Le travail c’est la santé

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Vu dans Business Insider, l’évolution du temps de travail annuel pour quelques pays dans le monde. Dans la partie basse de la figure se trouvent trois pays où on ne travaille pas tant que ça : les USA (bleu), l’Allemagne (vert) et la France (rouge). Pour la France, on remarquera que l’impact des « 35 heures » n’a pas eu d’effet visible sur le lent déclin des heures travaillées dans l’Hexagone. Les Américains travaillent 200 heures de plus que les Français mais les Allemands, en moyenne, travaillent presque cent heures de moins que les Français, surprenant n’est-ce pas ! Pas tant que ça parce que les Allemands jouissent d’un peu plus plus de congés que leurs voisins Français. Dans la partie haute du graphique, on trouve la Corée (rouge), Singapour (brun) et Hong-Kong (violet). Les Coréens travaillent 700 heures de plus par an que les Français ou les Allemands, tout de même 14 heures environ de plus par semaine qu’un Français moyen. Le calcul n’est pas tout à fait exact parce que les Coréens, comme beaucoup de pays d’Asie, y compris le Japon, ont peu de jours de vacances mais il est bien connu que le travail est le seul moyen de créer de la richesse, il est donc facile de comprendre que l’économie coréenne est plus dynamique, et de loin, que l’économie française. Quant à Singapour et Hong-Kong, des villes-Etats, je ne me hasarderai pas à faire des comparaisons peu significatives. Au début des années 80, les Américains, les Allemands et les Français travaillaient en moyenne à peu près autant. Puis les heures travaillées ont alors décliné tant en France qu’en Allemagne alors qu’aux USA la durée du travail est restée stable. Si on compare alors les économies de ces trois pays, les USA sont resté et sont toujours la première puissance économique du monde, l’Allemagne a su tout mettre en œuvre pour améliorer la productivité de ses entreprises afin de préserver le dynamisme de son tissu industriel et l’économie française au contraire a décliné comme ont décliné les heures travaillées, la compétitivité des entreprises françaises n’ayant pas pu s’améliorer en raison de leur faible rentabilité, sans profits pas d’investissements et donc pas d’amélioration de la productivité.