Quand Greenpeace se prend les pieds dans le corail

L’entreprise Adani qui contrôle le Bassin Galilee, probablement le plus grand gisement de charbon du monde, dans l’Etat du Queensland, envisage de doubler les capacités du terminal d’Abbott Point près de Bowen, entre Mackey et Townsville. Ce point est situé à plus de 50 miles nautiques de la Grande Barrière de Corail, patrimoine mondial de l’humanité. Mais il se trouve qu’il n’est pas très loin non plus d’un bled appelé Airlie Beach, haut lieu du tourisme déjanté international et l’un des points d’où l’on peut embarquer pour aller passer la journée à admirer les coraux après environ deux heures de navigation sur une mer calme puisqu’elle est protégée de la houle du Pacifique par cette barrière de corail. Dans les pubs d’Airlie Beach la bière XXXX Heavy et le rhum (imbuvable) de Bundaberg coulent à flot pour le plus grand plaisir des marginaux venus du monde entier pour raconter ensuite qu’ils ont vu la grande barrière même s’ils n’ont ni pris le bateau ni barboté dans l’eau avec un masque pour admirer la faune sous-marine qu’ils ont trouvé très endommagée par les activités humaines et qu’il faut vite faire quelque chose pour la sauver. Voilà en gros la situation.

Quand l’entreprise minière Adani décide de doubler la capacité du terminal d’Abbott Point avec l’accord du Premier Ministre actuel, un dénommé Abbott mais ce n’est que pure coïncidence, il va de soi que les affidés de Greenpeace fréquentant Airlie Beach pour se livrer à des beuveries entrecoupées de joints ou d’autres trucs indiscibles n’ont pas eu de répit en dénonçant ce projet scandaleux situé à « quelques encablures des coraux » sans oublier la poussière de charbon, mortelle pour ces mêmes coraux mais pas pour les êtres humains comme chacun sait, qui pourrait endommager irréversiblement la faune, la flore et même le plancton. Certes il y a des récifs coralliens autour des myriades de petits îlots parsemés le long de la côte mais la grande barrière se trouve à plus de deux heures de bateau de cette côte soit à environ de 80 km. Difficile de comprendre le bien-fondé des récriminations des écologistes sinon qu’ils sont encore et comme toujours opposés à tout ce qui peut favoriser le développement, la création de richesse et l’amélioration du bien-être des humains.

Ce qui rend les écolos encore plus furieux c’est que le projet est financé en partie par l’Inde, gros importateur de charbon australien et troisième pollueur mondial en termes d’émissions de carbone. Quant aux poussières de charbon, c’est encore une invention de ces mêmes écolos emmenés en Australie par un obsédé du nom de David Booth, Directeur du Center for Environmental Sustainability à l’Université de Technologie de Sydney. Environmental sustainability ça veut tout dire et ne rien dire du tout. C’est une lubie des écologistes formulée sous l’emprise de stupéfiants comme toutes leurs autres revendications. Le Consortium australo-indien GVK Hancock Coal a dénoncé une désinformation évidente des écologistes basée sur des a priori infondés au sujet des effets de l’extension du terminal de Abbott Point sur la Grande Barrière de Corail. Lors de sa visite à Brisbane (sommet du G20 de Brisbane) en novembre dernier, Obama, qui n’en est pas à une pointe verbale démagogique près, invoquant la menace sur l’écosystème corallien que constitue le réchauffement climatique, s’est vu vertement remis à sa place par le Ministre Australien du Commerce. Autant dire qu’Obama n’a plus aucun pouvoir politique aux USA ni même dans le monde et il serait plus sage qu’il s’abstienne de faire ce genre de remarques.

Dans la situation actuelle, le Premier Ministre Abbott joue sur la corde raide une partition qui doit mettre tous les partis d’accord mais la « gauche » gouverne le Queensland et la partie n’est pas encore tout à fait gagnée encore que 30 milliards de dollars australiens de royalties versées à l’Etat chaque année en fera réfléchir plus d’un et aplanira les revendications écolo-démagogiques des agitateurs. Le consortium, conscient de la chute des cours du charbon (près de moins 50 % en deux ans) se prépare à déshumaniser l’extraction du charbon avec des machines automatiques. Caterpillar est sur le point d’entièrement automatiser une mine de fer dans l’Etat de l’Ouest (voir le lien), toujours en Australie, et ce sera sous peu le tour des mines à ciel ouvert gigantesques de charbon du bassin géant Galilee et des autres gisements, toujours dans le Queensland, un Etat qui regorge aussi d’or dans de nombreuses régions.

Et si les Nations-Unies notoirement pourries par le lobbying intense des écologistes modifiait le statut de la Grande Barrière de Corail, il est évident que les Australiens n’en tiendraient aucun compte, ils sont maîtres chez eux, ont déjà dénoncé leur association au protocole de Kyoto et multiplient les projets d’exploitation d’uranium pour faire face à la demande croissante de la Chine.

Où se trouve le terminal d’Abbott Point dans cette vue de Google Earth prise à 340 km d’altitude ?

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Réponse : cherchez sur la photo précédente !!

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Source : Bloomberg

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=didS3w498mU

Paysage énergétique à venir (en France) un spectacle de désolation !

Chine et USA signent un accord sur les réductions de CO2 … qui ne sera jamais mis en œuvre mais qui donne le droit à Obama et aux écolos de tous bords de faire la leçon aux pays qui rechignent à entamer une réelle mutation énergétique. Or comme de sacro-saints domaines économiques ne peuvent pas être ruinés par des décisions démagogiques et idéologiques comme le bâtiment, l’automobile, l’industrie chimique et bien d’autres secteurs énergivores. La focalisation sur l’industrie de production d’électricité est un faux problèmes, en particulier en France comme le montre l’illustration ci-dessous.

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La dépêche d’agence qui suit est très parlante : on veut contraindre les Australiens d’instituer des taxes dans leur pays (l’un des plus gros producteurs de charbon du monde) alors que les émissions de CO2 en provenance des centrales électriques de ce pays représentent à peine 1 % des émissions de l’ensemble de la planète. On croit rêver mais le réveil pour les pays européens sera douloureux, en particulier pour la France qui, sous l’impulsion de Mademoiselle Royal veut se lancer dans un programme qui est du grand n’importe quoi !

Climat: l’Australie, hôte du G20, sous pression après l’accord Chine-USA

Brisbane (Australie) – L’Australie était sous pression jeudi pour muscler ses actions contre le réchauffement climatique, après un accord sino-américain surprise et alors qu’elle accueille ce week-end un sommet des dirigeants du G20… où elle aurait voulu éviter le sujet. Le président américain Barack Obama et son homologue chinois Xi Jinping, à la tête des deux pays les plus pollueurs du monde, se sont fixé mercredi à Pékin de nouveaux engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre et ont appelé les autres puissances économiques à prendre des engagements plus ambitieux. ( … ) (©AFP / 13 novembre 2014 09h53)

La politique « climatique » battue en brèche ?

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L’Australie, comme la Nouvelle-Zélande, ne veut pas entendre parler de politique de réduction des émissions de CO2 et encore moins de « taxe carbone ». Tony Abbott a fait les comptes et toute décision prise en ce sens pénaliserait trop l’économie de l’Australie dont il est le nouveau premier ministre conservateur. Abbott a déjà trouvé un soutien de poids en la personne de Stephen Harper, premier ministre canadien. Le Canada s’est désolidarisé des directives du protocole de Kyoto en 2011 et a repoussé toute idée d’une « taxe carbone ». Abbott ne mâche pas ses mots et considère que cette histoire de science du réchauffement global est un « absolute crap », en français et en étant poli ça donne à peu près « une connerie absolue », qui pénalise trop l’économie. Harper renchérit en déclarant que son gouvernement est un peu plus honnête que ceux des autres pays aux mains d’une gauche « libérale » qui n’a d’autres intentions qu’augmenter les taxes pour atteindre un objectif qui n’est tout simplement pas viable pour l’économie surtout dans un contexte d’interventionnisme étatique nuisible à celle-ci.

Harper et Abbott ont approché le premier ministre anglais Cameron qui, pragmatique, a autorisé et même encouragé l’exploitation du gaz de roches mères en modifiant substantiellement la rétribution des propriétaires des terres sur lesquelles seront effectués les forages avec un cash de dédommagement lors de l’ouverture des chantiers, un loyer pour la parcelle de terrain utilisée et un intéressement sur le chiffre d’affaire réalisé. La mise en place d’une « taxe carbone » en Grande-Bretagne fait l’objet d’un vif débat mais les conservateurs ne cèderont pas, ils y sont clairement opposés. A ces pays « récalcitrants » il faut ajouter le Japon qui a quitté de facto le protocole de Kyoto depuis le grand tremblement de terre de 2011, et enfin la Russie et l’Afrique du Sud. La Chine et l’Inde repoussent toute décision de peur de nuire à leur croissance économique ou décident de mesures cosmétiques pour amuser la galerie. Le cas de la Chine est caricatural car le gouvernement central a décidé une diminution de 16 % de l’énergie par point de PIB d’ici 2025. Si on interprète cette déclaration tonitruante il est évident que l’objectif ne sera jamais atteint à moins de plonger le pays dans une récession terrible ou de manipuler les statistiques économiques, domaine dans lequel le parti au pouvoir est devenu un expert. Quant aux USA, en dehors peut-être de la Californie ou encore du Maine franchement orientés écolos, les prises de position d’Obama en faveur de l’environnement relevant du plus pur gauchisme idéologique pourraient mettre à mal la très timide reprise économique amorcée avec le boom du gaz de schiste et favorisée uniquement par une forte diminution du prix de l’énergie.

La grande fiesta que va organiser la France en 2015 à Paris avec petits fours et vins millésimés payés par le contribuable hexagonal pourrait bien être un nième fiasco. La miss Ségolène, grande organisatrice de ce raout écolo-gauchiste-caviar, se heurtera au front dur des pragmatiques, Cameron, Harper, Abe et Abbott en premier lieu. Difficile dans ces conditions qu’un consensus puisse être trouvé lors de ces palabres inutiles et stériles. Seule la vieille Europe continentale persévérera dans son obscurantisme écologiste et l’état de l’économie de l’Union ne pourra que s’aggraver durablement. Il reste à souhaiter qu’un échec de la conférence climatique de 2015 signe l’arrêt de mort de cette orientation malthusienne et néfaste inoculée par les écologistes et l’IPCC aux dirigeants politiques. A suivre …

Source : ABC News, photo (Tony Abbott) AFP, Agence Xinhua

Billet publié également dans http://mauvaisenouvelle.fr/

Le Japon au banc des accusés

La cour de Justice Internationale, une émanation des Nations-Unies, ne s’occupe pas que d’affaires criminelles liées à des conflits armés ou des dictatures passées. Elle a été saisie par l’Australie avec la Nouvelle-Zélande en soutien pour poursuivre le Japon qui selon ces deux pays contrevient aux accords de 1985 interdisant la pêche à la baleine dans les eaux glacées de l’Océan Antarctique. Pudiquement, mais avec une certaine mauvaise foi, les Japonais ont toujours soutenu que les quelques milliers de baleines bleues chassées (ou pêchées) chaque années entraient dans le cadre d’un programme scientifique d’étude de la population des baleines. On pourrait plutôt dire de l’étude programmée par les baleiniers japonais de la disparition de cette population. La viande de baleine est de plus en plus boudée par les Japonais qui ont, on les comprend, mauvaise conscience et elle finit en granulés pour nourrir des animaux dont il ne vaut mieux pas connaître l’identité. Les Japonais s’appuient sur la Convention Internationale de 1946 sur la régulation de la chasse à la baleine qui, selon eux et également selon les Norvégiens, laisse aux gouvernements la libre appréciation du terme de recherche scientifique en ce qui concerne « tuer, capturer et traiter les baleines dans des buts scientifiques », j’ai simplement traduit le terme controversé de cette convention inique et toujours en vigueur. Pour une fois, ce n’est pas Greenpeace qui s’occupe des chasseurs de baleine japonais mais un gouvernement. La Cour de Justice doit statuer dans une dizaine de jours …

Quand Bernanke …

Quand le chef de la FED se gratte la barbe, le monde tousse. Bernanke a dit que peut-être, mais il ne sait pas encore, ou au moins avant la fin de l’année, encore que ce n’est par certain, bref, qu’il allait arrêter la planche à billets parce que ça commençait à bien faire. Les bourses dans le monde entier ont immédiatement pris une claque à croire qu’on brûlait des dollars papier dans les « corbeilles » qui n’existent d’ailleurs plus depuis longtemps. Après tout ce n’était que des dollars papier qui perdent chaque jour un peu plus de leur valeur. Mais là où c’est plus grave, c’est que les démangeaisons du menton de Bernanke ont un effet accélérateur sur la crise chinoise qui couvait depuis plusieurs mois, sur la crise australienne qui s’annonce bien plus sérieuse que prévu, plus personne n’achète son charbon et son minerai de fer, il n’y a bien que les Japonais pour acheter du gaz australien aujourd’hui. On en est en Chine aujourd’hui à peu près comme le monde occidental au lendemain de la faillite de Lehman Brothers. L’argent ne circule plus, les banques se méfient les unes des autres, les taux d’intérêt à un mois ont grimpé en un jour de 20 %, et les obligations d’Etat à un an de 14 % ! L’économie ralentit et certains analystes prévoient même une implosion de grande ampleur puisqu’on peut considérer sans être éloigné de la réalité que toutes les statistiques chinoises sont truquées, un peu comme celles de la France. Ne parlons même pas du Brésil, c’est une sinistre pagaille organisée par une présidente totalement incompétente. Et en Europe, comme d’habitude, on se fait des courbettes par devant et par derrière on se lance des flèches empoisonnées, comme si la situation critique de la zone euro le permettait. Même l’économie allemande est entrée en récession, et plus les jours passent plus les politiciens mentent. Alors aujourd’hui, veille de l’été officiel, veille de l’hiver économique, commencez à faire la fête en musique pendant qu’il est encore temps, l’avenir sera bien sombre.