madame Zharkova n’y croit pas car l’amplitude de ces effets qu’on ne peut supputer que par la mécanique céleste, c’est-à-dire le mouvement des planètes, est beaucoup trop faible pour qu’on puisse en attendre une incidence significative sur les mouvements internes de matière solaire et donc sur la « dynamo solaire ».

Ç’en est donc terminé avec le bluff et l’intoxication de l’IPCC, de Greenpeace et de tous les autres groupuscules écologistes qui versent dans un malthusianisme sordide et qui ont converti des politiciens crédules et stupides à une reconversion énergétique exempte de CO2 extrêmement coûteuse et inefficace car ce gaz n’a rien à voir avec les variations climatiques, seul le Soleil est en cause ! Dans moins de dix ans le COP21 de la fin de l’année sera ridiculisé ainsi que tous les climatologues autoproclamés et aussi tous les écologistes marxisants et nostalgiques d’un passé sans électricité et sans pétrole et encore plus les politiciens dont Mademoiselle Ségolène qui se pavane royalement d’avance en pensant à ce grand raout qui sera le couronnement de sa carrière de politicienne. Toutes ces histoires de CO2, de méthane, de volcanisme bien venu pour expliquer l’inexplicable, la fonte des banquises, la disparition des ours blancs et des neiges du Kilimanjaro et la submersion des atolls de Polynésie ou de Micronésie, l’acidification des océans et les courbes en crosse de hockey, ce n’est que de l’intoxication idéologique. Il ne suffit que de quelques watts, sur 1360 en moyenne, de diminution de l’irradiance solaire par mètre carré (au niveau des tropiques) pour que le climat change complètement et cette fois ça va être du sérieux.

En 2025, dans seulement dix ans, il commencera déjà à faire vraiment froid, le climat de Stockholm à Paris, et celui de Paris à Alger ou Naples, difficile à imaginer, et pourtant …

Il n’y a donc maintenant plus aucun doute, le climat va devenir glacial et il est urgent de se préparer à ce changement climatique à l’évidence duquel il faut se rendre et sans tarder car il y a un réel danger pour l’équilibre géopolitique global. Imaginez une plaine de Beauce où on ne peut plus faire pousser de blé tendre : plus de blé, plus de pain, souvenons-nous de la famine de 1787-1788 qui fut l’un des éléments à l’origine de la révolution française ! Plus de maïs, c’est certain, les champs de maïs seront devenus un vieux souvenir, mais aussi plus de vignes en Champagne ou en Alsace, ni dans le Val de Loire ni en Bourgogne. Je me permets de rappeller ici que durant l’optimum climatique médiéval on cultivait la vigne en Grande-Bretagne presque jusqu’en Ecosse … Pour les fruits et les légumes, autant dire que ce sera la portion congrue car ils coûteront une fortune. Comme en 1956 tous les oliviers du sud de la France auront gelé et disparu, plusieurs hivers rigoureux auront eu raison de ces arbres parfois multicentenaires …

Le refroidissement climatique précisément déductible des travaux de Zharkova ou encore de Lockwood aura donc des conséquences primaires sur l’agriculture et les circuits de production et sur toute l’alimentation disponible non pas seulement en France mais aussi dans toute l’Europe, l’Amérique du Nord, la Chine ou encore le Japon sans oublier l’Argentine, l’Afrique du Sud et la moitié méridionale de l’Australie car toute la planète sera assujettie à ce refroidissement à l’exception des zones intertropicales.

On peut imaginer sans peine que la quête de nourriture alimentera des conflits armés meurtriers inévitables partout dans le monde non pas motivés pour la domination de ressources minières, diamantifères ou pétrolières mais pour avoir accès à la nourriture. On ne travaillera plus que pour se nourrir tant les aliments de base seront devenus hors de prix. Des centaines de millions de personnes chercheront à se nourrir à n’importe quel prix quitte à verser dans l’anthropophagie : quand on a faim on est prêt à tout, jusqu’à occire le premier quidam venu pour lui ôter le pain de la bouche ou le manger tout cru ! C’est peut-être un peu sombre comme tableau mais ce n’est pas éloigné de la réalité qui va survenir dans dix ans, quinze ans au plus tard, alors que les politiciens, les décideurs, les financiers, sont prisonniers d’une écologie idéologique aberrante et réellement criminelle en regard des conclusions qu’on est en droit de déduire de cet article de Valentina Zharkova même si cette dernière désapprouvera mon interprétation et ma prise de position.

Je suis un blogueur libre et j’exprime mon opinion librement. Je ne suis inféodé à aucun groupe d’intérêt, je n’ai jamais fait appel à mes lecteurs pour un quelconque soutien financier. En conséquence quand je lis un article scientifique de haute tenue je suis également libre de l’analyser mais toujours avec la plus ferme honnêteté, puis de formuler une opinion et d’en faire part à mes lecteurs …

Je pense à mes enfants qui vont avoir une fin de vie difficile mais je n’ose même pas imaginer comment mes petits-enfants vivront dans 30 ou 40 ans car tout de même on ne pourra pas tous émigrer vers les tropiques ça risquerait de devenir à l’évidence invivable ! Pour conclure je voudrais que mes lecteurs diffusent largement ce billet car il devient urgent de contrecarrer les visées criminelles des écologistes et de l’IPCC.

Pour vous apporter une dernière preuve de la désinformation organisée par les sbires de l’IPCC et des organisations écologistes, le site Wikipedia n’est plus que l’ombre de lui-même quand on tente de se documenter sur le climat. Allez faire une recherche sur le minimum de Maunder et vous serez édifié par le niveau de propagande et de caviardisation orchestrée par ces tenants du réchauffement climatique, c’est édifiant ! On y lit, je cite (à propos du minimum de Maunder) : « aucun mécanisme convaincant n’a été proposé pour l’activité solaire qui puisse expliquer les températures inférieures à la normale » et plus loin : « l’hypothèse couramment admise est que la cause du minimum de Maunder est l’activité volcanique », traduit de l’anglais, et si vous ne me croyez pas allez sur ce lien s’il est toujours valide https://en.wikipedia.org/wiki/Maunder_Minimum , honte à ce site qui a abandonné toute probité scientifique et consent à faire de la propagande « climatique » gratuite pour l’IPCC, Greenpeace et les autres groupuscules écologistes …

Sources : http://computing.unn.ac.uk/staff/slmv5/kinetics/shepherd_etal_apj14_795_1_46.pdf

http://www.ann-geophys.net/31/2023/2013/angeo-31-2023-2013.html

http://www.swpc.noaa.gov/products/solar-cycle-progression

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/03/03/warming-or-cooling-that-is-the-question/ http://wso.stanford.edu/daily/mag.latest.ps et communications personnelles de Valentina Zharkova.

Note 1 : Madame Zharkova travaille au sein de l’Université de Newcastle en tant que mathématicienne. S’intéresser à l’activité solaire n’est pas très bien vu des pourvoyeurs de crédits de recherche surtout quand on peut établir que ces recherches ont un lien direct ou lointain avec l’évolution du climat et qu’elles infirment les conclusions maintenant mondialement admises vers un réchauffement de ce dernier. Par les temps qui courent de nombreux laboratoires de recherche impliqués dans toutes sortes de disciplines se sont retrouvés prisonniers du système de financement qui est abondant à condition qu’on effectue des travaux dans le sens politiquement correct du réchauffement climatique. Si un scientifique ose contredire la doxa climatique actuelle il peut tout simplement dire adieu à sa carrière car il est immédiatement inscrit sur la liste noire des hérétiques. Le réchauffement climatique est devenu le gagne-pain de dizaines de milliers de scientifiques qui par voie de conséquence effectuent des travaux le plus souvent biaisés voire complètement falsifiés du genre : on écrit les conclusions d’un article scientifique avant même d’avoir réalisé la moindre expérimentation, le moindre calcul ou la moindre observation. Et si par hasard on s’est personnellement plié à un semblant d’honnêteté, la qualité pourtant basique d’un scientifique, et que les premiers résultats obtenus ne sont pas conformes à cette doxa climatique imposée par les idéologues, alors on fait du « cherry-picking » (le ramassage des plus belles cerises) quitte à devenir franchement malhonnête. C’est ainsi que fonctionnent des pans entiers de la science d’aujourd’hui ! L’aspect le plus significatif de cette nouvelle évidence d’un refroidissement généralisé et inévitable du climat terrestre que je me suis permis de déduire des travaux de cette mathématicienne et qui va arriver inéluctablement va précipiter des centaines de milliers d’articles scientifiques aux oubliettes, complaisamment acceptés par des comités de lecture sans scrupules pour alimenter tous azimuts la propagande « réchauffiste » et des milliers de ces scientifiques d’opérette et opportunistes – il ne faut pas non plus oublier cet aspect – se retrouveront brusquement au chômage. Quand, dans 10 ou 15 ans la Seine sera chaque hiver prise plusieurs mois par les glaces à Paris devant l’Université de Jussieu et le Muséum d’histoire naturelle est-ce qu’on continuera à clamer que c’est à cause du réchauffement climatique ?

Note 2 : Les cycles solaires sont par convention numérotés à partir du cycle qui culmina aux alentours de 1760. Le cycle actuel finissant est donc le 24e cycle solaire ( http://www.sidc.be/images/wolfaml.png ).

Source : http://nam2015.org/index.php/press-releases/64-irregular-heartbeat-of-the-sun-driven-by-double-dynamo

Illustrations : Wilcox Laboratory et U. de Tokyo

Et toujours :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/02/rechauffement-climatique-global-episode-2-riz-et-methane/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/07/29/science-et-religion-nont-jamais-fait-bon-menage-retour-sur-la-theorie-de-leffet-de-serre-et-le-rechauffement-climatique-episode-1/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/10/climat-episode-3-une-canette-de-biere-un-modele-de-latmosphere-terrestre/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/17/perturbation-climatique-globale-episode-4-la-science-revue-et-corrigee-pour-la-bonne-cause/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/26/perturbation-climatique-globale-episode-5-lorigine-philosophique-de-la-supercherie-et-ses-retombees-politiques-planetaires/

Warming or cooling ? That is the question !

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Il est d’un immense intérêt de se plonger dans la lecture d’une suite d’articles du Docteur Mike Lockwood relatifs à la corrélation entre le flux solaire atteignant les hautes couches de l’atmosphère, les variations du champ magnétique et le nombre de taches solaires. Ces trois paramètres sont naturellement liés puisque les taches solaires et leur apparition selon les latitudes du Soleil dépendent de la dynamo solaire, ce double flux torique qui apparaît aux hautes latitudes pour s’enfouir à l’intérieur de l’astre au niveau de l’équateur solaire et réapparaître ensuite au niveau des pôles. Cette « dynamo » est également à l’origine de modulations du champ magnétique de notre étoile qui nous protège en partie des rayonnements cosmiques provenant de l’Univers. Or, la Terre n’est pas en permanence « protégée » avec la même efficacité contre ces rayonnements galactiques et extra-galactiques par le champ magnétique du Soleil selon la position qu’elle occupe sur son orbite autour du Soleil et d’autre part selon le cycle d’environ onze ans de l’activité solaire qui modifie l’efficacité de cette protection. Les effets du rayonnement cosmique sur l’atmosphère sont par conséquent variables et induisent une variabilité de l’état d’ionisation des hautes couches de l’atmosphère terrestre et durant les périodes de faibles activité solaire, donc durant l’affaiblissement (tout relatif) du champ magnétique solaire, alors la Terre se trouve soumise, y compris aux plus faibles altitudes, à ce rayonnement cosmique qui peut engendrer par exemple des précipitations plus fréquentes. Il ressort de ces études réalisées au Département de Météorologie de l’Université de Reading, GB, que non seulement la météo dépend des caprices du Soleil mais que la tendance climatique sur le moyen ou le long terme est étroitement corrélée à l’évolution de l’activité solaire. Un autre facteur compliquant quelque peu l’analyse des variations du climat résulte des variations du champ magnétique terrestre. Il ressort donc que prévoir l’évolution du climat relève d’une gymnastique particulièrement complexe sinon périlleuse si on ne tient pas compte de la « vitalité » changeante du Soleil.

L’observation du géomagnétisme ne date pas d’aujourd’hui puisque ce sont les Chinois qui ont inventé la boussole au premier siècle de notre ère. À la fin du XVIe siècle un certain Robert Norman observa que l’aiguille aimantée d’une boussole n’était pas horizontale. Il en déduisit l’orientation du vecteur du champ magnétique terrestre. Quelques années plus tard on se rendit compte que la direction du nord magnétique ne correspondait pas avec celle indiquée par la rotation de la Terre en observant l’Etoile Polaire, tout simplement. Puis on se rendit compte que le champ magnétique terrestre variait au cours de la journée. Il fallut attendre le milieu du XIXe siècle pour qu’un certain nombre de villes, sous l’impulsion de physiciens comme Gauss et Weber, s’équipent dans leurs observatoires de magnétomètres. C’est ainsi que l’Empire Britannique mit en place un réseau planétaire de magnétomètres dispersés dans diverses provinces (dominions), Canada, Australie, Afrique du Sud et même dans les îles de Saint-Hélène ou de Singapour, alors possession de Sa Majesté. Les données furent analysées et montrèrent que le champ magnétique terrestre tel qu’observé par ces appareils d’une précision déjà surprenante pour l’époque variait de manière synchrone avec la variation des taches solaires outre le cycle d’alternance jour-nuit régulier. Il faut donc citer le sieur Edward Sabine de l’Amirauté Britannique comme auteur de cette observation inattendue et il faudra attendre de nombreuses années avant d’en apporter une compréhension détaillée.

En fait le champ magnétique solaire influe sur le champ magnétique terrestre et c’est la raison pour laquelle Sabine fit ce rapprochement qui le surprit mais ne l’empêcha pas de publier en 1852 dans les Philosophical Transactions de la Royal Society de Londres les notes relatant ses observations restées alors sans explication.

Aujourd’hui des magnétomètres sont dispersés dans les régions circumpolaires au nord et sur le continent Antarctique et les observations spatiales du champ magnétique solaire permettent d’affiner l’ensemble des données. Comme l’axe de rotation du Soleil n’est pas perpendiculaire au plan de l’écliptique, c’est-à-dire le plan sur lequel se trouve l’orbite de la Terre, se surimposent alors les effets de la rotation de la Terre autour du Soleil. Nonobstant ces difficultés, afin d’expliquer le pourquoi du minimum de Maunder (1645-1715), du petit âge glaciaire autour du début du XIXe siècle (minimum de Dalton), du léger assoupissement solaire (cycles 12 à 14) au début du siècle dernier et de l’anomalie du cycle solaire #20, les données magnétométriques de divers observatoires, Helsinki (1845-1890), Eskdalemuir en Ecosse (depuis 1911), Postdam (1891-1907) puis d’une bonne quarantaine d’observatoires répartis dans le monde depuis ces années ont été analysées finement afin de reconstruire en regard des observations des taches solaires l’évolution du champ magnétique terrestre et d’en déduire, en rapprochant les observations spatiales récentes, l’évolution du champ magnétique solaire. Il faut rappeler ici que le premier magnétomètre fut installé par Gauss à Göttingen en 1832 … Il est effectivement important de se faire une idée précise de ce champ magnétique car il est sous l’influence en fait de l’activité solaire et de son évolution, dans la mesure où elle peut être prédite grâce aux observations passées des taches solaires, afin de se faire aussi une petite idée de ce qui nous attend dans le futur, pas demain matin mais dans 20 à 50 ans et plus, sachant qu’un cycle solaire dure en moyenne onze années. Il faut multiplier par 30 l’échelle de gauche pour obtenir le nombre de taches solaires :

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Pour remonter jusqu’au minimum de Maunder (en vert), les corrélations établies par Lockwood ont également été rapprochées des proxys tels que le béryllium-10 ou le carbone-14 générés par spallation cosmique à partir de l’azote atmosphérique. Cette production de Be-10 et C-14 est d’autant plus abondante que l’activité solaire est plus faible, en d’autres termes que le champ magnétique solaire est plus faible et donc protège moins bien la Terre des rayons cosmiques. L’isotope radioactif du béryllium se retrouve dans les carottes glaciaires et également les formations calcaires des grottes.

Muni de l’ensemble de ces données Lockwood a pu ainsi reconstruire sans ambiguité l’intensité du vent solaire et la valeur du champ magnétique interplanétaire (Bm exprimé en nano tesla, nT) durant le minimum de Maunder. Durant ce minimum le champ magnétique chuta de manière prolongée aux alentours de 2 nano tesla (nT) alors que sa valeur normale est d’environ 6 nT et le nombre de taches solaires approcha zéro durant quatre cycles solaires consécutifs malgré un vent solaire soutenu par les parties chaudes de la couronne solaire et ce malgré l’absence de taches. Enfin le flux magnétique solaire ouvert qui dépend directement du champ magnétique a chuté en passant de 1000 à 100 giga Weber (Wb, 1 Wb = 1 T/m2). Cette chute a fait que la Terre ne s’est pas trouvée exposée au vent solaire pendant une durée prolongée.

Le minimum de Maunder est loin de nous, c’était du temps du Roi Soleil, comme son nom ne l’indique pas ! Mais fort de ces données, Lockwood a revisité les récents minima solaires, les cycles 5 et 6 au début du XIXe siècle dits « petit âge glaciaire » ou minimum de Dalton, l’ « anomalie » des cycles 12 et 14 au début du XXe siècle – un autre tout petit âge glaciaire qui a un peu requinqué les glaciers alpins (entre autres) – et plus récemment le cycle solaire 20 (1970) pour lequel aucune explication satisfaisante n’avait pu être apportée sur sa faiblesse en comparaison des trois cycles précédents et des trois cycles suivants, très puissants, correspondant à l’optimum contemporain :

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Il se trouve que dans les deux cas, cycles 12 et 14 et cycle 20, le champ magnétique interplanétaire (B, exprimé en nano tesla nT) a baissé d’intensité de même que le vent solaire (V, exprimé en km par seconde), R étant le nombre de taches solaires. Ces résultats correspondent donc bien à ce qui a été déduit des diverses données pour ce qui concerne le minimum de Maunder.

Que peut-on donc conclure objectivement de ces résultats ? D’abord la dynamo solaire, pour des raisons encore largement inconnues, change de « braquet », comme dirait un coureur du tour de France, et ces variations paraissent aléatoires mais pas tant que ça. Si l’on se penche sur la première figure, on remarque une certaine périodicité d’environ cent ans depuis la fin du minimum de Maunder avec trois optima, 1720-1800, 1820-1880 et enfin 1920-2000. D’autre part les « effets de marée » exercés par Jupiter sur l’orbite du Soleil autour du centre de gravité du système solaire doivent être pris en compte et la mécanique céleste prévoit ainsi un affaiblissement déjà en cours de la dynamo solaire pour ces raisons (voir le lien sur ce blog). Que va-t-il donc se passer plus tard ? On sait donc que depuis le cycle solaire 23 qui a été particulièrement long, environ 13 ans, la dynamo solaire se ralentit. La première conséquence à laquelle on pouvait s’attendre est un affaiblissement notoire et effectivement observé du nombre de taches solaires au cours du cycle 24 qui se terminera bientôt en laissant derrière lui l’optimum contemporain qui ne sera plus qu’un bon souvenir dans quelques années. La première figure indique clairement que le champ magnétique interplanétaire (courbe bleue) a considérablement chuté en intensité avant même la fin du cycle 23 et sa valeur actualisée aujourd’hui approcherait déjà celle du petit âge glaciaire (vers 1800, minimum de Dalton) pour encore chuter et rejoindre les valeurs recalculées pour le minimum de Maunder. Les astrophysiciens prévoient même un cycle 25 « comateux » et ce n’est pas dans très longtemps, vers les années 2025 !

Les conséquences parfaitement prévisibles, mais personne n’ose trop en parler ouvertement, y compris Lockwood, pourraient être catastrophiques pour l’évolution de l’ensemble du climat de la planète. D’abord l’affaiblissement du champ magnétique solaire exposera la planète Terre à un bombardement intense de rayons cosmiques qui favorisera les précipitations sous forme de pluie et de neige en formant des noyaux ionisés dans l’atmosphère entrainant la condensation de la vapeur d’eau. La chute de l’activité solaire (nombre de taches solaires faible voire nul) aura un effet direct sur la température moyenne de la planète orientée inexorablement à la baisse. Enfin, comme durant le minimum de Maunder, la Terre pourrait ne plus être soumise à un vent solaire régulier en raison de l’angle du plan de l’écliptique avec l’axe de rotation du Soleil. Quelques astrophysiciens ont osé lancer une alerte mais qui a daigné les entendre ? Pour ainsi dire personne … Lockwood, qui n’en pense pas moins, j’en suis personnellement convaincu tant ses travaux sont limpides, a simplement déclaré elliptiquement que cette évolution de l’activité solaire parfaitement prévisible pourrait seulement favoriser des hivers plus froids mais pas partout, peut-être bien en Europe mais pas au Canada ou en Chine ou vice-versa.

Il va sans dire que l’évolution de la science a pris une tournure nauséabonde : qui ose s’attaquer au dogme du réchauffement climatique risque sa vie professionnelle faute de crédits de recherche, on ne peut pas être plus clair, devra sous la pression exercée par une mafia politico-idéologique mondiale de couleur vert-rouge se rétracter comme Galilée se rétracta devant le tribunal religieux en déclarant à regret à propos de la Terre « et pourtant elle tourne ». Lockwood et ses confrères se rétracteront aussi (pardon, se sont déjà rétracté) en maugréant d’une voix inaudible : « et pourtant on s’achemine avec certitude vers une âge glaciaire ».

Sources : The Astrophysical Journal Letters ( doi:10.1088/2041-8205/781/1/L7 ), Journal of Geophysical Research, doi:10.1002/ 2014JA019972 ), doi:10.1002/2014JA019970 ), doi:10.1002/2014JA019973 ) et enfin Annales Geophysicae 32(4). pp. 367-381, ISSN 1432-0576

Illustrations : Edward W. Mounder et J. Geophysical Research

Autre lien https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/03/19/rechauffement-climatique-non-definitivement-refroidissement/