Le Brexit : c’était il y a 450 000 ans.

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Il y a un demi-million d’années le nord de l’Europe était recouvert de glaciers géants et la partie méridionale de la Mer du Nord était un lac glaciaire, une étendue d’eau recouverte de glace et d’icebergs provenant des langues des glaciers descendant des montagnes alpines. Le niveau de la mer se trouvait être à plus de 100 mètres au dessous du niveau actuel que nous connaissons et ce qui est aujourd’hui l’Angleterre était relié au continent. Il faudra attendre plusieurs millénaires pour que le climat se réchauffe (Dryas) et que tous ces glaciers gigantesques fondent entrainant une montée spectaculaire des eaux océaniques. La Mer du Nord telle que nous la connaissons actuellement subit depuis ses limites septentrionales une poussée spectaculaire et la grande digue de roches crayeuses de plus d’une trentaine de kilomètres de long qui l’enfermait au sud entre la région de Douvres en Grande-Bretagne et de Calais en France ne put résister à la poussée des eaux.

Cet évènement n’était qu’une hypothèse élégante mais non prouvée jusqu’à ce qu’une équipe internationale franco-anglo-belge revisite les fonds de la Manche avec une précision inégalée. Ce qui a été découvert est tout à fait étonnant. Il subsiste à l’aplomb d’une ligne Calais-Douvre (la petite tache bleue dans l’illustration ci-dessous, canal de Loburg) des restes de sites d’érosion provoqués par des cascades comme on peut en trouver par exemple au pied des chutes du Niagara, c’est-à-dire des amoncellements désordonnés de rochers. En effectuant des relevés bathymétriques très précis les chercheurs ont pu localiser la présence des premières cataractes qui ont commencé à fragiliser l’affleurement de craie appelé anticlinal Weald-Artois. Certes, comme le Brexit aujourd’hui, le processus n’a pas été instantané mais a probablement duré plusieurs centaines d’années.

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Finalement l’ensemble de l’escarpement a cédé et a créé les falaises crayeuses que l’on connait aujourd’hui. L’illustration ci-dessus est riche de renseignements. Par exemple, mais ce n’est qu’un détail, le cours de la Seine rejoignait l’océan au nord de la péninsule du Cotentin, incroyable mais vrai. Quand l’anticlinal Weald-Artois se rompit des débris s’éparpillèrent en arcs successifs tout au long des côtes de la Somme. Les premières étapes de ce Brexit géologique (et climatique) se situent autour de ce qui est appelé le « canal » de Loburg (LC), une zone anormalement profonde – environ 80 mètres – située à égale distance de Calais et de Douvres. À cet endroit ont pu être localisées les deux premières cataractes ou cascades géantes qui furent à l’origine du processus d’ouverture de la Manche actuelle.

Depuis les Anglais sont toujours resté jaloux de leur insularité …

Pourquoi, my God ! ont-ils voulu rejoindre l’Union Européenne ?

Source : Nature Communications, doi : 10.1038/ncomms15101

La politique étrangère espagnole dans tous ses états … d’aberration

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Le Ministre des affaires étrangères espagnol Alfonso Datis a déclaré benoitement cette semaine passée qu’il ne voterait pas contre une demande d’adhésion de l’Ecosse à l’Union Européenne. Dans le même temps le pouvoir madrilène a fait état de ses revendications territoriales sur le Rocher, comprenez Gibraltar, un territoire anglais depuis 1713 cédé par l’Espagne au Royaume-Uni dans le cadre du traité d’Utrecht qui mit fin à la guerre de succession d’Espagne (1702-1715), une guerre qui ensanglanta l’Europe à la suite du décès de Charles II de Habsbourg roi d’Espagne. Cette guerre fut en réalité la première guerre mondiale car elle mit à feu et à sang une partie de l’Amérique du Nord, les Français et les Anglais convoitant les possessions espagnoles de Floride et du sud-ouest du continent qui deviendraient ensuite les USA.

Le Rocher fut envahi par la flotte anglo-néérlandaise pourchassant la flotte espagnole et son appartenance au Royaume-Uni fut officialisée par le traité d’Utrecht.

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Il est difficile de comprendre les intentions du Ministre Alfonso Datis dans la mesure où Madrid s’oppose à la tenue d’un nouveau référendum en Catalogne relatif à l’indépendance de cette riche province d’Espagne. Il serait également opportun pour l’Espagne d’abandonner ses deux enclaves territoriales au Maroc, Ceuta et Mellila, qui enveniment la sécurité des ressortissants espagnols périodiquement en raison des vagues d’immigrants illégaux franchissant les murs qui isolent ces enclaves où tous les trafics sont tolérés par Madrid. C’est d’ailleurs en substance ce que reproche Madrid à Gibraltar accusé de trafics de cigarettes, de drogues et de devises. À n’y rien comprendre !

Il faut enfin rappeller que plus de 300 000 Britons habitent en permanence en Espagne et le Brexit représente une menace pour eux mais également pour l’économie espagnole car la plupart d’entre eux sont des retraités qui, comme votre serviteur, dépensent leur retraite dans le pays. Il serait donc préférable que l’Espagne ne se mèle pas trop des négociations en cours au sujet du Brexit et soutiennent le plus fermement possible une sortie en douceur de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, ce qui n’est pas dans l’agenda de Jean-Claude Junker dont l’intention est de faire payer à Londres cette sortie, à mon humble avis une grave erreur stratégique et politique dont les conséquences ne pourront qu’être défavorables à l’ensemble de l’Union si tant est qu’elle perdure longtemps encore.

Pour l’anecdote l’ actuel roi d’Espagne est le digne descendant de Philippe V de Bourbon, duc d’Anjou et petit-fils de Louis XIV, installé sur le trône d’Espagne en 1700 et qui mourut en 1724.

BRÈVE : Hinkley Point C, Shakespearien !

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Le Département d’Etat américain n’a pas du tout apprécié le vote populaire et démocratique des Anglais qui ont choisi de quitter l’Union Européenne et ils le font savoir maintenant en mettant des bâtons dans les roues de la machine commerciale mal engagée franco-anglo-chinoise du projet de centrale nucléaire pharaonique d’Hinkley Point C comportant deux EPRs. Tous les arguments sont utilisés pour tenter de détruire tout simplement ce projet qui n’a pas l’air de plaire à la Maison-Blanche. La dernière péripétie en date est l’accusation de l’un des ingénieurs de haut niveau du conglomérat chinois CGN, partenaire du projet Hinkley Point C, d’espionnage industriel … Rien que ça ! Le sieur Szuhsiung Ho a tenté d’accéder à des documents américains classés secrets pour le plus grand bénéfice de l’industrie nucléaire chinoise. Il faut constater qu’il s’agit maintenant d’un autre mensonge de l’administration américaine habituée depuis longtemps aux coups bas et glaireux : comme si les Chinois avaient besoin d’espionner les industriels américains pour développer leur programme énergétique nucléaire !

Toujours est-il que la nouvelle Première Ministre anglaise, Theresa May, se trouve maintenant confrontée à l’odieux chantage américain, encouragée par l’Australie qui n’a pas cédé aux tentatives chinoises d’investir dans son réseau de distribution électrique, naturellement sous la pression des USA … Mère Theresa a reporté à fin octobre sa décision finale au sujet d’Hinkley Point C. Pour ma part, si j’avais quelques kopecks en poche je ne les parierais certainement pas dans ce projet.

Affaire à suivre.

Source : Oilprice.com

Du rififi dans l’économie allemande

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Inutile de mentionner les déboires de la firme Volkswagen, ce n’est pas le sujet de ce billet. Il s’agit d’une situation beaucoup plus préoccupante relative au secteur de l’énergie. Après la décision stupide et inappropriée d’abandonner le nucléaire après la catastrophe de Fukushima-Daiichi provoquée par un tsunami géant, le secteur énergétique allemand se trouve aujourd’hui dans une situation tellement catastrophique qu’elle doit provoquer des nuits sans sommeil et certainement sans rêves au führer à dentelles Angela Merkel. Les chiffres sont là : RWE a perdu 25 % de sa capacité de production électrique et de son capital tangible en étant obligé de fermer dans un premier temps ses plus vieilles centrales nucléaires, et ce n’est pas fini ! La capitalisation boursière de cette société a chuté de 70 % depuis le tsunami japonais du 11 mars 2011. Ce n’est pas moi qui invente ces données, elles proviennent du très sérieux Frankfurter Allgemeine Zeitung. RWE est tout simplement en situation de banqueroute, également confronté à 45 milliards d’euros de dettes, soit 8 fois sa capitalisation boursière actuelle ! Et ce n’est pas mieux pour E.On le deuxième opérateur allemand dans le secteur de l’énergie dont la capitalisation boursière à chuté de 58 % depuis Fukushima.

Pour encore aggraver la situation de RWE les consommateurs et clients industriels anglais fuient sa filiale britannique qui représente un cinquième des ventes de la société et ce depuis le Brexit. On comprend les Anglais et je suis de tout coeur avec eux, puisque le führer Merkel a décidé de punir Londres, alors les citoyens anglais répondent en punissant les sociétés allemandes (et autres) installées sur leur sol.

Pour ma part, j’ai décidé de fermer mon compte à la Deutsche Bank car des rumeurs persistantes annoncent la fermeture de l’agence de Santa Cruz de Tenerife. En effet, la Deutsche Bank (DB) est empêtrée par des créances pourries et des produits financiers dérivés qui atteindraient des sommes inimaginables. Certains analystes vont jusqu’à mentionner le montant délirant de quinze-mille milliards de dollars de produits dérivés dans le bilan de cette seule banque.

Heureusement que RWE et DB sont trop gros pour faire faillite (too big to fail) et l’Etat allemand mettra la main à la poche, ou plutôt non, pas l’Etat mais les contribuables allemands, encore faudra-t-il qu’ils consentent à faire un tel effort astronomique, ce qui est loin d’être gagné lors des élections de cet automne prochain.

Peut-être bien que la crise européenne à avenir ne viendra finalement pas de l’Italie mais de la plus robuste économie de l’Union Européenne, un géant aux pieds d’argile, l’Allemagne …

Illustration : siège social de RWE à Essen (Wikipedia)

Les fondateurs de l’Union Européenne : des nazis et des collabos …

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L’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui est une émanation de l’idéal nazi d’une Europe pan-germanique. Si l’histoire récente a été réécrite la situation est revenue à la case départ comme vous allez le découvrir. Ce billet est largement inspiré d’un article du journaliste Wayne Madsen paru sur le site de Strategic Culture Foundation ( http://www.strategic-culture.org ).

Ce qui est maintenant l’Union Européenne est une extension de la Communauté Européenne du charbon et de l’acier (CECA, six pays, qui deviendra l’ « Europe des Six ») créée en 1951 sous l’impulsion de Robert Schuman, un politicien qui avait prêté allégeance au Maréchal Pétain, chef de la France de Vichy alliée du Troisième Reich. Après la fin de la guerre, Schuman fut déchu de ses droits de politicien en raison de sa collaboration avec les Allemands nazis. Il fut rétabli quelques mois plus tard dans la dignité par De Gaulle lors de son bref passage au gouvernement en 1945 et oeuvra, promu rapidement ministre, pour la mise en place d’une version modifiée du Troisième Reich, l’Union Européenne. En tant que Ministre des Affaires Etrangères Schuman signa en 1949 l’acte de naissance de l’OTAN. Les premiers collaborateurs de Schuman dans le projet de mise en place du Quatrième Reich, nouvelle version « démocrate », furent Jean Monnet et Konrad Adenauer. Jean Monnet était un agent double de l’OSS et de la CIA et Adenauer n’avait pas caché ses sympathies nazies comme Président du Conseil de la Prusse.

Un autre collaborateur de Schuman fut Walter Hallstein, un avocat allemand n’ayant jamais caché ses sympathies pour le parti nazi. Il fut fait prisonnier par les Américains et renvoyé en Europe par la CIA pour initier la construction de l’Union Européenne. Un autre artisan de la construction européenne fut le Prince Bernhard de Lippe-Biesterfeld en République fédérale allemande puis aux Pays-Bas. Après s’être hissé dans la haute aristocratie princière européenne en épousant la Princesse Juliana (1937), future reine des Pays-Bas, le Prince Bernhard avait obtenu sa carte du parti nazi et fut par la suite officier SS. Dès le début des années 40 cet individu prônait auprès d’Hitler la création d’une monnaie européenne, soutenu dans ce projet par Himmler et Von Ribbentrop.

Quand l’Allemagne envahit la Hollande, Bernhard se réfugia dans une sorte de neutralité simulée pour épargner la famille royale néerlandaise.

Après la guerre, Bernhard supporta activement le projet d’Union européenne en créant dès 1954 la conférence annuelle de Bilderberg du nom d’un hôtel néerlandais où eurent lieu ces première réunion des partisans d’une Europe unie appuyés par les Atlantistes affiliés à l’OTAN. Ces conférence dites de Bilderberg étaient donc organisées dans le cadre de la création d’une Union Européenne selon les directives de la CIA et avec l’appui de l’OTAN pour le plus grand bonheur (à venir) des grandes corporations industrielles et financières.

À l’instar des projets d’une Europe unie comme en rêvait Hitler, les conférences de Bilderberg prônaient une Union européenne au détriment des souverainetés nationales, des droits culturels, de la liberté d’expression et de pensée et du droit des travailleurs : une idéologie directement inspirée de celle du régime nazi. Dès ces premières conférences, un certain Jozef Retinger, politicien polonais exilé à Londres après l’occupation de la Pologne par les Nazis qui était co-fondateur de la conférence de Bilderberg avec, entre autres personnalités, David Rockfeller, fut pourchassé par les services secrets polonais sans succès.

Il est remarquable de constater que la doctrine du nazisme vient de resurgir à la suite du « Brexit ». Autant Jean-Claude Junker, Président de la Commission Européenne, que Martin Schulz, Président du Parlement Européen, tous deux fervents fédéralistes, ont repris la vieille doctrine nazie de « punition collective » envers la Grande-Bretagne allant jusqu’à ne plus considérer l’anglais comme langue européenne officielle !

Depuis le traité de Maastricht, base du fédéralisme, l’Europe a bafoué la démocratie. La monstrueuse bureaucratie de Bruxelles organisée sur le modèle de celle de l’Allemagne nazie ose expliquer aux boulangers français comment cuire les baguettes de pain, aux éleveurs grecs comment préparer la feta et aux brasseurs allemands comment faire de la bière. La Grande-Bretagne n’est pas le premier pays à se rebiffer contre le « Quatrième Reich ». Le Groenland l’a fait à deux reprises et l’Islande vient encore de réaffirmer son indépendance vis-à-vis de l’Europe après avoir été pillée par les banquiers européens. En 2015 la Grèce a voté à plus de 60 % contre les directives européennes d’austérité. Le parti gauchiste Syriza créé de toute pièce avec l’appui de George Soros a dû accepter le diktat de l’Europe sous la pression en particulier de l’Allemagne.

C’est maintenant l’Allemagne qui à la suite du Brexit affirme sa domination sur l’Europe entière après avoir construit son hégémonie économique sur un grand nombre d’Etats européens, Belgique, Etats Baltes, Roumanie, Bulgarie et Pologne. Ces Etats ne sont que des marionnettes de l’Allemagne. Si ce n’est pas une renaissance de l’ « Axe » avec l’appui de l’OTAN ça y ressemble ! Par ailleurs tout se prépare pour répéter l’Opération Barbarossa … Il devient urgent pour leur survie que d’autres pays européens se désolidarisent de cette Union Européenne qui n’a plus rien de démocratique mais n’est rien d’autre qu’un nouvel ordre nazi aux visées bellicistes soutenues par le complexe militaro-industriel américain. Il faut souhaiter que ce Quatrième Reich mis en place par la troïka Schuman-Monnet-Adenauer se termine le plus vite possible … Que des personnalités politiques opposées à l’Union européenne, que ce soit en France, en Espagne, en Italie, en Autriche ou encore en Hongrie, dénoncent la main-mise des idéologies nazies et totalitaires sur l’Europe avec l’appui de l’OTAN et de la CIA. Il en va de l’avenir de nos enfants et petits-enfants …

Note. Wayne Madsen : Ancien contractant de la National Security Agency (NSA), devenu journaliste spécialisé sur le renseignement électronique, puis sur le renseignement en général. Il a notamment été chef de rubrique de la revue française Intelligence Online jusqu’à son rachat par Le Monde. Il publie le Wayne Madsen Report et intervient régulièrement sur la chaîne satellitaire Russia Today.

Illustration : Prince Bernhard de Lippe-Biesterfeld en 1942

Brexit : le Royaume-Désuni ?

Curieusement le vote des Anglais qui ont choisi à une courte majorité de quitter le giron de l’Europe a des conséquences imprévisibles, en tous les cas que personne n’avait imaginé.

L’Irlande du Nord, la province oubliée du Royaume-Uni, voudrait tout simplement être rattachée à la République d’Irlande, un Etat parmi les plus prospères de l’Union Européenne. C’est facile à comprendre … Il y a aussi l’Espagne qui vient de proposer une co-gouvernance de Gibraltar avec à terme la restitution de ce territoire hautement stratégique de 7 km2 au Royaume Espagnol. Les électeurs du « caillou » ont massivement voté pour un maintien dans l’Union Européenne. Reste le cas de l’Ecosse qui va à nouveau réclamer son indépendance. La situation des Iles anglo-normandes va aussi se poser. Pourquoi la France ne sauterait-elle pas sur l’occasion afin que ces îles soient annexées purement et simplement à la France !

La politique étrangère américaine et l’Union Européenne

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Ce billet est une traduction d’un article de Paul Craig Roberts mis en ligne sur son site le 5 mai 2016. Sans commentaire …

Le 19 septembre 2000, il y a 16 ans, Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph (Londres) écrivit ceci :

« Des documents déclassifiés du gouvernement américain indiquent que les services secrets US organisèrent une campagne dans les années 50 et 60 pour mettre en place une union européenne. Ils financèrent et mirent en place le mouvement fédéraliste européen. Ces documents confirment les soupçons de l’époque au sujet d’une implication des USA pour encourager la Grande-Bretagne à faire partie de l’Union européenne * (voir note 1). Un mémorandum daté du 26 juillet 1950 émanant de ces services secrets donne des instructions précises pour promouvoir un parlement européen. Il fut signé par le Général William J. Donovan, directeur de l’office des services stratégiques en temps de guerre, la future CIA« .

Ce document indique clairement que l’Union Européenne fut une création de la CIA. Comme je l’ai déjà écrit Washington pense qu’il est plus facile de contrôler un gouvernement – celui de l’Union Européenne – que chacun des gouvernements des pays européens pris séparément. Comme Washington a depuis longtemps investi dans la construction de l’Union Européenne, Washington est également formellement opposé à toute sécession d’un pays européen. C’est la raison pour laquelle Obama est venu récemment à Londres pour signifier son désaccord à son laquais, le Premier Ministre britannique : il ne peut en aucun cas y avoir de Brexit.

Comme pour la plupart des autres pays européens, les Anglais n’ont jamais été directement consultés sur le fait de savoir s’ils devaient cesser d’exister et devenir des « Européens » comme ont été mis par le passé devant un tel état de fait les Romains ou les Babyloniens.

La nature oppressive des innombrables directives européennes et autres régulations et l’acceptation par l’Union Européenne d’une arrivée massive de réfugiés ont créé une demande populaire des Britanniques pour voter afin de savoir si oui ou non ils voulaient rester un pays souverain ou au contraire se dissoudre dans l’Union dirigée par Bruxelles avec ses décisions dictatoriales. Le vote est prévu pour le 23 juin prochain.

La position de Washington est claire : les Britanniques ne doivent pas quitter l’Europe, c’est contraire aux intérêts américains. La mission du Premier Ministre Cameron est donc tout aussi claire : il faut effrayer les électeurs. Un « petite Angleterre » ne peut pas survivre toute seule, elle sera submergée par les évènements et ne pourra qu’entrer dans un isolement qui la fermera à tout progrès. Au cas où le suffrage populaire décide d’un Brexit la question est de savoir jusqu’à quel point Washington permettra au gouvernement britannique d’entériner ce suffrage populaire. Une autre alternative sera de présenter au peuple anglais les efforts entrepris pour obtenir des concessions de la part de Bruxelles.

La position de Washington est claire : seuls les intérêts des USA sont importants. Si d’autres pays (européens) désirent défendre leur souveraineté, ce sont tout simplement des égoïstes, ils ne sont plus en conformité avec l’agenda de la Maison-Blanche et sont donc considérés comme une menace pour la sécurité des USA. Le peuple britannique ne peut donc pas prendre de décisions non conformes aux intérêts de Washington. Je peux prédire (PCRoberts) que les Britanniques seront trompés par leur gouvernement qui passera outre les résultats électoraux (en cas de majorité pour le Brexit).

Ce sont l’égocentrisme, l’orgueil et l’arrogance extraordinaires de Washington qui expliquent l’orchestration de la « menace russe ». Jamais la Russie n’a constitué une menace militaire pour l’Europe. Et pourtant Washington se confronte à la Russie en mettant en place une flotte conjointe USA/OTAN en Mer Noire (voir note 2 et les liens) une concentration de navires de guerre en Mer Baltique, de troupes en Pologne et des bases de missiles près de la frontière terrestre russe. Les USA envisagent également d’incorporer à l’OTAN les anciennes provinces russes d’Ukraine et de Géorgie.

Quand Washington, ses généraux et ses vassaux européens déclarent que la Russie constitue un risque pour l’Europe, ceci signifie en réalité que la Russie conduit une politique étrangère dans ses propres intérêts qui sont en désaccord avec ceux de Washington. La Russie est une menace pour les intérêts de Washington parce que la Russie a osé bloquer toute intervention militaire américaine tant en Syrie qu’en Iran. La Russie a ruiné l’un des objectifs du coup d’Etat de Maiden (organisé par la CIA) en réunissant démocratiquement et pacifiquement la Crimée, siège de la grande base navale russe, une province russe depuis de nombreux siècles. La base navale russe de Crimée a ainsi échappé au contrôle américain !

Peut-être vous êtes-vous demandé comment des petits pays comme l’Irak, la Libye, la Syrie, le Yémen et le Vénézuela pouvaient constituer une menace pour la super-puissance américaine. Cette affirmation de Washington est absurde. Comment les Officiels de Washington, le Président, le Pentagone, peuvent-ils affirmer que ces pays disposant de capacités militaires limitées constituent des menaces pour la sécurité des USA et des membres de l’OTAN ? Non ! Ce ne sont pas des pays menaçants. Ils ont été considérés comme tels parce qu’ils ont – ou ont avant leur destruction – choisi une politique et des schémas économiques qui sont en contradiction avec les objectifs géopolitiques de Washington. en d’autres termes ils ont rejeté l’hégémonie américaine et ont été attaqués militairement pour qu’à nouveau ils se plient aux ordres de Washington. Pour Washington tout pays ne se trouvant pas sous l’ombrelle protectrice de Washington est un ennemi …

Le Vénézuela, selon les propres termes du Président Obama, est devenu une menace « extraordinaire et inattendue » pour la sécurité nationale et la diplomatie des USA. Washington a donc mis en place un état d’urgence pour contenir le risque vénézuélien quand le gouvernement de Caracas a décidé que les intérêts du peuple vénézuélien primaient sur ceux des corporations américaines sévissant dans le pays (voir note 3).

Il est absolument certain que la Russie n’a jamais menacé les Etats Baltes, la Pologne, la Roumanie, l’Europe et moins encore les USA. Il est absolument certain que la Russie n’a jamais envahi l’est de l’Ukraine. Si tel avait été le cas l’Ukraine n’existerait plus aujourd’hui et serait redevenue une province russe comme elle l’a été jusqu’à il y a 20 ans, après avoir été partie intégrante de la Russie pendant des siècles, plus longtemps que l’existence même des Etats-Unis. L’Ukraine appartient à la Russie plus encore qu’Hawaii ou les Etats du sud et de l’ouest font partie des USA !

Tous ces mensonges orchestrés par les plus hautes autorités américaines, l’OTAN, les laquais anglais, les médias européens (« presstitutes ») contrôlés par la CIA, et l’Union Européenne toute dévoué à Washington, sont répétés à longueur de jours et de semaines comme si c’était une vérité révélée par je ne sais quel pouvoir divin.

La Syrie existe toujours car elle est sous la protection de la Russie et c’est l’une des raisons pour laquelle les USA veulent qu’elle retire son influence dans cette partie du Moyen-Orient. Le gouvernement iranien est-il conscient du danger qui le menace, l’Iran étant également un pays ami de la Russie. La Chine et la Russie ont-elles également pris conscience de ce danger hégémonique américain ? (voir note 4). La Russie n’a pris que des mesures timides pour contrôler les ONGs étrangères opérant sur son territoire et ne peut pas non plus contrôler les médias appartenant à des groupes de presse étrangers, sous-entendu sous contrôle de la CIA. La Chine est encore plus désinvolte. Il y a 7000 ONGs en opération en Chine. Ce n’est que le mois dernier que le gouvernement chinois a fait un petit pas en avant en déclarant vouloir contrôler le financement en provenance de l’étranger de ces organisations qui travaillent pour déstabiliser le régime politique et les finances du pays (voir note 5). Le problème est que l’argent coule à flot et qu’il est on ne peut plus facile d’acheter le silence de la police.

Comment la Chine et la Russie peuvent-elles imaginer un instant que leur police est plus intègre que la police mexicaine ou même américaine ? En dépit d’années de « guerre contre la drogue » celle-ci arrive toujours à volonté depuis le Mexique vers le territoire américain. Les polices mexicaines et américaines ont tout intérêt à préserver ce gros marché qui les enrichit. Comme le clama il y a de nombreuses années un journaliste d’investigation du journal San Jose Mercury qui fut assassiné pour avoir trop parlé, la CIA est aussi étroitement impliquée dans le business de la drogue. Aux USA toute personne qui ose dire la vérité haut et fort est considéré comme un ennemi de la nation, un terroriste, un antisémite ou un extrémiste politique qu’il faut neutraliser. Le monde occidental dans son ensemble est une dystropie bien pire que le monde George Orwell décrit dans son fameux livre 1984 (voir note 6).

La Russie et la Chine autorisent tacitement Washington via les ONGs à opérer dans les universités, dans leurs systèmes financiers et à infiltrer tous les aspects de leur société, ce qui signifie que ces pays ne manifestent pas d’intérêt supérieur pour préserver leur survie en tant qu’Etats indépendants. Ils ont trop peur d’être taxés d’autoritarisme par la presse occidentale vendue aux intérêts de la CIA.

Ma prédiction est que la Chine et la Russie seront à court terme confrontées à une décision pas très souhaitable : accepter l’hégémonie américaine ou se préparer à la guerre …

Liens :

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalists-financed-by-US-spy-chiefs.html

http://www.strategic-culture.org/news/2016/05/04/nato-form-allied-fleet-black-sea-plans-fraught-with-great-risks.html

http://www.theguardian.com/politics/2016/feb/10/uk-to-contribute-five-extra-ships-to-baltic-as-nato-boosts-presence

http://www.globalresearch.ca/china-preserving-sovereignty-or-sliding-into-western-sponsored-color-revolutions/5523019

 

Note 1 : la Communauté Européenne du charbon et de l’acier fut mise en place en 1951 par le traité de Paris. Les pays signataires furent la RFA, la Belgique, la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas. La CECA fut la première ébauche de la future Communauté Européenne.

Note 2 : La Convention de Montreux (1936) limite le mouillage ou la circulation de navires militaires dans les eaux de la Mer Noire à ceux des Etats riverains. Le mouillage des embarcations de pays non riverains est limité à 4 semaines.

Note 3 : On connait la suite. Sous la pression économique et financière américaine, un blocus total qui ne veut pas dire son nom, le Vénézuela se trouve aujourd’hui dans une situation totalement dégradée et au bord de l’implosion.

Note 4 : Depuis quelques semaines les ONGs étrangères sont étroitement contrôlées par les gouvernements russe et chinois. Un grand nombre de ces ONGs sont financées par le Département d’Etat américain et la CIA et dire que ce sont des organisations indépendantes d’un gouvernement est un doux euphémisme.

Note 5 : Des troubles à l’ordre public émaillent la vie quotidienne d’Hong-Kong. Les révoltes du début de l’année 2015 dans le district de Mongkok furent organisées par des ONGs politiques financées par la CIA. À l’occasion de la visite prochaine du Premier Minstre chinois Zhang Dejiang, les pavés de certaines rues d’Hong-Kong ont été recouverts de résine époxyde afin d’éviter les débordements « populaires ». Pour la petite histoire les pavés des rues des principales grandes villes françaises furent remplacés par du macadam après les évènements de mai 1968.

Note 6 : Dystropie : déformation du jugement par analogie à un défaut sensitif ou visuel.