Coronavirus, chloroquine et BCG : une bien dérangeante vérité.

Le Professeur Didier Raoult a confirmé avec le succès que l’on connaît maintenant que le fait de chercher dans les « vieilleries » médicamenteuses pouvait réserver des surprises. Une grande surprise qui a pris de court les gigantesques compagnies pharmaceutiques dont le pouvoir se trouve ainsi écorné. Ces vieilleries ne rapportent la moindre fraction de kopeck à ces mastodontes qui dictent leurs ordres aux gouvernements et pourtant elles se révèlent efficaces pour traiter précocement un nouveau virus. Et des vieilleries il y en a dans toutes ces grosses entreprises. Lorsque je travaillais dans le domaine de l’agrochimie il y avait dans le centre de recherche un local où étaient entassés des centaines de milliers de flacons et petits pots contenant toutes les molécules qui avaient été synthétisées par le passé par la firme Rhône-Poulenc aujourd’hui disparue. Tout était soigneusement répertorié et il suffisait de se plonger quelques minutes dans la banque de données pour retrouver le numéro de référence et ainsi le flacon ou le poudrier correspondant dans cet étrange local à l’accès sévèrement contrôlé. À l’époque les laboratoires concernés par la santé humaine, animale ou végétale commençaient à peine à mettre en place le « screening » haute fréquence automatique. Les techniques modernes de tests concernent une multitude d’aspects du métabolisme général chez les humains à l’aide de cultures cellulaires. Au niveau des micro-organismes ces tests peuvent être orientés vers les mécanismes de réplication de ces derniers ainsi que les stratagèmes utilisés pour pénétrer dans les cellules. Il suffit donc de disposer de ces approches devenues d’une sensibilité encore inimaginable il y a 25 ans et qui ne cessent de s’améliorer pour découvrir de nouvelles propriétés à ces vieilles molécules, propriétés qui n’avaient pas été envisagées ni étudiées par le passé puisque ces outils de détection n’existaient pas.

C’est exactement ainsi que la chloroquine et son dérivé hydroxylé ont présenté des effets sur le virus SARS-Cov-2. Le gros problème réside dans le fait que cette molécule n’est plus depuis bien longtemps protégée par un brevet quelconque et c’est très gênant pour le lobby mondialisé de la pharmacie pour lequel le profit est le nerf de la guerre. Il en est de même pour ces mêmes entreprises de continuer à fabriquer de vieux vaccins comme le BCG (bacille Calmette-Guérin) qui date des années 1920 puisqu’une dose de ce vaccin ne coûte que 20 centimes d’euros. C’est vieux et pas cher, donc c’est probablement inefficace voire dangereux. Et c’est ainsi que de nombreux pays occidentaux ont abandonné l’obligation de vacciner les enfants contre la tuberculose. Pire encore de fausses publications scientifiques ont dénoncé les effets pervers imaginaires de nombreux vaccins et des activistes totalement ignorants des réalités de la médecine et de la biologie organisent des campagnes de propagande contre les vaccins.

L’attitude irrationnelle des décideurs politiques a favorisé l’apparition de souches de bacille de la tuberculose résistantes à la plupart des antibiotiques connus y compris dans les pays développés mettant en avant le fait que l’efficacité du BCG était controversée. Le faible prix de vente du vaccin a conduit certains fabricants à négliger les conditions de la production conduisant à perturber l’approvisionnement mondial en vaccin. Aujourd’hui les principaux producteurs de vaccin (Chine, Bulgarie, Japon ou encore Brésil) bénéficient d’un appui financier gouvernemental pour pérenniser leur activité. Dans ces pays la vaccination des nouveaux-nés est d’ailleurs obligatoire. Cette longue entrée en matière relative au BCG se justifie par la découverte statistique fortuite d’une relation entre la vaccination contre la tuberculose et l’incidence de la mortalité provoquée par le virus SRAS-Cov-2 décrite par des chercheurs du département de science biomédicale de l’institut de Technology de New-York. Cet article n’a pas été soumis à une revue par un comité de lecture et a donc été immédiatement critiqué peut-être pour les mêmes raisons que pour l’hydroxychloroquine. Toutes les données examinées dans cette étude provenaient pour le BCG du site http://www.bcgatlas.org/ et pour la grippe à coronavirus de l’état en date du 21 mars 2020 via la Johns Hopkins University.

Il suffit d’un graphique pour illustrer la corrélation entre l’incidence de la mortalité par le SRAS-Cov-2 et la vaccination systématique et de longue date avec le BCG :

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Certes depuis le 21 mars 2020 il y a eu des changements notoires dans les diverses mortalités mais cette étude succincte révélait une tendance : plus la date rendant la vaccination obligatoire était ancienne meilleure la protection contre le virus était observée. Le cas de l’Iran est emblématique : la vaccination a été rendue obligatoire au début des années 1980 et la majorité des morts provoqués par le virus étaient de plus des anciens combattants de la guerre Iran-Irak dont pour beaucoup les poumons avaient été atteints par des gaz de combat et n’avaient jamais été vaccinés avec le BCG. La forte différence de mortalité entre le Danemark et l’Espagne peut résider dans le fait que la vaccination a été rendue obligatoire dans ces pays respectivement après la deuxième guerre mondiale et seulement à la fin des années 1960 (Espagne). Des études complémentaires sont nécessaires pour infirmer ou confirmer cette observation. Je ne suis pas médecin mais j’imagine que lorsque cette grippe aura disparu quelques curieux se pencheront à nouveau sur ces informations.

Pour conclure ce billet un peu atypique je voudrais revenir sur ce thesaurus, cette collection extraordinaire de molécules qui existe toujours, un véritable trésor, il existe certainement toujours dans un local anonyme d’un des établissements de l’ex-Rhône-Poulenc, soigneusement sauvegardé, cette collection de molécule qui décèle peut-être des centaines voire des milliers de molécules qui, comme la chloroquine, pourraient traiter des maladies contre lesquelles nous sommes aujourd’hui complètement démunis. Tant pis pour le lobby pharmaceutique qui cherche à faire des profits indus et qui a organisé cette campagne ignoble contre la chloroquine et, on peut le suspecter, contre la relation entre le coronavirus et le BCG. Ces entreprises préfèrent mettre sur le marché des « mab », acronyme de monoclonal antibody, à 1000 dollars le flacon plutôt que retourner à la paillasse du laboratoire ou encore bidouiller les seuils admissibles des taux de cholestérol sanguin pour inonder les populations avec des statines dont les effets indésirables sont soigneusement dissimulés en créant une situation de dépendance du médecin praticien à leurs propagande. Même le législateur est corrompu par ces « Big Pharma » qui disposent d’un pouvoir immense adossé sur le mensonge systématique. Un prochain billet au sujet d’une autre maladie respiratoire aigüe traitée également avec l’hydroxychloroquine combinée à un « vieux » médicament antibiotique.

https://doi.org/10.1016/j.vaccine.2017.12.010

https://doi.org/10.1101/2020.03.24.20042937

Invraisemblable, la tuberculose tue près de 2 millions de personnes par an.


En 2015, année des dernières statistiques mondiales publiées par l’OMS (organisation mondiale de la santé ou WHO), 10,4 millions de nouveaux cas de tuberculose ont été recensés entrainant la mort de 1,8 millions de décès directement liés à cette maladie. L’Inde se trouve à l’épicentre de cette catastrophe sanitaire puisque toujours la même année il y a eu dans ce pays un demi-million de morts en raison de cette maladie infectieuse pour laquelle il existe pourtant un vaccin, le BCG, dont l’efficacité a été prouvée dès 1908 par les Professeurs Calmette et Guérin à l’Institut Pasteur de Lille en France.
Le BCG reste le vaccin le plus utilisé dans le monde, 170 millions de doses sont produites chaque année, mais son efficacité requiert des « rappels » périodiques, protocole que la plupart des pays n’ont pas mis en place, et en particulier en Inde. Ce qui devait arriver … arriva. Aujourd’hui certaines souches du Mycobacterium tuberculosis sont devenues résistantes à tous les antibiotiques connus et il s’agit pour l’Inde de tenter une éradication de la maladie. Or un tel programme est immense et extrêmement coûteux puisqu’il a été évalué à 2,5 milliards de dollars par an dans ce seul pays. Il n’y a pas d’autre solution viable que la vaccination obligatoire avec des rappels périodiques, le dépistage des foyers infectieux par les personnels para-médicaux opérant dans les dispensaires, comme cette approche permit au XXe siècle de circonscrire la syphilis par simple identification des personnes porteuses de cette maladie afin qu’elles se soumettent à un traitement adéquat.
Dans la recherche de l’excellence sanitaire dans un pays comme l’Inde qui a pourtant réussi à pratiquement éradiquer la poliomyélite – aucun cas déclaré depuis 5 ans – il s’agit d’un challenge qui peut être atteint à force d’opiniatreté et de civisme.
Source : adapté d’un article paru dans The Conversation, illustration : Reuters

 

Et pourtant le BCG est bien efficace !!!

Des membres de l’école londonienne de médecine tropicale ont décortiqué des données datant pour la plupart d’avant les années 80 relatives à l’efficacité du BCG. On sait que cette vaccination n’est plus obligatoire dans de nombreux pays malgré l’apparition de souches de bacille de la tuberculose résistantes à pratiquement tous les antibiotiques connus. Le BCG est le seul vaccin homologué pour combattre la tuberculose. Il est peu coûteux et son efficacité a été mise en doute partant du fait que par exemple au sud de l’Inde, plus précisément au Kerala, vaccination ou pas, les enfants contractaient la tuberculose sans différence significative. Pourtant en Grande-Bretagne la même vaccination a fait pratiquement disparaître l’occurrence de cette maladie. Toutes sortes de théories ont été échafaudées pour tenter d’expliquer ces différences qui semblent proportionnelles à la distance à l’équateur, mais si, c’est vrai et prouvé statistiquement ! Cette étude récente a permis au contraire de montrer qu’il n’en était rien et que l’efficacité du BCG était d’autant plus grande que la vaccination avait lieu très tôt après la naissance. Comme on dit souvent « le plus tôt sera le mieux » et cet adage s’applique parfaitement au BCG. Encore fallait-il trouver une explication à cette observation rendue possible par traitement informatique de centaines de milliers de données provenant de dispensaires parfois éloignés de tout centre urbain mais soigneusement conservées par les soins des médecins anglais depuis des décennies.

Ce qui a permis de lever le voile sur le mystère de l’efficacité du BCG est d’abord le fait que les enfants qui avaient été en contact avec le bacille de Koch sans pour autant développer la tuberculose (primo-infection bénigne) ne réagissaient que faiblement au BCG, réaction suivie par le test à la tuberculine. Par comparaison, les enfants vaccinés très tôt après la naissance, quelques jours seulement, développaient une réaction normale à la tuberculine. L’étude a montré qu’en réalité l’efficacité du BCG diminuait si l’enfant était tardivement vacciné et cette observation a été expliquée par le fait que très tôt dans la vie on peut se trouver en contact avec des mycobactéries, famille dont fait partie le bacille de Koch, qui se retrouvent dans l’eau du robinet, sur les aliments et aussi dans les poussières de maison ! La vaccination contre la tuberculose avec le BCG n’a donc pas perdu sa réputation et administré très tôt après la naissance est un gage d’efficacité durable.

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Déclarer que le BCG est « devenu » inefficace est donc une contre-vérité que tous les médecins doivent éliminer de leur mémoire alors que le bacille fait de plus en plus de ravages y compris dans les pays développées.

Pou rappel le test à la tuberculine, mis au point par Koch avec les controverses qui s’ensuivirent, est un extrait dans du glycérol de bacille qui après injection sous-cutanée entraine une inflammation bien visible si je sujet a été préalablement en contact avec le bacille vivant au cours d’une primo-infection. Ce test est utilisé pour valider l’immunité acquise après la vaccination avec le BCG.

Source : London School of Hygiene and Tropical Medicine, illustration Wikipedia (appareil utilisé pour la vaccination BCG au Japon)

Voir aussi sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/08/22/le-bacille-de-la-tuberculose-va-tres-bien-merci/

Le bacille de la tuberculose va très bien, merci …

La tuberculose, l’un des fléaux sanitaires des siècles derniers n’a pas disparu malgré la mise au point par Calmette et Guérin en 1920 du vaccin qui porte leur nom, le BCG. On estime que la tuberculose affecte plus de 2 milliards de personnes dans le monde et que cette maladie souvent mortelle puisque le bacille (de Koch) est devenu multi-résistant aux antibiotiques affecte une nouvelle personne chaque seconde ! Le bacille ne peut pas vivre à l’air libre et il est obligatoirement transmis par l’aérosol que le malade diffuse autour du lui en toussant ou en éternuant. Le bacille s’est répandu au cours des XVII et XVIIIe siècles lors de l’intensification des colonisations et des grands mouvements de population vers, par exemple, les Amériques. En Océanie, certaines îles indemnes de tuberculose ont vu leur population quasiment disparaître en quelques années avec la venue des colonisateurs. Mais on vient de découvrir par des analyses génétiques détaillées qu’en réalité ce bacille (B.tb) aime les foules : plus il y a de monde, plus il s’adapte et plus sa virulence augmente. Comme toute bactérie, le B.tb est en constante mutation et les analyses ont montré que c’est au cours de la période 1620-1713 qui vit une augmentation significative de la population humaine que le B.tb a acquis l’essentiel de ses mécanismes d’adaptation à l’hôte, en l’occurrence l’homme. La vaccination n’est pas obligatoire puisqu’on considère que l’efficacité du BCG n’est pas prouvée sur le long terme, elle est seulement vivement conseillée mais comme les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas vraiment intérêt à produire ce vaccin car il ne rapporte aucun bénéfice financier et de ce fait aucune réelle publicité n’atteint les populations à risque, prisons, camps de réfugiés, banlieues surpeuplées et insalubres ou encore les écoles ! En France on a recensé cette année une vingtaine de cas dans une école en banlieue parisienne … Une fois que la maladie est déclarée, il faut plusieurs années d’antibiothérapie lourde pour s’en débarrasser. Pourquoi ne pas se faire vacciner et surtout vacciner systématiquement les enfants en bas âge et éventuellement conseiller un rappel de vaccination tous les dix ans, au moins chez les populations à risque puisque le B.tb est assez vicieux pour s’adapter rapidement à tout nouvel environnement. Les études génétiques de B.tb ont en effet montré que ce bacille est capable d’améliorer sa capacité d’infection, sa fonction de production de protéines et d’élimination des mutations indésirables qui est environ 1000 fois supérieure à celle observée chez d’autres bactéries pathogènes. 

 

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L’avant-bras de mon petit-fils quelques jours après la vaccination par le BCG (obligatoire au Japon).

Source : PlosOne