Crise climatique. Les biocarburants : un rêve de plus !

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Utiliser des panneaux solaires d’une efficacité maximale de 18 % – quand il y a du soleil – pour alimenter des LEDs dont l’efficacité est, elle, de 46 % en théorie semble être la meilleure solution pour éclairer des algues qui vont à leur tour produire des biocarburants avec un rendement qui n’atteint même pas 1 % dans le meilleur des cas, voilà la matérialisation du rêve consistant à mobiliser du carbone pour préserver la santé de la planète. Ensuite il faut valoriser ces biocarburants car une purée d’algues est loin d’être satisfaisante pour faire tourner un moteur. Il s’agit de processus chimiques eux-mêmes coûteux en énergie et enfin il faudra transporter ces biocarburants à l’aide de véhicules si possible électriques …

Voilà résumée en trois phrases la situation du rêve écologiste depuis que le CO2 a été déclaré en haut lieu ennemi public numéro un. Tous calculs faits, et naturellement sans considérer le retour sur investissements, ce dernier point est tout simplement ignoré, pour le bilan final atteint en divisant le nombre de watts-équivalents des biocarburants finaux par le nombre de watts incidents provenant de l’énergie solaire, au mieux 277 watts/m2, on arrive au résultat assez impression d’un rendement ne dépassant pas 0,1 %. C’est ce qui ressort d’une étude bibliographique exhaustive parue dans la revue Nature (voir le DOI, en accès libre).

Mais puisqu’il s’agit de sauver la planète de l’asphyxie et de la suffocation et que les investissements sont financés par les contribuables, tout ça ne compte pas, il va donc être procédé à des investissements coûteux pour finalement obtenir quelques grammes par jour de biocarburants par m2 au sol et tout le monde sera content, surtout les écologistes. Le souci réside dans le fait que les algues n’absorbent pas la lumière dans toutes les longueurs d’onde du spectre visible de la lumière solaire. Idéalement il faudrait « transformer » la longueur d’onde de la lumière incidente pour qu’elle devienne mieux utilisable par les algues. C’est un peu dans cette direction que des travaux de recherche se sont orientés mais les rendements photosynthétiques n’augmentent péniblement que de 20 %. On arrive alors à un rendement énergétique global de 0,12 % dans le meilleur des cas ! La belle affaire …

Enfin, d’autres travaux de recherche s’orientent vers une ingénierie génétique pour modifier et optimiser l’équipement photosynthétique des algues. Malheureusement le système récupérateur de l’énergie des photons solaires est extrêmement complexe et il faudra peut-être des dizaines d’années pour obtenir des super-algues. Un jour apparaîtront des installations comprenant des millions d’hectares de panneaux orientables (illustration) contenant des algues dans un milieu liquide pour produire quelques dizaines de tonnes de biocarburant par jour, si tout se passe bien, mais on peut toujours rêver …

Source et illustration : Nature, doi: 10.1038/ncomms12699

Crise climatique : les biocarburants et les moulins à vent, une grosse arnaque idéologique

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Dans le registre des « énergies renouvelables » dont la finalité est de « sauver le climat » tous les spécialistes dans le domaine de l’énergie savent que les moulins à vent et les panneaux solaires ne pourront jamais remplacer une bonne vieille centrale électrique à charbon ou à uranium. Ces investissements ne servent qu’à pomper de l’argent du porte-monnaie des contribuables abrutis par la propagande écologiste pour enrichir des multinationales et des investisseurs qui se moquent totalement du « bilan carbone » désastreux de ces installations.

Mais il y a bien pire ! Dans la catégorie, donc, des renouvelables les biocarburants font figure de champions de l’escroquerie idéologique mise en place par les écologistes ultra-politisés qui imposent leurs délires aux gouvernements.

Venons-en donc aux biocarburants, essentiellement l’éthanol ajouté jusqu’à 10 % dans l’essence dans de nombreux pays dont par exemple le Brésil et les USA. Les biocarburants accélèrent le cycle naturel du carbone puisque le CO2 immobilisé par les plantes, canne à sucre ou maïs, est réémis instantanément à l’échelle géologique ce qui n’est évidemment pas le cas des combustibles fossiles immobilisés depuis des centaines de millions d’années dans la croute terrestre. En théorie, un concept défendu par les écologistes, le bilan carbone des biocarburants est nul. Pourtant toutes les études sérieuses réalisées par exemple au Laboratoire National d’Oak Ridge ou à la Duke University ont montré sans ambiguïté que ce n’est pas du tout la réalité. Dans le cas de l’éthanol produit à partir de maïs la prétendue « neutralité carbone » de ce biocarburant est un doux rêve : seulement 37 % du CO2 séquestré par la plante doit être effectivement pris en compte dans le bilan carbone si toutes les étapes de production du dit biocarburant jusqu’à l’utilisateur final sont prises en compte. en d’autres termes les biocarburants produisent deux fois plus de CO2 qu’ils ne sont supposés en économiser, si je peux me permettre d’utiliser une telle image.

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Les biocarburants à base de canne à sucre ou de maïs augmentent donc paradoxalement (pour les écologistes c’est le terme qui conviendra) la teneur en CO2 de l’atmosphère en perturbant le cycle naturel du carbone et en tenant compte du bilan global de leur production qui est pour le moins catastrophique. Il en est exactement de même pour le méthane produit à partir de biomasse de quelque provenance que ce soit. Le bilan carbone est tout aussi catastrophique. On se trouve donc devant une autre imposture organisée par les écologistes et reprise par les politiciens qui sont devenus totalement prisonniers de l’idéologie écologiste maintenant mondialisée : non seulement les contribuables de tous les pays vont se trouver appauvris pour financer ces énergies renouvelables mais ce n’est pas malgré ces efforts que le gaz carbonique atmosphérique, supposé présenter un effet de serre, diminuera, apparemment c’est le contraire qui se produit en ce qui concerne les biocarburants …

Pour ce qui concerne les moulins à vent, l’expérience de l’Ile d’El Hierro dans l’archipel des Canaries est l’exemple emblématique du fiasco idéologique des énergies dites renouvelables. Les moulins à vent étaient censés rendre cette île « propre » pour sa production d’électricité, c’est-à-dire n’utilisant que le vent … C’est effectivement du vent (!) car la consommation de fuel léger pour faire tourner les groupes électrogènes n’a pas diminué d’une goutte depuis la mise en place de l’installation très coûteuse supposée rendre cette île « zéro carbone ». À méditer.

Source et illustrations : Climate Central (climatecentral.org) et fermenteur de biomasse en Grande-Bretagne

La biomasse, source d’énergie renouvelable ? Pas tant que ça !

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La biomasse, cette tarte à la crème si l’on peut parler ainsi de cette supposée source d’énergie considérée comme inépuisable, n’est pas aussi reluisante qu’on l’affirme en termes de rejets de CO2, ce gaz dangereux pour le climat dont on ne dit donc que du mal alors qu’il est aussi essentiel pour la photosynthèse que l’oxygène que l’on respire pour rester en vie. Inutile de faire encore un cours de biochimie. La biomasse, dans l’esprit des écologistes qui veulent à tout prix remplacer le pétrole, le charbon et l’uranium par du « renouvelable », c’est le bois, la paille, les fanes de maïs et de rutabaga, surtout le rutabaga puisqu’il n’y aura bientôt plus de maïs car celui-ci sert déjà de plus en plus à produire de l’éthanol pour faire rouler les voitures. En 2013 quarante pour cent du maïs nord-américain a été utilisé pour produire de l’éthanol, et donc on peut s’attendre à une aggravation mondiale du marché du maïs vers la hausse sachant que les USA produisent aussi 40 % du maïs mondial. Tout ça pour dire que les rutabagas ont un bel avenir devant eux ! Les rutabagas, alias topinambours me rappellent personnellement de mauvais souvenirs. Quand j’étais enfant, il m’arrivais de déterrer quelques tubercules de cette plante et de croquer avidement dans la chair blanche légèrement violacée et sucrée sachant pourtant que je souffrirais de violents maux de ventre quelques heures plus tard.

Les fanes de nombreuses cultures vivrières constituent donc une source d’éthanol moins immorale que le maïs, encore que … Imaginons que les Japonais produisent de l’éthanol avec leur riz qui est pour eux comme un dieu, imaginons les Français convertissant 80 % de la production de vin en alcool, tout ça pour remplir les réservoirs des voitures … mais comme c’est renouvelable, c’est politiquement correct de se lancer dans des projets de ce genre. La biomasse est un terme vague qui englobe le lisier de porc, les bouses de vache et le fumier, des trucs qui puent déjà au départ et avec lesquels on peut produire du méthane qui est chargé en produits soufrés et qu’il faut purifier soigneusement avant de l’utiliser. La biomasse c’est aussi les copeaux de bois ou la sciure avec les fanes des cultures, dont les rutabagas et la paille. Mais faire de l’éthanol avec ces déchets n’est pas du tout simple même si sur le papier la cellulose et la lignine sont constituées de sucres, mais mettez de la sciure de bois dans de l’eau, ajoutez des levures, il ne se passera rien, alors qu’avec de la farine de maïs ou de toute autre céréale, la même tentative aboutit à un jus alcoolisé exploitable facilement à peu de frais.

Les résidus ligneux doivent être convertis en sucres susceptibles d’être consommés par les levures pour produire de l’alcool. Ce processus dégage du CO2 – ça les écolos oublient d’en parler, c’est dérangeant – selon l’équation chimique ci-dessous qui schématise la fermentation alcoolique :

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Si on englobe l’énergie nécessaire pour hydrolyser les résidus ligneux avec de l’acide sulfurique, les traitements catalytiques et enzymatiques nécessaires pour rendre ensuite ces sucres fermentescibles, la note est plutôt douloureuse et de nombreuses études ont clairement montré que les biocarburants produits par cette filière émettent globalement, y compris la combustion finale de l’alcool par le moteur d’une voiture, 7 % de CO2 de plus que de l’essence traditionnelle obtenue à partir du pétrole. Ces 7 % sont obtenus dans la situation la plus optimiste consistant à produire de l’alcool à partir de biomasse dans une région de culture intensive, par exemple de maïs, afin de minimiser au mieux les coûts d’acheminement des fanes et des rafles. C’est un peu comme les sucreries qui se trouvent dans les régions productrices de betteraves et non pas à des centaines de kilomètres ou les distilleries dans les îles qui sont toutes situées au beau milieu des champs de cannes à sucre, ce qui est par exemple le cas aussi au Brésil, premier producteur d’éthanol du monde. Toutes les études réalisées sur le bilan carbone de l’utilisation de la biomasse (University of Nebraska-Lincoln, crédit photo de la même source) pour produire de l’éthanol sont défavorables mais rien n’arrêtera le mouvement puisqu’il en a été décidé ainsi pour épargner, soit dit en passant de manière totalement erronée, l’état de l’atmosphère. L’EPA (Environmental Protection Agency, USA) a édicté une contrainte qui stipule que la production de biocarburants à partir de biomasse agricole doit être de 60 % inférieure aux carburants issus du pétrole en terme de rejet global de CO2, combustion finale incluse. On est encore très loin de cet objectif !

Imposer par des mesures fiscales ou tarifaires les biocarburants a d’ors et déjà pour conséquence de voir une série de petites entreprises de raffinage de pétrole tout simplement mettre la clé sous la porte car l’adjonction d’un pourcentage (au moins 10 %, mais ce pourcentage varie selon les Etats américains) d’éthanol dans l’essence réduit à néant leur marge bénéficiaire déjà restreinte dans le meilleur des cas et ces raffineurs perdent chroniquement de l’argent. Tous les arguments idéologiques erronés des écologistes, en premier lieu Obama, ont conduit à la production massive d’éthanol à partir du maïs et les projections pour 2014 font frémir : les USA convertiront 5 milliards de boisseaux (35,2 litres soit 25,4 kg) de maïs, en termes compréhensibles 125 millions de tonnes, pour produire 13 milliards de gallons (3,78 litres) d’éthanol soit environ 50 millions de mètres cube (les puristes pourraient convertir en barils soit 315 millions de barils d’éthanol), ce qui ne représentera QUE 12 % de tout le carburant utilisé sur le territoire américain. Mais les conséquences sur le marché mondial du maïs seront gigantesques pour peu que se greffe une mauvaise récolte dont la cause sera naturellement attribuée immédiatement au changement climatique. Il faut se souvenir que les cours du maïs fixent aussi ceux du lait, du fromage, des œufs, de la viande, des sirops de sucre et des autres céréales, or les réserves mondiales de céréales couvraient au début de ce mois d’avril 2014 à peine deux mois de consommation, le plus bas niveau depuis 30 ans.

Puisque les écologistes sont si soucieux de l’environnement, ils devraient admettre que la culture du maïs orientée vers l’éthanol, et qui est lourdement subventionnée par l’administration Obama, a aussi pour effet de fragiliser les sols et de détruire en grande partie les haies qui avaient été à grand peine reconstituées pour réduire l’érosion afin d’augmenter la production. Mais au Brésil, c’est bien pire. L’appât du gain a eu pour résultat la destruction pure et simple de millions d’hectares de forêt pour planter de la canne à sucre et du soja dans le but de produire des agrocarburants. Une étude réalisée à l’Université de Sao Paulo a montré que l’effet sur l’empreinte carbone globale était catastrophique : tout l’éthanol produit après la destruction des forêts émet globalement 50 % de carbone de plus dans l’atmosphère que les carburants classiques dérivés du pétrole. Qu’à cela ne tienne, le Brésil, à la recherche de cash, exporte de l’éthanol, tant pis pour la forêt amazonienne !

Que ce soient le maïs ou la canne à sucre qui produisent facilement un éthanol à un prix abordable ou l’utilisation des déchets agricoles et forestiers qui constituent une aberration économique, ces choix ont été fait dans la précipitation, une conséquence de la peur du réchauffement climatique profondément ancrée dans la tête des politiciens par les experts de l’IPCC, une précipitation injustifiée en terme de préservation de l’environnement alors que l’arrivée au stade industriel d’algues et de bactéries génétiquement modifiées permettra, dans un très proche avenir et à moindre coût et surtout sans monopoliser des terres noblement destinées à l’alimentation humaine et animale, de produire un biodiesel satisfaisant. Mais encore une fois ce sont les pays dont les ressources agricoles sont limitées, en particulier les pays pauvres, qui subiront les contre-coups de plein fouet de ces politiques absurdes et criminelles.

Sources : University of Nebraska-Lincoln et Forbes Magazine

A la une du Monde : La production d’agrocarburants menace la qualité de l’air en Europe (Audrey Garric).

 

A la une du Monde : La production d’agrocarburants menace la qualité de l’air en Europe (Audrey Garric).

 

Ce genre d’article s’appèle de la désinformation et j’espère que les lecteurs du Monde ne se sont pas fait prendre au piège d’un quotidien bien connu pour ses sympathies socialo-écologistes qui maîtrise l’art de manipuler l’information.

De quoi s’agit-il ? D’une augmentation de la production naturelle par les plantes, dont les arbres et les buissons pouvant être utilisés comme biomasse pour produire des biocarburants, d’un composé chimique appelé l’isoprène. Or l’ensemble de la faune terrestre relâche dans l’atmosphère 600 millions de tonnes d’isoprène par an, un composé qui contribue pour près du tiers de l’ensemble des gaz à effet de serre émis aussi bien par les activités humaines que par la faune et la flore. Et ce processus est naturel ! Même les salades en produisent ! Ce n’est pas parce que des scientifiques alarmistes de l’Université de Lancaster ont publié un article contestable sur l’interprétation qu’ils considèrent comme irréfutable de l’augmentation de la biomasse ligneuse pour produire des agro-carburants, en d’autres termes une augmentation inéluctable de la production (naturelle) d’isoprène, pour alarmer les populations inconsidérément en prétendant qu’il y aurait (au conditionnel) quelques 1500 morts de plus par an en Europe, qu’il faut que le Monde reprenne cette information stupide et sans signification et la mettre en Une.

Remettons les choses à leur place une fois pour toute afin que ce type d’information ne se retrouve plus dans la presse à sensation dite aussi de caniveau. Pendant la deuxième guerre mondiale, une déforestation intense a été observée en France en raison de la rareté du charbon et surtout du pétrole, non seulement pour faire rouler les voitures et les camions avec des gazogènes mais aussi pour cuire le pain ou simplement se chauffer. Depuis les années 50 et encore plus depuis la mise en oeuvre du parc électro-nucléaire français sous l’impulsion du Général de Gaulle et de ses successeurs, la forêt française s’est reconstituée et a même progressé dans de nombreuses régions en particulier montagneuses. Combien de morts par accroissement de production d’isoprène a-t-on noté en France depuis les années 50 ? Personne n’en sait rien. Le Monde (Madame Audrey Garric) pourrait écrire en Une que le parc électro-nucléaire français, en favorisant le reforestation de la France, est la cause de milliers de morts en raison de l’augmentation de la production d’isoprène ! Ca c’est de la bonne information à prendre à la lettre si on suit les élucubrations de ces chercheurs britanniques.

 

Sources : Reuters et http://www.nature.com/nclimate/journal/vaop/ncurrent/full/nclimate1788.html