Le barbecue à la mode écolo

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Les défenseurs du climat et de l’environnement, en Allemagne, ne sont pas à court d’imagination et celle-ci est plutôt alambiquée et inattendue. Si vous êtes amateur de grillades au charbon de bois en plein air sachez que c’est très mauvais pour le climat. La première raison est qu’en ces temps de canicule (provoquée par le réchauffement climatique d’origine humaine) les amateurs de barbecue ont plutôt tendance à satisfaire leur appétit de travers de porc le soir, quand la température est revenue à des valeurs moins étouffantes. Malheur à vous ! Les arbres ne captant pas de CO2 la nuit vous êtes doublement coupable de dégradation délibérée du climat. Il eut été judicieux d’allumer ce barbecue le matin, de préparer les grillades pour les manger froides au cours des repas de la journée : c’eut été plus écologiste.

L’utilisation du charbon de bois est également une véritable hérésie climatique. Le charbon de bois est fabriqué en brûlant incomplètement du bois vert, donc du bois provenant d’arbres vivants. De ce fait la capture du CO2 est réduite par l’abattage de jeunes arbres qui auraient ensuite grandi pour capter encore plus de ce vilain gaz qui dérègle le climat. Il est préférable d’utiliser des briquettes confectionnées à partir des résidus des pressoirs d’olives : aucun arbre n’a été coupé pour les produire. Il y a aussi les briquettes fabriquées à partir de sarments de vigne, de coques de noix de coco, de résidus de bambou ou de rafles de maïs, des produits que l’on trouve dans les échoppes « organiques ». Dans le même ordre de discipline climatique pour allumer votre barbecue n’utilisez aucun produit dérivé du pétrole, c’est très mauvais et de plus c’est carcinogène. N’utilisez que des grosses allumettes faites avec du bois compressé imprégné d’huile végétale ou de cire d’origine naturelle, merci aux abeilles, du moins à celles qui ont échappé aux néonicotinoïdes. On trouve aussi ces produits dans les échoppes organiques. Naturellement, pour rester renouvelable et naturel il faut y mettre le prix …

La viande provenant d’animaux d’élevage, eux-mêmes producteurs de quantités astronomiques de méthane totalement délétère pour le climat, doit être remplacée par des escalopes d’aubergines, de poivrons fourrés de mozzarella (si possible artificielle) ou encore de zucchini (courgettes pour les intimes) farcis avec des champignons ou d’autres produits végétaux, du tofu salé, poivré et épicé peut le faire. L’administration environnementaliste allemande rappelle que pour produire 1 kg de viande de bœuf il faut 15000 litres d’eau et l’animal aura émis 30 kg de CO2 par kg de viande produite. J’avoue que je n’ai pas cherché à savoir si ces chiffres étaient exacts. Enfin, pour conclure cette belle leçon d’écologie militante, il va sans dire qu’il ne faut surtout pas utiliser de vaisselle et de couverts jetables.

Bon barbecues festifs …

Source : Germany Friends of the Earth ( https://www.bund-hamburg.de/service/termine/detail/event/gruenes-grillen-1/ ) via le blog de Pierre Gosselin (notrickszone.com)

Le dieu maléfique des Romains : le CO2 !

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La ville de Pamukkale dans le sud-ouest de la Turquie est bien connue des touristes pour ses concrétions spectaculaires de calcite et ses piscines d’eau turquoise chargée en sels minéraux (illustration ci-dessus). Il existe en effet une activité volcanique sous-jacente alimentant ces sources d’eau chaude. À l’époque romaine il existait sur la colline surplombant ce site particulier une ville appelée Hierapolis. Il y fut érigé un temple où les prêtres eunuques sacrifiaient des animaux à Pluton, le dieu des enfers, près de l’entrée d’une fissure du sol d’où sortaient des effluves de vapeur. C’était la porte de l’enfer, en latin Plutonium. Le géographe grec Strabo au premier siècle avant l’ère présente décrivait ainsi cet endroit : « Il y a tellement de vapeurs et de brumes denses qu’on peut difficilement voir le sol. Tout animal qui s’approche de trop près de la grotte meurt instantanément« .

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Le site a été récemment fouillé par une équipe d’archéologues italiens de l’Université de Salento et l’énigme de cet endroit a été révélée. Du gaz carbonique géogénique à plus de 45 % – il y a aussi un peu l’hélium, du radon et de la vapeur d’eau – sort en continu de cette grotte. Les fouilles ont permis de reconstituer le temple dédié à Pluton qui fut fréquenté jusqu’au cinquième siècle de notre ère puis démoli par les Chrétiens bien que des tremblements de terre puissent aussi être incriminés pour expliquer sa disparition car cette région se trouve dans une zone sismique toujours très active aujourd’hui.

Pourquoi les prêtres de Cybèle ne mourraient pas comme les animaux qu’ils présentaient à Hades ou Pluton en offrande ? La légende dit que c’était leur castration qui les avait immunisé en quelque sorte contre les maléfices remontant du monde de l’ombre et des enfers. En réalité, après avoir analysé les effluves de gaz qui montra la présence de CO2 presque à l’état pur, les archéologues et les scientifiques qui s’intéressaient à ce site et à son mystère conclurent très simplement qu’il fallait être un oiseau ou une chèvre pour être presque instantanément asphyxié, c’est-à-dire au ras du sol, car le gaz carbonique est plus lourd que l’air. Les prêtres se tenaient debout et avaient donc peu de chance de mourir d’asphyxie. Quand les archéologues travaillèrent sur ce site ils se rendirent compte que des oiseaux s’approchant trop près de l’entrée de la grotte mourraient immédiatement. C’était le dieu CO2 qui est aujourd’hui sinon vénéré du moins toujours aussi maléfique et infernal …

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Note : Cybèle, déesse d’origine phrygienne (Anatolie) représentait l’abondance de la Terre. Elle s’appellait Demeter chez les Romains et était assimilée à Gaïa, la déesse actuelle des écologistes. Les serviteurs de son culte, du moins dans la Grèce antique, étaient tous des eunuques.

Source : https://www.seeker.com/gate-to-hell-found-in-turkey -1767366949.html

Crise climatique. Les biocarburants : un rêve de plus !

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Utiliser des panneaux solaires d’une efficacité maximale de 18 % – quand il y a du soleil – pour alimenter des LEDs dont l’efficacité est, elle, de 46 % en théorie semble être la meilleure solution pour éclairer des algues qui vont à leur tour produire des biocarburants avec un rendement qui n’atteint même pas 1 % dans le meilleur des cas, voilà la matérialisation du rêve consistant à mobiliser du carbone pour préserver la santé de la planète. Ensuite il faut valoriser ces biocarburants car une purée d’algues est loin d’être satisfaisante pour faire tourner un moteur. Il s’agit de processus chimiques eux-mêmes coûteux en énergie et enfin il faudra transporter ces biocarburants à l’aide de véhicules si possible électriques …

Voilà résumée en trois phrases la situation du rêve écologiste depuis que le CO2 a été déclaré en haut lieu ennemi public numéro un. Tous calculs faits, et naturellement sans considérer le retour sur investissements, ce dernier point est tout simplement ignoré, pour le bilan final atteint en divisant le nombre de watts-équivalents des biocarburants finaux par le nombre de watts incidents provenant de l’énergie solaire, au mieux 277 watts/m2, on arrive au résultat assez impression d’un rendement ne dépassant pas 0,1 %. C’est ce qui ressort d’une étude bibliographique exhaustive parue dans la revue Nature (voir le DOI, en accès libre).

Mais puisqu’il s’agit de sauver la planète de l’asphyxie et de la suffocation et que les investissements sont financés par les contribuables, tout ça ne compte pas, il va donc être procédé à des investissements coûteux pour finalement obtenir quelques grammes par jour de biocarburants par m2 au sol et tout le monde sera content, surtout les écologistes. Le souci réside dans le fait que les algues n’absorbent pas la lumière dans toutes les longueurs d’onde du spectre visible de la lumière solaire. Idéalement il faudrait « transformer » la longueur d’onde de la lumière incidente pour qu’elle devienne mieux utilisable par les algues. C’est un peu dans cette direction que des travaux de recherche se sont orientés mais les rendements photosynthétiques n’augmentent péniblement que de 20 %. On arrive alors à un rendement énergétique global de 0,12 % dans le meilleur des cas ! La belle affaire …

Enfin, d’autres travaux de recherche s’orientent vers une ingénierie génétique pour modifier et optimiser l’équipement photosynthétique des algues. Malheureusement le système récupérateur de l’énergie des photons solaires est extrêmement complexe et il faudra peut-être des dizaines d’années pour obtenir des super-algues. Un jour apparaîtront des installations comprenant des millions d’hectares de panneaux orientables (illustration) contenant des algues dans un milieu liquide pour produire quelques dizaines de tonnes de biocarburant par jour, si tout se passe bien, mais on peut toujours rêver …

Source et illustration : Nature, doi: 10.1038/ncomms12699

Taxer ce qu’on n’utilise pas (mais qu’on pourrait utiliser) !

A court d’argent, l’Etat français a décidé de taxer les propriétaires occupants de leur logement comme s’ils percevaient les revenus d’un loyer fictif puisque selon la rhétorique socialo-marxiste un propriétaire pourrait dans un autre cas de figure louer le logement qu’il occupe et percevoir de ce fait un loyer dont le montant (fictif) se surajouterait à ses revenus déclarés. Je veux bien, mais cela revient à dire que les sales propriétaires bourgeois capitalistes n’ont qu’à aller vivre dans des squats ou sous les ponts quand il y en a. Pour le nouveau paysage énergétique français issu d’une transition décrétée par ce même pouvoir socialo-écolo-marxiste, c’est un peu la même démarche théorique qui se dessine pour le rééquilibrage énergétique devant aboutir à une diminution de 50 % de la consommation d’énergie, de quelle énergie, on ne sait toujours pas sinon qu’en 2030 il faudra coûte que coûte (et j’insiste sur ce point) réduire de 30 % la consommation des énergies fossiles variées pour diverses raisons dont le soi-disant effet de serre du CO2 qui, je le rappelle à mes lecteurs, n’a toujours pas été prouvé formellement. Donc le gouvernement va taxer les centrales nucléaires puisque à puissance égale, si elles utilisaient du charbon, du fuel ou du gaz, elles émettraient du CO2 (qu’elles n’émettent pas) et elles doivent donc être taxées sur cette base : du CO2 qu’elles produiraient éventuellement dans l’hypothèse où, au lieu d’utiliser la fission de l’uranium qui est « carbon-friendly » comme se plaisent à le dire les Américains, ce monstre monopolistico-capitaliste qu’est EDF et qu’il faut à tout prix mettre à genoux doit donc s’acquitter d’une taxe carbone fictive, comme le propriétaire de son logement qu’il occupe doit s’acquitter d’une taxe sur le loyer fictif qu’il percevrait en louant son logement. On en arrive donc, pour satisfaire les délires idéologiques des écolos associés pour le pire aux socialistes dans ce projet totalement délirant de transition énergétique à ce paradoxe qui voudrait qu’on paye des taxes pour ce qu’on n’utilise pas mais qu’on pourrait utiliser. Ce genre de raisonnement est la porte ouverte au totalitarisme que même des assassins idéologues comme Staline n’ont pas imaginé de leur vivant. Par conséquent la France est définitivement orientée vers une catastrophe économique et sociale de grande ampleur. Comme se plait à le dire H16, ce pays est définitivement foutu !

 

Source : Reuters