COP21 : quand l’Australie se rebiffe !

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Tout les « climato-sceptiques » connaissent Sir Christopher Moncktons, journaliste résolument engagé dans le déni documenté des thèses en faveur du réchauffement climatique d’origine humaine. Moncktons a fait ce que tout journaliste sérieux devrait faire s’il maitrise la langue anglaise : se documenter en lisant le maximum d’articles scientifiques sur l’évolution du climat. Je me suis moi-même plongé dans la lecture plutôt ardue d’un livre de plus de 700 pages truffé d’équations mathématiques que je suis loin d’avoir totalement compris intitulé « Physics of the Atmosphere and Climate » du Professeur Murry Salby. J’ai également comme « livres d’écran » deux excellents articles du Professeur François Gervais du Département de Physique de l’Université de Tours, l’un paru dans l’International Journal of Modern Physics et l’autre dans Earth Science Reviews. J’ai pu constater que Moncktons s’inspirait justement de figures apparaissant dans ces articles de François Gervais.

Lors d’une visite à l’Université de Brisbane Moncktons a mis en place un comité d’universitaires qui ont déposé une plainte auprès de la cour de justice du Queensland à l’encontre de l’IPCC pour fraude caractérisée, manipulation de données et affirmations mensongères à propos du soit-disant réchauffement climatique.

Aucune augmentation des températures depuis près de 20 ans selon les relevés satellitaires qui ne peuvent pas être « bidouillés » comme par exemple choisir les stations météo au sol pour affirmer frauduleusement que « ça se réchauffe » :

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Le niveau des océans baisse, pas de beaucoup mais c’est la réalité, contrairement à ce qu’affirme l’IPCC :

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Il faut se souvenir que l’actuel Premier Ministre australien a déclaré qu’il ne voulait pas entendre parler des accords de Paris (COP21). Malcolm Turnbull a insisté sur le fait que le gouvernement australien ne mettrait pas un dollar dans les énergies renouvelables qui ne sont que pur gaspillage et allait promouvoir l’extension des mines de charbon actuelles ainsi que l’exploration pétrolière off-shore dans le nord de l’Australie. Cette action en justice qui a toutes les chances d’être recevable compte tenu du contexte politique australien constitue donc une première mondiale et un pavé dans la mare glauque et purement idéologique de l’IPCC qui pratique de l’anti-science à grande échelle.

Source : https://www.youtube.com:watch?v=n32x19fy0Wo

Note : en visionnant cette vidéo de la conférence de Moncktons vous risquez d’être importuné par un message de Greenpeace même en ayant activé AdBlock qui vous suggère de repenser votre opinion à propos du changement climatique … Il est donc évident que Greenpeace pratique un terrorisme idéologique sur nos écrans d’ordinateur !

COP21 : la bête immonde enfin dévoilée …

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Dans son blog, Donna Laframboise, journaliste canadienne réputée pour avoir une langue acerbe, s’en prend à David Suzuki, un écolo activiste très impliqué dans le combat contre le réchauffement du climat et qui ne cache pas ses théories malthusiennes (http://www.davidsuzuki.org/fr/ ). Malgré le fait que cet individu, le Nicolas Hulot du Canada, ait fait partie de l’association canadienne des libertés civiles (https://ccla.org) il milite pour emprisonner toute personne en désaccord avec les conclusions et les directives de la COP21 car il s’agit selon lui d’un délit d’opinion condamnable. Suzuki rejette donc la liberté d’expression et comme j’en ai fait mention dans ce blog, cette histoire de climat nous achemine vers un totalitarisme planétaire si ces décisions de la COP21 sont prises à la lettre. Comme du temps de Mussolini, d’Hitler, de Staline et de Mao nous risquerons à brève échéance d’être condamnés pour délit d’opinion et parqués dans des goulags jusqu’à ce que mort s’en suive. Et ce d’autant plus que les milieux financiers s’intéressent de très près à la crise climatique car il y a naturellement des profits juteux à la clé sans bourse délier car ce sont les consommateurs et les contribuables qui paieront.

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Pendant ce temps-là, dans leur île-continent, les Australiens n’en ont cure. Le nouveau Premier Ministre vient de le réaffirmer : il ne croit pas au réchauffement du climat, El Nino ou pas. Il va mettre à pied plus de 300 scientifiques du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) pour avoir participé au montage frauduleux ayant abouti à la théorie du réchauffement climatique et de l’effet de serre ! Les collectes des données météo seront dorénavant automatisées afin d’éviter des truquages intentionnels, autant de pseudo-fonctionnaires qui verront leur emploi perdu. Certes, il y a quelques opposants à ces décisions mais il faut reconnaître (je risque d’être poursuivi pour délit d’opinion) qu’il s’agit de décisions de bon sens. Depuis la fin de la COP21, il ne se passe pas une semaine sans que l’on découvre des fraudes répétées tant de la NASA que de la NOAA ou encore du CSIRO. On peut le comprendre, les organisations non-gouvernementales infiltrées à l’échelle mondiale dans les sphères politiques décisionnelles ont intérêt à maintenir la peur climatique de concert avec le monde financier quitte à continuer à encourager les manipulations de données éhontées exigées par les pseudo-scientifiques auto-proclamés climatologues de l’IPCC. Inutile de rappeler que l’Inde et la Chine sont fermement opposées à toute décision coercitive au sujet des rejets de CO2. Ces deux pays représentent un tiers de la population de la planète.

Plus encore, Barack Obama, dans le foulée de la COP21, avait mis en oeuvre un plan ambitieux et totalement irréalisable de réduction des émissions de CO2 par les centrales électriques afin de réduire le réchauffement prédit par les spécialistes de l’IPCC. La Cour Suprême des Etats-Unis, saisie par 27 Etats, vient de déclarer ce plan illégal car il constitue un abus de pouvoir illégitime. Les attributions législatives de l’EPA (Environmental Protection Agency) ont été également dénoncées par le même jugement.

Il était temps de remettre de l’ordre dans les esprits …

Sources : Marshall Shepherd sur le site Forbes.com http://www.forbes.com/sites/marshallshepherd/2016/02/07/really-australia-cutting-basic-climate-science-research-is-head-in-the-sand-101/#2e1d2ddc32cf et

http://nofrakkingconsensus.com/2016/02/08/david-suzuki-enemy-of-free-speech/ , illustration Forbes : des moutons australiens « mourant de soif », bel exemple de désinformation visuelle, du même genre que l’ours blanc perché sur un glaçon pour illustrer le réchauffement de la banquise.

Billet d’humeur économique : récession généralisée, sauve-qui-peut !

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Finalement la grande mascarade de la COP21 était organisée pour jeter des louches de poudre dans les yeux des observateurs et des analystes économiques, une sorte de diversion organisée pour faire oublier un instant la réalité du monde économique. La chute vertigineuse des cours du pétrole (le cours du Brent est passé en dessous de celui du WTI le 11 janvier 2016, du jamais vu) rend de facto obsolètes et extrêmement coûteuses toutes les sources d’énergie alternative préservant l’environnement comme c’était pourtant le souhait de la COP21. Plus grave encore, les compagnies pétrolières n’investissent plus car elles perdent de l’argent et pour limiter l’hémorragie elles licencient et annulent des projets d’exploration qui paraissaient pourtant encore rentables il y a seulement une année. La « bulle » pétrolière nord-américaine – 5000 milliards de dollars – va très certainement éclater dans les prochains mois et les monarchies et autres émirats moyen-orientaux sont à court de pétro-dollars. Fait extraordinaire, le Koweit a décidé que l’essence serait désormais payante alors que les carburants ont toujours, de mémoire de Koweitien, été gratuits ! Il en est de même au Royaume saoudien, dur retour à la réalité, et ce revirement économique va à coup sûr provoquer de graves troubles sociaux dans ces pays sous perfusion pétrolière depuis des générations.

Ne parlons même pas du Vénézuela qui s’enfonce dans une dictature du plus pur style marxiste-léniniste, l’ancien chauffeur de camion au pouvoir n’entendant pas se faire virer par un Parlement pourtant élu par le peuple alors que le pays manque de tout et que les pétrodollars ne rentrent plus dans les caisses.

Un des thermomètres les plus fiables pour prédire la situation économique future est le Baltic Dry Index. Cet indice a chuté en quelques jours de 63 points à 429, le plus bas jamais connu depuis que cet indice existe : les affréteurs n’ont plus rien à transporter et pas seulement du pétrole mais aussi des voitures, du minerai de fer ou de la bauxite ou encore du charbon. Les bateaux servent maintenant à stocker ce dont plus personne ne se porte acquéreur. Quand les statistiques américaines mentionnent les stocks de pétrole brut, des données qui font nerveux les traders spécialisés dans cette matière première, celles-ci oublient de mentionner les centaines de gros tankers à l’ancre à quelques encablures des côtes du Texas ou de Louisiane, les affréteurs attendant une remontée hypothétique des cours du pétrole.

L’un des pays dont l’essentiel de l’économie pour ne pas dire de la richesse dépend de l’exportation de ressources naturelles en tous genres, l’Australie, comme le Vénézuela ou encore le Brésil, se trouve dans une situation financière catastrophique mais personne n’ose montrer au grand jour la situation particulièrement critique de ce pays. Tout simplement l’économie de l’Australie va voler en éclats avec l’éclatement d’une bulle immobilière monstrueuse alimentée par les exportations mais celles-ci se tarissent jour après jour.

Ce n’est pas seulement l’Australie qui va sombrer dans une crise profonde, non pas seulement parce que les bananeraies du Queensland dépérissent en raison d’un champignon microscopique qui les détruit, mais tout simplement parce que la plus importante économie du monde, la Chine, est entrée dans un état comateux. Oh ! Certes on accueille comme une immense nouvelle le fait que les exportations chinoises auraient repris de la vigueur au mois de décembre dernier, +2,5 % (sur un an), alors que ces mêmes exportations ont chuté de 7,5 % sur l’année 2015. Il faut admirer ici le tour de passe-passe statistique pour embellir ce petit saut de puce parce qu’avec ma calculette cette « augmentation » magistralement saluée par les places financières n’est que de 0,2 %, autant dire de l’ordre de l’incertitude statistique : deux containers de plus sur un bateau en transportant 1000 !

Quant à la plupart des pays occidentaux, dont en particulier la France, la croissance est artificiellement soutenue par la dette qui ne cesse de croître : sans accroissement de cette dette qui est magiquement incorporée au PIB la plupart des pays européens seraient dans la réalité en profonde récession. Que font les politiciens, tous aveugles comme des rats-taupes, ils hypothèquent gravement l’avenir. Ils ne se posent même plus de questions existentielles car quand viendront à échéance les titres de dette ils seront tous morts !

Les soubresauts en forme de yo-yo des bourses occidentales vont continuer à enrichir (entre guillemets) les traders audacieux mais cette situation ne durera pas. Le système financier qu’on peut à juste titre appeler un montage de Ponzi va s’écrouler brutalement …

Illustration : investmenttools.com/futures/bdi_baltic_dry_index.htm

Quand Greenpeace se prend les pieds dans le corail

L’entreprise Adani qui contrôle le Bassin Galilee, probablement le plus grand gisement de charbon du monde, dans l’Etat du Queensland, envisage de doubler les capacités du terminal d’Abbott Point près de Bowen, entre Mackey et Townsville. Ce point est situé à plus de 50 miles nautiques de la Grande Barrière de Corail, patrimoine mondial de l’humanité. Mais il se trouve qu’il n’est pas très loin non plus d’un bled appelé Airlie Beach, haut lieu du tourisme déjanté international et l’un des points d’où l’on peut embarquer pour aller passer la journée à admirer les coraux après environ deux heures de navigation sur une mer calme puisqu’elle est protégée de la houle du Pacifique par cette barrière de corail. Dans les pubs d’Airlie Beach la bière XXXX Heavy et le rhum (imbuvable) de Bundaberg coulent à flot pour le plus grand plaisir des marginaux venus du monde entier pour raconter ensuite qu’ils ont vu la grande barrière même s’ils n’ont ni pris le bateau ni barboté dans l’eau avec un masque pour admirer la faune sous-marine qu’ils ont trouvé très endommagée par les activités humaines et qu’il faut vite faire quelque chose pour la sauver. Voilà en gros la situation.

Quand l’entreprise minière Adani décide de doubler la capacité du terminal d’Abbott Point avec l’accord du Premier Ministre actuel, un dénommé Abbott mais ce n’est que pure coïncidence, il va de soi que les affidés de Greenpeace fréquentant Airlie Beach pour se livrer à des beuveries entrecoupées de joints ou d’autres trucs indiscibles n’ont pas eu de répit en dénonçant ce projet scandaleux situé à « quelques encablures des coraux » sans oublier la poussière de charbon, mortelle pour ces mêmes coraux mais pas pour les êtres humains comme chacun sait, qui pourrait endommager irréversiblement la faune, la flore et même le plancton. Certes il y a des récifs coralliens autour des myriades de petits îlots parsemés le long de la côte mais la grande barrière se trouve à plus de deux heures de bateau de cette côte soit à environ de 80 km. Difficile de comprendre le bien-fondé des récriminations des écologistes sinon qu’ils sont encore et comme toujours opposés à tout ce qui peut favoriser le développement, la création de richesse et l’amélioration du bien-être des humains.

Ce qui rend les écolos encore plus furieux c’est que le projet est financé en partie par l’Inde, gros importateur de charbon australien et troisième pollueur mondial en termes d’émissions de carbone. Quant aux poussières de charbon, c’est encore une invention de ces mêmes écolos emmenés en Australie par un obsédé du nom de David Booth, Directeur du Center for Environmental Sustainability à l’Université de Technologie de Sydney. Environmental sustainability ça veut tout dire et ne rien dire du tout. C’est une lubie des écologistes formulée sous l’emprise de stupéfiants comme toutes leurs autres revendications. Le Consortium australo-indien GVK Hancock Coal a dénoncé une désinformation évidente des écologistes basée sur des a priori infondés au sujet des effets de l’extension du terminal de Abbott Point sur la Grande Barrière de Corail. Lors de sa visite à Brisbane (sommet du G20 de Brisbane) en novembre dernier, Obama, qui n’en est pas à une pointe verbale démagogique près, invoquant la menace sur l’écosystème corallien que constitue le réchauffement climatique, s’est vu vertement remis à sa place par le Ministre Australien du Commerce. Autant dire qu’Obama n’a plus aucun pouvoir politique aux USA ni même dans le monde et il serait plus sage qu’il s’abstienne de faire ce genre de remarques.

Dans la situation actuelle, le Premier Ministre Abbott joue sur la corde raide une partition qui doit mettre tous les partis d’accord mais la « gauche » gouverne le Queensland et la partie n’est pas encore tout à fait gagnée encore que 30 milliards de dollars australiens de royalties versées à l’Etat chaque année en fera réfléchir plus d’un et aplanira les revendications écolo-démagogiques des agitateurs. Le consortium, conscient de la chute des cours du charbon (près de moins 50 % en deux ans) se prépare à déshumaniser l’extraction du charbon avec des machines automatiques. Caterpillar est sur le point d’entièrement automatiser une mine de fer dans l’Etat de l’Ouest (voir le lien), toujours en Australie, et ce sera sous peu le tour des mines à ciel ouvert gigantesques de charbon du bassin géant Galilee et des autres gisements, toujours dans le Queensland, un Etat qui regorge aussi d’or dans de nombreuses régions.

Et si les Nations-Unies notoirement pourries par le lobbying intense des écologistes modifiait le statut de la Grande Barrière de Corail, il est évident que les Australiens n’en tiendraient aucun compte, ils sont maîtres chez eux, ont déjà dénoncé leur association au protocole de Kyoto et multiplient les projets d’exploitation d’uranium pour faire face à la demande croissante de la Chine.

Où se trouve le terminal d’Abbott Point dans cette vue de Google Earth prise à 340 km d’altitude ?

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Réponse : cherchez sur la photo précédente !!

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Source : Bloomberg

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=didS3w498mU

Paysage énergétique à venir (en France) un spectacle de désolation !

Chine et USA signent un accord sur les réductions de CO2 … qui ne sera jamais mis en œuvre mais qui donne le droit à Obama et aux écolos de tous bords de faire la leçon aux pays qui rechignent à entamer une réelle mutation énergétique. Or comme de sacro-saints domaines économiques ne peuvent pas être ruinés par des décisions démagogiques et idéologiques comme le bâtiment, l’automobile, l’industrie chimique et bien d’autres secteurs énergivores. La focalisation sur l’industrie de production d’électricité est un faux problèmes, en particulier en France comme le montre l’illustration ci-dessous.

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La dépêche d’agence qui suit est très parlante : on veut contraindre les Australiens d’instituer des taxes dans leur pays (l’un des plus gros producteurs de charbon du monde) alors que les émissions de CO2 en provenance des centrales électriques de ce pays représentent à peine 1 % des émissions de l’ensemble de la planète. On croit rêver mais le réveil pour les pays européens sera douloureux, en particulier pour la France qui, sous l’impulsion de Mademoiselle Royal veut se lancer dans un programme qui est du grand n’importe quoi !

Climat: l’Australie, hôte du G20, sous pression après l’accord Chine-USA

Brisbane (Australie) – L’Australie était sous pression jeudi pour muscler ses actions contre le réchauffement climatique, après un accord sino-américain surprise et alors qu’elle accueille ce week-end un sommet des dirigeants du G20… où elle aurait voulu éviter le sujet. Le président américain Barack Obama et son homologue chinois Xi Jinping, à la tête des deux pays les plus pollueurs du monde, se sont fixé mercredi à Pékin de nouveaux engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre et ont appelé les autres puissances économiques à prendre des engagements plus ambitieux. ( … ) (©AFP / 13 novembre 2014 09h53)

La politique « climatique » battue en brèche ?

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L’Australie, comme la Nouvelle-Zélande, ne veut pas entendre parler de politique de réduction des émissions de CO2 et encore moins de « taxe carbone ». Tony Abbott a fait les comptes et toute décision prise en ce sens pénaliserait trop l’économie de l’Australie dont il est le nouveau premier ministre conservateur. Abbott a déjà trouvé un soutien de poids en la personne de Stephen Harper, premier ministre canadien. Le Canada s’est désolidarisé des directives du protocole de Kyoto en 2011 et a repoussé toute idée d’une « taxe carbone ». Abbott ne mâche pas ses mots et considère que cette histoire de science du réchauffement global est un « absolute crap », en français et en étant poli ça donne à peu près « une connerie absolue », qui pénalise trop l’économie. Harper renchérit en déclarant que son gouvernement est un peu plus honnête que ceux des autres pays aux mains d’une gauche « libérale » qui n’a d’autres intentions qu’augmenter les taxes pour atteindre un objectif qui n’est tout simplement pas viable pour l’économie surtout dans un contexte d’interventionnisme étatique nuisible à celle-ci.

Harper et Abbott ont approché le premier ministre anglais Cameron qui, pragmatique, a autorisé et même encouragé l’exploitation du gaz de roches mères en modifiant substantiellement la rétribution des propriétaires des terres sur lesquelles seront effectués les forages avec un cash de dédommagement lors de l’ouverture des chantiers, un loyer pour la parcelle de terrain utilisée et un intéressement sur le chiffre d’affaire réalisé. La mise en place d’une « taxe carbone » en Grande-Bretagne fait l’objet d’un vif débat mais les conservateurs ne cèderont pas, ils y sont clairement opposés. A ces pays « récalcitrants » il faut ajouter le Japon qui a quitté de facto le protocole de Kyoto depuis le grand tremblement de terre de 2011, et enfin la Russie et l’Afrique du Sud. La Chine et l’Inde repoussent toute décision de peur de nuire à leur croissance économique ou décident de mesures cosmétiques pour amuser la galerie. Le cas de la Chine est caricatural car le gouvernement central a décidé une diminution de 16 % de l’énergie par point de PIB d’ici 2025. Si on interprète cette déclaration tonitruante il est évident que l’objectif ne sera jamais atteint à moins de plonger le pays dans une récession terrible ou de manipuler les statistiques économiques, domaine dans lequel le parti au pouvoir est devenu un expert. Quant aux USA, en dehors peut-être de la Californie ou encore du Maine franchement orientés écolos, les prises de position d’Obama en faveur de l’environnement relevant du plus pur gauchisme idéologique pourraient mettre à mal la très timide reprise économique amorcée avec le boom du gaz de schiste et favorisée uniquement par une forte diminution du prix de l’énergie.

La grande fiesta que va organiser la France en 2015 à Paris avec petits fours et vins millésimés payés par le contribuable hexagonal pourrait bien être un nième fiasco. La miss Ségolène, grande organisatrice de ce raout écolo-gauchiste-caviar, se heurtera au front dur des pragmatiques, Cameron, Harper, Abe et Abbott en premier lieu. Difficile dans ces conditions qu’un consensus puisse être trouvé lors de ces palabres inutiles et stériles. Seule la vieille Europe continentale persévérera dans son obscurantisme écologiste et l’état de l’économie de l’Union ne pourra que s’aggraver durablement. Il reste à souhaiter qu’un échec de la conférence climatique de 2015 signe l’arrêt de mort de cette orientation malthusienne et néfaste inoculée par les écologistes et l’IPCC aux dirigeants politiques. A suivre …

Source : ABC News, photo (Tony Abbott) AFP, Agence Xinhua

Billet publié également dans http://mauvaisenouvelle.fr/

Le Japon au banc des accusés

La cour de Justice Internationale, une émanation des Nations-Unies, ne s’occupe pas que d’affaires criminelles liées à des conflits armés ou des dictatures passées. Elle a été saisie par l’Australie avec la Nouvelle-Zélande en soutien pour poursuivre le Japon qui selon ces deux pays contrevient aux accords de 1985 interdisant la pêche à la baleine dans les eaux glacées de l’Océan Antarctique. Pudiquement, mais avec une certaine mauvaise foi, les Japonais ont toujours soutenu que les quelques milliers de baleines bleues chassées (ou pêchées) chaque années entraient dans le cadre d’un programme scientifique d’étude de la population des baleines. On pourrait plutôt dire de l’étude programmée par les baleiniers japonais de la disparition de cette population. La viande de baleine est de plus en plus boudée par les Japonais qui ont, on les comprend, mauvaise conscience et elle finit en granulés pour nourrir des animaux dont il ne vaut mieux pas connaître l’identité. Les Japonais s’appuient sur la Convention Internationale de 1946 sur la régulation de la chasse à la baleine qui, selon eux et également selon les Norvégiens, laisse aux gouvernements la libre appréciation du terme de recherche scientifique en ce qui concerne « tuer, capturer et traiter les baleines dans des buts scientifiques », j’ai simplement traduit le terme controversé de cette convention inique et toujours en vigueur. Pour une fois, ce n’est pas Greenpeace qui s’occupe des chasseurs de baleine japonais mais un gouvernement. La Cour de Justice doit statuer dans une dizaine de jours …