Puisque le nucléaire fait peur, pourquoi pas le charbon ?

La France détient le plus grand gisement de charbon d’Europe au sud du département de la Nièvre. Ce gisement d’au moins 100 millions de tonnes voire beaucoup plus peut être facilement exploité à ciel ouvert comme le font les Allemands pour la lignite. L’extraction de ce charbon pourrait avantageusement rééquilibrer la balance commerciale du pays en fâcheuse situation principalement en raison des importations de pétrole et de gaz. Y aurait-il un inconvénient à créer une dizaine de milliers d’emplois en lançant l’exploitation de ce gigantesque gisement de charbon qui serait destiné à l’exportation puisque brûler du charbon sur le sol français pour produire de l’électricité serait mal vu par les écologistes qui se sont déjà opposé aux recherches exploratoires des potentialités du gaz de schiste. Charbon et gaz de schiste combinés pourraient faire que la France deviendrait alors un exportateur net de produits énergétiques et ne verrait plus son déficit commercial se creuser comme sa dette. On peur rêver de jours meilleurs mais on peut aussi se demander à juste titre pourquoi le ministre du redressement, qui a sévi non loin de la Nièvre, dans un département autrefois producteur de charbon, la Saône-et-Loire, ne s’intéresse-t-il pas à cette hypothèse. Dans un premier temps il faudrait faire en sorte que le code minier en cours de réforme puisse ne pas léser les propriétaires des terres sous lesquelles se trouve cet or noir (et solide) afin que l’exploitation de cette richesse providentielle pour le pays puisse être réalisée. Il faudrait aussi que ce même ministre renvoie tous les écologistes dont son parti n’a pas besoin pour rester majoritaire tant à la chambre des députés qu’au Sénat en leur expliquant de manière simple et didactique qu’il en va de l’avenir du pays…

Mais je dois rêver les yeux grand ouverts en écrivant ces lignes qui tomberont dans les oubliettes profondes des anciennes mines de charbon souterraines.

Une avancée décisive dans l’exploitation de l’hydrate de méthane !

Vu du Japon, l’exploitation d’hydrate de méthane est une priorité depuis que la balance commerciale du pays s’est sévèrement dégradée en raison de l’arrêt de la plupart des centrales électronucléaires depuis le tremblement de terre du 11 mars 2011, largement instrumentalisé hier dans les médias français, dont la télévision qui s’est ridiculisée avec un ancien journaliste de son sérail que je ne nommerai pas, ça n’a aucun intérêt, à propos d’un énième débat également sans aucun intérêt sur l’énergie nucléaire que je n’ai regardé que quelques infimes secondes tant mon attention était peu sollicitée. Le Japon importe massivement du gaz naturel pour produire l’électricité que les centrales nucléaires à l’arrêt ne produisent plus sur son propre sol et ce pays est totalement dépourvu de ressources énergétiques fossiles puisqu’il s’agit d’un archipel d’origine volcanique.

Or les fonds sous-marins au large de l’archipel sont propices, de par les conditions de température et de pression existantes, à la formation d’hydrate de méthane, le méthane provenant de la décomposition bactérienne des débris organiques qui tombent au fond de l’océan. Ce méthane est alors piégé à basse température, environ 2 degrés, et forte pression : à trois mille mètres de profondeur la pression est de 300 kg/cm2. Ces hydrates, scientifiquement appellés clathrates, contiennent 160 litres de méthane par litre et 1 litre de ce composé semi-solide pèse 900 grammes. Les clathrates de méthane sont stables à des températures raisonnablement basses, disons -20 degrés, alors que le méthane liquide doit être maintenu à -182 degrés pour rester à l’état liquide. De plus la liquéfaction du méthane est gourmande, très gourmande en énergie. Le Japon, dans l’urgence après le 11 mars 2011, a construit et financé des unités de liquéfaction de méthane en Australie et en Russie pour s’approvisionner afin d’alimenter des centrales électriques à gaz également construites dans l’urgence, ça on ne le dit pas dans les débats télévisés, on se contente de dire béatement que si le Japon est arrivé à « sortir » du nucléaire aussi vite, pourquoi pas d’autres pays, un argument totalement fallacieux lourdement ramené par les écolos de tout poil. Parallèlement le MITI, le Ministère de l’Industrie, a tout aussi lourdement financé les recherches sur les clathrates de méthane depuis le gros tremblement de terre et il se trouve que les mers et océans entourant l’archipel renferment au moins la quantité de méthane sous forme de clathrates suffisante pour approvisioner le pays pendant une centaine d’années ! Il y a donc vraiment matière à susciter des investissements ne serait-ce que pour rétablir la balance commerciale du Japon. C’est donc aujourd’hui 12 mars 2013 que pour la première fois la société Japan Oil, Gas and Metals National Corporation a réussi a « remonter » du méthane sous forme de clathrate au large des préfectures de Mie et Shizuoka d’une profondeur raisonnable de 1300 mètres.

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Reste à industrialiser le processus, ce qui ne devrait pas poser de problèmes insurmontables, et le Japon pourra devenir dans des délais proches autonome en gaz naturel, on peut l’espérer …

Sources : Japan Times et Wikipedia. Crédit photo : Japan Times.

Les données chiffrées du désastre français attendu.

 

PIB français : 2000 Md euros, deuxième d’Europe.

Place de la France dans les exportations mondiales :1999 : 7 %, aujourd’hui 3 %.

Balance commerciale : 2005, +0,5 % du PIB, aujourd’hui – 2,7 %. Pour exemple la France vend 7 fois moins de voitures en Chine que l’Allemagne.

Temps de travail en France : le plus faible des pays de l’OCDE, de plus 86 % des contrats de travail sont de longue durée.

Coût du travail : pour chaque 100 euros payés les sociétés payent 42 euros de taxes (Allemagne 34, GB 26). Pour produire une voiture, depuis 2005 le coût du travail a augmenté de 17 % en France (Allemagne 10 %, Espagne 5,8 %, Irlande 2%). En France un salarié gagne en moyenne 35,3 euros/heure (25,8 en Italie, 22 en Grande-Bretagne et en Espagne). On comprend pourquoi Peugeot et Renault sont en grandes difficultés …

Bénéfices des entreprises : L’ensemble des bénéfices des entreprises française représente 6,5 % du PIB, soit seulement 60 % de la moyenne européenne et par conséquent les investissements en recherche et développement ont chuté de 50 % ces cinq dernières années.

Croissance française : en 2012 un misérable 0,2 % (si on en croit les données officielles). La croissance moyenne française des trois dernières années a été de 1,2 % (Allemagne 2,7%) et la France sera techniquement en récession en 2013.

Le chômage en France a déjà atteint 10,9 % de la population active (Allemagne 6,7%) et la dette frôle les 97 % du PIB.

En réalité l’économie française est étatique puisque le budget de l’Etat français représente 57 % du PIB et même si durant les 8 dernières années le PIB a augmenté de 7,3 % (corrigé de l’inflation) cette augmentation a été largement due à l’accroissement des dépenses publiques et non au développement du secteur privé.

Avec tout ça, le budget de l’Etat français était en déficit de 5 % et 2011 et 2012, un niveau de déficit probablement identique en 2013.

Toutes ces données concourent pour prévoir un désastre économique français à court terme.

Source : Gurusblog

Pendant ce temps là, le gouvernement persiste et signe dans ses prévisions de croissance abaissées il est vrai à 0,8 % et sa volonté de réduire le déficit à 3 % à la fin de 2013. Les mesures fiscales vont casser les investissements, accroître la destruction des emplois (déjà plus de 2000 par jour) et les dernières dispositions de protection de l’emploi (existant) et non de libéralisation comme le gouvernement a voulu le prétendre vont encore accroître le chômage puisque les entreprises, dans ces conditions, n’auront aucun moyen d’embaucher. Alors le désastre français annoncé clairement par les données chiffrées ci-dessus se concrétisera et ce n’est plus qu’une question de semaines.