Mille milliards d’euros pour sauver le climat en Europe. Qui va payer ?

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(Article paru sur le site Project Syndicate)

Sous la présidence d’Ursula von der Leyen, la Commission européenne met en place de grands projets pour lutter contre le changement climatique. Avec un investissement prévu de 1000 milliards d’euros, cette commission espère transformer l’Europe en une économie neutre en carbone d’ici 2050. 

Mais une grande partie de ce « pognon de dingue » pour satisfaire les fantasmes de ce qu’on appelle désormais le « Green New Deal à l’européenne » proposé par la Commission proviendrait d’effets de levier financier. En 2020, l’UE n’allouera officiellement à ces fins que 40 milliards d’euros environ, dont la plupart sont déjà inclus dans le budget des années précédentes. Ce seront sans doute seulement 7,5 milliards d’euros de financement supplémentaire dans le cadre de ce plan qui seraient en fait nouveaux. L’astuce encore une fois, comme Jean-Claude Junker, l’homme à la sciatique chronique, l’avait pratiquée, consistera à procéder à des opérations hors-bilan administrées par la Banque Européenne d’Investissements (BEI)

En substance, l’UE a fait et fera donc encore ce que faisaient les grandes banques avant la crise financière de 2008, c’est-à-dire lorsqu’elles ont contourné la réglementation en déplaçant une partie de leurs activités vers des produits hors bilan et des véhicules financiers à usage spécial. Dans le cas de l’UE, les garanties offertes par la Commission et les différents États membres de l’UE sont suffisantes pour une cote de crédit élevée, et donc pour l’émission d’obligations européennes. Les fonds générés seront utilisés à des fins publiques et privées, et parfois même pour des partenariats public-privé. Mais si les garanties devaient être honorées un jour ce sont alors les contribuables de la zone euro qui paieraient la facture.

Ces budgets parallèles prévus sont problématiques, non seulement parce qu’ils permettraient à la Commission de contourner l’interdiction d’emprunter à laquelle elle est soumise par les traités, mais aussi parce qu’ils impliquent in fine la Banque centrale européenne. Certes, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déjà annoncé qu’elle souhaitait que la banque joue un rôle plus actif dans les activités respectueuses du climat au sein de la zone euro, alors de ce fait la BCE examine dès à présent l’opportunité de poursuivre les achats ciblés d’obligations émises par des institutions qui auront reçu le « sceau d’approbation climatique » de la Commission. Comment cela fonctionnera-il ? Nul ne le sait car ce mécanisme d’approbation est pour le moins opaque.

Dans la pratique, bien sûr, cela signifie très probablement que la BCE rachètera les obligations «vertes» actuellement émises par la BEI. Ces achats réduiront alors les taux d’intérêt auxquels la BEI peut s’endetter, ce qui conduira inévitablement à l’activation de l’imprimerie de la BCE pour fournir les fonds nécessaires à la politique climatique.

Certes il est louable de vouloir agir sur le changement climatique (ce n’est pas moi qui l’affirme, ce sont les mots d’Hans-Werner Sinn). Mais dans le cadre du plan actuel, la BCE serait alors poussée dans une zone grise plus vraiment légale. La BCE n’est pas contrôlée démocratiquement, mais plutôt gérée par les technocrates de son conseil d’administration. Chaque État membre, petit ou grand, nomme son propre représentant, qui dispose alors de droits de vote égaux, d’une immunité personnelle et de l’autonomie de fonctionner sans aucune responsabilité parlementaire puisque comme chacun sait le Parlement européen n’a pas de pouvoir. En outre, en vertu du traité de Maastricht, le conseil d’administration de la BCE est principalement tenu de maintenir la stabilité des prix et ne peut soutenir des mesures de politique économique distinctes que si cela ne met pas en danger sa capacité à remplir ce mandat. Dans le cas de l’accord « vert », les dangers sont évidents. Si la demande supplémentaire créée par l’expansion des projets verts est financée par l’impression d’argent au lieu de collecter des impôts, elle ne retirera pas la demande des autres secteurs de l’économie européenne et sera donc potentiellement inflationniste.

De telles situations conduisent à se remémorer l’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Cet article interdit strictement à la BCE de participer au financement «des institutions, organes, bureaux ou agences de l’Union, des gouvernements centraux, régionaux, locaux ou d’autres autorités publiques, d’autres organismes de droit public ou des entreprises publiques des États membres ». Mais, bien sûr, la BCE a déjà contourné cette règle en achetant environ 2000 milliards d’euros de dette publique sur le marché, outrepassant ainsi les limites de son mandat à un degré juridiquement douteux.

Les derniers plans pour contourner le traité de Maastricht n’amélioreront pas les choses. Avant la crise financière, la BCE ne s’intéressait qu’à la politique monétaire. Pendant la crise, elle s’est transformée en une autorité de sauvetage public qui a sauvé des banques et des gouvernements en faillite. Maintenant, elle devient un gouvernement économique qui peut « imprimer » son budget comme bon lui semble.

La violation évidente de l’esprit du traité de Maastricht sera double : l’UE assumera la dette secrètement, et elle le fera par le biais de l’imprimerie. En tant que tels, les plans de la Commission saperont davantage la crédibilité de l’institution même sur laquelle l’Europe s’appuie pour sa stabilité financière et macroéconomique et ses perspectives de croissance à long terme – et cela à un moment où le monde devient encore plus incertain, compétitif et agressif. Dans ces conditions on ne peut que craindre un avenir très sombre pour l’Union européenne et tout cela risque de très mal se terminer.

Hans-Werner Sinn est professeur d’économie à l’Université de Munich. Il a été président de l’Institut Ifo (Institut de recherche économique de l’Université de Munich) et siège au conseil consultatif du ministère allemand de l’économie. Article paru sur le site Project Syndicate

Qui gouverne réellement les « pays occidentaux » ?

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Tout se passe dans le building ci-dessus, situé au bord du Main à Francfort, l’un des endroits d’Europe le plus corrompu, où les conflits d’intérêt sont « monnaie » courante, sans jeu de mot. C’est le siège de la Banque Centrale Européenne dirigée par le Sieur Mario Draghi, ancien cadre de Goldman-Sachs, banque américaine d’affaires tentaculaire où il a toujours de nombreux copains. Draghi assiste deux fois par an aux réunions très discrètes du Groupe des Trente, un organisme non officiel créé par la Fondation Rockfeller à la fin des années 70 qui réunit des économistes comme Lawrence Summers, Paul Krugman ou encore Kenneth Rogoff, mais aussi et surtout la plupart des membres de la haute finance internationale. Le G30 est présidé par Jean Claude Trichet, ancien gouverneur de la Banque Centrale Européenne et on y retrouve Haruhiko Kuroda (BoJ), Mark Carney (BoE), Mario Draghi (BCE), Christian Noyer (Banque de France) et Jaime Caruana (Banque des Règlements Internationaux, BIS). Mais il s’y trouve également des représentants de banques privées comme Axel Weber et Gail Kelly (Union des Banques Suisses), Tidjane Thiam (Crédit Suisse), G. de la Dehesa (Santander) et Gerald Corrigan de Goldman-Sachs. Ce G30 a toute latitude pour inviter comme observateurs des représentants d’autres banques centrales comme celle de Singapour ou de hedge-funds sous couvert d’une approbation formelle de Jean Claude Trichet.

Inutile d’insister sur le fait que ce G30 est l’occasion pour s’échanger des informations financières entre coquins. C’est cette attitude exécrable qui a été dévoilée au printemps 2015 lorsqu’au cours d’un meeting organisé par le hedge-fund Brevan Howard Asset Management qui réunissait entre autres personnalités le chef économiste de CitiGroup et un représentant de Soros Fund Management, Monsieur Benoit Coeuré, membre français du Conseil des Gouverneurs de la Banque Centrale Européenne, a dévoilé le programme imminent d’achats d’obligations dites « privées » par la BCE. Autant dire que les financiers présents à cette réunion très discrète se frottèrent les mains. Benoit Coeuré a reçu une petite tape sur les doigts malgré le fait que son écart de langage a créé une gigantesque confusion sur le Forex et entrainé des fluctuations inexplicables sur le marché des obligations des grandes entreprises. Les « initiés » s’en sont mis plein les poches au détriment des millions de gogos qui ont épargné quelques euros auprès de leur banquier ou de leur assureur (vie).

Draghi a mollement réagi en prétendant qu’il s’était agi d’une erreur technique et créé un comité spécial pour établir des règles d’éthique lors des réunions des financiers du type de celles du G30. Un ordre du jour doit par exemple être dorénavant rendu public avant ces réunions.

Belle déclaration d’intention ! Rien ne changera le processus de copinage de ces grands argentiers qui imposent leurs propres lois aux pays devenus en raison de leur pouvoir discrétionnaire tout sauf des démocraties. Malgré les « précautions rhétoriques » prises par la direction de la Banque Centrale Européenne, cette tradition de meetings privés a perduré puisque fin 2015 Mario Draghi organisa une petite surprise-party avec des représentants de BNP-Paribas, UBS, Goldman-Sachs et BlackRock dans les locaux mêmes de la BCE ! Le médiateur européen en l’occurence à l’époque Monsieur Nikiforos Diamandouros ayant eu connaissance d’une action de l’organisation non gouvernementale Corporate Europe Observatory (voir les liens) dévoilant les pratiques douteuses des banquiers centraux, en particulier de la BCE, lors des réunions du G30, ne crut pas opportun de poursuivre une investigation détaillée. Son successeur, Emily O’Reilly, à la tête de l’organisme européen de veille, le « European Ombudsman » en anglais, a donc déposé une requête à la suite de la plainte formulée par le président du Corporate European Observatory (CEO) Monsieur Kenneth Haar.

Mes lecteurs remarqueront que ces deux personnalités sont anglaises. Il s’agit d’une tradition britannique que d’effectuer des contrôles par des entités indépendantes relatifs aux activités de personnalités influentes telles que le Président de la Banque Centrale Européenne. Sans l’action du Corporate European Observatory, Monsieur Mario Draghi pourrait continuer à fournir à ses copains des informations hautement confidentielles, mais tiendra-il compte de la lettre que lui a fait parvenir la médiatrice ? Business as usual …

Les démocraties occidentales sont donc de facto sous l’emprise de la grande finance internationale et il est illusoire de tenter de s’en affranchir quand les institutions sont précisément faites pour favoriser le règne des copains et des banksters. J’ajouterai pour en terminer que les médias, toutes propriétés de grands groupes financiers, ne font que désinformer le public en ressassant que tout va bien, qu’il ne se passe rien et qu’on peut tous dormir tranquilles. Le fait par exemple que les politiciens, main dans la main avec les banquiers, envisagent de supprimer le cash pour mieux contrôler chaque individu et le rançonner le cas échéant est présenté par ces médias comme un progrès inévitable, les billets et les pièces de monnaie sont désormais un vestige du passé. Il apparaît que les banquiers centraux, relayés par les banques commerciales avec l’appui du monde politique, sont maintenant sur le point d’installer une dictature globale et pas seulement en Europe …

Sources et illustration : corporateeurope.org :

https://corporateeurope.org/economy-finance/2016/01/draghi-and-ecb-now-even-closer-lobbyists-megabanks

https://corporateeurope.org/sites/default/files/european_ombudsman_g30_complaint_0.pdf

https://corporateeurope.org/sites/default/files/ombudsman_draghi_letter_investigation.pdf

La corruption organisée par les « corporatocrates »

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Fort heureusement il y a les lanceurs d’alerte comme Julian Assange ou encore Edward Snowden pour nous informer car consulter la presse main-stream subventionnée et les chaines de télévision étatisées ou propriétés de grands groupes industriels ou commerciaux n’est qu’une perte de temps : nous sommes tous soumis à une désinformation systématique sous une avalanche continue de nouvelles sans aucune importance ou dont la véracité est contestable. Par exemple, la politique monétaire de la banque centrale européenne (BCE) dirigée par un ancien employé de Goldman-Sachs du nom de Mario Draghi échappe à tout contrôle tant de la Commission Européenne que du Parlement de Strasbourg. La BCE se trouve comme par hasard à Francfort, la capitale financière de l’Allemagne et Draghi fait sa petite cuisine sans rendre de comptes à qui que ce soit.

Depuis juillet 2016, pas satisfaite de racheter des obligations souveraines sur le second marché, cette institution a entrepris d’acheter des actions de grandes corporations européennes ainsi que des titres de dette de ces mêmes corporations dans la plus grande opacité. Draghi a insisté sur le fait que la BCE n’achetait que sur le second marché et ne participait donc pas directement au financement de la dette des Etats ni des entreprises. C’était une manoeuvre pour dissimuler ce qui se fait dans l’ombre, entre corporatocrates, un néologisme inventé par Wolf Richter sur son blog, entre coquins pour être plus précis ! Tout est secret et fort heureusement les lanceurs d’alerte que j’ai cité ci-dessus ont permis d’y voir un peu plus clair. Le Corporate Europe Observatory a craqué les codes utilisés par la BCE pour identifier les corporations (multinationales) européennes bénéficiant de ses largesses et le résultat est assez surprenant.

On trouve par exemple les grands du pétrole : Shell, financé 11 fois depuis juillet dernier, Eni (Italie) financé 16 fois, Repsol (Espagne) six fois, OMV (Autriche) six fois également, et enfin Total (France) financé 7 fois. Quant aux multinationales impliquées dans le gaz naturel c’est le même tableau. Mais il n’y a pas que le secteur énergétique qui intéresse la BCE. L’industrie automobile bénéficie aussi des largesses de la BCE avec en tête Daimler, BMW, Volkswagen malgré ses problèmes de trucage des émissions des moteurs diesel, et enfin Renault.

Ce n’est pas tout et le Corporate Europe Observatory a aussi découvert que la BCE était on ne peut plus généreuse avec les trois majors françaises de l’eau : Suez, Vivendi et Veolia. Vous en voulez encore ? LVMH est aussi un chouchou de la BCE, tout comme la société autrichienne Novomatic dont la spécialité est les jeux de hasard et propriété du milliardaire Johan Graf. Tous les dirigeants de ces sociétés sont des copains de Mario Draghi et se retrouvent régulièrement dans les salons feutrés des hôtels de luxe qui à Davos, qui au club de Bilderberg. L’objectif de Draghi est d’atteindre 125 milliards d’euros d’ici la fin de 2017 dans ce genre d’opération souterraine qui échappe à la sagacité et au contrôle des politiciens.

Mais il est inutile de penser un seul instant que Jean-Claude Junker, le président de la Commission européenne, ne soit pas au courant des agissements de son ami Draghi. Ces agissements sont en effet à la limite de la légalité, on pourrait dire totalement illégaux puisque la BCE, dans sa grande mansuétude, s’implique aussi dans les « placements privés », en d’autres termes des titres de dette des corporations multinationales qui échappent au marché financier traditionnel. Seule une petite poignée d’investisseurs est au parfum et la BCE, à l’évidence, a transgressé le cadre de son statut de banque centrale en se positionnant comme acheteur de dette, dans ce cas, en premier ressort. L’immense avantage offert aux grandes corporations est qu’elles disposent via la BCE et directement d’un accès rapide et peu coûteux à des capitaux qu’elles ne trouvent plus auprès des banques.

On peut appeler ce genre de pratique de la corruption …

Source : wolfstreet.com

Addendum au billet de ce jour

Pour une meilleure compréhension du contenu du billet mis en ligne ce matin 14 septembre, voici deux graphiques illustrant l’état de santé économique des pays de l’Union Européenne en anglais, tirés du blog mishtalk.com de Mike Shedlock. Seulement 4 pays de l’Union sont dans le « vert » … selon les règles Target2 définies par la Banque Centrale Européenne pour soutenir les banques en difficulté. Il apparaît évident que les banques de l’Espagne et de l’Italie « plongent » et sont devenues essentiellement dépendantes de l’Allemagne.

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Finalement l’Allemagne a-t-elle gagné la guerre (économique) ? NON !

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Pendant deux générations – ça fait beaucoup – les Allemands se sont serré la ceinture sur le plan salarial alors que tous les autres pays européens, subissant la pression des syndicats, constitutionalisaient qui un salaire minimum, qui les 35 heures (une connerie monstrueuse) pour au final, je parle des Allemands, dominer financièrement et économiquement l’Europe dans une sorte de partenariat infime avec les Pays-Bas, le Luxembourg et la Finlande, trois autres pays de l’Union Européenne qui ont également réalisé des réformes en profondeur maintenant reconnues comme salutaires.

Ajoutons à cela la politique monétaire de la Banque Centrale européenne dont les décisions sont largement influencées par le Ministre de l’Économie allemand Wolfgang Schaeuble, alors tous les autres pays de l’Union, en particulier les membres du « Club Med », n’ont plus d’autre choix que de se conformer aux décisions de politique économique de l’Allemagne. Ces pays du Club Med dont font partie la France, l’Italie et l’Espagne, les trois autres poids lourds de l’Union après l’Allemagne, n’ont plus d’autre issue que celle de se voir vassaliser par l’Allemagne et c’est ce qui est déjà en train de se passer, quelques que soient les gesticulations ridicules de leurs dirigeants. Les capitaux quittent ces pays et sont réinvestis dans les pays du nord de l’Europe, soucieux de l’avenir de leur citoyens en tentant avec plus ou moins de succès de minimiser les dettes qui seront tôt ou tard à la charge des générations à venir.

Mes chers lecteurs, je ne suis pas un économiste, loin de là, mais si j’avais 40 ans aujourd’hui je me poserais de très sérieuses questions quant à ma retraite future. Je fais partie de la génération hautement privilégiée qui a bénéficié d’une retraite décente aujourd’hui payée par les salariés de ce jour qui, paradoxalement, n’ont aucune espèce d’assurance qu’ils percevront une retraite lorsqu’ils auront atteint la limite légale qui sera problablement 70 ans dans pas très longtemps …

L’entourloupe de la banque centrale européenne est d’imprimer de la monnaie appuyée sur du vent, c’est-à-dire de la dette future qui ne sera jamais remboursée aux créanciers, et de rançonner subrepticement tous les Européens (excepté les plus riches, cela va de soi) en instituant des taux d’intérêt négatifs. Une sorte de cercle vicieux qui n’a vraiment rien de comique.

Il ne faut pas se leurrer, ces taux d’intérêt négatifs sont une sorte d’impôt déguisé qui va encore plus appauvrir les classes moyennes, le ventre mou encore « corvéable » des pays européens ainsi que les entreprises, mais jusqu’à quand ? Pour Mario Draghi les taux d’intérêt négatifs doivent pousser les citoyens à consommer puisque selon son raisonnement l’épargne n’a plus de raison d’être : il faut dépenser son argent pour relancer l’activité économique. Cet individu sans foi ni loi, sorti des hautes sphères de Goldman-Sachs (c’est dire), considère que c’est le seul chemin possible pour relancer la consommation. Il rêve les yeux ouverts !

J’ai décidé de suivre les conseils de Charles Sannat, allez sur internet vous trouverez son site, et je vais louer une petite ferme et cultiver mes poireaux, pommes de terre, oignons et autres délicatesses. Ma copine m’a suggéré d’élever deux cochons et quelques chèvres, pourquoi pas !

Si demain une crise monétaire mondiale surgissait, l’ensemble des pays européens seraient logés à la même enseigne, comme au Vénézuela mais pour d’autres raisons : en quelques jours il n’y aura plus rien dans les supermarchés, les distributeurs de billets répondront aux abonnés absents avant même que le cash ne soit tout simplement supprimé, une autre trouvaille de Mario.

Ce matin (hier mardi 13 septembre) je suis allé retirer l’essentiel du contenu de mon compte en banque (Deutsche Bank, DB) en cash, une toute petite liasse de billets de 100 euros, la caissière n’avait pas l’air étonnée … Et pour cause, la rumeur est que cette banque allemande en très grande difficulté va fermer toutes ses agences dans les îles Canaries. C’est un très mauvais signe ! Si la Deutsche Bank se retrouve en banqueroute, ce qui sur le papier ne fait aucun doute, alors l’Allemagne plongera aussi et toute l’Union européenne suivra ainsi que bien d’autres pays de par le monde. Au final, l’Allemagne aura-t-elle gagné la guerre économique ? Pas vraiment ! Avec les errements insensés des dirigeants de DB, la deuxième plus grosse banque européenne après HSBC, l’Allemagne se retrouve incroyablement, mais c’est la réalité, au temps de la République de Weimar. Inutile d’insister : c’est aussi un très mauvais signe …

Billet d’humeur politique : quel avenir pour l’Europe ? Le chaos.

On ne peut que constater avec effroi que l’Union Européenne n’est qu’une construction artificielle autour d’une Commission qui n’a aucune légitimité démocratique mais détient le pouvoir absolu, d’un Parlement incroyablement coûteux sans réel pouvoir et d’une monnaie qui n’a fait qu’accentuer les disparités entre les pays du nord et du sud. Cette monnaie commune, très pratique par ailleurs, est surveillée de près par la BundesBank et ce n’est pas un hasard si les sièges de la BCE, de la Banque centrale allemande, de Deutsche Bank (la plus grosse banque d’Europe) et de la bourse allemande sont tous à Francfort, en quelque sorte le « Wall Street européen » en dehors naturellement de la City. De ce fait l’Union Européenne est soumise aux exigences des Allemands avec un gouverneur central, cerise sur ce gâteau de billets, qui est un ex de Goldman-Sachs, banque d’affaires ayant organisé en sous-main la fraude grecque pour son admissibilité dans l’Union Européenne.

Venons-en au problème des réfugiés du Moyen-Orient qui fuient les exactions de fous de dieu sanguinaires financés par l’Arabie Saoudite et armés et entrainés par les Américains. Angela Merkel, cette démagogue écolo crypto-marxiste, il faut appeler un chat un chat, elle qui a tout de même vécu une grande partie de sa vie endoctrinée par le régime est-allemand (ça laisse indubitablement des traces), veut imposer ses vues de « mamie protectrice » aux autres pays européens pour accueillir des réfugiés qui auront immédiatement droit à toutes sortes d’aides payées par les contribuables afin que les gouvernements se donnent bonne conscience. C’est facile à comprendre, l’Allemagne manque de main-d’oeuvre car les baby-boomers de l’après-guerre partent massivement à la retraite. Faut-il donc que tous les pays européens imposent des efforts à leur propre population pour accueillir ces réfugiés et ainsi soulager les capacités d’intégration de l’Allemagne ? Les fondations même de l’Europe sont menacées non pas par cet afflux d’exilés volontaires comme le prétendent certains politiciens mais par l’autoritarisme allemand qui, vassal des USA depuis 1945, veut imposer sa vision politique et économique à tous les autres pays européens. Pour ma part, mais je ne partage mon opinion qu’avec moi-même comme disait très justement Desproges, je parierai volontiers que les Anglais vont choisir une désolidarisation de l’Union Européenne lors des prochaines élections et le parti conservateur restera au pouvoir, tant mieux pour les Anglais !

Et si vous voulez encore une louche pour le dessert, je rappelle que les frontaliers français qui travaillent dans le Duché du Luxembourg (il y en a à peu près cent mille) perçoivent des salaires mirobolants et ne sont que de simples RMIstes en France qui ont droit à la CMU (je ne sais pas si ce truc existe toujours sous ce nom) et également à des aides pour le chauffage – il fait déjà froid dans les Ardennes, 5° ce matin – on ferait la révolution pour moins que ça mais ce sont les lois européennes de bonne entente entre voisins… Pour les réfugiés politiques en provenance du Moyen-Orient il faudra revoir la copie !

C’est fait, on va tous se faire cannibaliser par les banques !

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Mario, super Mario, l’ancien de Goldman Sachs, le héro du jour, 22 janvier 2015, 14h30 GMT, a décidé de mettre en application son plan de « facilité » quantitative. C’est assez drôle de traduire l’expression anglo-saxonne décrivant ce genre d’agissement de gangster. L’impression de fausse monnaie était punie de travaux forcés, l’est-elle encore ? Que font les banques centrales de nos jours ? Ce sont tout simplement des faux monayeurs, c’est surréliste d’énoncer la situation ainsi mais c’est pourtant la réalité car cet argent artificiel adossé sur rien de tangible – l’économie européenne est en récession – n’est que de la monnaie de singe supposée apurer des dettes, quelles dettes ? Ce sont des rachats d’actifs déjà payés ou au pire de la dette pourrie qui ne sera jamais remboursée comme cela va être le cas de la Grèce dans quelques jours. Les banques vont être les premières à profiter du QE de Super Mario et puisqu’elle n’engagent aucunement leurs fonds propres quand elles achètent des obligations souveraines, elles ne prennent aucun risque et ajoutent ces papiers à leur bilan, ni vu ni connu, et ces bouts de papiers permettent à ces mêmes banques de prendre encore plus de risques en spéculant sur les produits dérivés, mais c’est une autre histoire. Tout le monde est content, les gouvernements et les banquiers qui comme chacun ne l’ignore plus marchent la main dans la main …

Sauf qu’il y a un gros hic dans cette manipulation. Tout le monde va payer et je vais vous livrer juste un exemple vraiment intéressant qui est significatif. J’ai payé il y a quelques jours par transfert de cash une note d’électricité de 27,48 euros, une énorme somme ! C’est mon proprio qui est titulaire de l’abonnement et ici en Espagne ça ne fonctionne pas comme en France et bien d’autres pays européens. Mon compte en banque est ouvert chez Deutsche Bank, la banque européenne championne de la magouille en tous genres, et elle m’a taxé 4,78 euros pour cette transaction insignifiante. Ça fait tout de même une commission de plus de 17 %, du genre usuraire que chacun paie sans le savoir avec ses cartes de crédit à la consommation …

C’est ainsi que puisque les grosses banques européennes peuvent prêter aux états insolvables comme l’Espagne ou la France ou encore l’Italie avec de l’argent qui leur est quasiment donné puisque sans intérêt, en rançonnant leurs clients les plus pauvres en catimini. Les riches, ceux qui ont plus de cent mille euros sur leur compte ont droit chaque année à des cadeaux comme des I-Pad, mais si ! C’est vrai ! Ce sont donc les pauvres qui vont payer les malversations de Super Mario qui est de tout évidence complice des grandes banques européennes. Il faut dire que son ancien employeur s’est de nombreuses fois illustré dans de somptueuses magouilles comme par exemple le trucage des comptes de l’Etat Grec …

C’est écoeurant et personne ne va protester parce que tout va bien, l’Europe va être sauvée grâce à Super Mario. Je rêve !