Le ciment ciblé par les écologistes

Au Japon toutes les maisons individuelles sont construites essentiellement avec du bois. Il s’agit d’une ossature posée sur une semelle flottante de béton amortissant les secousses sismiques. Les parois extérieures sont des panneaux de bois recouverts ensuite d’une protection et les parois intérieurs sont constituées de « placo-plâtre », ici l’extension de la maison de mon fils à Tokyo :IMG_4421 - copie.JPG

L’usage du bois permet une rapidité d’exécution et puisqu’on est entré dans l’âge de la décarbonisation de la civilisation ne pas utiliser de parpaings de béton pour construire une maison individuelle est en soi conforme aux programmes dits de protection de l’environnement. De plus le bois est par excellence un matériau « renouvelable », nul ne peut le contester. Et dans le cas du Japon utiliser du bois est judicieux parce qu’il y a des forêts partout car plus de 70 % de la superficie du Japon est recouverte de forêts.

Les mouvements écologistes dans les pays de l’OCDE encouragent donc les constructions en bois et il y a une réelle opportunité pour les architectes audacieux de considérer ce matériau pour imaginer d’audacieuses constructions en bois et ceci d’autant plus que les gouvernements, aveuglés par la propagande de protection du climat, sont prêts à subventionner de tels projets. En effet, si le ciment était un pays il serait le troisième émetteur de carbone après la Chine et les USA (illustration The Guardian) :

Capture d’écran 2019-03-19 à 17.40.20.png

Les projets de grosses constructions en bois apparaissent un peu partout dans le monde comme cet édifice en Suède :

Capture d’écran 2019-03-19 à 17.49.20.png

ou ce projet aux Pays-Bas :

Capture d’écran 2019-03-19 à 17.48.18.png

L’entreprise Sumitomo Forestry Co envisage la construction d’édifices de 70 étages dont 90 % des matériaux utilisés seront du bois, mais ils seront supportés par une structure en acier résistant aux plus violents tremblements de terre :

Capture d’écran 2019-03-19 à 17.54.20.png

On peut toujours rêver …

Précisions tokyoïtes

Les love-hotel ne sont pas des hôtels de passe comme un français moyen pourrait le croire mais des endroits où se retrouvent des couples tout à fait légitimes pour passer une nuit d’amour dans l’intimité, loin de leurs enfants et de leurs parents. Ces endroits un peu particuliers sont aussi fréquentés par des couples moins ou pas du tout légitimes…

L’architecture de Tokyo est surprenante car il n’y a aucune unité comme à Paris ou Amsterdam par exemple et on peut rencontrer des maisons ou des buildings attestant la créativité d’architectes fous. Derrière cet édifice pour le moins étrange se trouve un empilement de cubes, des appartements de 10 m2, qui défraya la chronique quand il fut construit. Aujourd’hui, cette innovation architecturale est à l’abandon et sera certainement détruite à moyen terme à moins que la ville de Tokyo la classe monument « historique ».

A Shinjuku, pour construire une grand ensemble tel que cette gare routière située à une vingtaine de mètres au dessus des voies de chemin de fer, il faut parfois creuser à une quarantaine de mètres pour trouver un terrain stable sur lequel appuyer des piliers qui serviront ensuite de base pour la construction proprement dite. Les cendres volcaniques qui constituent la majeure partie du proche sous-sol de la ville sont une éponge gorgée d’eau et quand on creuse un trou de deux mètres de diamètre afin d’y façonner un pilier il faut naturellement pomper l’eau et c’est la raison pour laquelle, dans les chantiers de grande ampleur, on peut voir ce genre de réservoir temporaire fabriqué à l’aide de tôles collées les unes aux autres.