La biodiversité : une nouvelle mode ?

Capture d’écran 2018-05-29 à 08.26.34.png

Après le réchauffement climatique d’origine humaine qui ne fait plus vraiment recette pour émouvoir les foules béatement et bouche bée devant leur téléviseur c’est la biodiversité qui vient de sortir. Il faut dire que cette fois c’est à en oublier la potentielle guerre USA-Iran qui se prépare ! Il s’agit de vers de terre géants qui mangent toute la viande qui se trouve à leur portée dans la terre et mettent donc en péril la biodiversité du sol. Ces plathelminthes, ou planaires, d’origine asiatique – encore l’Asie : Donald Trump va avoir du grain à moudre – se seraient-ils répandu presque partout à cause du réchauffement climatique ? Allez savoir !

Toujours est-il que c’est devenu avec la biodiversité une préoccupation majeure car ces sales bêtes repoussantes secrètent l’une des toxines les plus puissantes du monde vivant, de la tétrodotoxine (voir note) dont ils se servent pour foudroyer les lombrics, leur mets préféré. Et c’est pour cette raison que les spécialistes de la biodiversité tirent la sonnette d’alarme. Ce ver est invasif car il n’a pas d’ennemis, ceci explique cela.

Une équipe de zoologistes du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris dirigée par le Professeur Jean-Lou Justine a décrit en détail la génétique et les habitudes de ces vers de la famille des bipaliines (illustration : un ver recueilli dans l’île de Mayotte) qui présentent en outre la particularité de se reproduire par scissiparité en d’autres termes si on coupe la queue d’un ver le morceau ne meurt pas mais régénère un autre ver avec cette bouche effrayante pour continuer à détruire la biodiversité du sol. Et si vous avez envie de vous régaler visuellement allez sur le lien ci-dessous. Il faut néanmoins noter que la présence de ces vers a été notée il y a plus de 20 ans en France métropolitaine, essentiellement dans le sud-ouest car cette bestiole inquiétante craint le froid …

Note. La tétrodotoxine dont le nom provient de celui d’un poisson toxique, le tétrodon ou poisson-lune qui est pourtant consommé au Japon (le fugu) lorsque celui-ci est bien préparé cela va de soi est une molécule bloquant les canaux sodium des nerfs abolissant alors toute activité musculaire. Il s’agit d’un poison 25 fois plus puissant que le cyanure. Cette neurotoxine est relativement répandue dans le règne animal mais sa présence dans le mucus des bipaliines n’a été que récemment montrée.

Liens : https://doi.org/10.7717/peerj.4672 en accès libre et https://en.wikipedia.org/wiki/Tetrodotoxin