Le 29 mars 2019, coup d’envoi de la crise financière mondiale ?

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Le 29 mars 2019 sera le jour de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, sortie manquée en raison de l’incompétence notoire du négociateur en chef auto-promu Barnier qui n’a pas l’air de connaître la mentalité anglaise. L’objectif de ce triste individu était de punir les Anglais. Il faudra qu’il remettre ses dossiers sur la table de négociation et se montrer plus pragmatique. Mais sait-il ce qu’est le pragmatisme politique ? Donc, la Grande-Bretagne ne sortira pas de l’Union le 29 mars, ce sera pour plus tard.

Par contre ce même 29 mars 2019 marquera l’histoire d’un tout autre évènement d’ampleur mondiale : la re-monétisation de l’or qui sera décidée ce jour-là par la Banque des Règlements Internationaux (BRI, BIS en anglais) dans le cadre des accords dits de Bale III. Richard Nixon abandonna l’étalon or pour le dollar US un certain 15 août 1971 en refusant de payer à l’Allemagne fédérale ses dollars excédentaires en or, décision qui sera officiellement effective après les accords de la Jamaïque pilotés par le Fonds monétaire international le 8 janvier 1976. Ces accords excluaient de facto l’or du système monétaire international et toutes les monnaies devenaient alors « flottantes ».

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Il y avait des signes avant-coureurs de cette décision de la BRI en particulier en Chine et en Russie avec des achats massifs d’or depuis la fin 2016 par les banques centrales de ces pays et 2018 a battu tous les records avec 640 tonnes achetées par diverses banques centrales dont en particulier l’Inde, troisième puissance commerciale du monde mais surtout la Chine dont le stock d’or a été multiplié par 3,5 depuis 2005 pour atteindre 70 millions d’onces (2175 tonnes). Par exemple la Russie a acquis 80 % de l’or de la banque centrale de Turquie contre des dollars US ce qui explique que la Russie ne détient pratiquement plus de dollars US. En ce qui concerne les USA nul ne connaît précisément les réserves d’or de la FED.

Que va-t-il se passer le lendemain du 29 mars 2019 ? D’abord les particuliers détenteurs d’or physique – et non pas « papier » sous forme de certificats d’achat – ayant suivi les conseils de certains analystes financiers vont s’enrichir incroyablement par rapport à leur monnaie fiduciaire nationale ainsi que les détenteurs de titres de minières-or. Tous les produits dérivés adossés sur l’ « or-papier » vont s’écrouler et tous les détenteurs de certificats de cet or-papier qui n’existe pas dans la réalité vont perdre leur investissement. Bien pire encore les monnaies vont être complètement dévalorisées au profit de l’or dont l’once pourrait en quelques heures ou jours voir sa valeur décupler ou plus encore. L’immobilier qui est aussi un actif tangible – comme l’or métal – pourrait aussi voir sa valeur s’envoler, mais je me hasarde un peu trop car je ne suis pas du tout un spécialiste.

Le premier avril risque bien de réserver des poissons plein d’arêtes et immangeables pour les acteurs financiers du monde entier quand les places boursières ouvriront. Ce sera, à moins que je n’aie rien compris du tout, une nouvelle et gigantesque crise financière à l’échelle mondiale surtout pour l’industrie financière. L’homme de la rue ne verra pas sa vie significativement changer sauf sur un point : quand il aura dans la main un billet de 100 dollars, de 100 euros ou de 10000 yens il aura pris conscience brusquement qu’il n’a qu’un vulgaire bout de papier d’une valeur à peine plus élevée qu’un rouleau de papier hygiénique avec lequel il ne pourra plus acquérir le moindre actif. Il fallut près de 5 ans pour que la décision de Richard Nixon devienne effective mais durant ce laps de temps toutes les transactions sur l’or furent bloquées. L’une des conséquences de ce bloquage fut l’apparition d’une inflation qu’aucun pays ne put maîtriser. Si cet accord de Bale III devient exécutoire immédiatement (il le sera dans tous les cas en 2022) puisqu’il est en cours de négociation depuis 4 ans, ce sera la crise mais les politiques le savent alors ils feront en sorte d’instaurer une autre période d’adaptation si la panique s’installe dès lundi premier avril sur les marchés. La trahison de Richard Nixon créa un tel remous mondial que dans l’instant les banquiers centraux prirent leurs dispositions pour éviter une crise. Quand Dominique Strauss-Khan émit l’hypothèse d’un adossement des droits de tirage spéciaux du FMI sur l’or tout le monde sait ce qu’il advint. Quelle va être la réaction de la Maison-Blanche à la décision de la BRI, là est toute la question que le site Miningstocks n’a pas mentionné.

Source partielle : Miningstocks.com

Le totalitarisme économique se met en place …

Si j’ai mentionné hier dans ce blog le totalitarisme rampant qui se met progressivement en place dans les soit-disantes démocraties occidentales je n’ai cependant pas précisé quelles raisons me poussent à dénoncer – et je ne suis pas le seul – une telle évolution. Il ne s’agit pas d’un totalitarisme à la Staline ou à la Maduro (hier en Union-Soviétique et aujourd’hui au Vénézuela) mais d’une forme beaucoup plus insidieuse de la main-mise des puissances financières sur l’ensemble des populations. Les acteurs de ce lent processus imparable sont les banques centrales qui échappent à toute législation et sont contrôlées par ce que les Américains appellent le « Deep State », une petite poignée d’individus richissimes qui infléchissent pour leurs propres intérêts la politique économique mondiale *. Les deux premiers signes avant-coureurs de cette privation de liberté de chaque individu sont les taux d’intérêt négatifs et la suppression déjà programmée de l’argent liquide.

Les Etats sont eux-mêmes devenus prisonniers de cette situation aberrante : les obligations émises par ces Etats ont maintenant des rendements négatifs. En d’autres termes – et c’est du jamais vu dans l’histoire de l’humanité – si vous prêtez de l’argent à votre banque, votre compte courant en banque est un prêt consenti à celle-ci, il vous en coûtera de l’argent ! Sous l’impulsion de la Banque Centrale Européenne et pour le Japon de la BoJ, les banques commerciales ont tout simplement décidé de taxer les comptes courants et de dépôt de leurs clients. C’est déjà le cas en Europe de la Royal Bank of Scotland, de Postbank, une filiale de Deutsche Bank, de Reiffeisen également en Allemagne, de Ulster Bank, de HSBC et encore de Alternative Bank Schweiz. À n’en pas douter un seul instant toutes les autres banques vont suivre ce mouvement avant la fin de l’année, tant en Europe qu’au Japon : il faut bien que les banques réalisent des profits, elles prennent donc l’argent là où il se trouve, c’est-à-dire dans les comptes de leurs clients, petits et grands …

Comme les obligations des Etats ne rapportent plus rien du tout et au contraire coûtent de l’argent aux banques prêteuses, entre le Japon et l’Europe ce sont aujourd’hui quelques 10000 milliards de dollars de dettes des Etats qui coûtent de l’argent aux banques :

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Rançonner tout le monde est donc la seule alternative qui reste aux banques pour survivre ! Avec la mise en place d’une société sans cash le piège se refermera donc sur tous les citoyens qui n’auront même plus aucun droit de propriété sur leurs biens car il ne faut pas se faire d’illusion ce mouvement totalitaire d’un nouveau genre ne s’arrêtera pas au cash mais touchera tous les biens, l’épargne, les retraites constituées par capitalisation qu’on appelle pudiquement assurances-vie dans certains pays et au final … le patrimoine immobilier et la liberté des individus. Tout s’organise pour que des milliards de personnes soient réduites à une sorte de nouvel esclavage par un capitalisme supranational qui ne veut pas dire son nom. Il ne faut pas se méprendre, le monde politique est complice de cette évolution contre laquelle personne ne dispose d’armes efficaces pour la contrer tout simplement parce qu’il n’y en a pas. Ce ne sera pas une répression par les armes, les camps d’internement et les déportations des récalcitrants (comme dans le bon « vieux » temps) mais une répression financière qui ne veut pas avouer publiquement ses desseins finaux.

Oh certes, de nombreuses personnes commencent à comprendre que si l’économie stagne lamentablement c’est parce que les faux-billets de banque mis en circulation par les banques centrales sont détournés au profit de l’élite, le « Deep State », les 0,01 %. Mais combien de politiciens sont prêts à avouer qu’ils sont complices de cet état de fait : aucun. En tous les cas certainement pas la Chancelière Merkel qui s’en lave les mains et n’hésitera pas à rançonner la population de son pays pour éviter la faillite de Deutsche Bank dont le montant des produits financiers dérivés figurant dans son bilan est supérieur au PIB de toute l’Europe. Ça ressemble à la République de Weimar : l’hyperinflation des produits dérivés, le seul outil qui restait aux banques pour réaliser quelques profits avant de se servir directement dans les comptes de leurs clients.

On en est là. Cette situation ne peut qu’empirer au détriment de tous !

Il est aussi intéressant de relever qu’ici ou là, à l’occasion d’élections variées, les partis extrêmes – de droite comme de gauche – émergent et ce phénomène est très révélateur de l’anxiété de la population qui n’est pas toujours consciente de ce qui se trame sans qu’elle en soit informée. Les TTP et TTIP, dont j’ai dénoncé la finalité dans ce blog, font partie de cette stratégie de main-mise totalitaire des 0,01 % sur le maximum de pays de par le monde sans que jamais un vote démocratique du genre référendum ne soit organisé pour avaliser ces traités.

Que le climat vienne à se refroidir comme le prévoient de nombreux scientifiques, alors la coupe sera pleine et un chaos indescriptible s’en suivra. Et puisque je viens de mentionner le climat cette imposture de réchauffement créé par les émissions de CO2 a été depuis le tout début organisée par les membres du Club de Bilderberg, c’est-à-dire les 0,01 %, la parasitocratie apatride, que dénoncent à longueur de commentaires la Chronique Agora et bien d’autres commentateurs non inféodés au système.

Source : inspiré d’un article de mishtalk.com . Le néologisme « Hitlery » est de son cru …

* Note : L’un des acteurs les plus actifs du « Deep State » est la firme Goldman-Sachs qui place ses éléments à tous les postes stratégiques dans le monde. L’embauche de Manuel Barroso en est l’illustration récente. Un autre acteur est le Club de Bilderberg. On peut aussi mentionner le complexe militaro-industriel américain, Raytheon, Martin-Marietta, General-Dynamics, Boeing, Lockheed-Martin et même Google qui a conclu des contrats très juteux avec le Pentagone … toutes ces entités financent la campagne électorale d’Hitlery Clinton qui brigue la présidence des USA afin que ses amis, les 0,01 %, organisent une bonne et belle guerre mondiale pour redonner un peu de vigueur à l’économie américaine et au passage récolter des milliers de milliards de dollars de la poche des contribuables, pas seulement des USA mais immanquablement des Etats vassaux de l’Amérique, je veux parler de l’Europe, de la Corée, du Japon et aussi des Philippines, de l’Australie, de l’Afrique du Sud ou encore du Canada.

L’avenir des taux d’intérêt négatifs : terrifiant !

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Depuis plus de 5000 ans la notion de monnaie a été concrétisée d’abord avec des tablettes d’argile comportant des inscriptions qui indiquaient l’émetteur de dette ou de créance. Il s’agissait d’un matériau qui ne se prêtait pas vraiment aux échanges commerciaux de tous les jours bien qu’il constituât une grande amélioration dans le système commercial du troc. Les Grecs ou les Perses, on ne sait pas trop (on dit que c’est le roi Crésus), inventèrent la monnaie métallique, de l’argent ou de l’or ou un mélange de ces deux métaux. C’était plus facile à transporter et à échanger dans des transactions commerciales. L’or et l’argent furent ainsi considérés pendant des millénaires comme des symboles immuables de la valeur d’un bien, d’une denrée ou à l’extrême limite du prix d’une jeune vierge nubile car tout se négocie …

La monnaie était un bien tangible, des écus, des deniers, des thalers dont on pouvait apprécier le poids dans le creux de la main, que l’on dissimulait dans une cache au cas où des évènements contraires fassent en sorte que toute autre valeur se déprécie afin de se protéger à l’avenir. Il n’en est plus rien aujourd’hui et ce n’est pas vraiment nouveau, la nouvelle monnaie n’est maintenant que du papier sans valeur aucune.

Durant la révolution française, l’Etat, à court de pièces sonnantes et trébuchantes inventa les assignats, des bouts de papier dont la valeur était supposée être adossée aux biens confisqués à l’Eglise. On connait la destinée de ces « bonds » : ils perdirent la totalité de leur valeur en moins de 7 ans. On pourrait dire aujourd’hui que l’expérience passée ne sert de leçon à personne et pourtant il est extrêmement intéressant d’établir une comparaison entre ce qui se passa en France entre 1790 et 1796 et les évènements financiers et monétaires qui se sont déroulés depuis la chute de Lehman Brothers en 2008. La banque d’affaires LB ne fit qu’émettre de la monnaie papier comme le firent les révolutionnaires français en 1790 mais cette fois-ci adossée sur des montages financiers artificiels, des produits virtuels dérivés de produits financiers virtuels adossés sur des créances de clients insolvables. La création de monnaie papier et la catastrophe qui s’en suivit n’a pas servi de leçon …

À ce jour les gouvernements des pays occidentaux ont finalement trouvé une parade afin d’éviter les déboires historiques de la création de monnaie papier : avec les complicité des banques centrales il s’est progressivement imposé le concept de taux d’intérêt négatifs, du jamais vu dans l’histoire de l’humanité. De la Suisse au Japon en passant par l’Allemagne et même la France, un pays parmi tant d’autres qui ne remboursera jamais ses dettes, il en coûte maintenant de prêter de l’argent. Comme ce sont les banques qui prêtent aux Etats – en théorie du moins depuis le traité de Lisbonne – ces dernières sont étranglées par les Etats car elles ne réalisent plus de profits. Elles ne mettent plus en pension leurs liquidités auprès de la Banque Centrale européenne, en ce qui concerne l’Europe, puisque cette dernière (BCE) prélève des charges pour cette mise en pension.

Quelle est donc la logique de cette situation si tant est qu’il y a une logique ? Pour moi qui ne suis pas du tout un économiste, et quand je me hasarde dans ce domaine il m’arrive parfois d’écrire des énormités, il me semble que les Etats veulent s’affranchir des banques privées pour régler leurs dépenses quotidiennes en les encourageant parallèlement à instaurer une vie future sans cash afin de prendre le contrôle total de la population. Seuls les privilégiés – les 0,01 % du sommet de la pyramide de richesse – échapperont à cette emprise totalitaire des Etats sur les populations. Et comme ce sont eux qui dirigent réellement les nations et non plus les politiciens élus (ou pas) tout s’organise pour instituer un totalitarisme monétaire mondial au détriment de la richesse, de l’épargne et des revenus du travail du peuple anonyme qui n’a déjà plus aucun pouvoir pour protester.

Triste avenir pour mes petits-enfants à qui on implantera une puce sous la peau pour acheter des bonbons ou un sandwich fabriqués par une multinationale anonyme …

Réflexion sur les taux d’intérêt négatifs

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Je discutais il y a quelques jours avec un ancien banquier, maintenant à la retraite, d’un peu de tout et de rien comme par exemple la structure de la propriété foncière à Madagascar ou au Ghana. Puis, au cours de notre conversation avec ce Français me fascinant de plus en plus par ses propos, je lui demandais ce qu’il pensait des taux d’intérêt négatifs. Cette état de fait agite les milieux journalistiques et également politiques car à première vue il s’agit d’une aberration économique que peu de personnes arrivent à expliquer clairement. Pour ma part, je n’ai toujours pas trouvé dans les médias de définition claire du pourquoi et du comment de ces taux négatifs dont l’application se répand dans les pays de l’OCDE, que ce soit en Europe comme en Suisse ou encore au Japon. Ce phénomène constitue un précédent qui était difficilement imaginable il y a seulement quelques années.

Pour comprendre le phénomène des taux négatifs Monsieur M. utilisa une métaphore concrète : un barrage hydroélectrique. Un barrage constitué d’une voute en béton armé ou d’une digue de terre comme celui de Serre-Ponçon en France est un investissement pour retenir de l’énergie sous forme d’eau de pluie ou accessoirement de fonte des glaciers. Il s’agit initialement de l’énergie solaire ayant favorisé l’évaporation de l’eau océanique qui va être récupérée et stockée sous forme liquide pour produire de l’électricité selon la demande à la faveur d’une dénivellation permettant de faire tourner une turbine couplée à un alternateur. L’investissement financier pour créer un barrage est rétribué sous forme d’énergie électrique qui va être vendue par injection dans le réseau de transport et de distribution. D’une manière générale le barrage produira de l’électricité tant qu’il y aura de l’eau disponible c’est-à-dire quand l’abondance des pluie ou la fonte des glaciers maintiendront une réserve d’énergie suffisante et donc susceptible d’être transformée en électricité.

Dans le schéma général d’un système économique sain et en équilibre, le volume de monnaie disponible doit correspondre aussi parfaitement que possible à la demande du marché. Si la demande augmente, les taux d’intérêt appliqués aux prêts (quelle que soit leur nature) doivent naturellement et par nécessité augmenter et ce mécanisme est auto-régulé. C’est facile à comprendre et c’est ainsi que les marchés financiers ont toujours fonctionné, comme un barrage hydroélectrique qui reçoit de l’eau qu’il retient pour réaliser un gain, le retour sur investissements ou profit, en transformant cette eau en énergie. Si pour une raison ou pour une autre il arrive que les pluies deviennent plus abondantes que de coutume, que fait l’opérateur du barrage ? Il ouvre les vannes à perte puisque le surplus d’eau ne peut plus être transformé en énergie (donc en revenu) soit parce que la demande en énergie est devenue inférieure à l’offre, soit parce que l’investissement initial ne prévoyait pas une telle situation. En réalité l’électricité produite par un barrage matérialise le rendement du capital investi pour la voute en béton ou la digue. On pourrait dire d’un prêt que cette énergie électrique représente les intérêts de ce dernier.

Pour remédier à une surabondance d’eau de pluie, il faut alors investir, par exemple surélever la voute de retenue ou au pire vider la retenue d’eau et creuser le fond pour augmenter les capacités de stockage. Le barrage lui-même constitue une épargne produisant un revenu et surélever la voute représentera donc un augmentation de cette épargne et logiquement une amélioration du bilan financier de cette opération. Mais si le volume trop abondant des pluies vient à perdurer, l’opérateur du barrage, tiraillé entre réaliser des profits en produisant le maximum d’électricité et l’envie d’investir pour produire encore plus d’énergie, se résoudra à gaspiller l’eau en la rejetant dans la rivière en aval du barrage. Il va donc perdre de l’argent, en d’autres termes son investissement ne lui rapporte plus mais représente maintenant un coût.

C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui dans le système financier mondial entièrement interconnecté. Les banques centrales ont mis à la disposition des économies – les barrages hydroélectriques – une profusion de monnaie et comme pour l’eau excédentaire, le système tend à fonctionner à perte. Il est devenu impossible de transformer en richesse la totalité de cette monnaie – la pluie excédentaire retenue par les barrages déversée dans la rivière sans création de richesse. D’où l’apparition des taux d’intérêt négatifs qui représentent cette perte, ce gaspillage : l’excédent de monnaie circulante a généré sa propre perte sous forme d’intérêts négatifs. Ces taux négatifs avaient pour but de réguler les flux financiers, comme si on pouvait dire aux nuages de ne plus déverser de pluie, mais c’est devenu impossible ! Il y a beaucoup trop de nuages et de pluie (beaucoup trop de monnaie circulante) et la mise en place de ces taux négatifs va conduire inexorablement à la destruction de richesse alors que l’inondation monétaire organisée par les banques centrales avait au contraire pour vocation initiale de créer de la richesse.

De même que le propriétaire du barrage qui dispose d’un surplus d’eau repoussera aux calendes grecques ses investissements pour augmenter à terme ses profits, par voie de conséquence, les investissements se raréfient, la création de richesse diminue et les économies entrent alors en récession, le but inverse de ce que les banquiers centraux avaient imaginé. Les économies occidentales se trouvent donc aujourd’hui confrontées à une situation dans laquelle elles ne peuvent plus se sortir et l’implosion du système financier international est devenue inévitable.

Monsieur M. conclut son discours en présentant la grande menace d’un renchérissement astronomique de l’or métal comme conséquence de ces taux d’intérêts négatifs afin que les banques centrales assainissent leurs bilans. L’or est en effet la seule valeur tangible accessible puisque tous les autres pans de l’économie ne constituent plus de valeurs sur lesquelles s’appuyer et si un tel mouvement se précisait – ce qui pourrait fort bien arriver dans les semaines ou les mois à venir – alors tous les petits, les sans-dents (expression de François Hollande), seront pris dans le piège du monde de la finance et se retrouveront ruinés, s’il ne le sont déjà puisqu’avec les taux d’intérêt négatifs les fonds de pension et les contrats d’assurance-vie fonctionnent comme les barrages hydroélectriques : ils perdent de l’argent. Merci Messieurs les banquiers centraux !

Illustration (Wikipedia) : Hoover Dam

Unir tous les pays dans l’horreur de la pauvreté et de la guerre …

Bienvenue dans le « Meilleur des Mondes » sans carbone !

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Climat : il y a un risque d’éclatement de la bulle carbone

Lima – La décarbonisation de l’économie doit être gérée avec minutie afin d’éviter un choc trop brutal pour les industries polluantes et l’éclatement la bulle carbone, met en garde la Madame Climat de la Banque mondiale.

Si nous acceptons qu’il faut moins de carbone dans notre croissance, nous pourrions avoir un risque financier lié à la proéminence dans notre économie d’entreprises qui ont lourdement investies dans le carbone, a indiqué Rachel Kyte dans un entretien à l’AFP à Lima.

Selon elle, l’accord climatique qui pourrait être conclu dans deux mois lors de la conférence COP 21 Paris pourrait ainsi déstabiliser ces entreprises, qui font par ailleurs face à un mouvement croissant de désinvestissement hors des activités polluantes.

C’est tout le problème de la bulle carbone, a déclaré Mme Kyte, chargée du dossier climat à la Banque mondiale.

Les banquiers centraux, qui ont commencé à pencher sur cette question, doivent analyser si on fait face à un risque systémique qui pourrait faire chanceler l’économie dans son ensemble, a-t-elle ajouté, espérant que cette transition sera gérée de manière ordonnée.

La responsable a par ailleurs relativisé la portée des 100 milliards de dollars par an que les pays riches se sont engagés à réunir pour aider ceux du Sud à combattre le changement climatique.

C’est politiquement important parce que c’est une promesse de ceux qui ont causé le problème (climatique, ndlr) mais, par dessus tout, nous devons nous engager sur le chemin d’une économie décarbonissée, a détaillé Mme Kyte.

Selon elle, les transports, les villes et l’énergie doivent ainsi changer radicalement, nécessitant des investissements colossaux.

Ce n’est pas un problème à 100 milliards de dollars mais à plusieurs milliers de milliards de dollars, a-t-elle assuré.

La France a annoncé vendredi à Lima l’apport de 15 milliards de dollars supplémentaires dans l’enveloppe annuelle promise aux pays pauvres qui contenait jusque-là 62 milliards.

(©AFP / 10 octobre 2015 20h15)

Malraux disait « le XXIe siècle sera religieux ou il ne sera pas », je cite de mémoire. La nouvelle religion créée de toutes pièces comme d’ailleurs toutes les autres religions est celle du climat : il faut croire aux dogmes de l’effet de serre et du réchauffement comme il faut croire aux tables de la loi transmises à je ne sais plus qui et à la virginité de Marie.

Cependant la dure réalité économique et financière des décisions qui pourraient être prises « unanimement » à Paris en décembre commence à inquiéter sérieusement les milieux économiques et financiers. Le total manque de réalisme de ces décisions de réduction des émissions de carbone sur une période très courte de 15 ans (d’ici 2030) risque de perturber profondément l’économie et le bien-être de milliards de personnes que les pays développés sont supposés aider à réduire leurs émissions de CO2. On voit ainsi apparaître au grand jour le grand dessein de cette histoire de changement climatique, comme je le mentionnais dans un précédent billet de ce blog : les pauvres d’aujourd’hui resteront les pauvres de demain. On subventionnera ces pays pour qu’ils n’augmentent pas leurs émissions de carbone, donc qu’ils restent sous-développés et pauvres car ce ne sont pas des moulins à vent et des panneaux solaires qui leur permettront de se développer, c’est évident ! L’Inde a clairement annoncé qu’elle serait amenée durant ces 15 années à venir à tripler ses émissions de carbone pour assurer son développement et sortir sa population de la pauvreté. Quand on sait également que la population de ce pays dépassera à brève échéance celle de la Chine, comment les pays développés pourront aider ce pays à respecter les engagements de réduction d’émissions de CO2 exigés par les Nations-Unies via l’IPCC ? Il en est de même de tous les pays africains et d’une grande partie des pays d’Asie du Sud-Est et d’Amérique du Sud. Cet objectif de retour à un niveau d’émission de carbone égal ou inférieur à celui des années 80 qui va leur être imposé de facto est non seulement inacceptable pour ces pays mais également dangereux pour les pays développés car ce sont, comme le mentionne cette dépêche d’agence, des milliers de milliards de dollars qui devront être transférés vers ces pays pour un résultat en pure perte.

On comprend aisément que les grands argentiers et les puissances financières jouent un jeu dangereux qui se retournera contre eux en provoquant la pire crise économique qu’on puisse avec peine imaginer. Comme toute crise économique grave (cf 1929) celle à venir se terminera par de graves conflits guerriers initiés par des révoltes populaires. Finalement c’est peut-être ce que cherchent les Nations-Unies : unir tous les pays dans la pauvreté et l’horreur de la guerre et ainsi juguler la croissance de la population mondiale …

Pour info, Bertrand Louvel, Premier Président de la Cour de Cassation française était présent à la réunion très secrète que j’ai mentionné dans ce blog (voir le lien) avec ses homologues brésilien et belge. La toile se referme progressivement pour installer un totalitarisme climatique avec les camps de concentration, les massacres et la guerre !

La dépêche d’agence a été copiée-collée avec ses fautes d’orthographe.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/10/11/bienvenue-dans-un-monde-meilleur-et-sans-carbone/