National Climate Assessment : ça va faire de la misère …

Le 6 mai 2014 restera une grande date dans l’histoire, c’est certain. La Maison-Blanche, sous l’impulsion de Barak Obama, a lâché dans la nature qui en a vraiment besoin un rapport de 830 pages intitulé « National Climate Assessment ». Autant dire que cette fois-ci on va tous trembler. En effet si l’interventionnisme éhonté des sbires d’Obama se reproduit pour le climat comme on en peut voir les actions actuelles en Ukraine, les troupes américaines et les agents de la CIA viendront maltraiter dans leur propre pays les récalcitrants qui continueront à cracher à pleins poumons et pleines cheminées d’usines du vilain CO2. Ceux qui ne sont pas convaincus par les arguments de la Maison-Blanche peuvent toujours aller naviguer sur le magnifique site gouvernemental qui n’existe que pour convaincre les sceptiques à l’aide d’arguments chocs, c’est là : http://www.globalchange.gov .

Dans ce rapport qui commence à peu près comme ça : « Il est indéniable que la planète se réchauffe » puis vient une sorte de litanie qui rappelle à s’y méprendre les lamentations des pénitents du Moyen-Age, du genre, je cite encore, après traduction aussi fidèle que possible: « le niveau des océans est va certainement encore monter de 1 à 4 pieds », « le pétrole utilisé pour les transports et le charbon brûlé pour produire de l’électricité sont les principales sources de carbone qui est la cause primaire du changement climatique observé lors des décennies passées », ou encore, je cite toujours « il est indubitable que la combustion du charbon, du pétrole et du gaz et la déforestation ont contribué pour plus de 40 % à l’augmentation du CO2 atmosphérique et il a été démontré que ce gaz est connu pour son effet de serre depuis deux siècles », et si les sceptiques (dont je fais partie) ne sont toujours pas convaincus « les observations montrent que les facteurs naturels tels que le soleil et les volcans ne peuvent en aucun cas avoir causé le réchauffement observé depuis les cinquante dernières années ».

Cette fois on ne peut pas ne pas être convaincu, c’est tellement clair, net et précis. Ces 300 « experts » ont fait chauffer leurs neurones et utilisé des millions d’heures de super-ordinateurs, aux frais des contribuables de la planète entière, pour sécréter des prévisions complexes sur 100 ans alors que le moindre présentateur de la météo sur n’importe quelle chaine de télévision n’importe où dans le monde est incapable de prédire le temps au delà de 7 jours. Certes, s’il y a une science météorologique elle est étroitement tributaire de lois mathématiques décrivant le chaos car l’état des couche inférieures de l’atmosphère est chaotique, en ce qui concerne la climatologie, il s’agit d’une science analysant le passé et non le futur, ça paraît évident puisque par définition le climat futur n’existe pas encore. Le volumineux rapport fait état de plusieurs scénarios possibles. Il y a le scénario catastrophe dit « A2 », basé sur une augmentation continue des émissions globales de CO2 qui entrainera l’âge sombre des mers déchainées, des tornades et des dépressions d’une violence inouïe, des archipels entiers submergés par les flots, le permafrost se liquéfiant inexorablement et libérant des quantités gigantesquement astronomiques de méthane, un autre méchant gaz à effet de serre, des sécheresses dévastatrices, des océans acidifiés et … une mortalité incontrôlable due à l’asthme dont l’humanité entière souffrira en raison de la pollution par le CO2, sans oublier la peste, le choléra et la maladie du sommeil. Les sept plaies d’Egypte c’était une grosse bouffonnerie à côté de ce que prévoient ces « experts ».

Il y a un scénario plus modéré, si l’on peut dire, le « B1 » qui atténuera au moins partiellement les effets de la colère du dieu climat, encore que nous serons tous punis à cause de nos excès passés : le monde sera juste un peu plus chaud qu’aujourd’hui, 2,5 degrés de plus mais rien à voir avec les 4,7 degrés prévus dans le scénario A2. Pour atteindre les prévisions du B1, il faudra tout de même que les émissions de CO2 soient substantiellement diminuées d’ici 2090, l’ère du développement économique (pour tous) basé sur l’énergie bon marché, c’est ter-mi-né ! Si on veut continuer à produire de l’électricité en brûlant des carburants fossiles il faudra capturer le CO2 pour ne pas le laisser en liberté ou alors choisir des énergies renouvelables et éventuellement développer l’énergie nucléaire. Il n’y a pas d’autre choix possibles et c’est urgent, très urgent. En 2050, il faudra au moins (sinon plus) atteindre 50 % de diminution des rejets de carbone, coûte que coûte.

Et c’est dans la partie des prévisions économiques que le rapport devient complètement délirant puisqu’il est explicitement écrit que d’ici 2050 le changement de paradigme énergétique ne coûtera QUE « une ou deux années de PIB » aux Américains. Mais les données économiques parlent d’elles-mêmes, la récession brutale de 2007-2009 qui a frappé de plein fouet l’économie nord-américaine a vu les émissions de CO2 diminuer de 10 %. Certes, ces émissions ont augmenté à nouveau depuis mais moins que prévu en raison de l’exploitation du gaz des roches mères par fracking permettant une diminution très nette de l’intensité énergétique (voir infra). Pour atteindre l’objectif fixé par le rapport qu’Obama a certainement déjà lu et relu dans le détail, il faudra donc de nombreuses années de récession toutes aussi violentes les unes que les autres pour atteindre cet objectif fatidique de 50 % de réduction à des coûts pas vraiment estimés dans le rapport. Par exemple la capture et la séquestration du CO2 ont un prix qui n’est pas évalué précisément et pour cause, on ne sait même pas si cette technologie dont la faisabilité n’est pas encore démontrée est applicable à grande échelle. On peut s’attendre raisonnablement a minima à un quintuplement du prix du kWh et qui paiera ? Naturellement et encore une fois les plus pauvres qui de surcroit seront pénalisés par une récession durable et mortifère, à vue de nez il faudra quatre sévères récessions du genre de celle de 2008 d’ici les années 2050. Tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes décarbonés au moins pour les plus riches qui auront risqué les aides publiques dans des projets écolo-compatibles en récoltant de substantiels profits au passage, c’est de bonne guerre et c’est la loi du plus fort, traduisez du plus riche !

Là où le rapport devient rocambolesque pour ne pas dire plus c’est dans la dernière partie qui apporte quelques bémols à tout ce salmigondis verbeux richement illustré. Il reste en effet quelques incertitudes dans les prévisions excrétées par les super-ordinateurs du genre, je cite toujours : « les variations naturelles du climat incluent les effets du Nino, de la Nina et des cycles océaniques, les cycles solaires de 11 ans et les éruptions volcaniques. Globalement les variations naturelles peuvent avoir autant d’effet sinon plus que l’activité humaine au cours du temps, au moins sur plusieurs décennies ». Je n’invente rien, c’est écrit dans le rapport, mais il est à déplorer que les « experts » ont oublié les tremblements de terre ! Ou encore ceci : « la teneur atmosphérique en CO2 est plus élevé que jamais auparavant, au moins durant les 800000 dernières années. Les études paléo-climatiques indiquent cependant qu’il y a quelques millions d’années la teneur en CO2 était plus élevée, mais le monde était différent de celui d’aujourd’hui ». Ben voyons ! Il y a quelques millions d’années il n’y avait même pas d’hommes sur la Terre, le monde était vraiment bien différent !

Ce rapport est un tissu de d’allégations grossièrement mensongères. Pour ne citer qu’un exemple qui situe le niveau de malhonnêteté des « experts » qui s’y sont mis à 300 pour faire avaler l’amère pilule de la récession économique globale inévitable si on ne veut pas griller comme des toasts (Christine Lagarde, Davos 2013) les données les plus récentes utilisées datent du milieu de la première décennie du présent siècle, au mieux de 2007. Elles omettent par exemple de mentionner l’étrange et dérangeante accalmie sur le front des tornades et des typhons et autres cyclones, en particulier dans l’Atlantique Nord. On se demande, mais naturellement en cherchant on ne trouve rien dans le rapport, si ce ne serait pas la décrue de l’activité solaire qui n’y serait pas pour quelque chose. Puisque c’est dérangeant, on n’en parle pas et tout est de la même facture, les informations sont soigneusement triées et agrégées avec une rare malhonnêteté scientifique afin d’orienter le débat vers le catastrophisme cynique, toutes les illustrations photographiques sont soigneusement choisies et honteusement modifiées avec Photoshop !

Obama, mais aussi bien d’autres chefs d’Etat, ont maintenant tous les pouvoirs qui leur ont été conférés par cet appendice monstrueux de l’Organisation des Nations-Unies pour rançonner dans un premier temps les gros émetteurs de CO2, à commencer par les électriciens et les cimentiers, ça pourra rapporter gros, puis les émetteurs de taille moyenne, l’industrie chimique, la métallurgie, le secteur agricole. Puis viendra le double appauvrissement des petits, c’est-à-dire vous et moi, les propriétaires d’automobiles, de fours à micro-ondes, de fers à repasser et de convecteurs électriques déjà rançonnés par l’augmentation du prix du kWh, ils, nous, seront soumis à la double peine comme les serfs au Moyen-Age. Or il est explicitement reconnu que l’augmentation du niveau de vie est directement corrélé à l’augmentation des émissions de CO2 (page 652 du rapport) comme le montre le graphique (tiré de ce rapport).

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Entre 1963 et 2008, le produit national brut US divisé par le nombre d’habitants (per capita income, en violet) croit linéairement comme la population (en bleu clair) qui s’enrichit donc depuis 1963 puisqu’elle croit moins vite que le produit intérieur brut. L’intensité énergétique, c’est-à-dire la quantité de CO2 produit par unité d’énergie produite, décroit de manière continue durant la même période de même que les changements structurels de l’économie ont, au moins aux USA, permis une diminution notoire de l’usage de l’énergie avec par exemple le développement des services au détriment de l’industrie lourde. On est donc facilement convaincu en examinant ce graphique que l’augmentation des émissions de CO2 n’est pas corrélée, et de loin, à l’augmentation de la richesse nationale, ce qui est vrai, mais en réalité il y a comme un gros bidouillage des données puisque la somme de tous ces facteurs fait qu’en réalité les émissions de CO2 croissent toujours. Il aurait fallu, pour plus d’honnêteté, diviser les émissions de CO2 par la population et on aurait abouti au résultat intéressant qui est une diminution nette du CO2 émis par habitant, au moins aux USA. La même approche prenant en compte l’augmentation de la richesse serait encore plus évidente. De plus ce graphique s’arrête soigneusement en 2008 pour ignorer la chute des émissions de carbone due à la récession économique. Les « experts » auprès de la Maison-Blanche ne s’embarrassent pas de scrupules, c’est le moins qu’on puisse dire puisque plus loin dans cette même page, à court d’arguments pour justifier leurs mensonges grossiers, ils incriminent les microparticules de carbone émises par les centrales électriques au charbon et les moteur diésel non pas parce qu’elles font écran aux radiations solaires ce qui refroidirait la planète mais parce qu’elles noircissent les glaces des calottes polaires et des glaciers. En somme ces « experts » font preuve d’une imagination débordante !

En conclusion, on peut se demander combien de temps il faudra pour taxer les riches émetteurs de carbone et les populations comme aux USA qui ont vu leur richesse moyenne augmenter plus vite que les émissions de CO2, pour compenser les dégâts provoqués au climat. Belle sémantique dans la plus orthodoxe idéologie juste à peine constructiviste qui doit plaire à Obama dont les sympathies gauchistes sont évidentes.

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Vraiment déplorable mais aussi à faire peur parce que ce rapport va naturellement être gracieusement distribué à tous les gouvernements des pays développés et si par hasard ces gouvernement ne font rien, Obama enverra ses troupes, ses drones et ses fusées pour mettre de l’ordre !