Billet d’humeur politique : financement de campagne(s) électorale(s) en France

Billet d’humeur politique : financement de campagne(s) électorale(s) en France

Le fils de Khadaffi, Saïf Al-Islam est recherché par toutes les polices du monde. Fils du défunt mangeur d’enfants lâchement assassiné par une coalition aérienne franco-américaine qui a ruiné la Libye, jadis le pays le plus prospère d’Afrique, Saïf aurait-il des révélations sulfureuses à livrer sur le financement de la campagne présidentielle de Sarkozy par son père Muhamar ? D’ailleurs cette action judiciaire savamment orchestrée par la justice française vendue au pouvoir en place (Hollande) va-t-elle faire long feu ? On peut se poser la question, en tous les cas je me la pose ici le long des lignes de ce billet.

Est-ce qu’une enquête sur les sources de financement de la campagne électorale de Macron sera ouverte ? Une campagne ultra-médiatisée et judicieusement truquée par les médias et les instituts de sondage pour infléchir l’opinion des électeurs français toujours indécrottablement bovins (cf. le Général De Gaulle qui considérait les Français comme des veaux), je dirais plutôt ovins de Panurge, mais bref, le sage du Béarn a qui a été confiée l’écurie de la magistrature française minée de l’intérieur par un syndicat gauchiste va-t-il pose la question ouvertement ?

Il y a tout de même des zones de mystère quant à ce financement. Je veux bien que Rothschild et Drahi aient mis quelques paquets de millions d’euros dans le pot, mais selon les lois françaises votées par des politiciens tous aussi corrompus les uns que les autres, est-ce légal ? Et comment est financée la campagne des élections législatives ? Avec les impôts des contribuables rétro-activement après les résultats des élections ?

Voilà beaucoup de points d’interrogations qu’il me paraissait important de mettre le long des lignes de ce court billet quelques heures avant le deuxième tour de mascarade des législatives françaises.

Elections françaises : comme le marigot de Washington, en pire !

Pendant que la presse tente de relancer le feuilleton Fillon, c’est un tonnerre de silence qui a accueilli la révélation, ce week-end, du scandale Macron-Servier. Le laboratoire commercialisant le Mediator et très reconnu pour ses techniques occultes de lobbying, s’avère être l’inspirateur principal du volet « santé » du programme d’Emmanuel Macron, via un « expert » grassement rémunéré.

 Hasard ou conséquence, le leader d’En Marche plaidait quelques jours plus tôt pour mieux rembourser les médicaments vendus par… les laboratoires Servier ! Heureusement, aucun journaliste n’a eu l’indélicatesse de demander à Emmanuel Macron si Servier faisait partie de la fameuse liste gardée secrète de ses généreux donateurs. Un cas d’école de la collusion entre les labos pharmaceutiques, les politiques et les médias.

 Ce ne sont ni les valeureux enquêteurs du Canard, ni les fins limiers deMédiapart, ni même les expérimentés journalistes du Monde qui ont dévoilé le pot aux roses, mais le docteur Irène Frachon. Connue du grand public pour avoir révélé le scandale du Mediator, et décorée par l’association Anticor du Prix éthique du Lanceur d’alerte citoyen, Irène Frachon a tiqué en relevant que le « représentant santé » (et principal inspirateur de son programme en la matière), Jean-Jacques Mourad, était en fait rémunéré par les Laboratoires Servier, pour des montants qui pourraient avoisiner le million d’euros pour la seule année 2016.

 Ce conflit d’intérêt caractérisé avait déjà été signalé durant le week-end parFormindep (Association Pour une Information Médicale Indépendante), une association non partisane et reconnue. Mais la presse n’avait pas daigné relever les faits avant l’intervention d’Irène Frachon, qui a du elle-même aller vérifier les bases de données du Ministère de la santé qui répertorient les versements effectués par les laboratoires.

 Oui mais voilà, Jean-Jacques Mourad est aussi le frère de Bernard Mourad, l’un des piliers de la campagne d’Emmanuel Macron. C’est lui qui pilote pour Xavier Niel et Patrick Drahi les plus grands dossiers des médias qui appartiennent à ces deux patrons (soutiens eux aussi de Macron) : Le Monde, Libération, l’Express, BFM TV, RMC

 Bref, un scandale de conflit d’intérêt sans équivalent par le passé, mais dont on risque d’assez peu entendre parler.

Docteur Olivier BRUN – pédiatre 38 rue du Bon Pasteur 69001 – Lyon