La dette de la France a atteint des niveaux stratosphériques

Selon un analyste financier dont j’ai oublié le nom d’autant plus que je n’ai pas noté le lien de son exposé a déclaré que le PIB de la France n’atteindrait que 2150 milliards d’euros en 2021 en raison des pertes fiscales dues à la baisse des activités industrielles et commerciales et de la chute de la consommation des ménages. Ce PIB était encore d’environ 2300 milliards en 2019. En 2019 la dette officielle de l’Etat français atteignait un peu moins de 115 % du PIB, la France n’était pas encore le bonnet d’âne dans ce domaine économique. Certes la notion de PIB est contestable et son calcul par les fonctionnaires du Ministère des finances est très critiquable. Mais comme il faut une référence pour mesurer la longueur des chaussettes cet analyste financier a donc considéré le PIB. Malgré ce que déclare le Ministre des finances il n’y aura pas de croissance économique en France en 2021 et la situation du pays continuera à se dégrader quelle que soit la nature du ou des nouveaux mutants du coronavirus mais aussi en raison d’une remontée des taux d’intérêts et du renchérissement de l’euro.

Voici donc les données qu’indiquait cet analyste que j’ai soigneusement notées :

Dette officielle de l’Etat français : 2650 Md €, dette « coronavirale oblige »

Dette des entreprises liées à l’Etat (EDF, SNCF, RATP, Hôpitaux, etc, hors entreprises privées : 3500 Md €

Hors-bilan (dont en particulier le financement des retraites des personnels employés de l’Etat et des collectivités locales) : 2000-2500 Md €. D’autres analystes prétendent que ces « hors-bilan » seraient beaucoup plus élevés, de l’ordre de 4000 Md € voire plus encore. Je ne dispose d’aucuns éléments de jugement. Total : 8100 – 8650 Md €

Cet analyste n’a pas attaché d’importance à la dette des ménages, 1500 Md € environ qui est équilibrée par l’épargne de ces mêmes ménages, statistiquement parlant, sous forme de dépôts à terme et d’assurances-vie.

Il est donc arrivé à un résultat en pourcentage du PIB de 375 à 400 % selon le montant du PIB qu’il prédisait lui-même ! La France, l’une des premières puissances économiques du monde il y a encore 40 ans, a déjà fait faillite sur le papier. Que va-t-il arriver aux Français demain, dans quelques mois, quelques années ? D’abord le gouvernement français videra les comptes d’épargne des Français puis réduira drastiquement les retraites de tous y compris les maigres retraites versées par la Caisse d’Assurance vieillesse, ce que le gouvernement grec a fait sans se poser de questions morales. Ça ne sera pas suffisant et de loin quels que soient les plans de relance provenant de la Commission européenne. Le plan de relance destiné à la France couvre à peine le montant de la fraude sociale dénoncée par Charles Pratts … Les Français se retrouveront tous en slip et alors le gouvernement n’aura plus d’autre choix que de faire défaut comme l’Argentine l’a fait et la douce France que chantait Charles Trenet deviendra tout simplement un endroit invivable.

La France est dirigée par un apprenti banquier qui déroule le tapis rouge aux investisseurs étrangers en particulier américains ainsi qu’aux donneurs de conseil comme McKinsey comme s’il n’y avait pas assez d’énarques et de polytechniciens pour conseiller le gouvernement français. De plus le gouvernement français, à bout de souffle sur le plan financier, a laissé une société financière comme BlackRock s’occuper à terme du système de retraite nouvelle version par capitalisation à points, une arnaque organisée pour que BlackRock engrange un maximum de profits. Pourquoi le gouvernement français a-t-il fait ce choix ? Parce qu’il ne faut pas vexer BlackRock qui, parmi d’autres investisseurs étrangers est l’un des plus gros détenteurs des capitaux des entreprises du CAC40. On trouve, dans les portefeuilles confiés à la gestion de BlackRock, Safran : 6,34 % du capital, Axa : 5,87 %, Sanofi : 5,6 %, SG : 5,5 %, Valeo, Saint-Gobain, Vinci, Klepierre, Total : 5 % de chacune, Schneider : 4,9 % ainsi que BNP, Accor : 4,8 %,Michelin : 4,75 % ainsi que Technip, Vivendi et enfin Lafarge (maintenant absorbé par Holcim) seulement 3 % ! Toutes capitalisations étrangères confondues, banques, hedge funds, gestionnaires de fonds comme BlackRock, dans le CAC40, la moitié de cet indice est entre des mains étrangères, donc la France n’appartient plus à la France. Et pourquoi donc ? Tout simplement parce qu’un pays dont le déficit de la balance des paiements est déficitaire depuis plus de 40 ans n’a plus de ressources pour investir dans sa propre industrie, et c’est l’une des principales raisons de la désindustrialisation de la France. C’est mon analyse que je ne partage qu’avec moi-même.

Si la situation sociale se dégradait brutalement, pour quelque raison que ce soit, alors la France serait reléguée au niveau d’un pays du tiers-monde. Il restera la Joconde, la Vénus de Milo et l’Origine du Monde à vendre. Je vais faire ici un aveu à mes lecteurs de France : je pense aujourd’hui que je ne retournerai jamais dans mon pays natal … et il y a dans cette décision un coût personnel, je ne reverrai jamais deux de mes enfants et huit de mes petits-enfants avant ma mort, je me suis résigné car je n’ai pas envie de me faire poignarder au premier coin de rue pour quelques euros alors que j’ai peut-être encore quelques années à vivre. https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwiBp-7Kh6fwAhVF1hoKHdJJBbsQ3ywwAHoECAMQAg&url=https%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DsnXXOBMlqBU&usg=AOvVaw0v275UimBO8ejfoTSo9yAQ

Pour paraphraser Trenet mon cœur ne bat plus pour la France …

L’immense erreur des gouvernements socialistes, de Jospin à Hollande

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EDF vient d’être exclu du CAC40 et c’est bien normal car comme toute entreprise française ayant l’Etat pour actionnaire majoritaire, EDF est géré en dépit du bon sens managérial et les investisseurs fuient ce genre d’investissement. Il faut ajouter qu’EDF a du faire appel aux Chinois pour le projet d’Hinkley Point en Grande-Bretagne car il n’y avait plus un kopeck en poche. Areva qui a été contraint de se lancer dans l’industrie des moulins à vent par le gouvernement actuel a également été géré n’importe comment par l’Etat via son actionnaire majoritaire qu’est le CEA et comme EDF, Areva a accumulé une dette cosmique que naturellement les contribuables paieront jusqu’au dernier euro, soyez-en assurés chers lecteurs en observant l’évolution de vos factures d’électricité ! Et ce ne sera pas seulement pour sauver le climat !

Ne parlons même pas de la SNCF, c’est pire, ou encore d’Air France mais bon, il vaut mieux arrêter ici l’énumération pirandélienne des fiascos grossiers de l’administration française quand elle s’occupe de business.

Venons-en donc à l’objet de ce billet. Il faut reconnaître que les erreurs stratégiques des gouvernement successifs sont lamentables et aboutissent à la mise hors course inexorable du know-how français en matière d’énergie nucléaire. La première erreur fut l’arrêt de l’usine de Creys-Malville décrétée sans consultation du Parlement par Jospin sous la pression des écologistes, de droite comme de gauche puisque non seulement Dominique Voynet joua un rôle central dans cette prise de décision mais il ne faut pas oublier également le rôle toxique de Corinne Lepage dans cette sinistre affaire, une activiste verte qui veut réitérer ses prouesses de lamentable avocaillonne en appuyant le gouvernement socialo-écolo actuel pour la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Pour preuve que la France est définitivement hors course et qu’elle tire ses dernières cartouches mouillées avec l’EPR c’est la constance emblématique de la Russie dans ses projets de réacteurs de quatrième génération, les sur-régénérateurs. Le plus ancien réacteur fonctionnel de ce type dans le monde est le BN-600 d’une puissance électrique de 560 MW connecté au réseau électrique depuis 30 ans et qui n’a connu aucun incident majeur. Le récent couplage au réseau du BN-800 situé sur le même site de Beloyarsk marque une étape décisive dans le développement des réacteurs de quatrième génération en Russie. La conception de cette usine est totalement différente puisque quatre échangeurs de chaleur horizontaux primaires situés dans l’enceinte du réacteur permettent une modulation de la puissance disponible. Cette configuration est beaucoup plus satisfaisante en termes de sécurité. En effet, le fluide caloporteur, du sodium liquide, n’est que très peu contraignant pour les structures constituant l’installation par des différences de pression hydrostatique, si on peut utiliser ce terme pour du sodium liquide. Il en est de même de la boucle secondaire, également du sodium liquide. Chaque boucle fournit la vapeur à une turbine par l’intermédiaire d’un générateur de vapeur.

La France était leader mondial dans le domaine des sur-régénérateurs avec Phénix puis Super-Phénix. Aujourd’hui l’industrie électronucléaire française s’enfonce dans les oubliettes de l’histoire et c’est infiniment regrettable. Et comme s’il était encore utile d’enfoncer le clou et de dénoncer une nouvelle fois le manque total de vision à long terme du pouvoir politique français, les Russes, encore eux, sont sur le point de produire maintenant un combustible enrichi en trans-uranides (actinides) en lieu et place du plutonium et constitué d’oxydes d’américium et de neptunium récupérés lors du retraitement des combustibles usés sous forme de pastilles de céramique. Le projet n’en est qu’au stade expérimental mais il est déjà pleinement satisfaisant et il est clair que la Russie a d’ors et déjà acquis une vingtaine d’années d’avance dans le domaine de la maîtrise et de la gestion des trans-uranides qui posent un réel problème environnemental et cela devant tous les pays du monde quels qu’ils soient. Ces déchets à haute activité et dont on ne sait pas trop quoi faire vont tout simplement servir de combustibles. Pour mémoire, en 2015 la Chine a couplé au réseau électrique huit réacteurs de 1000 MWe et la Corée 1 réacteur de 960 MWe. On comprend aisément que la Chine soit intéressée pour mettre quelques sous dans le capital d’Areva ! Toujours pas de nouvelles des EPR made in France en construction en Finlande, en France et … en Chine.

Source : IAEA

Le début de la débandade ?

Total, la première capitalisation boursière sur la place de Paris, décide pudiquement de transférer ses activités financières à Londres.

Total/Londres: la compétitivité de la place de Paris en question  PARIS (France) – La décision de Total de transférer à Londres sa trésorerie et sa communication financière pose la question de la compétitivité de la place de Paris, a estimé mardi l’association Paris Europlace.

Dans un monde de plus en plus ouvert et concurrentiel, c’est une décision qui pose une fois de plus la question de la compétitivité de la place financière de Paris, a indiqué à l’AFP Arnaud de Bresson, délégué général de cette association qui défend les intérêts de la place parisienne.

Il rappelle que Paris Europlace a mis en avant récemment le fait que la compétitivité de notre industrie financière est une condition du financement des entreprises et de la reprise de la croissance, comme du maintien du contrôle de nos centres de décision, et donc de l’emploi.

Pointant l’urgence de la situation, Paris Europlace appelle à une mobilisation collective sur cette question des pouvoirs publics et des acteurs de la place de Paris, souligne M. de Bresson.

En particulier, il importe que les pouvoirs publics fassent de la compétitivité du financement de l’économie une priorité de leur politique et organisent un environnement réglementaire et fiscal en conséquence, ajoute-t-il.

Total prévoit de transférer à Londres la gestion de sa trésorerie et une partie de sa communication financière, soit 70 personnes au total, afin, affirme le groupe, d’être en contact direct avec la capitale financière et pétrolière européenne.

jbo/dlm/az

TOTAL


(©AFP / 06 août 2013 20h07)

On pourrait ironiser au sujet de cette décision mais il semble que Monsieur De Margerie, le CEO de Total, ait finalement opté pour un abandon de l’ensemble des activités du groupe sur le sol français. Que réalise Total en France ? Rien, pratiquement plus d’activités de raffinage qui ne sont pas rentables en dehors de quelques unités produisant des dérivés pour la chimie, pas question d’effleurer la moindre autorisation de prospection des potentialités du gaz et du pétrole de schiste, alors que plus du quart du territoire hexagonal est éventuellement riche en cette ressource, ça risquerait d’énerver le ministre faucheur d’OGMs, et le groupe d’envergure internationale ne paie pratiquement pas d’impôts en France puisque ses activités sur le sol français sont déficitaires, il ne restait donc plus, en toute logique, au groupe Total à s’expatrier purement et simplement. Bientôt ce sera Sanofi, puis LVMH, Danone, Bouygues, Vallourec, pourquoi pas l’ensemble des sociétés du CAC40 ? Ces « fleurons » de la puissance industrielle et commerciale de la France réalisent plus de 60 % de leur chiffre d’affaire hors de l’Hexagone. La politique fiscale calamiteuse du gouvernement socialo-marxiste au pouvoir commence à porter ses fruits : dans moins d’un an, peut-être même moins de six mois, la France ira quémander auprès du FMI une aide financière car aucun investisseur ne voudra prêter à ce gouvernement outrageusement dépensier et alors on commencera à réaliser dans quel abysse le pays est tombé …