Qu’on ferme Fessenheim, peut-être, mais qui paiera ?

Transition énergétique: EDF pourra bien demander à être indemnisé pour les fermetures de réacteurs

Paris – EDF pourra bien demander une indemnisation s’il est contraint de fermer des réacteurs du fait de la loi sur la transition énergétique, selon l’avis rendu jeudi soir par le Conseil constitutionnel, un enjeu potentiellement ruineux pour l’Etat selon le député de l’opposition Hervé Mariton.

Le Conseil constitutionnel a validé jeudi la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, qui fixe des objectifs de réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité et dans la consommation des énergies fossiles.

Elle prévoit aussi que la capacité du parc nucléaire français soit désormais plafonnée à 63,2 gigawatts, soit la puissance actuelle des 58 réacteurs (19 centrales) qu’il comprend, tous exploités par EDF.

Parmi les points abordés dans sa décision, le Conseil a considéré que la loi n’empêchait en rien l’exploitant de prétendre à une indemnisation du préjudice subi s’il ferme un réacteur pour respecter ce plafond. Et ceci alors qu’un article prévoyant explicitement une telle indemnisation et introduit dans le projet de loi par les sénateurs avait été retiré ultérieurement du texte.

Ainsi, si EDF vient à fermer la centrale alsacienne de Fessenheim (Haut-Rhin) ou d’autres réacteurs, parallèlement à l’entrée en service de l’EPR de Flamanville (Manche) prévue au 2e semestre 2017, pour respecter ce plafond, le groupe sera bien en droit de réclamer à l’Etat une compensation de son manque à gagner.

Hervé Mariton, député Les Républicains de la Drôme et rapporteur du budget de l’écologie à la Commission des finances, a mis en garde vendredi contre le coût financier d’une telle indemnisation, une question qui fait débat depuis le début du quinquennat.

L’enjeu est potentiellement considérable, a déclaré à l’AFP le député qui l’évalue en milliards pour Fessenheim et en dizaines de milliards sur l’ensemble de la stratégie de capage (ou plafonnement) du parc nucléaire. C’est un point contesté par le gouvernement jusqu’à présent (…) et potentiellement ruineux, a-t-il insisté, tout en relevant que le Conseil constitutionnel n’avait pour sa part avancé aucun chiffre.

Selon un rapport coprésenté par M. Mariton l’an dernier, le coût global de la fermeture de la centrale de Fessenheim s’établirait à quelque 5 milliards d’euros, dont 4 milliards d’indemnisation pour son exploitant EDF. Un montant qui avait été jugé farfelu par la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal.

(©AFP / 14 août 2015 15h39)

Dans la torpeur estivale cette dépêche de l’Agence France Propagande ne m’a pas échappé et j’ai tout de suite recherché un billet que j’avais laissé sur mon blog en 2013 suite à des informations communiquées par un contact au sein même d’EDF qui comme on dit est très bien informé mais veut garder l’anonymat. Pour la CGT la fermeture prématurée et totalement injustifiée techniquement et industriellement de la centrale de Fessenheim s’élèvera à une perte globale de 38 milliards d’euros pour EDF si on prend seulement en compte l’autorisation de poursuivre son exploitation de 2016 à 2026 comme elle a été accordée par l’ASN. On peut imaginer que l’ASN pourrait en 2026 à nouveau prolonger l’exploitation de cette centrale pour une nouvelle période de dix années car la technologie utilisée pour la série des 900 MW est d’une robustesse exemplaire. En dehors des quelques problèmes rencontrés précocement avec les générateurs de vapeurs qui ont tous été changés, jamais cette série industrielle n’a présenté de problèmes majeurs. Le pilotage de la puissance et l’ensemble de l’électronique ont été rénovés. Ces installations sont comme neuves et leur arrêt pour des raisons politiques et idéologiques constitue une aberration économique monstrueuse. Dans la mesure où il s’agit d’une atteinte flagrante au patrimoine industriel national il est normal et fort heureusement souhaitable que la CGT s’opposera à cette fermeture autoritaire décrétée par des politiciens qui n’ont pas d’autre objectif que d’appauvrir les contribuables qui devront d’une manière ou d’une autre payer cette facture astronomique alors que leurs parents et grand-parents ont contribué par leurs impôts à financer le parc nucléaire français qui est certainement l’un des plus sûrs du monde grâce d’ailleurs aux exigences de sécurité de tous les instants de la CGT.

Puisqu’il est d’actualité de réduire les émissions de carbone on a quelques difficultés à comprendre la prise de position du gouvernement qui est contradictoire avec cet objectif.

On ne peut que rester circonspect sinon incrédule devant une telle mauvaise gestion des affaires de l’Etat et des biens des contribuables car tout de même le parc nucléaire français fait partie du patrimoine industriel public français et appartient in fine à chaque citoyen.

Lien : https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/26/suite-mon-billet-sur-la-fermeture-annoncee-du-cpn-de-fessenheim/

CGT et réchauffement climatique, ça va chauffer !

 

J’adore ce genre d’information que je communique brute d’agence à mes lecteurs, l’AFP est pourtant carrément orientée écolo !

Un meeting avec Valls retardé par une panne de secteur revendiquée par la CGT mines-énergie

AUDINCOURT – Un meeting de soutien au candidat socialiste Frédéric Barbier à la législative partielle dans la 4e circonscription du Doubs, en présence du Premier ministre Manuel Valls, a été retardé mardi soir à Audincourt, près de Montbéliard, par une panne de secteur revendiquée par la CGT-Mines-énergie, a constaté l’AFP.

Arrivé sur place peu après 19H00, Manuel Valls venait d’engager un point de presse en compagnie de Frédéric Barbier, lorsque la salle a été plongée dans la pénombre et le son coupé.

Plusieurs centaines de personnes, bientôt un millier de militants PS et de citoyens déclarant être venus par curiosité, attendaient entretemps dans une vaste salle à proximité que le courant soit rétabli, ce qui s’est produit au bout d’une heure environ.

Le Premier ministre avait pour sa part pris son mal en patience, échangeant avec Frédéric Barbier et le sénateur-maire PS de Montbéliard, Martial Bourquin.

Dans un communiqué, la CGT a indiqué que la Fédération Nationale des Mines Energie (FNME) CGT et ses syndicats (présents à Audincourt) soutiennent la coupure d’électricité réalisée par les électriciens et gaziers.

Cette action vise à rappeler que cette loi de transition énergétique est une bonne idée, mais avec de très mauvaises solutions, ajoute le communiqué.

Cette loi, poursuit notamment le document, achèverait le processus de casse du service public de l’électricité.

La FNME CGT considère que l’on est face à une loi de +transaction énergétique+ visant à remercier les écologistes pour leur apport de voix aux dernières élections présidentielles, au détriment de l’avenir de la planète et de l’intérêt collectif, souligne encore le communiqué.

(©AFP / 27 janvier 2015 22h24)

Ça promet ! La CGT va mettre la pression sur Mademoiselle Ségolène Royal au sujet de la fermeture des centrales nucléaires, et je m’en réjouis ! La CGT n’acceptera jamais le démantèlement programmé et exigé par les écologistes du parc électronucléaire français. Non seulement ce serait une monumentale erreur qui précipiterait le pays dans une crise dont il ne pourrait pas se relever, mais ce serait l’arrêt de mort de la filière nucléaire française qui est encore (mais pour combien de temps) le seul fleuron industriel du pays. Areva, censé investir dans des moulins à vent pour satisfaire les rêves insensés des écologistes, perd de l’argent et va écrémer dans ses effectifs, en particulier ceux qui maîtrisent les technologies du nucléaire, on hallucine … Tout ça pour des moulins à vent ! EDF est contraint de surtaxer ses clients, particuliers et industriels, pour financer ces mêmes moulins à vent parce que des écologistes totalement déconnectés des réalités économiques prétendent que le climat va se réchauffer. On patauge dans une politique de mauvaise facture et de connivences qui va aboutir à la ruine pure et simple du pays tout entier. La France est peut-être le pays de l’OCDE le plus « propre » en termes d’émission de CO2 et les écologistes veulent réduire la contribution de l’électronucléaire dans la fourniture d’électricité pour le remplacer par de la tourbe importée d’Allemagne, quel bel avenir. Il est difficile de comprendre leur démarche qui n’est guidée que par des théories politiques opportunistes à la Nicolas Hulot, un imposteur du genre Al Gore en pire. Ce triste individu donne de la voix pour appuyer les thèses de Mademoiselle Royal dans sa démarche climato-compatible consistant à privilégier les moulins à vent à l’uranium.

Il faut tout de même se souvenir que ce triste sire, je parle de Hulot, un pote de Bové, a fait fortune en réalisant des émissions télévisuelles financées par Rhône-Poulenc, l’un des principaux pollueurs français de l’époque qui n’en avait rien à foutre des rejets de produits polluants dans les rivières et dans l’atmosphère. Hulot était la vitrine de RP, la belle entreprise capitalistique respectueuse de l’environnement ! Je sais exactement de quoi je parle puisque j’ai travaillé pendant 13 ans dans cette entreprise et on ne cessait de vanter les reportages de cette marionnette qui permettait de vendre plus de pesticides et plus de médicaments. N’importe quoi !

En conclusion, il faut que la CGT-MINES-ÉNERGIE continue son combat contre les décisions insensées du gouvernement de démantèlement du patrimoine industriel français et j’espère qu’elle réussira à faire plier Mademoiselle Royal et le Premier Ministre.

Ségolène Royal, réincarnation de Dominique Voynet, en pire, pour le plus grand malheur de la France et des Français !

Sanmen 2 RPV completed 460  (SNPTC)

Alors que la Grande-Bretagne a approché la Chine pour construire sur son sol au moins deux réacteurs nucléaires dont les pièces maîtresses seront manufacturées en Chine par la firme China First Heavy Industries sous licence Westinghouse (voir l’illustration), alors que la Chine a actuellement une vingtaine de réacteurs nucléaires en construction dont le premier EPR de technologie Areva-EDF sur le site de Taishan va probablement monter en puissance avant la fin de l’année 2014 bien avant celui de la Finlande, alors que le Japon envisage de plus en plus sérieusement et autoritairement de faire repartir le plus vite possible au moins 20 réacteurs nucléaires avant la fin de l’année en faisant fi des oppositions locales téléguidées par des ONG non japonaises car les importations d’hydrocarbures, gaz naturel liquéfié compris, sont un immense gouffre financier (112 milliards de dollars pour l’année fiscale 2012-2013), alors enfin que le Danemark a donné son feu vert pour l’exploitation des gigantesques gisements d’uranium (et de lanthanides ou terres rares) du Groenland, ce qui fera chuter à terme le cours de la matière première appelée « yellow cake », la France, minée par le soigneux travail de sape des écologistes emmenés par Greenpeace et le WWF pour ne citer que ceux-là, prend des décisions complètement à contre courant, c’est carrément affligeant pour ne pas dire extrêmement préoccupant pour l’avenir de la France !

Il fallait d’ailleurs s’y attendre puisque, motivé par une démagogie pure et dure, le candidat Hollande avait martelé en 2012 qu’il allait fermer la centrale de Fessenheim et que la part du nucléaire dans le package électrique français descendrait à 50 % à l’horizon 2025. La Miss Royal, mandatée par son ex compagnon après l’éviction de l’ancien faucheur d’OGM promu ministre de l’énergie afin de disposer d’une retraite généreuse pour poursuivre son activisme scandaleux, cette Miss Royal donc, une écologiste embusquée qui ne veut pas annoncer la couleur de ses pensées et de ses opinions, a pourtant dévoilé sa face cachée et c’est quasiment lunaire ! Allusion à la face cachée de la Lune qu’on ne peut pas voir …

Pour Fessenheim, c’est dit et redit malgré les recommandations de l’ASN, les deux réacteurs seront arrêtés (définitivement) en 2016. Manque à gagner pour EDF qui a pourtant reçu l’autorisation de l’ASN d’exploiter ces réacteurs pendant au moins dix années supplémentaires : 38 milliards d’euros, et c’est une estimation a minima ! La Miss Royal en a-t-elle dit un mot ? Silence on tourne, the green show must go on ! Silence aussi à propos du mépris évident et indécent du gouvernement au sujet des avis autorisés de l’ASN … Et c’est un comportement coutumier des socialistes quand ils sont au pouvoir, le mépris total des recommandations de ceux qui maîtrisent le sujet. L’arrêt de Superphénix a été décrété par Jospin et son porte-parole écolo Dominique Voynet dans le plus total mépris des recommandations des autorités compétentes, des traités dûment signés avec les pays collaborant à cette entreprise européenne, cette décision n’a jamais été soumise ni à l’approbation des instances démocratiquement élues telles que l’Assemblée ou le Sénat ni au peuple Français qui était en dernier ressort actionnaire de ce projet pourtant prometteur en termes de production d’énergie à très bas coût puisqu’il s’agissait de « brûler » des déchets. Mais les écologistes étaient passé par là … Coût de l’opération pour satisfaire ces idéologues : 50 milliards d’euros d’aujourd’hui, une paille ! Qui a payé la facture ? Les contribuables comme toujours …

L’autre volet du programme du « Nouveau modèle énergétique » de la France exposé par la Miss Royal stipule qu’en 2025 l’énergie nucléaire ne devra plus représenter que 50 % de la production totale d’électricité, c’est-à-dire, si on prend la peine de décrypter, qu’à production égale d’électricité (63 GWe actuellement) il faudra inévitablement fermer la plupart des 20 plus vieux réacteurs nucléaires de la série des 900 MW, installer au moins 25000 éoliennes de nouvelle génération et prévoir dans le même temps la construction de centrales électriques au gaz pour pallier aux fluctuations imprévisibles de la production éolienne. L’EPR de Flamanville ne va même pas compenser la fermeture des deux tranches de Fessenheim quand il sera couplé au réseau, mais quand ? On n’en sait encore rien, certainement pas en 2016. Les malversations à répétition de Bouygues, maître d’oeuvre du génie civil du chantier de Flamanville, ont retardé le projet de plusieurs années, et quand on sait que cette société a été choisie par le gouvernement, qu’il soit passé ou présent, il n’y a d’ailleurs pas de différence, on est en droit de se poser de sérieuses questions quant à la collusion entre l’Etat et les grandes sociétés de l’ensemble du CAC40 !

L’autre côté de la face cachée du programme défini par le candidat Hollande et repris par son ancienne compagne, la Miss Royal, est une réduction de 40 % des émissions de carbone d’ici 2030. D’abord faire des prévisions à long terme ne ressemble pas vraiment aux mœurs des politiciens qui ne décident en général qu’en fonction des échéances électorales prochaines, alors 16 ans, c’est dans le domaine du rêve et de la masturbation intellectuelle forcenée et compulsive teintée d’idéologie marxisante et écolo. Quant à la réduction de la consommation d’énergie de 50 % d’ici 2050, rebelote et dix de der … Même De Gaulle qui fut pourtant le seul homme politique français visionnaire du XXe siècle se contentait de plans quinquennaux !

Pas en reste dans son délire, la Miss Royal, fortement encouragée par le Président qui fut le père de ses enfants en son temps (même pas PACSés, c’est mieux pour le business et les impôts, cf le patrimoine immobilier de ce faux couple) en a rajouté une grosse couche en déclarant le nez en l’air et avec sa voix de fausset, je suppose, parce que je n’ai pas la télévision chez moi et voir Royal élucubrer en direct m’aurait donné la nausée, qu’il faudra pour atteindre cet objectif convertir 7 millions de véhicules à essence en véhicules électriques, or, et c’est catastrophiquement anti-écologique, il n’y en a que 10000 actuellement en circulation en France. Si on fait le calcul, et je l’ai fait à plusieurs reprises dans mon blog, pour atteindre les objectifs entre parenthèses totalement hors d’atteinte, de réduction des émissions de carbone de la France, c’est aux transports qu’il faut effectivement s’attaquer en tout premier lieu, pas à la petite cuillère comme le prévoit la Miss Royal, mais à la grosse louche ! Il y a en circulation en France, hors la transhumance touristique européenne sur les autoroutes payées par les contribuables mais exploitées pour leur plus grand bien par des compagnies privées (c’était juste une remarque en passant), 35 millions de véhicules. Pour atteindre les objectifs des écologistes de réduction des émissions de carbone, le transport représente en France 60 % de celles-ci, il faut impérativement et d’urgence convertir au minimum 600000 véhicules par an en tout électrique, et pour ce faire il faut produire l’équivalent d’un EPR chaque année en électricité pour recharger les dits véhicules, pour seulement satisfaire l’objectif européen de diminution de 20 % avant 2025. La Miss Royal, pas démagogue pour un sou, veut 40 % en 2030. Si l’on s’arrête sur l’objectif butoir européen de 20 % de diminution des émissions de carbone d’ici 2025, soit 600000 véhicules convertis au tout électrique chaque année, il vaut mieux le répéter pour comprendre l’immensité de cette ineptie, promettant 10000 euros d’aide financière par véhicule, c’est la Miss Royal qui l’a dit, la facture va grossir de 6 milliards d’euros chaque année. Qu’à cela ne tienne, il suffira d’augmenter les taxes sur le kilowattheure, après tout l’essence est bien taxée comme les cigarettes et l’alcool, pourquoi pas aussi l’électricité ?

Le résultat attendu mais que la Miss Royal s’est bien gardé d’annoncer est une paupérisation inévitable de l’ensemble de la population qui devra payer son énergie beaucoup plus chère mais aussi une mise à mal critique de l’industrie et du commerce dans leur ensemble. Ceux qui en profiteront seront les investisseurs dans l’éolien et le solaire, des investisseurs obscurs, le plus souvent étrangers du genre mafias apatrides ou hedge funds, attirés par le profit, maqués avec les politiciens locaux qui disposent à discrétion des pouvoirs de décision qui n’entraveront pas un projet écolo contre un confortable dessous-de-table, comme Bolloré par exemple qui a déjà proposé aux collectivités locales, notamment à Paris, des autobus tout électrique car comme nul ne l’ignore, Vincent Bolloré n’a jamais dissimulé ses affinités socialistes mais aussi sa profonde attirance pour le profit, comme quoi les deux points de vue ne sont pas incompatibles surtout quand ce sont les contribuables qui paient au final.

Les investissements d’EDF et d’Areva dans les énergies renouvelables, ce qui n’est pas leur mission première, sont déjà payés par des taxes sur l’électricité qui vont continuer à inexorablement augmenter. La France va voir le prix de son kilowattheure rattraper celui de l’Allemagne en triplant et ce plan de la Miss Royal, au final, est un arrêt de mort du pays soigneusement programmé par les écologistes dont cette sinistre opportuniste, je parle de la Miss Royal, est une sympathisante inconditionnelle. Pour tenter de ne pas totalement perdre la face dans le ridicule de sa démonstration la Miss Royal a déclaré à la fin de son allocution surréaliste, je cite un journal américain en ligne :

« We will not exit nuclear energy – that is not the decision we are making, » Royal said. « It is thanks to nuclear energy that we can make this energy transition in an unperturbed way. » En français ça donne à peu près :

« Nous ne sortirons pas de l’énergie nucléaire, ce n’est pas la décision que nous prenons. C’est grâce à l’énergie nucléaire que nous pouvons réaliser cette transition énergétique de manière non perturbante ». Je laisse à une intelligence supérieure le soin de comprendre ce dernier propos qui de mon point de vue défie le bon sens car il est totalement abscons. La question est donc, et je la pose aux écologistes d’intelligence exceptionnelle, s’il en existe, pourquoi s’acharner sur la production d’électricité d’origine nucléaire alors que c’est la seule source d’énergie (avec l’hydroélectrique) qui ne produit pas de carbone, qui ne risque pas de perturber le climat futur dans un sens ou dans l’autre et qui est et restera encore longtemps à un prix supportable tant par les consommateurs que par les industriels et les contribuables français (et du monde entier, je pense par exemple à l’Inde et à la Chine) car le parc nucléaire français représente de fait une réelle opportunité pour l’économie de la France. Pour information, selon une récente étude de l’Agence Internationale de l’Energie, les centrales nucléaires françaises produisent un kWh à 1,7 centime d’euros, les éoliennes de nouvelle génération off-shore produisent un kWh à 13 centimes et les panneaux photovoltaïques un kWh à 31 centimes quand il s’agit de grandes « fermes » solaires. Quant au photovoltaïque privé captif, il faut compter environ 1 euro par kWh sans même avoir la possibilité de recharger sa trottinette électrique ni se chauffer, cela va de soi. Il n’y a même pas besoin d’épiloguer …

L’Allemagne vient de se rendre compte que sa transition énergétique téléguidée par les Verts pourrait bien être catastrophique pour son économie, le Danemark, le pays européen où l’électricité est la plus coûteuse est en récession, l’Espagne confrontée à la situation périlleuse de ses banques qui ont tout misé dans les énergies dites renouvelables et doivent faire face à 250 milliards d’euros de créances douteuses liées à ces projets énergétiques babyloniens a décidé de dénoncer les contrats de rachat avantageux de l’électricité dite renouvelable car les compagnies d’électricité sont au bord de l’asphyxie, les Pays-Bas pour les mêmes raisons sont au bord de la récession et enfin l’Italie songe à des investissements presque en urgence dans le nucléaire pour sortir de son marasme économique mais trop tard car le mal est déjà fait, bref, tous ces pays se sont retrouvé au pied du mur car le choix des sources d’énergie alternative est tout simplement intenable économiquement, financièrement et socialement.

Le seul facteur qui puisse favoriser une expansion économique dans quelque pays que ce soit est une énergie bon marché et le passé est là pour le prouver. La crise pétrolière de 1973 qui a vu le prix du pétrole multiplié par 10 l’a confirmé, elle a mis brutalement fin aux 30 Glorieuses !

La Miss Royal n’a même pas mentionné l’opportunité offerte par les potentialités de l’exploitation du gaz naturel des roches mères sur le territoire français, c’est tellement politiquement incorrect qu’il était opportun pour son avenir politique d’éluder la question. Bien au contraire et dans la même optique idéologique le code minier, totalement suranné et inadapté aux réalités présentes a été modifié en catimini pour satisfaire les écologistes afin d’être en ligne avec leurs desseins malthusiens : peut-être que dans cinquante ans, nos petits enfants couverts d’impôts pour rembourser la dette de leurs aïeuls se diront qu’après tout ces écolos avaient raison en préservant les richesses du sous-sol de l’Hexagone, voilà le raisonnement des écolos dont fait partie la Miss Royal mais entre temps, la situation sera devenue tellement critique en raison de l’incurie des politiciens au pouvoir depuis 30 ans en France qu’il ne sera plus possible de trouver une alternative autre que le nucléaire, mais ce sera trop tard, bien trop tard, car la France a déjà décroché en R&D dans ce domaine. Et toute cette gesticulation, c’est tout simplement n’importe quoi car selon les estimations irréfutables de l’administration américaine équivalente du BRGM la France regorge dans son sous-sol de gaz naturel, de quoi subvenir pendant au moins 200 ans à ses besoins : renversant ! Mais la Miss Royal a soigneusement éludé ce point dans son discours, cela aurait été par trop politiquement incorrect, je l’ai déjà dit ! Même chose pour le gigantesque gisement de charbon situé dans la Nièvre, facilement accessible et encore inviolé à ce jour. Selon les estimations du BRGM il y aurait dans la Nièvre autant de charbon de bonne qualité qu’en Pologne, environ 5 milliards de tonnes soit 250 années au rythme actuel de la consommation de charbon en France, ça fait rêver …

Il reste un point important que la Miss Royal a aussi éludé soigneusement car il se serait agi de mettre le doigt là où ça peut faire très mal. Fermer autoritairement 20 réacteurs nucléaires parmi les plus anciens du parc électronucléaire français est une flagrante atteinte au patrimoine industriel français. Comme s’il fallait préparer cette manœuvre, l’Etat français, c’est-à-dire l’ensemble des contribuables, propriétaire d’EDF, envisage très sérieusement de vendre une partie conséquente du capital de l’entreprise. On se demande d’ailleurs si cette décision est la bien venue en annonçant la veille que le parc nucléaire sera à terme tronqué du tiers de ses unités de production, mais bon, la logique des politiciens dépasse le plus souvent l’entendement. Bref, il est évident que la CGT en particulier qui a toujours été respectueusement attachée à l’outil industriel d’EDF et a également toujours oeuvré pour la sécurité des installations, ne l’entendra certainement pas de la même oreille que la Miss Royal. Il serait opportun de rappeler que lorsque De Gaulle a mis en place le programme électronucléaire PWR, abandonnant progressivement la filière graphite-gaz, c’est la main dans la main avec le Parti Communiste Français, alors un parti politique puissant, que cette décision a été prise. Le pays a toujours été fier de cette réalisation unique au monde, à juste titre d’ailleurs. Il est évident qu’il va y avoir une forte opposition syndicale à la fermeture d’une quelconque centrale nucléaire surtout si l’ASN considère que techniquement et sur le plan de la sureté celle-ci peut encore fonctionner 10, 20 ou 30 ans. La CGT connait l’industrie nucléaire de l’intérieur et non pas comme Greenpeace qui se contente d’actions spectaculaires de l’extérieur ou comme le Criirad qui falsifie des résultats scientifiques, cf le césium au sommet du Puy-de-Dôme qui d’après le Criirad provenait de Fukushima. La CGT a au moins gardé une certaine idée ambitieuse de la nation et on ne peut certainement pas le lui reprocher. Je souhaite bon courage à la Miss Royal ! Il se pourrait que ce syndicat saisisse la justice afin de contrer les décisions gouvernementales mais malheureusement il n’existe plus de justice indépendante en France … Comme le dit H16 sur son blog, ce pays est définitivement foutu !

Sources (puisque je mets un point d’honneur à citer mes sources) : Wall Street Journal, divers blogs économiques américains, BRGM et The Guardian. Liens sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/25/fessenheim-et-superphenix-on-prend-les-memes-et-on-recommence/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/30/la-directive-europeenne-20-20-20-est-une-pure-utopie-la-preuve/

http://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/24/france-fracking-ou-pas-fracking-question-a-1000-milliards-deuros/

Note : Miss en anglais = Mademoiselle

Billet également publié sur mauvaisenouvelle.fr

Ce pays est foutu (dixit H16)

«escroquerie en bande organisée»

Je viens de lire la presse caniveau française (en ligne) et j’ai été attiré par le titre alléchant concernant le CEO d’Orange qui est « inculpé » d’escroquerie en bande organisée. On se croirait presque au temps de la prohibition à Chicago dans les années 30. Tout était organisé pour étriper l’Etat afin de dédommager un particulier spolié de toute évidence par la mauvaise gestion d’une bande organisée de banquiers dont, miracle, on a perdu la trace. Ce n’est même plus une mascarade mais plutôt une bouffonnerie d’un mauvais genre qui est mise en exergue par une presse sous les ordres (la CGT veille), le doigt sur la couture, politiquement correcte, même Mediapart ne dit mot et encore moins le Canard qui de toutes les façons ne sait plus trop bien à quoi s’en tenir. Je signale à mes lecteurs promis à un été pluvieux que j’habite à Tenerife, en cet instant un endroit isolé du monde en raison de la grève scandaleuse des contrôleurs aériens français (inféodés à la CGT) qui paralysent tout trafic sud-nord et l’inverse, et que donc, je n’ai pas accès direct au Canard Enchainé, ça n’a rien à voir avec mon propos initial mais je voulais simplement le signaler. Pour faire plus clair l’inculpation de fait, tout de même une attitude agressive du barreau, ou tout du moins des juges fortement syndiqués (CGT, voir le mur des cons) me fait penser à une nouvelle diversion orchestrée par le savant politicien qu’est Hollande. Tout capitaine de pédalo qu’il est et dont il s’est illustré vaillamment ces derniers mois il n’a pas oublié l’art de l’esquive par des moyens détournés consistant à charger l’adversaire pour faire oublier les affaires de corruption en tous genres qui pourraient ternir l’image du PS si aucun rideau de fumée ne venait les dissimuler aux médias. Vain effort puisque ces dits médias sont aux ordres, comme je viens de le dire (80 % des journalistes sont ouvertement des gauchistes et par leurs propos ils ne s’en cachent pas, y compris mon homonyme du Nouvel Obs). Et par un effet qui n’a rien à voir avec le hasard, l’individu qui s’est livré à une «escroquerie en bande organisée» est précisément celui qui voulait « fourguer » Dailymotion à un groupe étranger. Là, je pouffe, je persifle, je m’esbroufe (Desproges), on nage dans les méthodes à la STASI ou au Commintern, on est revenu aux coutumes du stalinisme pur et dur, il faut protéger le camarade (communiste ?) Montebourg qui s’est opposé à la vente de Dailymotion, une des rares pépites française encore debout. Le seul moyen est d’enfumer les médias (aux ordres) les téléspectateurs (je n’ai pas de télévision chez moi, rassurez-vous) et les journalistes genre Le Monde, Marianne, Le Nouvel Obs, La Croix (Le Quotidien du Peuple, non, ça c’était en Chine) et bien d’autres torchons que je ne lis plus en ligne depuis des mois, tous inféodés à la CGT et aux socialo-écolos. Donc, le prof d’allemand a trouvé sa proie, il faut faire tomber le soldat Stéphane Richard quitte à vendre Orange aux Saoudiens moyennant un approvisionnement en pétrole gratuit pendant six mois, ça redresserait temporairement la balance commerciale complètement délabrée de la France. Je me demande toute de même si Montebourg, le ministre de l’effritement économique appréciera un tel scénario. Cette presse complaisante ne dit presque rien sur les délibérés du tribunal de Karlsruhe qui soit statuer sur la validité des agissements pour le moins douteux de la Banque Centrale Européenne et dont le verdict pourrait signer la fin de l’union monétaire européenne, cette même presse ne dit rien ou presque du chômage en France qui au mois de mai aurait atteint un nouveau record de plus de 55000 nouveaux inscrits (allez musarder dans la presse étrangère), cette presse totalement vendue au pouvoir, mais c’est bien sûr, elle ne survit que si elle plait au syndicat du livre (CGT). Décidément ce pays est foutu (merci H16 pour cette formule).

 

Affaire à suivre …

Centrale à charbon d’Hornaing : Montebourg va aller au charbon !

Voilà encore une dépêche d’agence qui prouve à quel point les alliés de la gauche au pouvoir manquent de la plus élémentaire dignité.

Je livre à mes lecteurs le contenu intégral de la dépêche et ils jugeront par eux-mêmes mais je voudrais tout de même faire un commentaire personnel sur cette affaire de la centrale à charbon d’Hornaing. Comme chacun le sait, les écologistes ont infiltré le gouvernement et ne contrediront pas la CGT qui a appellé à voter Hollande en ne réagissant aucunement favorablement à la fermeture de cette centrale électrique hautement polluante, ce qui devrait les faire frémir d’horreur, car les écologistes font partie du même bord politique que le syndicat communiste et sont donc de facto solidaires bien qu’ils puissent renier leurs engagements en matière de pollution ou de réchauffement climatique. Mais comme la mission de la CGT, depuis la fin de la guerre, est de contrôler l’énergie, l’édition, les transports et l’éducation pour que l’idéologie marxiste-léniniste s’ancre profondément dans le cerveau de tous les français, alors la centrale électrique obsolète d’Hornaing va leur donner du grain à moudre et le ministre du désagrègement productif rajoutera une louche, à n’en pas douter, lui qui fait partie de la même idéologie totalitaire marxiste. Et en plus, cerise sur le gâteau, oh l’horreur ! E-ON, l’exploitant, est une entreprise allemande, ça va chauffer dans les ministères germanophobes. Question: le sieur Montebourg sait-il évaluer la rentabilité d’un site industriel, lui qui n’a jamais fait que de la politique politicienne ?

Voici la dépêche toute fraîche :

 

Centrale d’Hornaing: la justice ordonne à E.ON de poursuivre la production

LILLE (France) – La cour d’appel de Douai (Nord) a ordonné vendredi à E.ON France de poursuivre la production à la centrale à charbon d’Hornaing (Nord), qui a fermé le 31 mars, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. 

La cour d’appel de Douai a ordonné à E.ON de poursuivre l’activité sur le site, a déclaré à l’AFP Dominique Ben, membre du comité régional CGT Nord/Pas-de-Calais. 

La CGT et FO avaient assigné début mars en justice E.ON France pour contraindre la société à respecter son engagement de maintenir l’activité jusqu’à la fin 2015, pris en 2010 à l’issue d’un mouvement social. 

Les syndicats avaient été déboutés en première instance, mais avaient fait appel du jugement.

Dans son arrêt, dont l’AFP a obtenu copie dimanche, la cour d’appel de Douai à estimé qu’E.ON a manqué à son engagement en décidant unilatéralement d’arrêter l’exploitation de la centrale à charbon dès 2013. 

Elle ordonne la mise en oeuvre de l’accord de fin de conflit signé le 16 février 2010, soit l’accomplissement de 20.000 heures de production, déduction à faire des 8.000 déjà effectuées, jusqu’au 31 décembre 2015 au plus tard. 

La centrale pourra redémarrer après avoir obtenu l’accord de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) dans le cadre de sa visite décennale de sécurité, prévue en août 2013, a expliqué M. Ben. 

E.ON France avait annoncé en septembre la fermeture de la centrale d’Hornaing qui emploie 86 salariés, estimant qu’une rénovation du site n’était pas rentable et son maintien en fonctionnement devait générer d’importantes pertes d’exploitation à partir de 2013. 

Le 29 mars, E.ON France avait annoncé l’ouverture dès le 1er avril de la phase de mise en sécurité du site en vue de son démantèlement puis de sa dépollution.

C’est une décision difficile, qui entraîne des conséquences juridiques et techniques, qui seront analysées par le groupe avant de se prononcer sur les prochaines étapes, a réagi auprès de l’AFP la direction de la filiale française du numéro un allemand de l’énergie. 

C’est une victoire qui donne un second souffle à la lutte, s’est réjouie dimanche dans un communiqué la CGT, qui va, comme début avril, demander la réquisition du site de la centrale d’Hornaing (…) auprès du préfet de région. 

E.ON




(©AFP / 05 mai 2013 20h21)

 

Nouvelles du PMI (Markit) prospectif pour la France

Mes lecteurs sont habitués quand je reproduis sur mon blog les prévisions de Markit ou du Baltic Dry Index. Ce sont pourtant deux indices fiables de l’évolution de l’économie à terme. Pour la France, la situation empire comme la côte de confiance de Monsieur « Moi-je » qui, les semaines et les mois qui se succèdent le prouvent, s’est complètement trompé quant à ses capacités à diriger le pays.

Pour l’indice flash PMI de la France, voilà rien de rassurant :

Markit France 2012-03-21

Pour les analystes d’outre-Atlantique, la France est condamnée à une sévère dépression en raison de la politique absurde du gouvernement socialiste. Attendons d’apprendre les données catastrophiques du chômage, et là ni Montebourg ni ses sbires de la CGT n’y pourront quoi que ce soit. Alea jacta est …

Fessenheim et Superphénix : on prend les mêmes et on recommence !

19 juin 1997

Jospin annonce la fermeture de Superphénix

Lionel Jospin, répondant aux exigences des Verts de la Gauche plurielle, annonce la fermeture du surgénérateur Superphénix de Creys-Malville, dans l’Isère. Projet international commencé en 1977 financé essentiellement par EDF et ENEL, Superphénix fut l’objet de tensions et de scandales avant même que sa construction ne soit commencée. Débutant sa production en 1985, il n’atteindra que rarement sa pleine puissance et subira de nombreux disfonctionnements autant techniques qu’administratifs. Après seulement 12 années de fonctionnement laborieux, le surgénérateur n’aura pas été rentabilisé.

 

Source : linternaute.com (dépêche d’agence)

 

On est en 2013 et le gouvernement actuel, allié contre nature avec les écologistes, encore une fois, a décidé pour des raisons purement électoralistes de fermer en 2016 au plus tard le site électronucléaire de Fesseinheim car il serait soit-disant obsolète alors que l’ASN, une administration indépendante tant du gouvernement que de l’exploitant (EDF), a conclu après une expertise minutieuse qui ne peut être mise en doute que cette usine pouvait encore fonctionner une dizaine d’années sans encombre.

L’histoire se répète donc et les socialistes sous la pression des Verts (Voynet avec Jospin, Duflot avec Hollande) prennent des décisions absurdes qui vont encore aggraver le déficit commercial du pays et doper le chômage. Il faudra importer du gaz ou du pétrole pour produire l’équivalent d’environ 1500 MW électriques, la puissance en charge moyenne de Fessenheim. Et, contrairement à ce que prétendent les écologistes qui n’y connaissent décidément rien, la fermeture du site de Fesseinheim ne crééra aucuns emplois immédiats comme ils le prétendent, car avant d’intervenir sur le site, après son arrêt définitif, il faudra attendre au moins trois ans pour que le combustible soit désactivé, puis encore au moins cinq années avant d’envisager le début du démantèlement des organes situés dans le bâtiment réacteur, dont en particulier les auxiliaires de contrôle. Les écologistes se trompent donc deux fois et le gouvernement a mis le rapport de l’ASN dans la déchiqueteuse. C’est complètement ubuesque. Je comprend que la CGT réagisse et je laisse une copie du commentaire laissé sur l’article du figaro.fr ce jour à propos de l’article intitulé « La CGT conteste en justice la fermeture de Fessenheim » :

 

« Je voudrais rappeler que c’est la CGT qui a exigé une amélioration de la sécurité des sites électronucléaires au milieu des années 80 et a par exemple obtenu la robotisation de certaines interventions lors des arrêts de tranche, la redondance des équipements de secours et l’installation de nombreux capteurs en divers points du bâtiment réacteur. Toutes ces améliorations ont débuté justement sur le site de Fessenheim qui fut le précurseur de la série de PWR 900 MWe puisque le premier à être construit sous licence Westinghouse par EDF, la COGEMA et Framatome et les améliorations exigées à Fessenheim par la CGT au niveau de la sécurité mais aussi de bien d’autres aspects ont été répercutées sur tous les autres sites électronucléaires français . Il est donc légitime pour la CGT de mettre en avant la décision de l’ASN qui a autorisé la prolongation en connaissance de cause l’exploitation de ce site. Il est évident que pour des raisons idéologiques techniquement infondées le gouvernement et le chef de l’Etat méprisent la décision indépendante et objective de l’ASN. On croit rêver en apprenant que ce site sera fermé en 2016. Le Japon, durement échaudé par le tsunami du 11 mars 2011 vient de décider le redémarrage des réacteurs jugés sûrs par l’autorité indépendante mise en place récemment. Pourquoi les dirigeants français s’obstinent-ils dans le déni de la réalité sinon pour plaire à une poignée d’écologistes opportunistes ignorants des réalités économiques. »

 

A propos de la fermeture de Superphénix, selon le rapport d’une commission du Sénat qu’on peut lire (voir le lien) il est dit en résumé que la fermeture de Superphénix fut une décision grave car elle fut prise sans concertation (Hollande n’a demandé leur avis qu’aux Verts?) ni avec le Parlement, ni avec l’exploitant, ni les partenaires étrangers, ni les collectivités locales, (au mépris des principes de base de la démocratie, c’est moi qui ajoute ce commentaire). Cette décision fut prise sans fondement autre qu’électoraliste suite à un accord entre le parti politique « Les Verts » et le gouvernement socialiste. La sureté de Superphénix n’ayant jamais été remise en cause et l’argument financier ne pouvant en aucun cas justifier un arrêt prématuré.

Cette désinvolture du gouvernement de l’époque aura coûté près de 10 milliards d’euros à la France en incluant l’électricité fournie gratuitement à ENEL, partenaire de NERSA, pendant quatre années.

Voilà en gros ce que prépare Hollande, pris au piège de ses alliances électoralistes contre nature avec EELV. Hollande, sur les traces de Jospin, refait l’histoire en pire.

C’est de plus en plus désespérant de voir le chef de l’Etat piloter à vue le pays comme un simple capitaine de pédalo qu’il est, en définitive…

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