Visées malthusiennes des « vaccins » contre le SARS-CoV-2 ?

En 1980 j’ai publié dans la revue Science les résultats de travaux remettant en question la validité des tests immunologiques pourtant réputés très spécifiques. Brièvement la recherche d’antigènes dans une préparation biologique consistait à fixer cette préparation ou une fraction de celle-ci dans un tube en polystyrène puis de détecter la présence de l’antigène, en l’occurence une protéine, avec un anticorps dont la spécificité était largement prouvée par ailleurs. À l’époque la technique dite ELISA, acronyme de enzyme linked immunosorbent assay, n’existait pas et l’anticorps était détecté à l’aide d’un deuxième anticorps dirigé contre le premier et marqué avec de l’iode radioactif. Je recherchais le précurseur commun à l’ACTH (hormone de stimulation des glandes surrénales) et aux endorphines dans des préparations biologiques et lorsque le polypeptide fut enfin obtenu à l’état pur en utilisant le radio-immuno-essai pour suivre les étapes de purification son séquençage révéla qu’il s’agissait d’un morceau d’immunoglobuline G ! La publication dans la revue Science fit grand bruit dans le Landerneau de la biologie moléculaire et je fus même vertement pris à partie par le rédacteur en chef de la revue Nature. J’avais eu le courage de publier un résultat négatif. La raison pour laquelle mes travaux se terminèrent par un retentissant fiasco était que sur une séquence de dix amino-acides consécutifs, sur plusieurs centaines, de ce fragment d’immunoglobuline sept d’entre elles, de mémoire, étaient identiques au précurseur authentique de l’ACTH. Cette similitude fut reconnue par l’anticorps polyclonal utilisé pour le suivi de la purification de ce polypeptide.

Aujourd’hui de telles similitudes de séquences sont appelées des épitopes et révèlent des risques de réactions immunitaires croisées. De telles circonstances peuvent provoquer de véritables catastrophes et c’est justement le cas pour les anticorps apparus lors de l’injection de l’ARN messager codant pour la protéine spike du SARS-CoV-2. Ces anticorps sont capables de reconnaître une protéine humaine appelée syncytine-1 qui est essentielle pour l’implantation du placenta dans l’utérus lors d’un début de grossesse. La syncytine est également présente dans la membrane basale du derme. Il est donc important de rapprocher cette thérapie génique qu’on appelle abusivement un vaccin susceptible de mettre un terme à l’épidémie de SARS-CoV-2 d’un autre événement qui eut lieu quelques années plus tôt. Qu’on ne se méprenne pas, ce billet n’a aucune visée polémiste, il ne relate que des faits. Au milieu des années 2010 un campagne de vaccination contre le tétanos fut organisée par l’OMS et financée par la Fondation B&M Gates au Kenya. La vaccination contre le tétanos consistait déjà en une injection connue et limitée de toxine tétanique. Cependant le « vaccin » utilisé au Kenya était en réalité constitué d’une protéine hybride toxine tétanique- sous unité beta de l’HCG. Le but magnifiquement humanitaire était de diminuer le risque néonatal de tétanos et le contenu de ce vaccin d’un nouveau genre provenait de la société AgriQ Quest.

Il se trouve que l’organisme humain reconnaît la totalité de cette molécule hybride, on peut aussi dire chimérique, comme étant étrangère, ce qui conduisit à l’apparition d’anticorps dirigés contre la sous-unité beta de l’HCG.

Brièvement l’HCG (human chorio-gonadotropine) est dès la fécondation produite en quantités massives par l’enveloppe de l’embryon, le trophoblaste, et elle a pour rôle de faciliter l’implantation de l’embryon dans l’utérus, de stimuler la vascularisation de l’endomètre au niveau de l’implantation du placenta. C’est ce dernier organe qui prend ensuite la production d’hCG pour le bon déroulement de la grossesse. Suivez mon regard : ce pseudo-vaccin était en réalité un subterfuge décidé et financé par Bill Gates pour des essais en vraie grandeur de limitation des naissances par vaccination. Il suffisait de quelques injections de rappel pour rendre une femme totalement incapable de porter un enfant. Encore une fois je n’invente rien, tout est expliqué dans la publication suivante : https://doi.org/10.4236/oalib.1103937 . De nombreuses Kenyanes souffrirent d’avortements spontanés inexplicables et inexpliqués par les organisateurs de cette campagne de vaccination d’un caractère novateur. L’Eglise catholique kenyane diligenta une enquête qui montra qu’en effet la protéine présente dans le « vaccin » contenait bien la sous-unité beta de l’hCG. L’OMS tenta comme on dit de noyer le poisson mais en vain. L’Eglise catholique kenyane résista en vain également car il est impossible de résister à la puissance financière d’un Bill Gates. Qu’en est-il aujourd’hui, nul ne le sait, ce qui est certain est le développement de stratégies malthusiennes sous couvert d’un autre objectif. Le pseudo-vaccin à ARN messager dirigé contre le SARS-CoV-2 (et la syncytine) entre-t-il dans cette catégorie ?

À propos de Bill Gates et de sa conception du réchauffement du climat

L’article de Mike Whitney, chroniqueur du Saker et de UNZ Reviews, journaliste d’investigation, paru sur le site unz.com le 26 septembre méritait selon mon point de vue une traduction destinée à mes lecteurs non-anglophones. Il s’agit d’une analyse sémantique des propos écrits par Bill Gates dans une des lettres d’information de son site « philanthropique » international. Comme je l’ai mentionné dans mon billet relatif au noma, Gates ne s’intéresse pas du tout à cette maladie terrible car il est fondamentalement malthusien et il cache cette façade exécrable de sa personnalité en réalisant des opérations humanitaires de facade en Afrique largement reprises par la presse internationale.

Je voudrais ici faire un commentaire sur une affirmation mensongère de Gates au sujet du confinement anti-covid qui a concerné près de la moitié de la population mondiale selon les dires de la propagande médiatique officielle. Initialement je voulais joindre ce commentaire à la fin de cette traduction mais j’ai décidé d’écrire ce billet complémentaire et y faire figurer mes propres remarques. Bill Gates a écrit ceci :

« Vous avez peut-être vu des projections selon lesquelles, étant donné que l’activité économique a tellement ralenti, le monde émettra moins de gaz à effet de serre cette année que l’an dernier. Bien que ces projections soient certainement vraies, leur importance pour la lutte contre le changement climatique a été surestimée. Les analystes ne s’entendent pas sur la réduction des émissions cette année, mais l’Agence internationale de l’énergie estime la réduction à environ 8%. En termes réels, cela signifie que nous libérerons l’équivalent d’environ 47 milliards de tonnes de carbone, au lieu de 51 milliards. C’est une réduction significative et nous serions en pleine forme si nous pouvions maintenir ce taux de diminution chaque année. Malheureusement, nous ne pouvons pas. Pensez à ce qu’il faut pour atteindre cette réduction de 8%. Plus de 600 000 personnes (plus d’un million aujourd’hui) sont mortes et des dizaines de millions sont sans travail. En avril, le trafic automobile était la moitié de ce qu’il était en avril 2019. Pendant des mois, le trafic aérien s’est pratiquement arrêté ».

Revenons donc sur ces chiffres. Outre le fait que Gates nous fait bien comprendre que se serrer la ceinture au sujet de la consommation d’énergie fossile carbonée aura un coût humain et économique dévastateur, il appuie ses remarques sur des données erronées mises en avant par un organisme onusien dont on sait qu’il a adopté une position résolument hostile aux hydrocarbures. J’ignore comment, par quel tour de magie, l’évaluation d’une diminution globale des émissions de « carbone » a atteint ce chiffre de 4 milliards de tonnes (4 Gt). Bill Gates et l’Agence internationale de l’énergie savent-il que la seule source fiable (et officielle, les autres sites d’analyse du CO2 sont considérés comme secondaires et peu fiables pour des raisons que j’ignore) de l’évolution de la teneur en CO2 atmosphérique provient des mesures effectuées à l’observatoire de la NOAA à Mona Loa sur l’île de Hawaii ? Pour se faire une idée précise de cette diminution du « carbone » atmosphérique il faut examiner en détail les données fournies en temps réel par cet observatoire. Voici le dernier relevé (23 septembre 2020) de l’évolution atmosphérique du CO2 (https://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/mlo.html ) :

Oublions la courbe en noir des données lissées « corrigées des variations saisonnières », un stratagème bien connu des statisticiens de l’économie, pour nous intéresser seulement aux données mensuelles brutes. On peut se demander pourquoi il n’y a qu’un laboratoire qui effectue de genre d’analyse mais passons. L’augmentation annuelle du taux de CO2 est monotone (au sens mathématique du terme) et égale à 2 ppm. L’amplitude des variations saisonnières atteint 8 ppm. Devant ces données que personne ne peut contester il apparaît que l’affirmation de Bill Gates est contestable. En effet 4 Gt de carbone correspondent à un peu moins de 2 ppm atmosphériques. Je n’ai rien inventé, cette donnée est publique. Il se trouve que depuis plus de 10 ans la consommation d’hydrocarbures stagne dans le monde pour diverses raisons, en particulier à cause d’un ralentissement de l’activité économique en général. L’un des marqueurs les plus fiables de ce ralentissement est le Baltic Dry Index et plus précisément le Baltic Capesize Index (BCI). Jamais ces indices n’ont atteint à nouveau les valeurs enregistrées avant la crise de 2008. Coronavirus ou pas le BCI a même frôlé avec des valeurs négatives au début de l’année 2020, signe d’une détérioration de l’activité économique. Or si la consommation d’hydrocarbures (charbon compris) a de ce fait diminué l’observatoire de Mona Loa n’a rien vu !

Les variations saisonnières de la teneur atmosphérique en CO2 méritent une analyse détaillée. Le principal « puits de carbone » de la Terre est l’Océan antarctique qui s’étend sans discontinuer au sud de 40 degrés sud (à peu près la latitude d’Alger ou de Tokyo dans l’hémisphère nord). En dehors du sud de la Nouvelle-Zélande et de la pointe sud de l’Amérique du sud il n’y a pas de terres. Cet immense océan est froid et agité, les marins parlent d’ailleurs des quarantièmes rugissants et des cinquantièmes hurlants … Dans l’hémisphère nord la situation est différente : il y a à ces latitudes beaucoup plus de terres émergées que d’étendues océaniques. La combinaison de l’hiver austral et de l’été boréal entrainent une capture intense du CO2 par l’Océan Antarctique d’une part et par la végétation dans l’hémisphère nord. Puis l’alternance des saisons inverse ce processus naturel de capture du CO2. Conclusion : si Bill veut une confirmation de ce qu’il avance par les analyses de Mona Loa il faudra qu’il attende au moins l’hiver boréal 2021-2022. En aura-t-il la patience ? J’en doute. Alors il continuera à répandre sa propagande mensongère …

Bill Gates, Henry Kissinger et notre avenir dystopique

« Plus une société s’éloignera de la vérité, plus elle haïra ceux qui parlent de vérité ». George Orwell

Pouvons-nous convenir qu’il existe deux types de Covid-19 ? Article de Mike Whitney paru le 26 septembre sur le site UNZ Review (unz.com)

Le premier type est le Covid-19, «Le Virus», qui est une infection assez bénigne et la plupart des gens ne réalisent même pas qu’ils l’ont contractée. Ils restent asymptomatiques ou présentent de légers symptômes pseudo-grippaux qui disparaissent après environ une semaine. Une infime partie de la population – principalement des personnes âgées et vulnérables souffrant de problèmes de santé sous-jacents – peut développer des complications, tomber gravement malade et mourir. Mais, selon la plupart des analyses, les chances de mourir de Covid sont d’environ 1 personne sur 200 à 1 personne sur 1000. (CDC-IFR- 0,26 %) En d’autres termes, le Covid n’est pas la grippe asiatique de 1958, ni la grippe espagnole, ni la peste noire, ni le virus légendaire tueur planétaire que l’on a prétendu être. Il tue plus de personnes que la grippe saisonnière habituelle, mais pas beaucoup plus.

Le deuxième type de Covid-19 est le Covid-stratagème-politique ou, plutôt, Codename : Operation Virus Identification 20 19. Cette deuxième interprétation du phénomène Covid a trait à la manière dont un pathogène respiratoire légèrement létal a été gonflé en un crise de santé publique globale et permanente afin de mettre en œuvre des changements économiques et sociétaux qui seraient autrement impossibles à envisager. C’est le côté politique de Covid, qui est beaucoup plus difficile à définir car il se rapporte à l’agenda ambigu des élites puissantes qui utilisent l’infection pour dissimuler leurs véritables intentions. De nombreux critiques pensent que le Covid est un prétexte que les hommes de Davos utilisent pour lancer son nouvel ordre mondial autoritaire. D’autres pensent que cela a plus à voir avec le changement climatique, c’est-à-dire qu’au lieu de parvenir à un consensus parmi les dirigeants mondiaux pour des réductions obligatoires de carbone, les mandarins mondiaux ont simplement imposé des verrouillages qui réduisent fortement l’activité économique à tous les niveaux. En fait, cela a considérablement réduit les émissions, mais à un coût élevé pour la plupart de l’humanité. Les restrictions de Covid ont déclenché une forte hausse des suicides, de la dépression clinique, de la maltraitance des enfants, de la violence domestique, de l’alcoolisme et de la toxicomanie. La liste se rallonge de plus en plus. En outre, il a laissé les économies du monde entier en ruines, augmentant le chômage et le nombre de sans-abri de manière exponentielle, tout en ouvrant la voie à des famines massives dans les pays sous-développés du monde entier. Même ainsi, les principaux acteurs de la crise Covid – comme le maître Bill Gates – continuent de s’émerveiller de l’impact que ces restrictions onéreuses ont eu sur les émissions. Jetez un coup d’œil à cet extrait d’un article récent paru sur le blog du fondateur de Microsoft:

« Vous avez peut-être vu des projections selon lesquelles, étant donné que l’activité économique a tellement ralenti, le monde émettra moins de gaz à effet de serre cette année que l’an dernier. Bien que ces projections soient certainement vraies, leur importance pour la lutte contre le changement climatique a été surestimée. Les analystes ne s’entendent pas sur la réduction des émissions cette année, mais l’Agence internationale de l’énergie estime la réduction à environ 8%. En termes réels, cela signifie que nous libérerons l’équivalent d’environ 47 milliards de tonnes de carbone, au lieu de 51 milliards. C’est une réduction significative (voir note ci-après de votre serviteur), et nous serions en pleine forme si nous pouvions maintenir ce taux de diminution chaque année. Malheureusement, nous ne pouvons pas. Pensez à ce qu’il faut pour atteindre cette réduction de 8%. Plus de 600 000 personnes sont mortes et des dizaines de millions sont sans travail. En avril, le trafic automobile était la moitié de ce qu’il était en avril 2019. Pendant des mois, le trafic aérien s’est pratiquement arrêté.

Pour le dire légèrement, ce n’est pas une situation que quiconque voudrait continuer. Et pourtant, nous sommes toujours sur la bonne voie pour émettre 92% de carbone de plus que l’an dernier. Ce qui est remarquable, ce n’est pas la quantité d’émissions qui diminuera à cause de la pandémie, mais la quantité limitée. De plus, ces réductions sont réalisées au coût le plus élevé possible. Pour comprendre pourquoi, voyons ce qu’il en coûte pour éviter une seule tonne de gaz à effet de serre. Ce chiffre – le coût par tonne de carbone évitée – est un outil que les économistes utilisent pour comparer les dépenses de différentes stratégies de réduction de carbone. Par exemple, si vous avez une technologie qui coûte 1 million de dollars et que son utilisation vous permet d’éviter le rejet de 10 000 tonnes de gaz, vous payez 100 dollars par tonne de carbone évitée. En réalité, 100 dollars la tonne coûteraient encore assez cher. Mais de nombreux économistes pensent que ce prix reflète le coût réel des gaz à effet de serre pour la société, et il se trouve également qu’il s’agit d’un nombre rond mémorable qui constitue une bonne référence pour les discussions.

Traitons maintenant l’arrêt causé par le COVID-19 comme s’il s’agissait d’une stratégie de réduction des émissions de carbone. La fermeture de parties importantes de l’économie a-t-elle évité des émissions à près de 100 $ la tonne ? Non. Aux États-Unis, selon les données du Groupe Rhodium, il se situe entre 3 200 et 5 400 dollars la tonne. Dans l’Union européenne, c’est à peu près le même montant. En d’autres termes, l’arrêt réduit les émissions à un coût compris entre 32 et 54 fois les 100 dollars la tonne que les économistes considèrent comme un prix raisonnable. Si vous voulez comprendre le type de dommages que le changement climatique va infliger, regardez le COVID-19 et répartissez la douleur sur une période beaucoup plus longue. Les pertes en vies humaines et la misère économique causées par cette pandémie sont au même niveau que ce qui se produira régulièrement si nous n’éliminons pas les émissions de carbone du monde ». ( https://www.gatesnotes.com/Energy/Climate-and-COVID-19 )

N’est-il pas curieux que Gates ait passé autant de temps à calculer l’impact des verrouillages sur les émissions de carbone ? Et regardez à quel point ses calculs sont précis. Ce ne sont pas des calculs de type « sur un coin de nappe en papier », mais un peu de calcul sérieux. Il prend même le nombre de personnes décédées de Covid dans le monde : 600 000 (aujourd’hui un million) et le compare minutieusement aux « taux de mortalité mondiaux » projetés « sur une base annualisée » des personnes qui mourront des « augmentations des températures mondiales ». Vous semble-t-il que Gates pourrait avoir plus qu’un intérêt passager pour ces estimations ? Semble-t-il qu’il pourrait être plus qu’un simple observateur neutre parcourant les données de manière impartiale ?

Permettez-moi de présenter ici une théorie : à mon avis, l’intérêt de Gates pour ces questions n’est pas simplement une curiosité spéculative. Lui et ses camarades de l’ « élite » mènent une expérience scientifique élaborée dans laquelle nous – simples mortels – sommes les rats de laboratoire. Ils utilisent délibérément la peur de Covid pour dissimuler leur véritable objectif qui est de prouver hors de tout doute que la réduction des émissions en fermant de vastes pans de l’économie mondiale n’empêchera PAS un changement climatique catastrophique. Alors, supposons simplement pour les besoins de l’argumentation que j’aie raison. Supposons que d’autres élites lisent le rapport Gates et acceptent ses conclusions. Alors quoi ?

C’est là que ça devient intéressant, car Gates ne répond pas vraiment à cette question, mais son silence le trahit. Permettez-moi d’expliquer : Gates dit : « La baisse relativement faible des émissions cette année montre une chose claire : nous ne pouvons pas arriver à zéro émission simplement – ou même surtout – en volant et en conduisant moins. D’accord, nous ne pouvons donc pas arrêter le changement climatique en faisant ce que nous faisons actuellement. Puis Gates dit : « Laissez la science et l’innovation montrer la voie… Toute réponse globale au changement climatique devra puiser dans de nombreuses disciplines différentes… nous aurons besoin de biologie, de chimie, de physique, de science politique, d’économie, d’ingénierie et d’autres sciences ». Encore une fois, nous suivrons la science. Gates déclare ensuite : « Il faudra des décennies pour développer et déployer toutes les inventions d’énergie propre dont nous avons besoin ».

D’accord, nous devons donc agir rapidement pour éviter la tragédie. Enfin, Gates déclare : « Les défenseurs de la santé ont déclaré pendant des années qu’une pandémie était pratiquement inévitable. Le monde n’a pas fait assez pour se préparer et nous essayons maintenant de rattraper le temps perdu. C’est un récit édifiant pour le changement climatique, et il nous oriente vers une meilleure approche ». C’est compris ? Donc, d’une part, Gates dit : « Nous devons agir vite et suivre la science », et d’autre part il dit: « Arrêter l’économie seule ne fonctionnera pas ».

Si ça ne marche pas, pourquoi s’en faire ? Pourquoi Gates envoie-t-il un message contradictoire ?

Ah ! mais il y a un hic. Ce n’est pas un message mitigé et ce n’est pas une contradiction. Ce que fait Gates amène le lecteur à tirer la même conclusion que lui, (clin d’œil, clin d’œil) à savoir que si la réduction de l’activité économique ne fonctionne pas, alors nous devons trouver une solution entièrement différente, comme réduire la taille de la population. N’est-ce pas la seule conclusion logique ? Oui, c’est la seule solution. Ainsi, la grande expérience de laboratoire de 2020 (Covid) a beaucoup à voir avec le contrôle de la population : éclaircir le troupeau afin que nos grands seigneurs de Davos puissent s’assurer que leur progéniture à sang bleu aura des températures douces lors de l’hiver sur leurs îles privées des Caraïbes. Mais le contrôle de la population n’est qu’une petite partie d’un plan beaucoup plus ambitieux pour restructurer l’économie mondiale, vacciner tout le monde sur la planète et se débarrasser de ces libertés civiles individuelles insignifiantes auxquelles les Américains sont devenus si attachés.

La stratégie élitiste a été surnommée la « grande réinitialisation » qui fait référence à la plate-forme d’action Covid du Forum économique mondial, un programme qui vise à restructurer les « fondations économiques et sociales » de la manière qui convient le mieux aux intérêts des capitalistes « parties prenantes ». Voici un extrait de leur communiqué de presse: « Les verrouillages du COVID-19 s’estompent progressivement, mais l’inquiétude concernant les perspectives sociales et économiques du monde ne fait que s’intensifier. Il y a de bonnes raisons de s’inquiéter : une forte récession économique a déjà commencé et nous pourrions être confrontés à la pire dépression depuis les années 1930. Mais, bien que ce résultat soit probable, il n’est pas inévitable.

Pour parvenir à un meilleur résultat, le monde doit agir conjointement et rapidement pour réorganiser tous les aspects de nos sociétés et de nos économies, de l’éducation aux contrats sociaux et aux conditions de travail. Chaque pays, des États-Unis à la Chine, doit participer, et chaque industrie, du pétrole et du gaz à la technologie, doit être transformée. En bref, nous avons besoin d’une « grande réinitialisation » du capitalisme… Le niveau de coopération et d’ambition que cela implique est sans précédent. Mais ce n’est pas un rêve impossible. En fait, l’un des aspects positifs de la pandémie est qu’elle a montré à quelle vitesse nous pouvons apporter des changements radicaux à nos modes de vie. Presque instantanément, la crise a contraint les entreprises et les particuliers à abandonner des pratiques longtemps revendiquées comme essentielles, des voyages en avion fréquents au travail dans un bureau… De toute évidence, la volonté de construire une société meilleure existe. Nous devons l’utiliser pour sécuriser la grande réinitialisation dont nous avons tant besoin. Cela exigera des gouvernements plus forts et plus efficaces, bien que cela n’implique pas une poussée idéologique en faveur de gouvernements plus grands. Et cela exigera l’engagement du secteur privé à chaque étape du processus ». (https://www.weforum.org/agenda/2020/06/now-is-the-time-for-a-great-reset/ )

S’il semble que nos illustres dirigeants veulent refaire la société à partir de zéro, c’est parce que c’est exactement ce qu’ils ont à l’esprit. Et ils n’essaient même pas de cacher leurs véritables intentions. Ils disent sans ambages: « le monde doit agir conjointement et rapidement pour réorganiser tous les aspects de nos sociétés et économies, de l’éducation aux contrats sociaux et aux conditions de travail ». Cela me ressemble beaucoup à des ordres de marche et, en fait, c’est exactement ce qu’ils sont : des ordres.

Mais comment entendent-ils influer sur ces changements dramatiques et révolutionnaires ?. Alors pourquoi le Covid ? Ils vont utiliser Covid pour apporter des changements fondamentaux au système existant, notamment accélérer les privatisations (« capitalisme des parties prenantes »), fusionner les gouvernements en un régime mondial unifié, intensifier les éléments de contrôle social (via une surveillance électronique de masse, une recherche intrusive des contacts, les points de contrôle de sécurité, les verrouillages, les passeports internes, les identifiants biométriques, etc.) et prendre toutes les mesures nécessaires pour introduire un Brave New World tyrannique.

Tout est là noir sur blanc, ils n’essaient même pas de le cacher. Dans leurs propres mots, la « grande réinitialisation » dépend de la plate-forme d’action Covid, n’est-ce pas ? Afin de « bâtir une société meilleure », nous devons « apporter des changements radicaux à nos modes de vie », y compris des réductions des « voyages en avion fréquents et du travail dans un bureau ». Alors oubliez ce voyage en Italie l’année prochaine, M. et Mme WorkerBee (abeille ouvrière). Ça n’arrivera pas. Bill Gates dit: « Non ». Et habituez-vous également au travail à domicile, car nous ne voulons pas que votre minable petite Ford Capri crache du carbone dans notre ciel bleu immaculé. La déclaration indique également clairement que l’effacement de millions d’emplois et de petites entreprises n’était pas une victime accidentelle des confinements provoqués par le Covid mais parce qu’ils les considèrent comme « non essentiels ». Et en ce qui concerne ceux qui participeront à ce nouveau modèle de Valhalla capitaliste ? Eh bien, tout le monde bien sûr. Selon les auteurs : « Chaque pays, des États-Unis à la Chine, doit participer, et chaque industrie, du pétrole et du gaz à la technologie, doit être transformée ». Le glorieux État esclave de la biosécurité émerge juste sous nos yeux et nous pensions juste que nous étions dans une autre Grande Dépression qui clôturait une banale pandémie.

Ainsi, lorsque nous parlons de « Covid-stratagème-politique », nous nous référons en fait au véhicule sur lequel les élites se sont installées pour faire passer les pays de leur état actuel à un état policier global de contrôle total. Le Covid est l’écran de fumée utilisé pour dissimuler les manœuvres des intermédiaires du pouvoir des élites riches qui veulent mettre en œuvre leur Grand Plan pour l’humanité. Donc, si tout semble chaotique et à l’envers à l’heure actuelle, ne vous inquiétez pas : tout est prémédité. Plus le monde devient confus et turbulent, plus il est facile d’amener chaque individu à se soumettre à des activités idiotes comme porter une couche sur la bouche chaque fois que vous quittez la maison ou vous tenir à 2 mètres de distance à l’épicerie pour que les agents pathogènes invisibles ne grimpent pas le long de votre pantalon pour vous mordre. Les psychologues savent que – dans un monde à l’envers où l’incertitude prévaut – les gens sont plus enclins à suivre les directives de crétins affables, comme Tony Fauci, même s’ils abandonnent peut-être leur dernière revendication de liberté personnelle dans le processus.

En regardant en arrière en avril 2020, nous aurions probablement dû prévoir où tout cela allait, après tout. Mr. NWO (New World Order) lui-même, Henry Kissinger, a annoncé à quoi s’attendre dans un éditorial qu’il a publié dans le Wall Street Journal. Voici ce qu’il a dit: « La réalité est que le monde ne sera plus jamais le même après le coronavirus. Argumenter maintenant sur le passé ne fait que rendre plus difficile ce qui doit être fait… » (NOTE de l’auteur : Kissinger est-il clairvoyant ? Comment savait-il que « le monde ne serait plus jamais le même »?). « Les penseurs du siècle des Lumières (ont soutenu) que le but de l’État légitime est de pourvoir aux besoins fondamentaux du peuple… Les individus ne peuvent pas garantir ces choses par eux-mêmes. La pandémie a provoqué un anachronisme, une renaissance de la ville fortifiée à une époque où la prospérité dépend du commerce mondial et du mouvement des personnes. (NOTE. En d’autres termes : le mondialisme est bon, le nationalisme est mauvais, le même refrain que nous avons entendu au cours des 30 dernières années). « Alors que l’attaque contre la santé humaine (par le Covid) sera – espérons-le – temporaire, le bouleversement politique et économique qu’elle a déclenché pourrait durer des générations. (NOTE. Un autre aperçu de la boule de cristal d’Henry ?) Aucun pays, pas même les États-Unis, ne peut dans un effort purement national vaincre le virus. Répondre aux nécessités du moment doit en fin de compte être associé à une vision et un programme collaboratifs mondiaux ». https://www.wsj.com/articles/the-coronavirus-pandemic-will-forever-alter-the-world-order-11585953005?mod=opinion_lead_pos5

Comme Kissinger l’a déclaré clairement le 3 avril 2020, la mondialisation est toujours bien vivante parmi les poids lourds de Davos qui voient maintenant une occasion unique de mettre leur plan en action. Certaines parties de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande sont déjà soumises à la loi martiale de facto, tandis que le Premier ministre Boris Johnson ajoute 2000 policiers supplémentaires à Londres pour faire appliquer ses mesures loufoques anti-Covid. Partout dans le monde occidental, la liberté s’effondre plus vite qu’un appentis en carton ondulé dans une tornade du Kansas. Pendant ce temps, dans une Amérique paniquée, des prolétaires pâles continuent de se cacher derrière leurs canapés en attendant que la fausse peste passe. Est-ce qu’ils voient même l’épave du train juste devant ? Selon le chroniqueur Gary D.Barnett : « En ce moment, nous nous trouvons au bord un précipice avec l’État qui tente de nous pousser dans le vide. Il n’y aura pas de retour possible. C’est pourquoi si le peuple riposte en masse et refuse tout soutien aux démons nous gouvernant, nous pouvons nous réveiller de ce cauchemar et retrouver la normalité.

Note de votre serviteur.Le Valhalla était, dans la mythologie scandinave, le lieu inaccessible où se retrouvaient les valeureux guerriers. Ils se livraient à des orgies éternelles encouragés par les Walkyries. Demain mercredi 7 octobre quelques commentaires au sujet de cet article.

La Columbia Journalism Review explique comment la Fondation Gates manipule les médias.

La plupart des articles publiés par la Columbia Journalism Review (CJR), un « magazine » bisannuel essentiellement numérique publié et édité par la Columbia School of Journalism et son personnel, sont moralisateurs et vus à travers une lentille de propagande crypto-marxiste, écrite par un cortège apparemment sans fin d’écrivains de magazines qui ont perdu leur poste de journalistes. Mais il arrive de temps en temps, tout comme pour le New-York Times (NYT), le Washington Post et CNN que CJR ait raison. Et heureusement pour nous, tôt ce mois-ci, lorsque le site CJR a publié cet article perspicace décrivant l’influence de la Fondation Gates sur les médias qui la couvrent.

La plupart des lecteurs n’ont probablement pas réalisé combien d’argent la Fondation Gates dépense pour soutenir des entreprises médiatiques y compris à but lucratif comme le New York Times et le Financial Times, certains titres les plus florissants financièrement grâce à leurs lecteurs fidèles. Pour la plupart des entreprises de médias, qui n’ont pas les moyens financiers des deux titres cités ci-dessus, les liens financiers vont encore plus loin. Schwab commence son article avec son exemple le plus frappant : la NPR (National Public Radio).

En août dernier la NPR a fait la chronique d’une expérience dirigée par l’Université d’Harvard pour aider des familles à faible revenu à trouver un logement dans des quartiers plus riches, pour pouvoir donner à leurs enfants l’accès à de meilleures écoles et une opportunité de « briser le cycle de la pauvreté ». Selon les chercheurs cités dans l’article, ces enfants pourraient entrevoir des revenus de plus de 183 000 $ au cours de leur vie, une prévision stupéfiante pour un programme de logement encore au stade expérimental. Si vous vous renseignez un peu en lisant l’histoire, vous remarquerez que chaque expert cité est connecté à la Fondation Bill & Melinda Gates, qui aide à financer le projet. Et si vous faites vraiment attention, vous verrez également la note de l’éditeur à la fin de l’article, qui révèle que la NPR elle-même reçoit un financement de Gates.

Le financement de la NPR par Gates « n’a pas été un facteur expliquant pourquoi ou comment nous avons fait l’histoire », a déclaré la journaliste Pam Fessler, ajoutant que ses reportages allaient au-delà des personnalités citées dans son article. L’histoire, néanmoins, n’est que l’une des centaines de rapports de la NPR sur la Fondation Gates ou le travail qu’elle finance, y compris une myriade d’articles favorables aux points de vue de Gates ou de ses bénéficiaires.

Et il s’agit d’une tendance plus large – et d’un problème éthique – avec des philanthropes milliardaires qui financent les médias. La Broad Foundation, dont le programme philanthropique comprend la promotion d’écoles sponsorisées finance en partie des reportages du LA Times sur l’éducation. Charles Koch (Broad Foundation) a fait des dons de bienfaisance à des institutions journalistiques telles que le Poynter Institute, ainsi qu’à des organes de presse tels que le Daily Caller, qui soutiennent sa politique conservatrice. Et la Fondation Rockefeller finance Vox’s Future Perfect, un projet d’établissement de rapports qui examinent le monde « à travers le prisme de l’altruisme efficace » et se penche souvent sur la philanthropie.

Alors que les philanthropes comblent de plus en plus les déficits de financement des agences de presse – un rôle qui est presque certain de s’étendre avec la crise que traversent les médias à la suite de la pandémie de coronavirus – une préoccupation peu analysée est de savoir comment cela affectera la manière dont les salles de rédaction glorifieront leurs bienfaiteurs. Nulle part cette préoccupation n’est plus importante qu’avec la Fondation Gates, l’un des principaux donateurs des rédactions et un sujet fréquent de couverture médiatique favorable.

Ce n’est qu’un rappel supplémentaire que tous les rapports de la NPR sur le coronavirus et la Chine sont suspects en raison de ses liens avec Gates et, par extension, avec l’OMS. En avril, nous avons noté qu’un article de la NPR était un exemple flagrant de journalisme qui n’avait pas clarifié explicitement tous ses liens sources vers la Chine, bien que quelques indices aient été inclus au sujet du laboratoire P4 de Wuhan. Bien sûr, même CJR a laissé de côté certains exemples marquants du penchant des médias pour la protection de Gates. Il aurait été un ami proche de Jeffrey Epstein :

La Fondation Gates s’illustre par le niveau élevé d’influence qu’elle exerce sur les médias, mais ce n’est pas la seule. La Fondation Clinton a bénéficié d’un traitement tout aussi léger de la part de la presse grand public, sinon plus. Peu de reportages peu flatteurs ont été faits sur la Fondation Clinton jusqu’à ce que Steve Bannon aide Peter Schweizer à produire le « Clinton Cash ». Lisez le passage de l’article de CJR ci-dessous:

« J’ai récemment examiné près de vingt mille subventions caritatives que la Fondation Gates avait accordées jusqu’à la fin juin et j’ai trouvé plus de 250 millions de dollars destinés au journalisme. Les destinataires comprenaient des opérations d’information comme la BBC, NBC, Al Jazeera, ProPublica, National Journal, The Guardian, Univision, Medium, The Financial Times, The Atlantic, le Texas Tribune, Gannett, Washington Monthly, Le Monde et le Center for Investigative Reporting, des organisations caritatives affiliées à des organes de presse, comme BBC Media Action et Neediest Cases Fund du New York Times, des sociétés de médias telles que Participant, dont le documentaire Waiting for « Superman » soutient le programme de Gates sur les écoles sous contrat, des organisations journalistiques telles que le Pulitzer Center on Crisis Reporting, la National Press Foundation et le International Center for Journalists, et une variété d’autres groupes créant du contenu d’actualité ou travaillant sur le journalisme, comme la Leo Burnett Company, une agence de publicité que Gates a mandatée pour créer un « site d’information » pour promouvoir le succès des groupes d’aide humanitaire. Dans certains cas, les bénéficiaires disent avoir distribué une partie du financement sous forme de sous-subventions à d’autres organisations journalistiques – ce qui rend difficile de voir le tableau complet du financement de Gates dans le quatrième pouvoir que constituent l’ensemble des médias ».

La fondation a même aidé à financer un rapport de 2016 de l’American Press Institute qui a été utilisé pour élaborer des lignes directrices sur la manière dont les salles de rédaction peuvent maintenir leur indépendance éditoriale par rapport aux bailleurs de fonds philanthropiques. Une constatation de haut niveau : « Il y a peu de preuves que les bailleurs de fonds insistent sur une révision éditoriale ». Notamment, les données d’enquêtes sous-jacentes de l’étude ont montré que près d’un tiers des bailleurs de fonds ont déclaré avoir revu au moins une partie du contenu qu’ils avaient financé avant leur publication.

La générosité de Gates semble avoir contribué à créer un environnement médiatique de plus en plus convivial pour l’organisme de bienfaisance le plus visible au monde. Il y a vingt ans, les journalistes ont examiné la première incursion de Bill Gates dans la philanthropie comme un moyen d’enrichir son éditeur de logiciels, ou un exercice de relations publiques pour sauver sa réputation déchirée à la suite de la bataille antitrust meurtrière de Microsoft avec le ministère de la Justice américain. Aujourd’hui, la fondation fait le plus souvent l’objet de profils doux et d’éditoriaux élogieux décrivant ses bonnes œuvres.

Pendant la pandémie, les médias se sont largement tournés vers Bill Gates en tant qu’expert de la santé publique sur les coronavirus – même si Gates n’a aucune formation médicale et n’est pas un fonctionnaire de la santé publique. PolitiFact et USA Today (gérés respectivement par le Poynter Institute et Gannett qui ont tous deux reçu des fonds de la Fondation Gates) ont même utilisé leurs plateformes de vérification des faits pour défendre Gates contre les « fausses théories du complot » et la « désinformation », comme le fait que la fondation a procédé à des investissements financiers dans des entreprises développant des vaccins et des thérapies contre les coronavirus. En fait, le site Web de la fondation et les formulaires fiscaux les plus récents montrent clairement les investissements de la Fondation Gates dans de telles entreprises, y compris Gilead et CureVac.

De la même manière que les médias d’information ont donné à Gates une voix démesurée dans la pandémie, la fondation a longtemps utilisé ses dons caritatifs pour façonner le discours public sur tout, de la santé mondiale à l’éducation en passant par l’agriculture – un niveau d’influence qui a permis à Bill Gates de se placer sur la liste Forbes des personnes les plus puissantes au monde. La Fondation Gates peut souligner d’importantes réalisations caritatives au cours des deux dernières décennies – comme aider à lutter contre la polio et investir de nouveaux fonds dans la lutte contre le paludisme – mais même ces efforts ont attiré des détracteurs experts qui disent que Gates pourrait en fait causer plus de mal que de bien et détourner l’opinion de projets de santé publique plus importants et vitaux. Avec pratiquement toutes les bonnes actions de Gates, les journalistes peuvent également trouver des problèmes avec la puissance démesurée de la fondation, s’ils choisissent de creuser leurs informations. Mais les lecteurs n’entendent pas ces voix critiques dans les nouvelles aussi souvent ou aussi fort que celles de Bill et Melinda. Les nouvelles sur Gates ces jours-ci sont souvent filtrées à travers les perspectives des nombreux universitaires, organisations à but non lucratif et groupes de réflexion financés par Gates. Parfois, ces informations sont livrées aux lecteurs par des rédactions ayant des liens financiers avec la fondation.

La Fondation Gates a refusé plusieurs demandes d’entrevues pour cette histoire et ne fournirait pas sa propre comptabilité pour savoir combien d’argent elle a investi dans le journalisme. En réponse aux questions envoyées par courrier électronique, un porte-parole de la fondation a déclaré qu’un « principe directeur » de son financement du journalisme est « d’assurer l’indépendance créative et éditoriale ». Le porte-parole a également noté qu’en raison des pressions financières exercées dans le journalisme, bon nombre des questions sur lesquelles la fondation travaille « ne bénéficient pas de la couverture médiatique approfondie et cohérente qu’ils avaient autrefois, des problèmes mal étudiés et mal signalés ; ils ont le pouvoir d’éduquer le public et d’encourager l’adoption et la mise en œuvre de politiques fondées sur des données probantes dans les secteurs public et privé ».

Alors que le CJR finalisait sa vérification des faits de cet article, la Fondation Gates a offert une réponse plus précise : « Les récipiendaires de subventions au journalisme de fondation ont été et continuent d’être parmi les médias les plus respectés au monde … La ligne de questionnement implique que ces organisations ont compromis leur intégrité et leur indépendance en rendant compte de la santé mondiale, du développement et de l’éducation avec un financement de base. Nous contestons fermement cette notion ».

La réponse de la fondation a également ouvert d’autres liens qu’elle entretient avec les médias d’information, notamment « la participation à des dizaines de conférences, telles que le Festival de journalisme de Pérouse, le Global Editors Network ou la Conférence mondiale sur le journalisme scientifique », ainsi que « aider à renforcer ses capacités d’aide grâce au financement du Innovation in Development and Reporting Fund ». L’ampleur des dons de Gates aux médias d’information reste inconnue, car la fondation ne divulgue publiquement que les sommes accordées par le biais de subventions caritatives, et non par le biais de contrats. En réponse aux questions, Gates n’a divulgué qu’un seul contrat, celui de Vox, mais a décrit comment une partie de cet argent contractuel est dépensée : production de contenu sponsorisé et parfois financement « d’entités à but non lucratif non médiatiques pour soutenir des efforts tels que des formations de journalistes, des réunions médiatiques et des participations à des événements ».

Au fil des années, les journalistes ont enquêté sur les angles morts apparents dans la façon dont les médias d’information couvrent la Fondation Gates, bien que ces reportages ciblés aient diminué ces dernières années. En 2015, Vox a publié un article examinant la couverture journalistique non critique généralisée entourant la fondation, une couverture qui survient alors même que de nombreux experts et universitaires envoient des signaux d’alarme. Vox n’a pas cité les dons de bienfaisance de Gates aux rédactions comme facteur contributif, pas plus qu’il n’a abordé le passage d’un mois de Bill Gates en tant que rédacteur invité pour The Verge, une filiale de Vox, plus tôt cette année. Pourtant, le média a soulevé des questions critiques sur la tendance des journalistes à couvrir la Fondation Gates comme une organisation caritative impartiale au lieu d’une structure de pouvoir. Cinq ans plus tôt, en 2010, CJR a publié une série en deux parties qui examinait, en partie, les millions de dollars destinés à PBS NewsHour, ce qui, selon lui, évitait de manière fiable les reportages critiques sur Gates. En 2011, le Seattle Times a détaillé ses inquiétudes quant à la manière dont le financement de la Fondation Gates pourrait entraver les reportages indépendants …

Source : https://www.cjr.org/criticism/gates-foundation-journalism-funding.php

Bill Gates étend son pouvoir sur la politique globale de la nutrition et de la santé

Article de Joseph Mercola paru sur le site LewRockwell.com le 22 août 2020

Note à l’intention de mes lecteurs, voir également mes notes insérées dans le texte en caractères italiques et de couleur rouge. Joseph Mercola, docteur en médecine, a dérivé au cours de sa carrière vers les médecines alternatives. Il est en outre vivement critiqué pour ses prises de positions contre les vaccins. Cependant le contenu de cet article traduit par mes soins informe sur le malaise existant aux Nations-Unis en ce qui concerne les agissements de Bill Gates au niveau de la santé, de la nourriture et de l’agriculture via sa fondation et son émanation AGRA (Alliance for a Green Revolution in Africa) dirigée par Agnes Kalibata dont la nomination en tant qu’envoyée spéciale auprès des Nations-Unies a soulevé une intense controverse dont assez curieusement les médias européens n’ont jamais fait mention. Par ailleurs je ne partage pas toutes les prises de position de Mercola ni de l’organisation Agra Watch, loin s’en faut car je préserve ma liberté d’expression.

Bill Gates a construit un empire mondial autour de ses technologies et de ses efforts «philanthropiques», dont l’ampleur devient de plus en plus claire. Sa seule richesse personnelle lui a permis de devenir une véritable superpuissance à part entière. Il est non seulement devenu le plus grand bailleur de fonds de l’Organisation Mondiale de la Santé et le tsar mondial non élu de la santé COVID-19, mais il est également un agent secret du système alimentaire mondial.

Comme le révèle le rapport d’AGRA Watch (1 et voir note ci-dessous en caractères italiques), « L’homme derrière le rideau: l’influence de la Fondation Gates sur le Sommet des systèmes alimentaires des Nations Unies », publié en août 2020, Gates exerce une puissante influence sur la politique alimentaire et agricole mondiale grâce au financement d’un grand nombre d’organisations impliquées dans le développement agricole et l’élaboration des politiques agricoles dans les pays en développement.

(Note. AGRA Watch est une organisation communautaire dont la mission est de contrer l’idéologie dominante de développement promue par les gouvernements, les grandes corporations transnationales et les acteurs philanthropiques privés dont la mission est d’étendre un modèle agricole industriel dans les pays africains avec le soutien de grandes multinationales)

Les organisations financées par Gates soutiennent l’envoyée des Nations Unies proposée par Gates

Bien que Gates ne soit qu’un individu, son influence est considérablement amplifiée par le fait qu’il finance un très grand nombre d’entreprises et d’organisations et qu’elles peuvent alors constituer un immense soutien.

Lorsque vous considérez ces longues listes d’entités, vous pensez automatiquement qu’il y a beaucoup de joueurs dans le jeu alors qu’en fait, Gates est le fil conducteur qui les commande pour la plupart sinon tous. Le rapport AGRA Watch illustre parfaitement l’histoire d’Agnès Kalibata.

Kalibata est la présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), une organisation financée par la Fondation Bill & Melinda Gates. En décembre 2019, Kalibata a été nommée envoyée spéciale au Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires de 2021 par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

En réponse à cette nomination 176 organisations de la société civile et de groupements d’agriculteurs de 83 pays ont exhorté Guterres à retirer la nomination de Kalibata en raison de ses conflits d’intérêts manifestes avec des entreprises privées. Une deuxième déclaration, signée par plus de 500 universitaires et organisations, s’oppose également à la nomination de Kalibata et à son organisation de ce Sommet.

La Fondation Gates cherche à exercer une influence non seulement par le financement de projets et la mise en forme de l’expertise, mais aussi en finançant les plateformes de gouvernance qui déterminent la politique alimentaire et agricole comme l’a démontré Agra Watch.

Ces interventions de la société civile illustrent l’inquiétude généralisée concernant la nomination de Kalibata. Une douzaine de personnes représentant des banques de développement, des établissements universitaires et le secteur privé ont pris la parole pour sa défense. Ils ont exhorté Guterres à garder Kalabata, citant entre autres ses qualités de leader et son éthique de travail. Cependant, sur ces 12 défenseurs, «11 avaient des liens passés ou actuels avec la Fondation Gates», déclare AGRA Watch, ajoutant:

« Dans certains cas, les organisations étaient directement financées par la Fondation Gates, et dans d’autres, la Fondation Gates a financé des programmes spécifiques dans lesquels les signataires avaient joué un rôle. Une organisation a été financée par l’AGRA, elle-même financée par la Fondation Gates » :

Capture d’écran 2020-08-24 à 17.24.03.png

(Notes. IITA : International Institute for Tropical Agriculture, CIAT : Centre International d’Agriculture Tropicale, lointaine émanation du CIRAD et de l’Agence Française de Développement, AATF : African Agricultural Technology Foundation, AERC : African Economic Research Consortium, AUC : African Union Commission, ICBA : International Center for Biosaline Agriculture, CCA : Corporate Council of Africa, ADB : African Development Bank, Malabo Montpellier Panel : organisme créé à Montpellier, France, financé par la Commission européenne et réunissant des experts dans le domaine agricole d’Europe, d’Asie et d’Afrique. Il existe des liens étroits entre ce Panel aussi appelé Forum et le CIRAD (Centre International de Recherche pour l’Agriculture et le Développement), organisme français basé à Montpellier, France).

Influence indue de Gates sur le Sommet des Nations-Unies relatif aux systèmes alimentaires mondiaux

En d’autres termes, bien qu’il puisse sembler que Kalabata ait eu le soutien d’une douzaine d’individus ou de groupes séparés et indépendants, en réalité, il n’y a en réalité que deux voix qui parlent pour sa défense. C’est juste que la voix de Gates est amplifiée onze fois. De plus, son nom n’est jamais mentionné, donc pour les non-initiés, il semblerait qu’il n’ait rien à voir avec cela.

« Ces résultats illustrent l’influence de la Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF) sur la politique alimentaire et agricole mondiale. AGRA Watch a continuellement documenté le rôle de la BMGF dans l’influence du développement agricole, influence qui a considérablement augmenté ces dernières années », écrit AGRA Watch.

« La Fondation Gates cherche à exercer une influence non seulement en finançant des projets et en façonnant l’expertise, mais aussi en finançant les plateformes de gouvernance qui déterminent la politique alimentaire et agricole. Ce rôle de la BMGF dans la conduite des décisions politiques basées sur son modèle propriétaire et technologique de développement agricole est souvent négligé…

Dans ce rapport, nous n’avons démontré que quelques-uns des liens entre la Fondation Gates et ceux qui ont soutenu la nomination de Kalibata à la tête du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires.

Alors que des centaines d’organisations de la société civile ont appelé à la révocation de Kalibata, seuls douze signataires étaient prêts à soutenir sa nomination, presque tous étant des bénéficiaires directs de la Fondation Gates. Cela soulève des questions cruciales sur le rôle de Bill Gates dans l’élaboration du programme du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires ainsi que sur ses résultats.

Le graphique ci-dessus, inclus dans le rapport AGRA Watch, illustre les liens de financement directs et indirects entre la Fondation Gates et Kalibata, l’envoyée spéciale du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires.

La Fondation Gates est la porte d’entrée de Monsanto

AGRA Watch a fait part de ses inquiétudes concernant l’influence de la Fondation Gates sur l’agro-industrie depuis de nombreuses années.

Par exemple, parmi ses nombreux rapports de recherche (4), il y a le rapport de 2010 « La porte tournante: Liens Monsanto-Gates » (5), qui détaille les liens directs entre la Fondation Gates et les représentants de Monsanto Rob Horsch, Florence Wambugu, Don Doering (6), feu Sam Dryden et Lawrence Kent. Un autre rapport de 2010, « Liens de la Fondation Gates avec Monsanto et le développement des cultures GM au Kenya » (7) d’Agra Watch souligne : « AGRA Watch a été créée en 2008 pour contester la participation de la Fondation Gates à la problématique « Alliance pour une révolution verte en Afrique » (AGRA) et pour soutenir les alternatives agro-écologiques durables déjà pratiquées en Afrique.

Nous avons assisté à une accélération de la pression en faveur du génie génétique (GE) en tant que « solution » à la faim en Afrique, à une criminalisation des opposants aux plantes génétiquement modifiées en tant qu’éco-impérialistes réticents à accepter les progrès scientifiques, et à une vénération déplacée pour le soutien philanthropique des solutions d’entreprise à l’échelle mondiale. problèmes alimentaires. Les intérêts des entreprises sont clairement exposés dans l’agenda de l’AGRA, comme indiqué ci-dessous :

Capture d’écran 2020-08-25 à 13.22.58

(Note. Personnellement je considère que les plantes génétiquement modifiées ne présentent aucune toxicité pour l’homme et les animaux. Elles sont en effet indiscernables sur le plan nutritionnel de leurs homologues non modifiés. La prise de position d’Agra Watch me semble donc injustifiée. La diabolisation de Monsanto construite par les organisations écologistes ultra-politisées a donc des retombées à moyen terme déplorables pour la production d’aliments de base avec une réduction significative des pesticides, en particulier favorisée avec les plantes de grande culture dites « Bt ». La controverse au sujet des plantes génétiquement modifiées s’est amplifiée lorsque ces mêmes organisations non-gouvernementales ont avancé l’argument d’un effet nocif de ces plantes génétiquement modifiées sur la biodiversité. Cet argument n’est appuyé sur aucune observation sur le terrain. Il n’y a donc pas de preuves scientifiques au sujet de cet effet supposé des plantes génétiquement modifiées).

La Fondation Gates n’est pas là pour résoudre les problèmes du monde réel

Dans son rapport de 2014 (8) « Trois exemples de problèmes avec les subventions de la Fondation Gates », AGRA Watch souligne pourquoi les investissements massifs de Gates dans la production alimentaire mondiale n’ont pas réussi à résoudre les problèmes très réels auxquels nous sommes confrontés. D’abord et avant tout, bon nombre des solutions qu’il soutient sont des « solutions de pansement » qui en fait aggravent les problèmes fondamentaux.

Les exemples incluent le financement du développement d’aliments génétiquement modifiés conçus pour être plus riches en certains nutriments. Le problème est que ces cultures finissent par remplacer la diversité locale par quelques variétés GM qui ne tiennent même pas compte des conditions locales. Ainsi, en poussant pour des variétés de cultures «fortifiées», la malnutrition s’aggrave en fait, car la biodiversité est réduite (cf. ma note plus haut).

Deuxièmement, « une focalisation obstinée sur le rendement » est en contradiction avec la recherche montrant qu’un rendement faible ou une production insuffisante ne provoque pas la faim dans le monde. « Il existe aujourd’hui de nombreuses preuves que le problème est plutôt la pauvreté et le manque d’accès, qui sont aggravés par la destruction des systèmes alimentaires locaux et la commercialisation des aliments », note AGRA Watch, ajoutant : « Les subventions de la Fondation Gates et de l’AGRA continuent de se concentrer sur le rendement, préparant l’Afrique à un système adapté aux besoins de l’agriculture commerciale à la recherche de profits et axée sur le rendement plutôt que sur le petit paysan ou le petit agriculteur produisant des cultures diverses pour une communauté locale ».

Un troisième problème mis en évidence dans le rapport est le financement par Gates d’organisations de recherche et de scientifiques européens et américains plutôt qu’en Afrique, même si les programmes sont mis en œuvre en Afrique. Selon AGRA Watch, « cela peut ne pas être le résultat d’intentions conscientes, mais d’un biais structurel profondément ancré qui rejette les scientifiques africains et les institutions scientifiques comme n’étant pas suffisamment qualifiés ou légitimes pour recevoir des subventions.

Spécialité de Gates: Philanthrocapitalisme

Des observations supplémentaires peuvent être trouvées dans l’article d’AGRA Watch (9) « Philanthrocapitalism: The Gates Foundation’s African Programs Are Not Charity », publié en décembre 2017, dans lequel le philanthrocapitalisme est décrit comme « une tentative d’utiliser les processus du marché pour faire le bien », mais qui est intrinsèquement problématique « car les marchés sont mal adaptés pour produire à des fins socialement constructives ».

En d’autres termes, la marque philanthropique de Gates crée plusieurs nouveaux problèmes pour chacun de ceux qu’elle résout. Comme indiqué dans l’article, les partisans du philanthrocapitalisme : «… S’attendent souvent à des rendements financiers ou à des avantages secondaires à long terme de leurs investissements dans les programmes sociaux. La philanthropie devient un autre élément du moteur du profit et du contrôle des entreprises. La stratégie de « développement » de la Fondation Gates promeut en fait les politiques économiques néolibérales et la mondialisation des entreprises : Il est… probable que Bill Gates, qui a régulièrement accès aux dirigeants mondiaux et qui finance personnellement des centaines d’universités, d’organisations internationales, d’ONG et de médias, soit devenu la voix la plus influente du développement international ».

Un examen plus approfondi de la BMGF est essentiel étant donné que son influence est vaste, voire supérieure à celle de la plupart des gouvernements donateurs. La BMGF fournit plus d’aide à la santé mondiale que n’importe quel pays donateur et est le cinquième plus grand donateur à l’agriculture dans les pays en développement. En 2013, seuls 11 pays ont dépensé plus en aide que la BMGF, ce qui en fait le 12e plus grand donateur au monde. La Fondation Gates est devenue un donateur plus important que des pays comme la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Irlande et l’Italie (10).

Le plan médical de Gates : immunisation et surveillance de masse.

L’une des raisons pour lesquelles beaucoup prennent maintenant conscience de la puissance de Gates c’est à cause de ses fréquentes apparitions en tant qu’expert du virus SARS-Covid-19. C’est un choix étrange, compte tenu de son manque complet et total de formation médicale formelle. C’est particulièrement déconcertant à la lumière de la façon dont les opinions des médecins, des scientifiques primés et des chercheurs qui sont en conflit avec ses opinions sont effacées d’Internet (voir le lien en fin de billet).

Gates a déclaré à plusieurs reprises que la vie ne peut pas revenir à la normale tant que nous n’avons pas vacciné toute la population mondiale contre le COVID-19 (lien). Ceci, malgré le fait que les scientifiques et les chercheurs médicaux aient découvert une variété de stratégies sûres, simples et peu coûteuses pour prévenir et traiter le COVID-19. Le fait que les opinions irrationnelles et scientifiquement erronées de Gates façonnent les réponses aux pandémies dans le monde entier alors que les vrais professionnels de la santé sont censurés par les médias grand public et les plateformes de médias sociaux est la preuve que nous ne fonctionnons plus à partir d’une base de science et de vérité médicale (cf. un précédent billet de ce blog au sujet de Nietzsche).

Au lieu de cela, le monde entier devrait s’aligner sur le programme égoïste créé par Gates et ses nombreux alliés dans la technologie et la médecine. Dans un article de GatesNotes du 30 avril 2020 (11,12) Gates déclare même qu’il « pressent que le vaccin COVID-19 fera partie du calendrier de vaccination systématique des nouveau-nés » – un joli petit morceau de programmation prédictive.

Remarquez que les vaccins à ARNm en cours de développement contre le COVID-19 modifieront votre expression génétique, transformant votre corps en une usine à protéines virales. Est-il vraiment sage d’envisager d’utiliser un vaccin aussi nouveau sur les nouveau-nés ? Dans un monde sain et rationnel, la réponse serait un non catégorique. Malheureusement, nous vivons maintenant dans un monde dirigé par des crétins comme Gates, et donc la raison et la logique ont largement disparu de l’équation.

(Note. Les vaccins à ARNm (ARN messager), s’ils ne sont pas dégradés à leur point d’injection ou dans le sang, sont censés promouvoir la synthèse d’une ou plusieurs protéines virales par la machinerie de synthèse cellulaire. Cet ARNm peut être également intégré dans l’information génétique d’un autre virus non pathogène pour l’homme. L’un des problèmes de ce type de vaccin est le devenir de cet ARNm dans l’organisme humain. Normalement il est dégradé par la cellule une fois sa fonction terminée, c’est-à-dire la synthèse d’un ou plusieurs exemplaires de la protéine en question. Les modes d’administration de cet ARNm, sa persistance dans l’organisme selon le mode de préparation, par exemple micro-encapsulation avec des nano-particules de lipides et le taux de synthèse de la protéine virale ainsi que la réponse immunitaire associée demandent plusieurs mois sinon années pour être certain de son efficacité et qu’il n’apparaît pas d’effets secondaires néfastes. Je suis donc pessimiste quant à l’apparition d’un vaccin dans les prochains mois. À ce jour le seul vaccin à ARNm en cours d’essais cliniques de phase III est un vaccin dirigé contre le virus de la rage et utilisant cette technologie développé par le laboratoire allemand CureVac AG (lien), entreprise figurant sur la liste des sociétés soutenues financièrement par la MBGF).

Dans la dialectique hégélienne qui expose la démarche « problème-réaction-solution », le virus du COVID-19 a conduit à des réponses à la pandémie illogiques et mal conçues telles que l’obligation de porter un masque et l’assignation à résidence de personnes en bonne santé, suivies de la « solution ultime » d’un vaccin préparé à la hâte en utilisant la nouvelle technologie d’ARNm. Aussi radical que cela puisse paraître, les plans de Gates pour le monde ne s’arrêtent pas ici. Il fait également pression pour la mise en œuvre d’un vaste système de surveillance au niveau mondial pour suivre et retracer l’infection et le statut vaccinal de chacun. Il finance même le groupe de recherche de contacts Partners in Health, avec George Soros. (La Fondation William J. Clinton a également financé Partners in Health dans le passé (13)).

Sans surprise, les recommandations de Gates finissent par profiter surtout à lui-même. Comme indiqué dans « Bill Gates – Le philanthrope le plus dangereux de l’histoire moderne ? » la Fondation Bill & Melinda Gates fait don de milliards de dollars aux mêmes entreprises et industries dans lesquelles la Fondation détient des actions et des obligations.

Utiliser de l’argent à but non lucratif pour faire progresser la recherche dans les entreprises dans lesquelles vous investissez en actions est illégal, mais Gates s’en tire depuis de nombreuses années. En même temps, sa Fondation obtient des allégements fiscaux pour les dons de bienfaisance dont elle tire de l’argent.

N’oubliez pas qu’il a «fait don» de dizaines de milliards de dollars au fil des ans, mais que la valeur nette de sa fortune n’a pas baissé – elle a doublé, et c’est en grande partie parce que ses dons sont traités comme des investissements déductibles d’impôt. C’est le philanthrocapitalisme à son paroxysme.

Gates est le principal bénéficiaire de la peur de la pandémie

La pandémie COVID-19 est sans aucun doute le plus grand projet philanthrocapitaliste de Gates à ce jour, et il a tout à gagner, car il finance et investit à la fois dans la thérapeutique et dans les vaccins COVID-19. En mars 2020, la Fondation Gates a annoncé14 un nouveau partenariats, un programme baptisé « L’accélérateur thérapeutique COVID-19 », avec Wellcome et Mastercard pour «coordonner les efforts de R&D et éliminer les obstacles au développement rapide de médicaments (en l’occurence de vaccins) ». D’après le communiqué de presse (15) :

« L’accélérateur thérapeutique COVID-19 jouera un rôle catalytique en accélérant et en évaluant des médicaments et des produits biologiques nouveaux ou réutilisés (Note. Coup d’oeil à l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine, réutilisés dans le cadre d’une nouvelle autorisation de mise sur le marché, mais je peux me tromper) pour traiter les patients atteints de COVID-19 à court terme et d’autres agents pathogènes viraux à plus long terme ».

La Fondation Gates s’est également associée au Serum Institute of India (SII) pour fabriquer 100 millions de doses de vaccins COVID-19 développés par AstraZeneca et Novavax. Les vaccins, qui coûteront moins de 3 dollars par dose, devraient être livrés aux pays à faible revenu (16, 17). Le financement est acheminé sous forme de prêt-subvention sans intérêt à Gavi, l’Alliance du Vaccin, fondée par la Fondation Gates en 2000, qui fournira ensuite le capital nécessaire à SII. Au cours des cinq prochaines années, la Fondation s’est également engagée à fournir à Gavi un total de 1,6 milliard de dollars de fonds supplémentaires (18).

La tentative de Gates d’améliorer l’éducation a été un échec massif

Le fait d’avoir une influence globale sur la technologie, l’alimentation et la médecine (les vaccins en particulier) ne décrit toujours pas correctement l’influence de Gates sur notre vie quotidienne. Il a également eu une profonde influence sur l’éducation. Le programme du tronc commun, très critiqué, était la tentative de la Fondation Gates de refondre l’éducation américaine (19), et la plupart des parents peuvent vous dire à quel point c’était stupide (20). (Note. Cette idée de Gates a été reprise par l’Education nationale en France en particulier. Elle a généré le désastre que l’on sait). Malgré cet échec épouvantable, le 6 mai 2020, le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, a annoncé que l’État s’associe à la Fondation Bill & Melinda Gates pour développer « un système éducatif plus intelligent pour le monde post-COVID » qui se concentrera sur l’apprentissage en ligne et qui intègrera en permanence la technologie dans tous les aspects de la vie civique (21).

L’État s’associe également à Google, et Cuomo a demandé à l’ancien PDG de Google, Eric Schmidt, de diriger un nouveau groupe de travail pour planifier l’infrastructure technologique de l’État (22) comme par exemple la réponse aux préoccupations de santé de chacun.

Gates est la figure de proue la plus visible de la technocratie moderne

Qu’elle ait été planifiée ou non, la pandémie du COVID-19 est clairement utilisée pour inaugurer des changements très controversés qui conduisent indéniablement à une construction totalitaire, y compris la prise de contrôle privée du gouvernement par le biais de partenariats public-privé. La surveillance est devenue la plus grande industrie à but lucratif de la planète et toute votre existence est désormais ciblée à des fins lucratives. Parmi ceux qui en profiteront le plus se trouve Gates lui-même.

Sources and References

Autres liens: https://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2020/08/08/hydroxychloroquine-protocol-continues-getting-censored.aspx

https://articles.mercola.com/sites/articles/archive/2020/08/04/side-effects-of-fast-tracked-vaccine.aspx

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6963972/pdf/vaccines-07-00132.pdf

« Changement climatique » : Bill Gates est pragmatique et il a raison

Capture d’écran 2019-12-31 à 16.55.33.png

Bill Gates, bien connu pour ses nombreuses initiatives philanthropiques, fait de plus en plus de déclarations relatives au climat. Il a clairement dit que l’efficacité du désinvestissement dans les entreprises impliquées dans l’extraction des combustibles fossiles, en d’autres termes la vente des actions de celles-ci, est totalement inefficace dans la lutte contre le réchauffement climatique. Gates a déclaré dans le Financial Times que « ce désinvestissement, aujourd’hui, a probablement eu pour résultat zéro tonnes de réduction des émissions de carbone« . En réalité la situation est beaucoup plus complexe qu’une simple relation en désinvestissement dans ces entreprises et la réduction des émissions de carbone. Si les investisseurs veulent réellement influer sur la politique de ces compagnies, il y a d’autres approches possibles.

Ce mouvement de désinvestissement dans les entreprises impliquées dans l’extraction, la transformation et la commercialisation des combustibles fossiles a pris naissance dans les campus universitaires américains en 2011 et ce mouvement s’est répandu globalement sous l’impulsion de groupes activistes d’ultra-gauche qui en étaient les initiateurs. Maintenant ce sont les institutions financières, les gestionnaires de fonds de pension, les municipalités et certains gouvernements qui participent à ce mouvement. Selon des travaux réalisés à l’Université d’Oxford l’ampleur de ce mouvement de désinvestissement est sans précédent dans l’histoire économique récente. Si les activistes ayant promu ce mouvement ont alerté l’opinion publique en stigmatisant ces compagnies impliquées dans l’énergie, les effets de ce désinvestissement n’ont pas eu l’effet escompté sur ces dernières. Les effets ont été très limités.

Considérons le marché des actions. La nature même de ce marché implique que si quelqu’un veut vendre les actions d’une compagnie comme Shell ou Exxon qu’il détient il lui faut trouver un acheteur. Dans ces conditions la transaction n’affectera pas la société concernée, en particulier si un investisseur se porte acquéreur pour réaliser des profits. Se focaliser sur les obligations peut avoir un impact plus important. Les entreprises dont il est question ici doivent investir et elles dépendent donc des prêts bancaires pour envisager de nouvelles prospections et productions ou pour refinancer leurs dettes existantes. Les volumes d’émission de dettes sont sans commune mesure en regard du capital de ces sociétés. Si certaines banques refusent désormais de financer la dette de ces entreprises, d’autres acteurs financiers sont toujours disposés à investir dans ce domaine. Et les chiffres dans ce secteur de l’énergie parlent d’eux-mêmes : entre 2010 et 2018 plus de 5000 milliards de dollars ont été investis dans la dette des entreprises liées à l’énergie fossile selon le cabinet d’études Dealogic. Il est donc clair que ces mouvements de désinvestissement n’ont aucun impact sur le fonctionnement de ces entreprises.

Quelle stratégie adopter par les investisseurs soucieux de préserver le climat ?

Ces investisseurs peuvent tenter de modifier l’attitude ce ces compagnies comme par exemple en ayant un droit de regard sur leur « business model ». Cette approche demande une longue patience car opérer un changement de politique économique pour ces entreprises vers une attitude moins intensive en carbone peut demander des années. On ne voit pas trop comment des entreprises comme Total ou Glencore peuvent profondément modifier leur « business model » pour le rendre moins « carbon-intensive » dans la mesure où justement le « carbone » est au centre de leur activité. Les investisseurs ont donc une marge de manoeuvre particulièrement étroite. Les actionnaires de leur côté peuvent tenter des actions contre la direction des entreprises si celles-ci restent récalcitrantes à toute modification de leur modèle économique. Tout ce que les actionnaires peuvent exiger ce sont des rapports détaillés relatifs à l’évolution des émissions de carbone si possible sur une base annuelle. Mais là encore ils courent le risque majeur d’une diminution conséquente de leurs dividendes. Jusqu’à présent les assemblées générales des actionnaires de ces entreprises ont répugné à envisager de telles actions.

Il reste donc une seule possibilité : influencer les politiciens.

L’un des leviers sur lequel les décideurs politiques peuvent agir se situe au niveau des consommateurs, qu’il s’agisse de personnes physiques ou d’entreprises. Ce levier est ce qu’il est commun d’appeler les « taxes carbone » dans leur ensemble, qu’il s’agisse des droits négociés sur le marché international du carbone ou les taxes directes. Cependant si les entreprises peuvent aisément gérer les droits d’émission de carbone qu’elle répercuteront sur les consommateurs, les taxes directes se heurteront au mécontentement populaire au niveau individuel et au niveau des petites entreprises qui n’ont pas d’accès direct au marché des droits d’émission à moins de s’adresser à des organismes financiers. La conséquence sera identique : un renchérissement des coûts des productions et des services. Les aides financières des Etats pour inciter les consommateurs à une plus grande modération dans leurs émissions de carbone, il s’agit là des subventions pour abandonner les véhicules automobiles classiques (moteurs à combustion interne diesel ou essence) ont atteint sur la période 2013-2015 138 milliards de dollars chaque année pour l’ensemble des pays du G20 alors que seulement 3 milliards de dollars ont été consacrés chaque année sur cette même période pour le financement de projets d’énergie propre. Ces données ont été communiquées par le WWF, et Les Amis de la Terre US.

L’attitude des entreprises liées à la production et la commercialisation d’énergies carbonées fossiles ne peut pas changer du jour au lendemain sans courir le risque d’une catastrophe économique de grande ampleur. Si les émissions de carbone se sont stabilisées ou ont très légèrement diminué ces dix dernières années ce n’est pas la conséquence d’un changement d’attitude des grandes entreprises impliquées dans l’énergie mais d’un ralentissement généralisé de l’économie mondiale comme le montre l’illustration ci-dessous.

Capture d’écran 2020-01-01 à 12.56.16.png

Le rêve des gauchistes qui ont initié le mouvement de désinvestissement en 2011 ne se réalise pas car il est totalement déconnecté des réalités économiques. Vouloir sauver le climat provoquera la misère pour des centaines de millions de personnes qui au contraire aspirent à un meilleur niveau de vie et l’appauvrissement de tous les autres. Si les banques et les investisseurs décident de restreindre l’accès des grandes compagnies de l’énergie aux financements qui leur sont nécessaires pour poursuivre leurs activités normalement, c’est-à-dire sans contraintes environnementales impossibles à atteindre, alors à terme il y aura une pénurie mondiale de ces sources d’énergie pour l’instant irremplaçables, car une économie moderne ne peut pas fonctionner avec une énergie intermittente. Les activistes qui prônent une « société sans carbone » rêvent, et au final ils seront eux-mêmes les victimes de leurs rêves.

Inspiré de très loin d’un article paru sur le site schroders.com

Changement climatique : le problème des 75 % selon Bill Gates

Bill Gates tient un blog (gatesnotes) et on y trouve des pépites comme celle qu’il a laissé le 17 Octobre 2018 et que je relate ici. Quelles innovations viennent à l’esprit quand on veut combattre le « réchauffement du climat » partant du principe que ce réchauffement est provoqué par le CO2 rejeté dans l’atmosphère par l’activité humaine ? Il vient immédiatement à l’esprit que les moulins à vent et les panneaux solaires c’est exactement ce à quoi presque tout le monde pense. Les prix des turbines des éoliennes et des panneaux solaires ont considérablement diminué ces dix dernières années et de nombreux pays ont décidé que ces sources d’énergie électrique contribueront à la maîtrise du climat. C’est une bonne nouvelle pour les pays qui sont très ensoleillés ou qui sont traversés par des vents constants. Mais la nuit et sans vent il y a un problème toujours pas résolu et qui ne le sera peut-être jamais : on ne sait pas stocker l’énergie électrique à grande échelle et il faudra peut-être attendre des dizaines d’années pour voir apparaître des technologies permettant de maîtriser ce problème.

En réalité, comme le souligne Bill Gates, et il a raison, la production électrique dans le monde n’est responsable que de 25 % des émissions du CO2 accusé d’être la cause du réchauffement observé depuis le milieu du XXe siècle. Si toute l’énergie électrique produite devenait par un coup de baguette magique totalement exempte de rejets de carbone par quel autre coup de baguette magique pourra-t-on gérer les 75 % de rejets de CO2 restant ? Selon l’IPCC il y a urgence et dans dix ans il faudra disposer de technologies adéquates pour atteindre les objectifs fixés d’une réduction de 80 % des émissions de carbone à l’horizon 2050.

D’où proviennent les émissions de carbone ? Je ne sais pas si le vieux Bill est végétarien mais le graphique qu’il a mis sur son blog laisse rêveur :

Capture d’écran 2019-01-05 à 12.25.57.png

À noter que les flatulences et les pétulences des animaux à corne sont considérées comme des gaz à effet de serre et sont exprimées ici en équivalents de CO2, ce qui fait que l’agriculture représente 24 % des émissions (en équivalent) de carbone. Si Bill Gates était honnête avec lui-même il devrait soustraire de cette estimation tout le carbone immobilisé sous forme d’herbe, de maïs et d’autres aliments proposés au bétail par la photosynthèse végétale … Il est raisonnable de penser que le bilan global en carbone de l’élevage est proche de zéro. Il n’empêche que des commandos de « vegans » n’en pensent pas moins et organisent des actions terroristes à l’encontre des boucheries et des abattoirs pour sensibiliser l’opinion au problème des pêts des bestiaux !

Bill Gates a bien appris sa leçon (?) quand il prétend que les transports ne représentent que 14 % des émissions de carbone et les bâtiments avec des gens qui y vivent ou y travaillent seulement 6 % de ces émissions. Naturellement Gates ne cite pas ses sources, il a probablement sorti ces chiffres de son chapeau. Quant à quantifier l’industrie de seulement 21 % des émissions totales de carbone, on peut encore se poser des questions. Gates, qui est un grand voyageur dans son jet privé considère que le poste d’émissions de carbone transports est fortement alourdi par les bateaux, les avions et les camions, ben voyons !

Finalement en dehors des oeuvres humanitaires supervisées par son épouse Melinda, le vieux Bill écrit n’importe quoi.

Source et illustration gatesnotes daté du 17 octobre 2018

Les êtres vivants les plus dangereux ne sont pas ceux que l’on croit !

Capture d’écran 2018-03-16 à 19.14.55.png

C’est une illustration parue sur le blog de Bill Gates (oui, ce vieux Bill tient un blog ! : gatesnotes.com ) qui a été reprise et précisée par une journaliste de Business Insider classant les êtres vivants sur la planète selon le nombre de morts qu’ils occasionnent chaque année en moyenne.

Les requins si redoutés sur la Gold Coast en Australie ne tuent que 6 personnes par an dans le monde. Viennent ensuite les loups, l’ennemi numéro un de l’homme durant des millénaires, qui battent les requins au poteau en ne tuant « que » 10 personnes par an en moyenne dans le monde. Puis les lions, surtout les lionnes en réalité, sont un danger pour tout amateur de photos exotiques mais les statistiques sont difficiles à établir. Seulement en Tanzanie les lions ont dévoré 563 personnes entre 1990 et 2005, soit 22 personnes par an. Les éléphants c’est pire ! Cinq cent personnes meurent chaque année chargées et piétinées par des éléphants mais il y a beaucoup plus d’éléphants qui meurent fusillés par des braconniers qui convoitent leur ivoire. À égalité on remarque les hippopotames qui ont pourtant l’air d’animaux plutôt placides et mangeurs de plantes aquatiques mais les femelles avec leur petit sont particulièrement agressives et malheur à celui qui se risque avec un frêle esquif sur une rivière peuplée de ces « chevaux des fleuves » munis de grosses dents (illustration source Reuters).

Capture d’écran 2018-03-16 à 19.29.56.png

On en arrive aux vers parasites, l’un des sujets de choix du vieux Bill, comme le ver plat dont le tribut payé par l’homme est estimé à 700 personnes par an dans le monde, moins que le crocodile qui compte à son palmarès macabre 1000 personnes chaque année pour la grande majorité en Afrique mais également le long des côtes du nord du Queensland en Australie. Un autre ver pourtant très commun, l’ascaris, est considéré comme tuant environ 4500 personnes par an, plus de deux fois moins que la mouche tsé-tsé qui provoque la maladie du sommeil et arrive à bout de plus de 10000 individus chaque année bien que ce nombre soit en déclin constant.

La mouche assassine transmet la maladie de Chagas due à un ver parasite, le Trypanosome cruzi, qui provoque des dommages cardiaques, 12000 personnes en meurent chaque année. La bilharziose provoquée par un autre ver parasite tue quant à elle, selon des statistiques récentes entre 20000 et 250000 personnes par an. Il n’existe pas de données plus précises.

Maintenant savez-vous combien de personnes meurent attaquées par des chiens ? L’OMS attribue 35000 morts par an à la suite de morsures par des chiens … enragés ! Statistique assez effrayante car la vaccination des chiens contre la rage n’est pas obligatoire dans de nombreux pays et le sérum contre la rage n’est plus disponible car aucun laboratoire pharmaceutique ne s’intéresse à cette production qui n’est pas rentable et c’est regrettable. On arrive à l’animal qui détient la médaille de bronze des décès, le serpent toutes espèces confondues qui tue 100000 personnes par an. Depuis qu’il est devenu pratiquement impossible de se procurer des sérums anti-venin (comme pour la rage) l’homme, en particulier en Inde, paie un lourd tribut à ces reptiles par ailleurs sacrés dans ce pays.

On en arrive à la « médaille d’argent » : l’homme. L’homme, l’Homo sapiens sapiens c’est-à-dire supposé être porteur du savoir, tue un demi-million de personnes chaque année dans des conflits armés nombreux et variés, nombre de décès auquel il serait logique d’ajouter les accidents de la circulation en ville comme sur route mais l’OMS ne tient pas de statistiques relatives à ce grave phénomène des temps modernes probablement encore plus mortel que les conflits armés eux-mêmes. Même les voitures autonomes tuent des piétons …

Capture d’écran 2018-03-16 à 19.54.46.png

Enfin la palme d’or revient toujours et encore au moustique (illustration Thomson Reuters) avec un peu plus d’un million de morts par an dont la moitié en raison de la malaria, maladie parasitaire, et bien d’autres maladies virales depuis la fièvre de Zika jusqu’à la dengue, au total plus de 15 maladies.

Source : Business Insider

Crise climatique : Quand Bill Gates se prend pour Al Gore

Capture d’écran 2016-02-23 à 13.29.53.png

Les 12 juillet et 29 septembre 2015 j’ai laissé sur ce blog des billets précisant la prise de position de Bill Gates sur l’avenir énergétique de la planète et ses investissements dans la R&D pour promouvoir une énergie nucléaire sécurisée et à un prix abordable. Dans sa récente lettre annuelle Bill Gates reprend ses arguments tout en avouant haut et fort qu’il est un climato-alarmiste convaincu. Pour lui, comme pour Al Gore qui fut le promoteur de la théorie de l’effet de serre du CO2, ce CO2 émis pour produire de l’électricité avec des combustibles carbonés fossiles doit être drastiquement réduit afin d’éviter une catastrophe climatique. L’argumentation de Bill Gates, présentée à des élèves d’un lycée du Kentucky, se résume en une équation :

Capture d’écran 2016-02-23 à 12.28.08.png

P est la population mondiale qui devrait selon les prévisions (encore des prévisions onusiennes …) atteindre plus de 9 milliards en 2050. Inutile de préciser que le facteur P continuera donc à croître à moins que le Machin onusien ne prenne des mesures malthusiennes contraignantes à l’échelle planétaire, ce qui est encore et fort heureusement improbable.

S représente les services dont nous pouvons disposer comme par exemple – selon Bill Gates – la nourriture, les vêtements, l’électricité, le chauffage, les maisons, les réfrigérateurs, les voitures, la télévision, les brosses à dent et les albums de bandes dessinées. Difficile d’imaginer que le facteur S diminue puisque les pays « pauvres » (selon le richissime Bill Gates) aspirent à un développement et très légitimement à l’accès à ces services. Or la disponibilité en tous ces services dépend évidemment de la disponibilité en énergie …

Sans énergie E il sera impossible de produire tous ces services. En dehors de l’énergie hydraulique, de l’énergie nucléaire, des éoliennes et des panneaux photovoltaïques cette énergie dépend essentiellement (plus de 80 %) du carbone C. Certes il est probable qu’on puisse améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’énergie comme par exemple en isolant les logements, en promouvant les voitures électriques ou en limitant l’usage des conditionneurs d’air ou des appareils de chauffage, mais ces actions ne représenteront jamais que quelques points de pourcentage de diminution.

Comme toute équation mathématique, si l’un des termes P, S, E ou C est égal à zéro alors il n’y aura plus d’émission de CO2 et le « climat sera sauvé », toujours selon Bill Gates. Puisque les termes P, S et E ne peuvent pas tendre vers zéro, alors la seule solution est de réduire le terme C jusqu’à ce qu’il devienne égal à zéro. La conclusion de Bill Gates est limpide il faudra réaliser des progrès considérables pour ne plus utiliser d’énergie fossile carbonée avant la fin de ce siècle et ainsi ne plus rejeter dans l’atmosphère ce vilain gaz mortel pour le climat.

Pour Bill Gates il faut que l’humanité toute entière réalise donc un « miracle énergétique » comme le furent les ordinateurs (ce qui lui a permis de s’enrichir « miraculeusement ») le vaccin contre la polio ou le téléphone portable (qui a aussi miraculeusement enrichi Bill Gates). Sans le déclarer explicitement dans sa lettre annuelle, Bill Gates prêche pour sa propre église, l’énergie nucléaire, car pour lui, le problème des énergies renouvelables, nommément le stockage, ne pourra pas être résolu à grande échelle avant longtemps. Or pour Bill gates, sacré Bill ! le temps passe et plus le temps passe plus on émet de CO2 et plus le climat va se réchauffer et plus on aura besoin de conditionneurs d’air …

Capture d’écran 2016-02-23 à 14.55.22.png

Dans la lettre de Bill et Melinda, Madame Gates enfonce le clou en dissertant de la différence entre les « genres », comprenez entre les femmes et les hommes. Juste ce graphique justifiant ses actions humanitaires en particulier en Afrique et en Asie :

Source et illustrations : https://www.gatesnotes.com/2016-Annual-Letter

La technologie du nucléaire civil français est en retard d’une guerre !

800px-Superphénix

C’est officiel maintenant AREVA a perdu la main. Il faudrait plutôt dire le CEA, actionnaire majoritaire d’AREVA, cet agglomérat de fonctionnaires imbus de leur supériorité, mangeant au ratellier du Ministère de la Défense pour assurer l’entretien des bombes atomiques et à celui d’EDF, de facto contrôlé par ce même organisme également étatique puisque les réacteurs nucléaires produisent du plutonium, lorgné de très près par les militaires. Bref, le CEA, principal actionnaire (c’est-à-dire l’Etat) d’AREVA, est en retard d’une guerre. Et c’en est malheureusement terminé pour la France en ce qui concerne les nouvelles orientations incontournables de l’énergie nucléaire civile figées en France dans le gigantisme coûteux de l’EPR qui n’a toujours pas fait ses preuves de faisabilité économique.

Au mois de juillet dernier je relatais dans ce blog les décisions de Bill Gates d’investir dans les réacteurs nucléaires de nouvelle génération par le biais de la société TerraPower entièrement financée par l’ancien propriétaire de Microsoft. Il s’agit de la technologie des réacteurs dits à vague voyageuse (travelling wave reactor, TWR). Ma traduction n’est pas fidèle en français à la réalité mais le terme anglo-saxon est explicite : il s’agit de réacteurs à neutrons rapides utilisant de l’uranium naturel non enrichi avec un cœur émettant des neutrons rapides qui transforment cet uranium en plutonium progressivement. Les assemblages de combustible sont alors déplacés de la périphérie vers le cœur au fur et à mesure que l’enrichissement en plutonium permet de maintenir le flux de neutrons. C’est la raison pour laquelle on parle de « voyage » des assemblages vers le cœur du réacteur. Les modélisations informatiques ont validé cette technologie qui a échappé à la sagacité des ingénieurs du CEA préoccupés uniquement par l’enrichissement de l’uranium en isotope 235 sans s’être jamais penchés un seul instant sur l’intérêt de cette technologie pourtant décrite sur le papier aux alentours des années 1950.

Il s’agit d’un « breeder » en termes techniques, genre Super-Phénix, qui transforme in situ l’uranium directement extrait des mines en combustible sans rechargement pendant des dizaines d’années, pour faire simple. Or le CEA, c’est-à-dire avec AREVA, n’ont aucun intérêt à développer cette technologie qui est pourtant la plus économique en termes d’investissement initial et également en terme de consommation en combustible. La vocation d’AREVA est d’enrichir à 4 % d’isotope 235 l’uranium (usine Georges Besse II) puis d’extraire un peu de plutonium du combustible usagé (retraitement) pour réaliser quelques économies sur le processus d’enrichissement étant entendu que les tranches 900 MWe type Fessenheim sont capables de gérer le combustible enrichi en plutonium appellé MOX. C’est le business d’AREVA et le CEA n’a jamais voulu entendre parler d’autres approches technologiques. Normal ! Au départ la vocation du CEA était l’armement et les réacteurs graphite-gaz étaient une source inépuisable de plutonium pour les bombes et la mentalité de cette administration n’a pas réussi à s’adapter aux exigences énergétiques modernes … Il faut rappeller que ce sont EDF et Framatome qui à l’époque achetèrent la licence Westinghouse pour les réacteurs à eau pressurisée (PWR) et non pas le CEA qui avait la main-mise seulement sur le combustible.

Bill Gates a adapté les agissements des militaires tant américains, russes que français et finance le développement du TWR et les Chinois qui manifestent une soif d’énergie sans limite, viennent de signer (CNNC) un mémorandum avec TerraPower pour la construction d’un prototype d’une puissance de 600 MWe susceptible d’être opérationnel aux alentours de 2018 avec la collaboration de Babcock & Wilcox pour le design de ce réacteur refroidi avec du sodium liquide.

Bel exemple illustrant la totale incurie des politiciens français qui ont arrêté le réacteur Super-Phénix dont le principe de base était justement celui du TWR, une migration des assemblages de combustible de la périphérie du réacteur vers le centre de ce dernier et réciproquement. Ironie de l’histoire, je connaissais bien l’usine de Creys-Malville ainsi que son principe de fonctionnement et j’ai personnellement fait visiter le site de NERSA il y a un peu plus de 25 ans à une délégation d’ingénieurs de B&W qui étaient franchement impressionnés par l’avancée technologique de la France …

Juste retour de la situation, dans le domaine de la technologie nucléaire et de son évolution la France est définitivement dépassée alors qu’elle était à l’époque leader mondial incontesté. Mais le breeder utilisant de l’uranium naturel n’entrait pas dans le plan de développement du CEA à l’époque et ce projet grandiose fut proprement saboté par le gouvernement socialiste de Jospin appuyé par les écologistes avec la contribution déplorable d’une certaine Corinne Lepage dont l’action néfaste fut éclipsée par une autre écologiste du nom de Voynet qui pour l’histoire portera le chapeau avec le sombre Jospin de cette déplorable décision de l’arrêt de l’usine de Creys-Malville. Le CEA est stupidement passé à côté de cette même histoire car cet organisme est un ramassis de fonctionnaires n’ayant plus aucune connexion avec la réalité économique et la technologie de l’éléctricité d’origine nucléaire est depuis lors frappée d’un anathème idéologique. Pour la France, c’est terminé, la partie est perdue, merci aux politiciens gangrennés de l’intérieur par les écologistes qui n’ont jamais rien compris à l’énergie nucléaire … Triste constatation.

Source : bulletin de l’IAEA et Reuters, illustration : usine de Creys-Malville.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/07/12/bill-gates-mise-sur-le-nucleaire-de-quatrieme-generation-et-il-a-bien-raison/