Nouvelles du Japon : Coupe du Monde de Rugby 2019

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Alors que le typhon Trami s’achemine vers les côtes sud du Japon (illustration datée du 26 septembre 2018) dans une année ce pays accueillera la coupe du monde de rugby et en 2020 les jeux olympiques. Cet été aura été émaillé par plusieurs typhons et autres tempêtes tropicales ainsi qu’un tremblement de terre dévastateur dans l’île d’Hokkaido. Les responsables de l’organisation de cet évènement sportif sont donc sur le qui-vive car quoiqu’il arrive depuis le ciel ou depuis la terre il faudra que cette coupe du monde atteigne l’excellence.

Chaque année environ 1500 tremblements de terre ressentis par les populations secouent le Japon et en cette année 2018 trois typhons ont déjà provoqué de gigantesques inondations en particulier dans la région d’Osaka et Kobe. La coupe du monde se déroulera dans 12 stades et la finale dans le stade de Yokohama à 60 kilomètres au sud de Tokyo qui peut accueillir 72300 spectateurs est prévue le 2 novembre 2019. Déjà aujourd’hui les autorités japonaises s’affairent pour préparer des notices de savoir-vivre à la japonaise qui seront distribuées tant aux équipes sportives et leurs escortes qu’aux nombreux spectateurs étrangers qui ne manqueront pas d’affluer durant cet évènement de portée mondiale.

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Compte tenu de la répartition des stades dans l’ensemble de l’archipel aucun d’entre eux ne sera à l’abri d’un épisode météorologique ou tectonique violent. Mais dans ce pays la philosophie sinon résignée du moins fataliste prévaut ce qui n’est pas le cas pour des populations qui ne sont pas habituées aux déchainements imprévisibles de la nature.

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Il faut espérer pour ce pays admirable que cette coupe du monde se déroule dans les meilleures conditions ainsi que les jeux olympiques de Tokyo qui auront malheureusement lieu au milieu de l’été alors que les températures sont franchement insupportables dans cette ville …

Illustrations : tropic.ssec.wisc.edu et The Guardian

Changement climatique et compagnies d’assurance : tout un programme !

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Puisque le réchauffement climatique a été entériné par Obama (voir un précédent billet sur ce blog) les compagnies d’assurance américaines se frottent les mains et elles ont bien raison puisqu’elles ont maintenant l’aval tacite de la Maison-Blanche pour réaliser d’éventuelles juteuses rentrées d’argent bien opportunes. C’est ce qu’a décidé Farmers Insurance dans l’Illinois en assignant en justice pas moins de 200 communes autour de l’agglomération de Chicago pour négligence. Les termes du délit résident dans la désinvolture évidente, selon cette compagnie, de ces communes en ce qui concerne le renforcement des stations d’épuration par des digues de protection, le nettoyage et l’amélioration des fossés et bassins de collecte des eaux de pluie et l’amélioration des systèmes d’égouts collectant les eaux pluviales. La compagnie d’assurance demande aux communes de prévoir des installations pouvant prendre en charge un ouragan du genre Sandy ou Katrina mais en pire en raison du réchauffement climatique, c’est-à-dire un événement climatique dont la fréquence n’est que d’une ou deux fois chaque millénaire !

Les compagnies d’assurance gardent un mauvais souvenir des inondations qui ont frappé l’Illinois en avril 2013, endommageant 64000 logements dans la région de Chicago et induisant une perte de 218 millions de dollars pour ces compagnies. Le problème, paradoxal, est que les tribunaux ne trouvent pas de coupable à condamner. Les juges considèrent que si coupable il y a ce peut être tout aussi bien les gaz à effet de serre que l’activité humaine qui génère ces gaz. Or des procès de ce genre ont déjà abouti à une nullité car il n’y a justement pas d’accusé en face de la partie civile. Implicitement les tribunaux ne reconnaissent donc pas la responsabilité des gaz à effet de serre ni de la montée des eaux des océans, ni de la fonte des glaces … Sans faire de jeu de mot, la « class-action » évoquée ici pourrait tout simplement tomber à l’eau. Il semble donc que la justice américaine semble dubitative à propos du changement climatique, il paraît qu’il faut dire « changement » et non plus « réchauffement », on ne sait jamais. Finalement les communes incriminées devront procéder à des aménagements coûteux qui naturellement provoqueront des augmentations de taxes et d’impôts, mais n’est-ce pas le but ultime de cette histoire de réchauffement (pardon, changement) climatique que d’appauvrir les pauvres et d’enrichir une petite poignée d’opportunistes, politiciens et sociétés de travaux publics qui mangent dans la main de ces politiciens.

Source : The Christian Science Monitor, crédit photo Reuters