Nouvelles du réchauffement climatique global

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En raison de la sécheresse permanente – provoquée par le réchauffement climatique global – qui sévit en Californie la station de sports d’hiver de Squaw Valley n’a eu, durant cet hiver 2018-2019, qu’un enneigement de 15,5 mètres à la date du 8 mars 2019, en hauteur cumulée. Cet enneigement a été inférieur à celui de l’hiver 2017-2018 qui avait atteint 18,5 mètres.

En conséquence la station ne restera ouverte que jusqu’au 7 juillet prochain. Les jeux olympiques d’hiver qui eurent lieu dans cette station en 1960 risquèrent d’être annulés à la dernière minute en raison du faible enneigement menacé par des pluies torrentielles qui fort heureusement de transformèrent en neige, mais c’est le passé … le réchauffement climatique global n’était pas encore d’actualité.

Climat et taxe carbone : un curieux mélange prémédité par les puissances financières transnationales contraire aux évidences scientifiques.

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La fiction de l’origine humaine du réchauffement climatique date de la transposition erronée des conditions atmosphériques de la planète Vénus à la Terre. Ce fut James Hansen qui, le premier, fit cette erreur consistant à promouvoir un effet de serre du CO2. Comme la Terre Vénus est une planète tellurique environ 20 % plus petite. L’accélération de la pesanteur au sol est de 8,82 m/s2, ce qui est proche de celle de la Terre (9,81 m/s2). Par contre les atmosphères de Vénus et de la Terre ne peuvent pas être comparées. Celle de Vénus est constituée de 96,5 % de CO2 et la pression au sol, résultat de la gravitation de la planète sur cet atmosphère très dense, est de 92 bars, soit près de 10 fois plus que sur la Terre. En raison du gradient adiabatique (lapse rate en anglais, lire plus loin) la température à la surface de Vénus est de 462 degrés C. Il est important de comparer le gradient adiabatique de Vénus avec celui de la Terre. Ce gradient explique le refroidissement de l’atmosphère au fur et à mesure que l’on s’éloigne du sol. Il est de moins 10,5 degrés par kilomètre pour Vénus et de moins 9,8 degrés par kilomètre pour la Terre. Cette dernière valeur, en ce qui concerne la Terre, est théorique puisqu’elle ne tient pas compte de la présence de vapeur d’eau. Quand Hansen a rassemblé toutes ces données il a conclu que c’était parce que le CO2 était un gaz à effet de serre et qu’il piégeait l’énergie provenant du Soleil que la température au sol – de la planète Vénus – était aussi élevée en ignorant soigneusement le facteur induit par le gradient adiabatique. Voilà résumée succinctement la genèse de la théorie de l’effet de serre du CO2.

À la surface de la Terre la température varie grosso modo entre – 40 degrés aux pôles et + 40 au niveau de l’Equateur. Prétendre que la température « moyenne » de la Terre est de + 15 degrés environ est une erreur grossière : +40 + (-40) = 0. En premier lieu réaliser des moyennes de températures n’a aucune signification scientifique. En second lieu si on applique les lois de la thermodynamique au couple Soleil-Terre décrites en particulier par la loi de Stefan-Boltzmann la température de la Terre au sol devrait être (en moyenne) de – 18,8 °C si la Terre se comportait comme un corps noir parfait. Or ce n’est pas le cas puisque la température moyenne au sol est d’environ 15 degrés. De plus l’application de la loi de Stefan-Boltzmann à la Terre fait appel à trop d’approximations pour qu’elle puisse être appliquée. Alors cherchez l’erreur !

Elle provient du fait que dans tous ces calculs théoriques l’effet de la gravitation sur l’atmosphère a été tout simplement ignoré. Et pour bien insister sur ce point je vais donc me répéter ! Il existe un gradient de densité et donc un gradient de température au sein de l’atmosphère qui se traduit par une chute de la température au fur et à mesure que l’altitude croit.

Je voudrais ici insérer une très simple observation à ce sujet qui explique très clairement l’effet de la gravité sur ce gradient adiabatique. Qui n’a pas regonflé le pneu de son vélo avec une pompe en aluminium, un tube muni d’un piston. Quand on appuie sur le piston de la pompe on ressent tout de suite une élévation de la température du cylindre. On peut expliquer cet effet par l’action mécanique appliquée au piston. Pour le champ de gravité de la Terre exercé sur l’atmosphère c’est exactement la même situation : la gravité c’est l’effet de compression de l’air dans la pompe à vélo et la température augmente. Aussi simple que ça …

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Ce gradient adiabatique est d’environ 8 degrés par kilomètre comme cela a été mentionné plus haut et il dépend étroitement de la teneur atmosphérique en vapeur d’eau. Il explique en particulier la formation des nuages. Un autre effet direct de la présence de ce gradient est l’effet de foehn et comme les observations ont plus de valeur qu’un long discours je vais donc décrire le cas de la ville de Santa Cruz où je réside, à Tenerife. Cette ville bénéficie de cet effet de foehn lorsque les vents alizés froids et humides de nord-est viennent se bloquer sur le massif montagneux d’Anaga situé au nord de la ville. L’air humide monte et en se refroidissant (effet du gradient adiabatique) la vapeur d’eau se condense. La forêt dense appelée laurisylve recouvrant les montagnes – peut-être la plus vieille forêt primaire du monde puisqu’elle date d’au moins 7 millions d’années – est copieusement arrosée. L’air, débarrassé de sa vapeur d’eau – qui s’est condensée en pluie fine – et ayant franchi le sommet des montagnes, redescend par convection en raison de la légère dépression sur le versant sud de la montagne provoquée par le flux d’air des vents alizés et cet air se réchauffe alors sensiblement en se rapprochant du sol en raison, comme dans la pompe à vélo, de la gravité, tout simplement.

Alors depuis la fin des années 1970 la fiction de l’effet de serre du CO2 s’est répandue dans le monde entier et cette fiction est devenue progressivement une réalité, un dogme, qu’il n’est plus possible de nier sous l’impulsion de groupes écolo-gauchistes trop heureux d’avoir trouvé un prétexte pour justifier leurs idéologies malthusiennes en prenant ce supposé dérèglement du climat provoqué par l’activité humaine comme prétexte pour mettre dans la même brouette la protection des animaux et de l’environnement, le droit au respect des minorités, l’égalité des sexes, la nécessité de devenir végétarien et bien d’autres rubriques toutes aussi burlesques les unes que les autres.

L’ultime cause à défendre ou plutôt la première cause sur laquelle intervenir, basée cependant sur la fausse affirmation que le CO2 est à l’origine du mal, est de progressivement « décarboner » la planète pour « sauver » le climat et par conséquent pour sauver l’humanité. Les médias du monde entier ont relayé ces arguments de choc et de nombreux pays ont mis en place un enseignement dans les écoles pour dès le plus jeune âge formater la jeunesse à cette idéologie. Très vite les lobbys financiers et industriels ont compris qu’il y avait du très gros business adossable à cette nouvelle idéologie, maintenant que l’opinion publique est devenue réceptive, peut-être pas dans tous les pays mais au moins dans la plupart de ceux dits de l’OCDE. Beaucoup de gouvernements trainent encore les pieds pour encourager les industriels à faire leur révolution verte mais les activistes écolo-gauchistes en veulent toujours plus. Ici et là la population se rebiffe comme c’est le cas en France avec les « Gilets jaunes ». Le Président américain a quitté le traité de Paris sur le climat car il est soucieux de préserver l’économie chancelante d’Etats comme la Virginie de l’ouest dotée d’immenses réserves de charbon. Comme ces mêmes écolo-gauchistes sont toujours hantés par une phobie irrationnelle du nucléaire d’autres Etats américains comme la Californie ou encore le Vermont ont décidé de fermer des installations électro-nucléaires mettant en péril la production d’électricité alors que cette technologie n’utilise pas de combustible fossiles et par conséquent ne produit pas de CO2. Première victime de cette idéologie climatique la faillite de PG&E aussi monstrueuse que celle de Lehmans Brothers ! Pacific Gas and Electricity est la « utility » californienne de production et de distribution de l’électricité et du gaz, c’est l’équivalent d’EDF-GDF (Engie maintenant) en France, et sachant que le PIB de la Californie est pratiquement équivalent à celui de la France, il est facile de comprendre la monstruosité de cette faillite. Tous les Californiens vont payer et très cher y compris les « GAFA ».

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Maintenant que la population est idéologiquement bien préparée, du moins la jeunesse qui ne paie pas encore d’impôts – et c’est important de le mentionner – il restait à mettre en place un agenda pour concrétiser l’évolution vers une économie mondiale sans carbone. Dans ce but une déclaration co-signée par 27 Prix Nobel d’économie, qui comme chacun ne l’ignore pas sont aussi des spécialistes du climat, joints à tous les anciens gouverneurs de la FED et 15 conseillers économiques anciens ou récents du Président des Etats-Unis a été publiée dans le Wall Street Journal il y a quelques jours. Cette déclaration résume en cinq points l’agenda pour décarboner les USA et elle devrait s’appliquer à tous les autres pays : si c’est bien pour les USA c’est bien aussi pour le reste du monde, comme on va le découvrir … Voici donc cet agenda en 5 points dont la traduction a été trouvée sur le quotidien suisse-romand Le Temps l’accès au WSJ étant payant.

1. Une taxe carbone offre le moyen le moins coûteux de réduire les émissions de CO2 à l’échelle et à la vitesse nécessaire. En corrigeant un dysfonctionnement bien connu des marchés, une taxe carbone enverra un puissant signal, apte à mobiliser la main invisible du marché pour diriger les acteurs économiques vers un futur à bas carbone.

2. La taxe carbone devrait augmenter chaque année, jusqu’à ce que les objectifs de réduction d’émissions soient atteints. Ils doivent être neutres en termes de pression fiscale pour éviter de relancer le débat sur cette question. L’augmentation continue du prix du carbone encouragera les innovations technologiques et le développement des infrastructures. Elle permettra aussi la diffusion de produits et de services économes en carbone.

3. Une taxe carbone suffisamment robuste et en augmentation progressive remplacer les diverses réglementations sur le carbone, qui sont moins efficaces. En remplaçant les réglementations encombrantes par le signal du prix, elle promouvra la croissance économique et assurera la stabilité dont les entreprises ont besoin pour investir dans des solutions énergétiques propres.

4. pour éviter des fuites et protéger la compétitivité des Etats-Unis, un ajustement aux frontières doit être établi (il s’agit de taxer les produits importés de pays qui n’appliquent pas la taxe carbone). Un tel système permettra de renforcer la compétitivité de celles des entreprises américaines qui sont plus efficaces en matière d’utilisation de l’énergie que leurs concurrents étrangers. Ce système encouragera aussi les autres pays à adopter la taxe carbone.

5. Pour assurer l’équité et la viabilité politique de la taxe carbone, tous les revenus collectés devront être rendus aux citoyens sous la forme de versements forfaitaires égaux. La majorité des familles américaines, y compris les plus vulnérables, y gagneront en recevant plus sous la forme de « dividendes carbone » qu’elles ne paieront sous la forme d’augmentation des prix de l’énergie.

On croit rêver ! Qui connaît des financiers philanthropes refusant de réaliser des profits ? Qu’il lève le doigt ! Au final ce sont donc bien les entreprises et les consommateurs qui paieront et les organismes financiers et les Etats qui se serviront au passage. Il n’y a même pas besoin d’avoir fait des études poussées en économie pour comprendre ça, c’est du bon sens. L’ajout en caractères italiques est du fait du traducteur mais il est bien significatif. L’installation d’une taxe carbone, pour être opérante, devra être le fait de tous les pays sauf peut-être ceux qui ne font qu’exporter des denrées agricoles comme par exemple la Côte-d’Ivoire qui exporte du cacao, le cacao étant en fait du carbone immobilisé ou l’Indonésie qui exporte de l’huile de palme qui est aussi essentiellement du carbone immobilisé (des bienfaiteurs du climat !). En toute logique il faudrait rétrocéder des dividendes carbone à ces pays ! En conclusion l’instauration d’une taxe carbone universelle ne pourra être atteinte qu’avec une gouvernance mondiale autoritaire. Il aura fallu près de 40 depuis les affirmations mensongères de James Hansen pour que le monde financier réagisse pour son seul profit et accélérer la mise en place de cette gouvernance mondiale.

Suite de la « financiarisation du climat » dans un prochain billet.

Note. Au sujet du gradient adiabatique imposé à l’atmosphère par la gravité il est utile de relire le billet mis en ligne le premier novembre 2014 sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/11/01/retour-sur-la-theorie-de-leffet-de-serre-atmospherique/

Les sombres agissements des organisations écologistes : cas du Sierra Club

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Il existe aujourd’hui une multitude d’organisations de par le monde qui se préoccupent, selon le message qu’elles ont répandu dans le public, du sauvetage de la planète qui est menacée par la pollution, le changement climatique et la surpopulation. En réalité ces organisations se préoccupent infiniment plus de leur propres finances que de l’état de la Terre. Parmi ces organisations il faut considérer le cas emblématique du Sierra Club, initialement une sorte de petite association de randonneurs californiens qui procurait à ses adhérents des brochures décrivant les sentiers de la chaine de montagne de moyenne altitude proche de l’Océan depuis l’Oregon jusqu’à la frontière mexicaine. Je me suis prêté à quelques randonnées dans les magnifiques montagnes de l’arrière-pays dans la région de San Diego avec des membres du Sierra Club qui était à l’époque (il y a plus de 35 ans) une petite organisation issues des mouvements hippies alternatifs des années 1970.

Aujourd’hui le Sierra Club est une organisation tentaculaire qui veut établir sa propre loi. Hormis les cotisations annuelles de ses membres, cet organisme s’est résolument orienté vers des actions judiciaires tous azimuts contre l’Etat de Californie, les municipalités les comtés et encore plus inquiétant les agences fédérales américaines pour « se faire de l’argent ».

L’exemple de la municipalité de Stockton est presque caricatural. En 2008 le Sierra Club considéra que cette ville n’avait pas pris de mesures suffisantes pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Devant les menaces juridiques du Sierra Club auprès de la Cour de Justice de San Francisco la ville céda et s’engagea à comptabiliser toutes les émissions de gaz à effet de serre d’origine publique mais aussi privée. Les normes de construction des nouveaux édifices furent donc modifiées pour satisfaire les exigences du Sierra Club. Ces nouvelles normes englobaient également les travaux de « rénovation énergétique » des édifices d’habitation privés en partie subventionnés par la ville. Le Sierra Club mit en place un comité de conseil d’urbanisme dans la ville pour infléchir les décisions de la municipalité. En quelque sorte le Sierra Club s’appropria les décisions des élus de la ville et établit ses propres lois. En 2013 la ville se trouva en faillite : elle s’était endettée outre mesure pour satisfaire les exigences du Sierra Club, en particulier dans un coûteux système de transports en commun qui était supposé réduire les émissions de gaz à effet de serre. Quand on sait que dans cette ville de plus de 300000 habitants très étendue située dans la San Joaquin Valley à l’est de San Francisco si on n’a pas de voiture il est impossible d’aller faire ses courses ou seulement d’aller travailler alors il est facile de comprendre que le Sierra Club a agi de manière totalement inconsidérée.

Après la ville de Stockton, le Sierra Club a engagé pas moins de 19 actions en justice tant à l’échelle locale que fédérale : quand les membres du Sierra Club paient leur cotisation ils enrichissent les avocats qui travaillent pour cette organisation qui par ses actions se substitue progressivement aux institutions.

Il en est exactement de même pour Greenpeace en Europe qui s’autorise d’entrer autoritairement dans le débat relatif au glyphosate provoqué par la décision de l’EFSA de prolonger l’homologation de cet herbicide. Le grand dessein de Greenpeace est, de par son lobbying incessant auprès de la Commission Européenne, d’infléchir les décisions juridiques de la Commission voire d’imposer ses propres vues. Et il ne s’agit pas seulement du glyphosate et des autres produits phytosanitaires mais également des plantes génétiquement modifiées, des additifs alimentaires, des matériaux en contact avec la nourriture ainsi que des nouveaux aliments issus de la biotechnologie sans oublier l’énergie nucléaire. Pour ces organisations écologistes la notion de démocratie n’existe même plus ! Et c’est très inquiétant.

Source : nofrackingconsensus.com, AFP, illustration CNBC.

La Californie : caricature de la déliquescence occidentale.

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Il y a quelques années l’organisme onusien, donc international, de recherche sur le cancer situé à Lyon, France – l’IARC – avait classé l’acrylamide cancérigène certain. Je ne conteste nullement cette affirmation dans la mesure où ce composé présente en effet des propriétés chimiques telles qu’il peut interférer avec l’ADN contrairement au glyphosate, autre composé chimique qui préoccupa les cerveaux des scribouillards de l’IARC qui pour la plupart ne savent même pas ce qu’est un laboratoire de recherche en biologie. L’acrylamide se forme lors de la cuisson des sucres. On en trouve par exemple des traces dans la croute d’une baguette de pain bien dorée et on en trouve aussi dans le café puisque les graines de café sont torréfiées et qu’elles sont constituées également en majeure partie de sucres sous forme d’amidon.

Pourquoi l’acrylamide a été déclaré cancérigène ? Parce que des tests sur des rats en laboratoire l’ont montré ! Il y a un gros problème pour l’interprétation de ce genre de résultat car d’une part les doses utilisées avec les rats pour prouver ce que l’on avait décidé de prouver initialement sont de 1000 à 100000 fois supérieures à n’importe quelle exposition quotidienne à ce produit que ce soit en buvant du café, en se goinfrant de pommes de terre chips ou de croute de pain bien grillée. De plus transposer à l’homme ce que l’on observe chez un rongeur est sujet à caution.

Donc, après les déclaration tonitruantes de l’IARC une association californienne appelée Coucil for Education and Research on Toxics a esté en justice contre les vendeurs de café, expresso et autres cappuchinos conformément à la Proposition 65 de l’Etat de Californie qui stipule que la présence de toute substance cancérigène doit être signalée aux consommateurs. Or il existe plus de 900 substances classées cancérigènes probables ou cancérigènes prouvés, ce qui complique singulièrement la situation. L’acrylamide se retrouve également des les frites, un grand nombre de plats cuisinés frits et dans la plupart des gâteaux cuits au four. J’imagine mal un boulanger parisien afficher en grosses lettres sur le présentoir de ses baguettes « produit cancérigène » ou un paquet de chips dans un supermarché avec un gros signe rouge  » Danger : provoque des cancers ». On en est là en Californie, l’Etat américain de tous les excès, la caricature de la dégradation progressive anti-scientifique de l’humanité.

Il y a beaucoup d’autres activités quotidiennes qui peuvent provoquer l’apparition d’un cancer. Certes fûmer ou picoler comme un soudard n’est pas recommandé mais seulement respirer, penser, se nourrir, boire un verre de vin et tout simplement vivre, y compris tout à fait normalement, sont également des activités provoquant l’apparition de cancers. Vivre en Californie provoque à coup sûr une dégénérescence du cerveau comme d’écouter un discours d’Hillary Clinton aux USA, de Jean-Marie Le Pen en France ou de vivre à Bruxelles trop près de la Commission Européenne.

Donc les sociétés Starbuck et Seven-Eleven a été assignées en justice pour manquement aux directives de la Proposition 65 … Comme l’Univers la bêtise humaine n’a pas de limites.

Adapté d’un billet de Mish Shedlock ( themaven.net ) reprenant un article paru dans le Washington Post. « Un juge californien a rejeté la demande de Starbuck et d’autres sociétés de ne pas mentionner la nature cancérigène du café« .

Note. Une étude parue en 2007 a clairement montré aux USA ainsi qu’en Suède que les infimes traces d’acrylamide provenant d’aliments grillés au four, y compris la viande, n’avait aucune incidence sur l’apparition de cancers du sein et que l’organisme métabolisait rapidement ce composé. Et le café, selon une autre étude, semblerait diminuer l’incidence de cancers du sein et être bénéfique pour l’organisme en général, mais ce même café est aussi mauvais pour le climat … Les fonctionnaires internationaux de l’IARC semblent être très sélectifs dans la compilation de leurs lectures pour aussi satisfaire les exigences des écologistes … Voir aussi en accès libre : Annual Review of Nutrition, https://www.annualreviews.org/doi/full/10.1146/annurev-nutr-071816-064941

Les conséquences inattendues de la paupérisation des Américains

Dans une grande ville comme San Diego (Californie du Sud) les autorités sanitaires et les personnels hospitaliers sont débordés par une épidémie d’hépatite A survenue au sein de la communauté de sans-logis. Quatre-cent-quatre-vingt-dix cas ont été répertoriés entre juillet et fin septembre 2017 nécessitant 342 hospitalisations et 17 personnes sont mortes. Ce genre d’information serait classé dans les faits divers dans n’importe quel pays mais aux USA, le pays le plus puissant et le plus riche du monde, dans l’Etat le plus emblématique de ce pays ça fait vraiment désordre. Nul ne sait combien de misérables sans logis vivent dans la ville de San Diego. Si vous connaissez cet endroit dites-vous bien que quand vous n’avez pas un centime de dollar pour manger le climat toujours au beau-fixe ou presque n’atténue pas la misère de tous les jours. En raison de cette illusion un cinquième des sans-logis américains vivent en Californie, soit 115738 pour tout l’Etat. Ce sont naturellement les statistiques officielles qu’il faut prendre avec des pincettes comme toutes les statistiques de ce pays.

Les sans-logis dans des villages de tentes installés sur des terrain du comté, donc publics, vivent littéralement avec les rats, ils se libèrent de leurs besoins vitaux dans des bidons de 25 litres car il n’y a pas de toilettes publiques. Dans ces amas de taudis de toile ces laissés-pour-compte de la high tech côtoient des chiens errants, le sol est jonché de seringues et de détritus variés, de bouteilles de plastique qui ont été utilisées pour uriner, de garnitures périodiques,d’animaux morts, bref un véritable cloaque favorable à l’apparition de n’importe quel type d’épidémie.

Le gouverneur de Californie a décrété l’état d’urgence sanitaire – il faut bien protéger les populations qui ont encore quelques dollars pour payer les traites hypothécaires de leur logement – et la ville de San Diego a commencé à javelliser les rues de la ville et pas seulement les villages de tentes fleurissant dans les lieux publics. Dans les comtés de Los Angeles et de Santa Cruz, la même situation est apparue quelques mois après le début de l’épidémie du comté de San Diego pour les mêmes raisons. Voilà où en est l’Amérique, la face cachée du rêve américain, de l’exemple mondial de la démocratie et du bien-être.

Il est opportun d’ajouter que les médias américains ne sont pas allés promener leurs caméras dans ces camps du désespoir. Ils préfèrent consacrer leurs unes au « russiagate » ou aux extravagances à connotation sexuelle d’Hollywood qui ont toujours existé ou encore aux supposées utilisations de gaz létaux par l’armée syrienne qui viennent d’être reconnues comme de fausses informations. Et on veut croire encore que les USA sont le pays de tous les espoirs, du grand n’importe quoi !

Source : ZeroHedge

La « grande vérole » revient en force dans les pays développés

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Si la syphilis a été oubliée ces trente dernières années dans les pays dits développés grâce en particulier à la pénicilline c’est tout simplement parce que les cas devenaient de plus en plus rares à tel point que les autorités sanitaires avaient cru que la maladie était pratiquement éradiquée et qu’elle n’était plus que le triste apanage des pays sous-développés. D’ailleurs les médecins généralistes n’arrivaient même plus à distinguer la syphilis d’un simple herpès quand une femme ou un homme constataient qu’ils venaient d’être infectés. Le chancre mou, cette inflammation très localisée et indolore (voir illustration, Wikipedia) était en effet considéré comme une manifestation d’herpès alors que pourtant l’herpès génital est plutôt insupportable voire douloureux. De plus les structures de dépistage devenant de plus en plus rares, le SIDA étant devenu des les esprits une maladie comme une autre qui se traite « facilement », la vigilance consistant en des rapports sexuels protégés s’est progressivement relâchée et il en résulte aujourd’hui une recrudescence spectaculaire de la « grande vérole » dans des pays aussi développés que les USA ou la Suède !

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Par exemple en Suède le nombre de cas (déclarés) est passé de 10 en 2010 à 51 en 2015, uniquement dans la région du Västa Götaland et essentiellement dans la communauté gay. Mais il s’agit d’une estimation officielle car pas plus de 40 % des personnes atteintes vont consulter leur médecin. Pour l’ensemble de la Suède avec les incertitudes mentionnées ci-dessus le nombre de cas totaux a atteint 244 en 2014, les statistiques officielles pour 2015 n’ayant pas été publiées. Pour la seule ville de Stockholm le nombre de cas est passé en dix ans de 89 à 158.

Au Canada, dans la seule province de l’Alberta, essentiellement à Edmonton, le nombre de cas a été multiplié par 4,5 entre 2011 et 2015 dans la communauté gay, le nombre de femmes concernées par la maladie étant stable sinon en diminution. D’après les spécialistes de la santé et des maladies sexuellement transmissibles il semble que les sites de rencontres anonymes spécialisés qui fourmillent sur Internet favorisent cet état de fait. L’Alberta a été relégué au rang du Kenya ou du Pakistan pour la fréquence de syphilitiques ! (Source : Globalnews.ca). Aux Etats-Unis la situation devient presque alarmante pour diverses raisons. La faillite du système de santé « Obamacare » explique pour une grande part la recrudescence des MSTs en général et de la syphilis en particulier. Le budget attribué seulement au dépistage de ces maladies a été globalement diminué d’un milliard de dollars depuis 2005. La directive du gouvernement fédéral est de faire plus avec moins à tel point que plus de 44000 postes d’infirmiers et de médecins ont été tout simplement supprimés en dix ans. En deuxième lieu une espèce de pudeur malsaine fait que les sujets atteints de syphilis ne vont plus consulter leur médecin ou hésitent à pénétrer dans un centre de dépistage le plus souvent anonyme. Dans le seul Etat de New-York le nombre de « volontaires » pour le dépistage des MSTs est en constante diminution, que ce soit pour les chlamydia, la gonorrhée, le SIDA, l’hépatite C ou la syphilis. Dans un pays où certains Etats ont banni le sexe oral, une décision aussi ridicule que d’interdire la fessée aux enfants (ça se passe en France), quand les politiciens vont-ils interdire l’homosexualité comme au Pakistan ou en Malaisie ? On assiste donc aux USA à une régression morale et sanitaire empreinte d’un puritanisme malsain … Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2000 seulement 6000 cas de syphilis primaire ont été répertoriés aux USA. En 2014 ce nombre a atteint 20000 avec des cas de syphilis congénitale et d’atteinte oculaire de nouveaux-nés, une situation que des pays en voie de développement sont arrivés à maîtriser comme par exemple à Cuba. Ça laisse rêveur.

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La palme du nombre de cas de syphilis (déclarés) revient au comté de Los Angeles ( http://www.cdc.gov/std/stats14/tables.33.htm ) avec 1204 cas pour 100000 habitants, un record mondial ! Et cela tout simplement par manque d’éducation : les personnes atteintes de syphilis, essentiellement des homosexuels, ne connaissent pas les premiers symptômes de la maladie (voir l’illustration tirée de Wikipedia ci-dessus) et attribuent à tort le chancre mou à une lésion passagère. Parmi les 70 comtés américains les plus touchés par l’épidémie de syphilis aux USA 14 d’entre eux se trouvent en Californie, l’Etat de tous les excès …

En ce qui concerne la France et d’autres pays européens j’ai tenté de trouver quelques données mais sans succès.

Source partielle : Business Insider

Emissions de carbone : le cas du Missouri

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En quelques chiffres voici la situation du Missouri en termes de production d’électricité. Quatre-vingt-deux pour cent de l’électricité produite dans cet Etat provient du charbon, 2,2 % des énergies dites renouvelables et 11,7 % de l’unique centrale nucléaire de l’Etat située dans le Comté de Callaway au bord de la rivière Missouri. Cette centrale nucléaire qui emploie 800 personnes, sur le site et les contractants externes, produit donc 83 % de l’électricité non carbonée du Missouri, la différence provenant de quelques petites installations hydroélectriques exploitées par des particuliers. La centrale nucléaire à eau pressurisée construite par Westinghouse comporte 4 générateurs de vapeur et sa puissance électrique est de 1300 MWs. Construite à la fin des années 70 et raccordée au réseau en 1984 elle a entièrement été mise aux normes dites « Fukushima » et a été autorisée récemment pour une exploitation jusqu’en 2044.

Pour rappel la centrale nucléaire de Fessenheim a été raccordée pour la première fois au réseau en 1978, elle comporte deux réacteurs de 900 MWs électriques et emploie à plein temps 900 personnes et en période de rechargement en combustible et maintenance jusqu’à 2000 personnes. Son exploitation a été autorisée au moins jusqu’en 2024. Aux USA les autorisations d’exploitation sont revues pour des durées de 30 ans éventuellement renouvelables. La différence entre les régulations américaine et française induit une grande incertitude pour l’exploitant français car une centrale nucléaire constitue un investissement qui doit être planifié sur le long terme et non pas sur une échelle de temps de dix ans.

Revenons à la centrale de Callaway et à la situation énergétique des USA. L’énergie nucléaire fournit à peine 20 % de l’électricité du pays et plus de 60 % de l’énergie décarbonée. Quelques installations ont été récemment fermées pour des raisons non pas environnementales mais économiques, le kW charbon ou gaz naturel étant moins coûteux à produire que le kW nucléaire ! Quatre-vingt-dix-huit réacteurs similaires à celui de Callaway sont en fonctionnement aux USA et il s’agit pour ce pays de prendre en considération l’énergie nucléaire comme source d’électricité décarbonée dans le cadre du Clean Power Plan mis en place par l’administration Obama en 2014. Le Missouri arrive en treizième position pour les émissions de carbone et devrait réduire celles-ci de 37 % d’ici 2030 selon les directives de ce plan, objectif qui de toute évidence ne pourra être atteint sans développer la filière nucléaire. L’Etat du Missouri, devant ce diktat de l’administration centrale, a intenté une action en justice pour invalider le Clean Power Plan ou du moins pour que le Missouri n’y soit plus contraint.

En Californie, la fermeture définitive de la centrale nucléaire de San Onofre en 2012 ( au total 2 GW électriques) a eu pour conséquence une augmentation des coûts de production d’électricité de 350 millions de dollars dès l’année 2013 et un rejet supplémentaire de 9 millions de tonnes de carbone, soit l’équivalent de 2 millions de véhicules automobiles. Pourtant la Californie prétend être à la pointe pour les questions d’environnement … L’orientation plus économiquement accessible est le développement de réacteurs nucléaires modulaires fabriqués en série en usine afin de réduire le montant des investissements car comme le clament les investisseurs il vaut mieux pour préserver le climat investir un dollar dans le nucléaire qu’un dollar dans l’éolien ou le photovoltaïque. Il n’y a pas photo pour l’Etat du Missouri qui a choisi d’étudier les options présentées par TerraPower (Bill Gates) et Nuscale Power pour le développement de petites unités modulaires.

Source partielle : Climatewire, illustration centrale de Callaway