Retour sur le blanchissement des coraux : une affaire de génétique.

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Déjà en septembre 2013 je relatais dans ce blog que le blanchissement des coraux était provoqué par une attaque virale, un fait scientifique démontré par des biologistes de l’Université de l’Oregon à Corvallis. Pourtant cette évidence fut entièrement ignorée par la communauté dite « réchauffiste » qui mit cette information « sous le tapis » et la propagande enfla, accusant l’acidification des océans en raison de la teneur atmosphérique croissante en gaz carbonique qui combinée au réchauffement allait fatalement conduire à la disparition de ces coraux (voir note en fin de billet). Il n’en est rien car les coraux ont subi des changements de climat extrêmes par le passé. Ces étranges « animaux » sont constitués de colonies de cnidaires, des polypes de la famille des anémones de mer dont certains vivent en symbiose intra-cellulaire avec des dinoflagellés photosynthétiques. Il s’agit alors d’une symbiose gagnant-gagnant comme disent les économistes quand ils parlent d’échanges commerciaux car les cnidaires et ces dinoflagellés échangent des métabolites au cours d’une vie harmonieuse, les cnidaires à proprement parler se nourrissant en filtrant l’eau de mer un peu comme les huitres.

Pour terminer ce raccourci les coraux sont apparus au début du cénozoïque, il y a environ 70 millions d’années, ils ont donc subi de nombreux changements climatiques et ont toujours survécu.

Les scientifiques en étaient restés là de l’organisation de ces drôles d’animaux dont il existe plus de 2400 espèces or il se trouve qu’ils possèdent un autre mécanisme d’adaptation non darwinienne car l’adaptation darwinienne est trop courte pour s’adapter rapidement à un changement brutal de conditions environnementales. Alors que se passe-t-il au juste chez le corail – un cnidaire + un dinoflagellé – quand les conditions extérieures changent légèrement comme par exemple une infime augmentation de l’acidité (diminution presque imperceptible du pH) ou une tout aussi discrète augmentation de la température de l’eau ? Cet équilibre polype-dinoflagellé est perturbé et le dinoflagellé photosynthétique donnant au corail ses couleurs caractéristiques selon les pigments utilisés pour capter la lumière solaire devient moins fonctionnel. Le cnidaire va donc attendre de se trouver colonisé par d’autres dinoflagellés un peu au hasard selon les courants marins. Mais c’est un processus d’adaptation encore trop court pour le corail.

Il lui reste, comme vous et moi au cours de notre évolution depuis que Homo sapiens a migré dans le monde entier en partant d’Afrique il y a environ 100000 ans nous sommes tous différents en terme de phénotype, couleur des yeux ou de la peau, aspect de la chevelure, etc … le mécanisme appelé épigénétique consistant à « méthyler » l’ADN des chromosomes pour en modifier l’expression ou altérer l’activité de la protéine résultant d’un ou des gènes impliqués dans ces modifications phénotypiques. Il s’agit d’un mécanisme d’adaptation très rapide qui existe aussi chez les coraux. Cette nouvelle donne scientifique concernant les coraux pourrait expliquer pourquoi ceux de la Grande Barrière de corail australienne ont aussi rapidement pu s’adapter à de nouvelles conditions de vie, du moins ceux qui ont vécu un léger blanchissement qui n’avait pas pour origine une attaque virale. Finalement la nature fait bien les choses d’autant plus que les cnidaires possèdent aussi la faculté de s’adapter à des concentrations plus élevées en CO2 dissous, facteur favorisant une croissance plus rapide de leur squelette de calcite.

Note. Conformément à la loi de Henry relative à la dissolution des gaz dans l’eau le réchauffement qui concerne la Terre depuis la fin des années 1920 a provoqué un dégazage des océans ayant pour résultat une contribution à l’augmentation de la teneur en gaz carbonique dans l’atmosphère. Quand les activistes « réchauffistes » mentionnent une acidification des océans alors que ceux-ci, selon leur théorie, se réchauffent nécessairement en raison du réchauffement du climat, il s’agit d’un non-sens physique contraire à la loi de Henry : le réchauffement des océans conduit à une alcalinisation des eaux marines et non l’inverse.

Source : adapté d’un article paru sur le site Wattsupwiththat, illustration Wikipedia et aussi sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/13/rechauffement-climatique-non-un-virus/

Réchauffement climatique ? Non, un virus …

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Comme quoi les effets du supposé réchauffement climatique sont progressivement battus en brèche. Depuis plusieurs années on accuse le réchauffement climatique et l’augmentation du CO2 atmosphérique provoquant une acidification (paraît-il spectaculaire) des océans d’être la cause du blanchissement des coraux de par le monde. Cette relation de cause à effet a semble-t-il été imaginée par des scientifiques n’arrivant pas à trouver de sources de financement pour leurs travaux car qui dit « réchauffement climatique » dans un programme de recherche dit « crédits » et donc recherche possible sur n’importe quel sujet, qu’il soit cryptique ou pouvant emporter le soutien des politiciens et du public. Et c’est le cas des coraux qui blanchissent. On a observé ce phénomène dans de nombreux points de la grande barrière de corail au large des côtes orientales de l’Australie, mais aussi dans la mer des Caraïbes ou encore autour de la Papouasie-Nouvelle Guinée. De nombreuses publications ont fait état de la diminution du pH de l’eau en raison de l’augmentation de la teneur atmosphérique en CO2 sans jamais vraiment quantifier une relation précise entre le phénomène de blanchissement des coraux et les variations infimes d’acidité de l’eau de mer et il en est de même pour l’augmentation de la température moyenne de la surface océanique qui en de rares endroits atteint parfois mais non durablement l’extraordinaire valeur de 0,2 degrés, c’est dire la difficulté rencontrée par les chercheurs pour justifier honnêtement leurs travaux. Mais qu’à cela ne tienne … Pourtant les membres de la communauté scientifique qui se singularisent par leur positionnement politiquement incorrect accumulent des résultats qui vont à l’encontre des a priori décrétés par les experts du GIEC et les activistes des chapelles écologistes comme Greenpeace qui a fait grand cas de la mort annoncée des récifs coralliens sans jamais d’ailleurs apporter de preuves susceptibles d’étayer ses déclarations tonitruantes. Les résultats d’une équipe de biologistes de l’Université de l’Oregon à Corvallis prouvent qu’il n’en est rien, CO2 et réchauffement n’ont rien à voir avec le blanchissement des coraux qui est tout simplement dû à une attaque virale des algues unicellulaires vivant en symbiose avec le corail qui sont communément appelées le « zoox ». Ces dinoflagellées habitent à l’intérieur des cellules du corail et par photosynthèse fournissent à leur hôte les nutriments dont il a besoin, ce dernier leur apportant des sels minéraux et pour utiliser un terme commun, un domicile. Ces algues unicellulaires colonisent aussi des éponges, des anémones de mer ou encore des vers marins d’aspect verdâtre qui sont les seuls réels animaux mouvants et capables de vivre grâce à la photosynthèse de ces algues parasites ou symbiotiques. On connaissait l’existence d’un virus vivant dans le corail, dont l’un est proche du virus de l’herpès, très courant chez l’homme, n’est semble-t-il pas pathogène pour le corail, on savait aussi que certaines algues brunes étaient sensibles à divers virus de la famille des Phycodnaviridés, de gros virus apparentés aux virus géants découverts par une équipe de biologistes de Marseille appelés d’ailleurs « Marseilleviridés » trouvés dans des sédiments marins et des boues d’estuaire. Le virus qui attaque et tue l’algue vivant en symbiose avec le corail est un virus géant nucléocytoplasmique (NCLDV) dont la présence a été formellement identifiée dans les coraux en voie de blanchissement et uniquement dans ces derniers par séquençage de l’ADN extrait des coraux entiers en voie de dépérissement. Les biologistes de l’Université de l’Oregon parlent de « peste blanche » car les dégâts occasionnés par ce virus sont extrêmement dommageables non seulement pour les coraux eux-mêmes mais la mort des récifs coralliens signifie aussi la mise en danger des populations humaines vivant sous la protection des barrières de coraux, la fragilisation des biotopes marins conduisant à la raréfaction des poissons de récif et enfin, accessoirement la fuite des touristes passionnés de vie marine. Bref, un simple virus qui peut modifier l’équilibre fragile de nombreuses contrées de par le monde. Et cela n’a rien à voir avec le prétendu réchauffement climatique.

Note: première illustration, algues symbiotiques dans une méduse (Wikipedia), dernière illustration: madrépore blanchi (OSU).

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Source : Oregon State University