Le prix de la survie sans carbone

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Le 29 mai 2017 s’est tenue une réunion très feutrée dans les salons de la Banque Mondiale à Washington réunissant des experts et des économistes de haut rang dont Nicholas Stern ancien économiste en chef de la Banque Mondiale et le lauréat du prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz. Le but de cette réunion était de décider avec quelle sauce de taxes vont être cuits les contribuables des pays solvables – entendez développés – afin de se conformer aux objectifs de l’accord mondial de Paris sur le climat. Mes fidèles lecteurs peuvent aller errer sur le document préparé par la Banque Mondial et le Fond Monétaire International à ce sujet (lien en fin de billet) où ils découvriront les scenarii totalement catastrophiques qui nous attendent tous si nous ne réagissons pas le plus rapidement possible.

Cette commission auto-qualifiée « de haut niveau » a déploré que l’Europe soit à la traine en consentant de substantiels discounts aux entreprises industrielles produisant beaucoup de carbone puisqu’elles doivent s’acquitter actuellement d’une taxe carbone d’à peine 6 euros par tonne (6,71 dollars). Que les pays dits pauvres ou en grandes difficultés financières soient pour l’instant exempts de taxe carbone est un fait mais les pays développés doivent tous s’acheminer d’ici 2020, c’est-à-dire dans moins de trois ans, à une taxe d’au moins 40 dollars par tonne de CO2 émis dans l’atmosphère et 80 dollars ce serait encore mieux pour aller dans la bonne direction d’un contrôle à moins de deux degrés d’augmentation des températures moyennes au sol, l’objectif de la COP21. Pour tous ces experts il est déplorable que les USA ne se plient pas à ces exigences, l’opinion publique, en dehors de la Californie, et les entreprises y étant fermement opposées, redoutant un accroissement massif du chômage dans un pays où déjà près de 100 millions de personnes sont sans emploi ou ne profitent que d’emplois précaires. Je rappelle à ce sujet que 40 millions d’Américains ne survivent que grâce aux aides alimentaires fédérales.

La Commission « de haut niveau » préconise une taxe carbone de 100 dollars par tonne d’ici 2030 au plus tard !

Je me suis donc amusé à calculer les répercussions d’une telle taxe sur les consommateurs y compris les automobilistes, car eux aussi paieront cette taxe incluse dans le prix des carburants comme c’est déjà le cas pour certaines compagnies aériennes comme AirFrance-KLM qui inclut une taxe carbone du kérosène dans le prix du billet d’avion. Une tonne de gaz naturel, soit l’équivalent en carbone de 5 barils de pétrole (approximativement et le calcul est plus simple)) produit à la combustion 2,6 tonnes de CO2. Au jour d’aujourd’hui 5 barils de pétrole coûtent 250 dollars et permettent de récupérer 4,4 barils d’essence. Si une taxe carbone est instituée sur les carburants, dans l’hypothèse basse de 40 dollars par tonne, le prix des carburants se renchérira de 56 dollars par tonne produite, soit déjà plus que le prix actuel du marché de gros des produits raffinés ! Dans l’hypothèse haute préconisée par les experts d’une taxe de 100 dollars par tonne de carbone émis, ce prix se renchérira de 140 %. En d’autres termes le consommateur n’aura pas d’autre choix que de payer le litre d’essence 2 fois et demi plus cher. Toujours selon ces experts en la matière les compagnies d’électricité n’y échapperont pas et répercuteront les coûts sur le kW vendu en gros ou au détail car tout le monde sera concerné par le réchauffement du climat inéluctable si personne ne fait rien et continue à polluer allègrement. On comprend dès lors que le Président américain Donald Trump émette quelques doutes au sujet de ces élucubrations de financiers apatrides totalement déconnectés de la réalité quotidienne qui voyagent avec un passeport diplomatique le plus souvent en jets privés. Voilà très approximativement ce que nous réservent la Banque Mondiale et le FMI au sujet du climat … Nous allons tous être piégés et plumés comme des dindons !

Liens : https://leadership/report-of-the-highlevel-commission-on-carbon-prices/ en anglais et en français.

Perturbation climatique globale, épisode 5 : l’origine philosophique de la supercherie et ses retombées politiques planétaires

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Dans cette série « climatique » il ne faut pas oublier l’influence de Rousseau ou encore de Charles Fourier sur l’idéologie qui se répand depuis une trentaine d’années sur la totalité de la planète, de gré ou de force, et qui tourne autour de cette imposture scientifique du réchauffement dont la pierre angulaire est le prétendu « effet de serre » des gaz « d’échappement » de la civilisation technologique moderne, il faut appeler les choses par leur nom. Tous les déchets gazeux de la civilisation moderne sont incriminés, pétulance des bêtes à cornes ou méthane des rizières car il y a trop de monde à nourrir et trop de mangeurs de viande, fumées des centrales électriques et gaz d’échappement des milliards de véhicules automobiles qui circulent sur la planète entière sans oublier les émissions hautement délétères des centaines de milliers de bateaux sur les océans et d’autant d’avions qui polluent les hautes couches de la troposphère, sans oublier non plus les cimenteries qui pour produire un kilo de ciment émettent environ un kilo de gaz carbonique (500 litres) dans l’atmosphère, ça fait beaucoup !

Au beau milieu du siècle dit des lumières Rousseau écrit l’Emile, le Discours sur les Sciences et les Arts, Les Confessions et le Contrat Social. Ces quatre ouvrages ont inspiré les régimes totalitaires mais aussi très largement les mouvements écologistes politiques modernes : ces textes présentent un éloge de l’autoritarisme, des vertus guerrières, d’une aristocratie détentrice du savoir tout en reléguant la majorité des citoyens, le peuple, le bas peuple, dans l’ignorance et ces mêmes textes répandent aussi un mépris du machinisme et un éloge inconditionnel de la nature tout comme Charles Fourier le fera au cours de ses délires ahurissants au XIXe siècle avec ses phalanstères.

Mais pourquoi un éloge de l’ignorance selon Rousseau ? Cette idée complètement paranoïaque – Rousseau était totalement paranoïaque lui-même – sous-entend en effet que l’ignorant, le paysan, par extension, selon Rousseau, « le bon sauvage », est plus heureux quand il est ignorant car il ne dispose pas des éléments nécessaires pour se faire une opinion politique ou tout simplement une opinion de lui-même, en d’autres termes il ne dispose d’aucun sens critique, et aussi et surtout parce qu’il vit en accord avec la nature. Rousseau, de surcroit misanthrope et misogyne déclaré, disserte alors sur la haine de tout ce qui n’est pas « La Nature » à commencer par l’homme qu’il considère comme fondamentalement mauvais pour cette nature, on dit aujourd’hui pour la Terre, ses animaux, ses végétaux et son climat.

Ce concept du « bon sauvage », du prolétaire travaillant la terre, a été l’une des principales sources d’inspiration des régimes totalitaires qui ont fleuri au XXe siècle. Ces régimes dictatoriaux se sont appuyé sur ces textes de Rousseau car il y est écrit qu’il existe deux sortes d’hommes, les faibles, les ignorants, les « bons sauvages », et une élite restreinte qui impose sa politique, ses idées et ses lois, appuyée par des milices coercitives veillant au respect de la politique du régime élitiste en place. Toute volonté individuelle doit disparaître au profit de la volonté générale imposée par les idéologues ayant favorisé l’instauration du régime totalitaire ou dictatorial. Cette démarche est clairement exposée dans Le Contrat Social et les principes d’une éducation idéologiquement orientée et même le lavage de cerveau et à la limite la justification du châtiment corporel (et pourquoi pas la torture) sont exposés scrupuleusement et en détail dans l’Emile.

C’est exactement ce à quoi on assiste aujourd’hui avec ce montage pour la justification de la peur du changement climatique et du non respect de la planète. Les idéologues mandatés par les Nations-Unies répètent sans cesse que ce qui est bon pour le climat, donc pour la nature, est aussi bon par voie de conséquence pour l’humanité alors qu’à l’évidence ce n’est pas le cas. Est-il bon pour l’humanité tout entière de se restreindre, de se priver de confort et de croissance économique et technologique, de réduire sa consommation d’énergie et, pire encore, d’obliger les pauvres d’aujourd’hui à rester les pauvres de demain ? Ce que ces idéologues prétendent est basé sur un paradoxe inacceptable tel qu’il est formulé. Sous prétexte de sauver le climat dont l’évolution est supposée, selon des modèles mathématiques contestables, aller vers un réchauffement qui reste encore entièrement hypothétique, il faut paupériser l’ensemble de l’humanité, la faire régresser dans la plus pure philosophie rousseauiste et lui ôter tout pouvoir de contestation. On doit tous admettre la véracité de faits non prouvés qui nous sont imposés et qui ne sont que des projections hasardeuses dans le futur. Nous n’avons plus le droit de penser librement au niveau individuel et nous sommes contraints d’accepter les affirmations d’une mauvaise science déformée par l’idéologie ambiante !

Il s’agit d’un effrayant retour non pas seulement vers le passé du « bon sauvage » tel qu’en rêvait Rousseau dans ses délires, mais vers la ré-émergence des pires totalitarismes qu’a connu l’humanité au XXe siècle. C’est ce vers quoi nous conduit l’idéologie climatique quelles que puissent être les évidences scientifiques récentes plaidant plutôt en faveur d’un changement climatique allant vers un refroidissement généralisé. Comme je prendrai le soin de le souligner dans un prochain billet, les scientifiques qui se hasardent à présenter des résultats incontestables allant à l’encontre de la doxa climatique, preuves incontournables à l’appui, se gardent bien d’en tirer une quelconque conclusion « climatique » évidente si on lit leurs publications scientifiques dans le détail car ils risquent, comme en son temps Giordano Bruno, le bûcher, c’est-à-dire une exclusion définitive et sans appel des cercles universitaires impliqués dans une science véritable et non biaisée ou truquée à des fins idéologiques, cf l’affaire Lysenko pour mémoire ou encore le procès totalement parodique de Galilée à une époque où l’Eglise incarnait le totalitarisme, car ne nous masquons pas la face, l’Eglise catholique est un système totalitaire qui impose ses idées mais n’a fort heureusement plus de pouvoir temporel …

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Rousseau soutenait dans ses thèses pseudo-philosophiques la sagesse de l’ignorant, le « bon sauvage » heureux dans sa béatitude de sous-homme. Ce même Rousseau introduit dans Les Confessions « la Religion Naturelle », concept idéologique qui sera repris par le régime de Vichy pour promouvoir en 1941 le « retour à la terre », repris aujourd’hui par l’Eglise de Scientologie Climatique.

C’est très exactement ce que cette organisation politique évoluant autour du changement climatique cherche à atteindre : après avoir organisé une confiscation de la science au profit de son idéologie, il faut maintenant assujettir l’ensemble de l’humanité – disons 99 % de la population mondiale – dans l’ignorance de la vérité en la précipitant dans une sorte d’obscurantisme rural idéal, le retour en quelque sorte au XVIIIe siècle en l’assénant de propagande réchauffiste à longueur de bulletins d’informations, de publications d’une valeur scientifique plus que contestable ou de journaux télévisés et de livres scolaires de SVT à l’usage des enfants des écoles pour bien asseoir dès le plus jeune âge cette nouvelle religion climatique.

Le 1 % restant sera constitué des leaders politiques et des puissances financières qui, main dans la main, domineront le monde. Et puisque cette intoxication de tous les instants s’appuyant avant tout sur la peur, ce qui a toujours été et est encore d’une rare efficacité – l’exploitation de la peur a toujours été profitable, l’Eglise catholique ne peut pas dire le contraire – la porte est donc ouverte pour un totalitarisme mondial emmené par le monde globalisé de la finance largement contrôlé pour l’instant par les USA et ses pays occidentaux vassaux.

Pour la mise en place comme par le passé de tout régime totalitaire, l’espionnage organisé globalement (cf la NSA dénoncée par Snowden et la loi sur l’espionnage des individus récemment adoptée en France, pourtant le pays de la liberté), la répression, la propagande et l’endoctrinement, la police et l’armée sont de facto les instruments obligés et déjà largement mis en place par cette élite afin qu’elle accède définitivement au pouvoir planétaire et totalitaire. Le marxisme et le fascisme se sont inspirés des idées de Rousseau, la nature humaine n’a pas changé en quelques siècles, l’humanité est mûre pour être de nouveau asservie comme aux heures les plus sombres de l’histoire récente …

Un exemple de la globalisation planétaire rampante de cette affaire de climat peut être illustrée par les quotas de carbone ou droits à polluer qui sont en théorie gérés par la Banque Mondiale. Chaque pays, chaque industriel, chaque avion (voir la taxe Chirac) peut polluer mais doit payer. Et quand il outrepasse les quotas, il peut acheter à un pays peu pollueur des quotas supplémentaires. Une partie de la transaction est prélevée et reversée à la Banque Mondiale. On assiste donc sous l’égide des Nations-Unies à une globalisation totalitaire du commerce du carbone ! C’est tout de même invraisemblable qu’on en soit arrivé à ce point de démagogie mais cette démarche est parfaitement cohérente avec les desseins hégémoniques des puissances financières mondiales qui dominent depuis bien longtemps le monde politique, monde qui n’a de fait même plus droit à la parole.

Et puisque comme le démontra majestueusement Estienne de la Boétie dans Le Discours de la Servitude Volontaire (à réécouter en français moderne, voir le lien), nous sommes tous consentants, nous sommes donc également tous prêts à faire des sacrifices, comme autrefois avec les curés pour le salut de notre âme pour les indulgences achetées à prix d’or car nous devions avoir peur de l’au-delà, mais cette fois il s’agit de la peur climatique pour sauver la planète : une nouvelle religion dans ce monde déshumanisé et miné par le terrorisme sur le terrain comme au Moyen-Orient mais surtout par le terrorisme climatique idéologique organisé par les Nations-Unies et ses organisations satellites officielles comme la Banque Mondiale et l’IPCC ou non gouvernementales et tentaculaires comme Greenpeace pour asservir l’ensemble de l’humanité, mener le peuple crédule par le bout du nez, perdant progressivement tout libre arbitre, comme le firent pendant des siècles et le font toujours les religions. Et c’est particulièrement significatif que le pape actuel n’ait pas manqué l’occasion de prendre position en faveur de la perturbation climatique et récupérer au profit de l’Eglise catholique cette rocambolesque histoire, peut-être bien pour engranger aussi des profits, allez savoir … Le peuple, le bas-peuple, les « sans-dents », sont déjà rançonnés par des impôts et des taxes totalement injustifiées destinées à financer les énergies alternatives dites renouvelables et tout cet argent prélevé sur leur pouvoir d’achat sert à enrichir une minorité de financiers et de politiciens tout aussi mafieux les uns que les autres. La marche vers un totalitarisme mondial a déjà commencé et il n’y a plus aucun moyen pour en stopper l’emprise. Puisque 99 % des (pseudo)scientifiques affirment que les activités humaines perturbent le climat alors 99 % de la population doit oeuvrer dans le sens du sauvetage de la planète.

Par extension et découlant également directement des idées de Rousseau ce sauvetage de la planète englobe également toute une série d’autres problématiques similaires dans leurs attendus. La lutte incessante contre les plantes génétiquement modifiées anti-naturelles, contre l’utilisation de pesticides artificiels, contre la vaccination également contre nature ou encore contre l’énergie nucléaire – il fallait laisser l’uranium là où il se trouvait comme le gaz de schiste – font partie de ce sauvetage global de la nature et de la planète Terre et toutes ces approches sont présentées de telle manière qu’elles suscitent la peur tout en développant un sentiment de culpabilité au plus profond de chaque individu, ce qui est le but recherché, une sorte de résurgence de la notion religieuse chrétienne et totalement abjecte du péché originel. Stupéfiant et tout simplement et très justement terrifiant !

https://audiolivres.wordpress.com/2009/03/21/la-boetie-discours-de-la-servitude-volontaire/

Illustrations : Rousseau (Wikipedia) et Claude Rich jouant le rôle de Galilée dans le film « Galilée ou l’amour de Dieu » de Jean-Daniel Verhaeghe (2006). Il faut préciser que Claude Allègre, astrophysicien de son état et ancien ministre de la recherche, fut l’auteur du scénario de ce film avec Jean-Claude Carrière …

Les anglophones peuvent aussi visionner ce documentaire : https://www.youtube.com/watch?v=52Mx0_8YEtg

Selon la Banque Mondiale quel est le problème le plus critique dans le monde aujourd’hui ?

Le vrai lien entre les combustibles fossiles et la qualité de vie

Ce n’est pas du tout ce à quoi on a tendance à penser en ces temps d’intoxication politique, intellectuelle et médiatique généralisée dans tous les domaines. Ce n’est pas le réchauffement climatique ni le « vilain Poutine » ni le « méchant Assad » ni l’horrible « califat islamique ». Il s’agit d’un problème éminemment plus tangible, considérable, et pourtant il n’y a aucun lobby pour en faire la publicité auprès des décideurs, des ONGs bien pensantes et politiquement correctes et des gouvernements parce que tous les pays développés n’en ont cure, il s’agit de la pauvreté créée par le manque d’énergie dans les pays du tiers monde. Dans les pays occidentaux la mauvaise foi va jusqu’à convaincre ces décideurs que trop d’énergie à portée de la main, toute l’énergie dont on a besoin (et quand on dispose d’énergie on en a de plus en plus besoin), est un problème à dénoncer très salutairement pour se donner bonne conscience. La honte que devraient au contraire dénoncer ces ONGs est que pour 6 personnes sur 7 vivant dans des pays en voie de développement ou pauvres le manque d’énergie est une calamité. Le seul paramètre qui sépare indubitablement les pays pauvres des pays riches est l’énergie disponible. Mais on a coutume maintenant pour satisfaire la bien-pensance à attaquer les compagnies productrices d’énergie – en anglais les « utilities » – parce qu’elles sont accusées de détruire la planète et cela en se plaçant cyniquement sur un plan moral que rien ne justifie … Pourtant, l’un des plus grands progrès technologiques du XXe siècle a été l’électrification des villes qui permit de réduire la pollution et d’ouvrir la porte à toutes sortes de progrès technologiques. On a longtemps clamé que l’électricité était une « fée » contribuant au bonheur des hommes. Le XXe siècle fut dans un premier temps celui de l’électricité-charbon. Puis vint l’électricité-pétrole et ensuite l’électronucléaire. Mais il s’agissait toujours de la « fée électricité » quelle que fût son origine. L’énergie disponible permit l’essor de l’industrie, des chemins de fer, de l’automobile puis des liaisons maritimes et par aéroplanes, personne ne pourra le nier. Ces progrès technologiques majeurs, électricité, moteurs à vapeur puis moteur à explosion, ont paradoxalement ralenti la croissance de la population dans les pays dotés de ces formes d’énergie abondante et bon marché.

De nombreuses études plus ou moins scientifiques tirent la sonnette d’alarme au sujet de l’accroissement de la population de la planète : on parle de plus de 12 milliards dans 80 ans … Pourtant les pays ayant un taux de natalité élevé sont ceux qui ne disposent que de peu ou de pas du tout d’énergie. Dans les familles sub-sahéliennes les enfant constituent un capital en main-d’oeuvre car ils sont envoyés collecter du bois dans la brousse pour faire cuire les aliments, il n’y a ni gaz, ni kérosène ni électricité ! Cette carte des taux de fertilité est parlante (Wikimedia) :

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On peut aussi représenter l’espérance de vie en fonction de la consommation d’énergie toutes sources confondues converties en kWh, ici aussi 194 pays sont représentés, et il n’y a pas non plus photo (Source Banque Mondiale) :

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Plus les pays consomment d’énergie plus ils produisent de richesse. L’Allemagne par exemple consomme 7100 kWh par habitant et par an et le PIB moyen par habitant est de 45000 dollars. Au Mozambique 450 kWh pour 1100 dollars. En Allemagne l’espérance de vie est de 80 ans et au Mozambique de 53 ans … encore une fois il n’y a pas de doute à avoir, ce sont des données de la Banque Mondiale ! La situation de ces pays sous-développés s’aggrave avec une dette publique en constante augmentation comme le précise la Banque Mondiale et d’où sont tirés les graphiques ci-dessus et ci-après ( http://data.worldbank.org/sites/default/files/gdf_2012.pdf ) .

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Et pourtant on entend dire sans arrêt comme un disque rayé que le charbon, le pétrole et le gaz sont mauvais pour la planète alors que les faits démontrent une toute autre situation. Le mix énergétique global est basé à 80 % sur ces ressources carbonées fossiles qui dominent le marché de l’énergie, électricité ou transport et industrie, en raison de leur prix modique ( y compris des investissements modérés pour construire une usine de production), de leur disponibilité et de leur « densité » d’énergie par rapport à d’autres sources, hormis le nucléaire réservé à la production d’électricité décarbonée. Si les énergies éolienne et photovoltaïque (elles-mêmes mises en place pour un coût en énergies fossiles massif qu’on a curieusement tendance à tout simplement ignorer) pouvaient remplacer les combustibles fossiles carbonés ce ne serait que dans le domaine de la production d’électricité. Or une étude récente ( http://arstechnica.com/science/2012/03/study-alternative-energy-has-barely-displaced-fossil-fuels/ ) a montré sans ambiguité qu’en raison de leur intermittence elles ne pourront jamais atteindre ce but car elles ne peuvent satisfaire les demandes en énergie des transports terrestres et de l’industrie.

Le graphique ci-dessous indique clairement, encore une fois, que l’espérance de vie est directement corrélée aux … émissions de carbone pour chaque pays (ici 130) pris en compte dans l’étude de la Banque Mondiale :

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C’est paradoxal mais c’est ainsi.

Venons-en à l’urbanisation de la population. Chaque année plus de 80 millions de personnes se déplacent dans les villes. L’urbanisation est telle que l’équivalent d’une ville comme Seattle (650000 habitants) s’ajoute chaque quinzaine de jours aux villes déjà existantes. La demande en énergie devra satisfaire les besoins en construction dont l’importance économique est évaluée à plus de 10000 milliards (dix mille …) de dollars à l’horizon 2020 selon le Global Construction Outlook 2020 : http://www.prnewswire.com/news-releases/global-construction-market-worth-103-trillion-in-2020-50-largest-most-influential-markets-292235961.html . Contrairement aux idées reçues ou véhiculées à dessein pour perturber le jugement des décideurs, l’urbanisation diminue l’impact humain sur l’environnement tout en stimulant la croissance économique qui à son tour augmente l’espérance de vie ( http://mitpress.mit.edu/books/environmental-advantages-cities ) :

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Finalement cette étude de la Banque Mondiale portant sur 194 pays scinde ces derniers en deux groupes, ceux qui utilisent moins de 2500 kWh/ habitant/an et les autres. Cette analyse honnête indique que la vérité est exactement à l’opposé de ce qu’on tente de nous faire croire : les pays qui utilisent le plus d’électricité génèrent le plus de richesse, émettent, certes, plus de CO2, sont plus urbanisés mais vivent en meilleure santé, ont un taux de natalité réduit et vivent plus longtemps. Pour conclure il est intéressant de revenir sur la part de l’électricité d’origine nucléaire qui ne cessera d’augmenter dans les décennies à venir selon l’Agence Internationale de l’Energie avec les technologies de quatrième génération, la surrégénération englobant le thorium et l’uranium-238 comme combustibles, quand la disponibilité et le prix des combustibles carbonés fossiles, évoluant en sens inverse, conduiront à ce choix afin d’éviter une paupérisation massive de l’ensemble de la population de la planète avec les conséquences difficiles à imaginer qui s’en suivront. Quant aux émissions de carbone il reste à prouver si elles sont réellement nocives pour la planète …

111 pays utilisent moins de 2500 kWh/habitant et par an, ont un revenu moyen de 3482 dollar par habitant et par an, émettent 1,44 tonne de CO2 par habitant et par an, leur urbanisation est de 45 % et leur espérance de vie de 66,3 années.

83 pays utilisent en moyenne 7077 kWh/an et par habitant, disposent d’un revenu moyen de 32111 dollars , émettent 9,95 tonnes de CO2 toujours par habitant et par an avec une urbanisation de 75 % et une espérance de vie de 77,1 années.

Sources : Banque Mondiale et Forbes.com

Chronique tokyoïte (suite) FMI, Ginza, Bruno Le Maire

Aujourd’hui, je suis allé déjeuner avec mon fils à Ginza dans un petit restaurant français appellé « Aux Amis ». Mon fils a pris des rillettes en entrée et moi-même un œuf dur mayonnaise et nous avons ensuite partagé une excellente blanquette de veau avec du riz visiblement d’importation (mon fils qui s’y connaît en riz m’a confirmé que c’était du riz étranger) puis nous avons bu un café, pas excellent à mon goût puisque je me suis habitué aux capsules bleues de Nespresso et nous sommes allés à Bic Camera voir les nouveaux appareils de photos.
Dans tout le quartier, il y avait des milliers de gens venus d’ailleurs, un peu comme moi qui suis européen, c’est-à-dire ni des Japonais, ni des Chinois, ni des Coréens, je suis incapable de différencier un Japonais d’un Coréen, mais des gens bazannés, des blonds (et des blondes), des roux, enfin un échantillonnage de fonctionnaires internationaux de la Banque Mondiale et du FMI qui se pressaient pour faire du shopping à Ginza, le quartier urbain le plus huppé du monde.
C’est certain que plus de 20000 personnes, vivant aux frais des contribuables du monde entier, ça fait un pouvoir d’achat assez surprenant, il y en avait à Bic Camera, on les reconnaissait de loin !
Et pourquoi cette réunion ? Pour dire au premier ministre japonais que son pays est trop endetté, il n’en a rien à faire, la dette du Japon appartient aux citoyens du pays. Qu’ils disent la même chose aux Chypriotes, ça ne changera rien, au Portugais, même chose, mais qu’ils disent à Hollande et au prof d’allemand que la politique française de ces derniers mois est catastrophique, ça ne changera rien non plus, tout le monde se moque de ces hauts fonctionnaires qui ne servent qu’à soit-disant redistribuer quelques milliards de dollars des pays riches vers les pays pauvres, une poignée de cacahuettes en comparaison des flux de capitaux générés par les hedge funds de Jersey, des Bahamas ou de la Suisse.
C’était donc assez surréaliste de voir tous ces parasites déambuler dans les rues de Ginza aujourd’hui sous un ciel et un soleil resplendissants faisant oublier à ces derniers toutes les misères du monde.
Au moins Bruno Le Maire a eu le courage de démissionner de son poste de haut fonctionnaire, tous ces parasites du FMI et de la Banque Mondiale devraient y réfléchir ….
Suite au prochain numéro, après je commencerai une chronique de Palau où je vais aller m’installer dans quelques jours !

Note : Bic Camera, genre de supermarché de l’électronique et de l’électroménager (y compris les toilettes électroniques supersophistiquées) sur une dizaine d’étages.