L’impact environnemental des animaux de compagnie : un gigantesque scandale !

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Au Vénézuela et en particulier à Caracas il n’y a pratiquement plus d’animaux de compagnie et les zoos ont été décimés en raison du manque de nourriture. Est-ce, en raison d’une situation économique détériorée, un retour vers la normale du comportement humain ? Car tout de même posséder un chien (ou à l’extrême limite un chat) quand on habite dans un environnement urbain ne relève-t-il pas d’une psychothérapie lourde ? Ici à Santa Cruz de Tenerife (Espagne) dans l’agglomération de 300000 habitants en incluant San Cristobal de la Laguna il y a 40000 chiens et je peux assurer mes lecteurs que l’odeur des rues est proprement pestilentielle car il n’est pas tombé une seule goutte de pluie depuis la mi-avril. Ces charmantes petites bêtes, les amis préférés de madame chien-chien (bien avant ses petits-enfants quand elle en a), urinent et défèquent dans la rue plusieurs fois par jour. Il y a quelques semaines toutes les madames chien-chien de mon quartier ont manifesté avec leur clébard (pas besoin de tambours et de trompettes, leurs aboiement suffisaient largement) pour protester contre l’instauration d’une taxe sur les chiens par le gouvernement local, c’est dire à quel point la nature humaine se détériore profondément …

Aux USA, pays des statistiques en tous genres, il y a 163 millions de chiens et de chats et des curieux du Département de Géographie de l’Université de Los Angeles (UCLA) ont rassemblé toutes les données disponibles relatives aux animaux de compagnie, ils ont réalisé une étude fort intéressante sur l’impact économique et environnemental de ces charmantes petites bêtes (voir le lien en fin de billet) et ils sont allé de surprises en surprises. Premier point, et ici on peut penser aux habitants de Caracas, les animaux de compagnie américains consomment l’équivalent de 20 % des calories alimentaires de l’ensemble de la population dont 33 % sont d’origine animale. La quantité d’excréments de ces adorables petites bêtes représente un tiers de celle de tous les humains américains ! Sans oublier leur urine qui part directement dans les égouts réservés comme dans beaucoup de villes aux eaux de pluie et va directement polluer les rivières, les lacs et la mer puisque ces dites urines, dans la majorité de ces grandes villes, ne passent pas par les stations d’épuration. À eux seuls tous ces chiens et chats dégagent 64 millions de tonnes de CO2 et autres gaz dits à effet de serre chaque année en incluant la fabrication de leurs aliments.

Dans de plus en plus de pays développés posséder un animal de compagnie devient un luxe en raison des taxes, d’une part, mais également du coût de leur nourriture qui ne pourra qu’augmenter car il faudra bien un jour décider à qui sont destinés les produits de l’agriculture et de l’élevage : aux animaux de compagnie ou aux êtres humains ? Si ce billet paraît polémique, je voudrais rassurer mes lecteurs. Les chats sont utilisés pour chasser les souris et les campagnols comme c’était le cas dans ma maison natale rurale mais dans une ville ce ne sont que des animaux de compagnie qui ont pourtant besoin de liberté et d’indépendance, ils sont donc fondamentalement malheureux quand ils sont enfermés dans un appartement. En ce qui concerne les chiens il faut mentionner quelques exceptions pour insister sur le fait que ces animaux doués d’un flair et d’une mémoire exemplaires sont utilisés par les aveugles, les bergers, les pompiers et autres sauveteurs, les douaniers et les chercheurs de truffes. Ces chiens doivent donc être traités à l’évidence avec un statut spécial. Quant aux autres chiens et chats, ce sont plutôt leurs maîtres qu’il faudrait traiter médicalement et fiscalement, surtout quand ils résident dans une ville …

Source : PlosOne, doi : https://doi.org/10.1371/journal.pone.0181301 via WUWT

Epidémie locale de purpura néphritique à Santa Cruz de Tenerife

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En quelques semaines, trois enfants ont été hospitalisés dans un état grave dans le centre de santé d’Anaza à Santa Cruz de Tenerife. Le corps médical, un peu désorienté, a finalement diagnostiqué le mal dont souffraient ces enfants. Il s’agit d’une maladie dont les causes sont encore inconnues appelée purpura rhumatoïde ou encore maladie de Henoch-Schönlein. Ce qui est troublant dans cette histoire est que la fréquence de cette maladie est très faible, de l’ordre de un cas par an pour 10000 personnes, surtout des enfants, et on se trouve en présence ici d’une anomalie sanitaire statistique évidente. L’un des enfants a souffert d’une réaction immunitaire critique qui a nécessité son hospitalisation dans un service de soins intensifs sous une lourde administration d’anti-inflammatoires. Je n’ai pas de nouvelles récentes de cet enfant mais il est probable sinon certain que cette fillette a souffert d’une atteinte rénale irréversible, une séquelle redoutable de cette maladie.

J’ai également compris que la mère de cet enfant avait un chien. Or si l’on se réfère à la littérature relative à cette maladie, un nombre impressionnant de bactéries et de virus sont suspectés d’être la cause de ce purpura y compris un nématode parasite du chien provoquant une toxocariose malgré le fait que les larves de ce parasite ne peuvent pas évoluer chez l’homme vers un parasite fonctionnel. Cette maladie peut être également provoquée par un coxsackie virus, proche de celui de la poliomyélite et également des clostridium ou des streptocoques. Il est donc impossible de déterminer la cause initiale de cette maladie qui se traduit par une réponse immunitaire anormale avec accumulation d’immunoglobuline A qui se polymérise dans les artérioles provoquant des hémorragies cutanées mais surtout une glomérulonéphrite fort heureusement passagère dans la plupart des cas.

Alarmé par cette information, je suis allé voir un journaliste pour lui signifier qu’il était de son devoir de procéder à une enquête et ensuite alerter la population. Je me suis fait jeter dehors proprement et j’ai fini par comprendre pourquoi. Il ne faut surtout pas affoler la population et encore moins les propriétaires de chiens même s’il y a un réel danger sanitaire concernant en particulier les enfants. De plus les médecins ne sont pas censés transgresser le secret professionnel et ne communiqueront pas leurs dossiers à n’importe qui, y compris un journaliste et encore moins à un ancien biologiste de surcroît étranger que je suis. Alors que faire ? Alerter la police qui transmettra l’information au Ministère de la Santé. Les délais peuvent être très longs dans un pays où les associations de protection des animaux sont toutes puissantes (sauf pour les taureaux de corrida). Euthanasier tous les chiens de compagnie, inutile d’y songer, ce serait la révolution. Procéder à des examens minutieux de tous ces chiens de compagnie ? Encore moins car qui paierait, l’Etat, le propriétaire du chien ou à la limite les associations de protection de la race canine ? On se retrouve donc dans une situation dramatique car potentiellement très dangereuse. Je me souviens avoir été attaqué par une meute de chiens errants à Saint-François à la Guadeloupe. Mon seul salut fut d’aller me précipiter dans l’eau tout habillé et par chance je me trouvais sur une plage de galets. J’ai attrapé des projectiles et commencé à bombarder les chiens de cailloux. Ils ont fini par se décourager : les chiens ont horreur de se faire agresser par des projectiles. Je suis allé voir les gendarmes qui m’ont tout simplement dit qu’ils ne pouvaient rien faire car ils risquaient de s’attirer l’hostilité de la ligue locale de protection des animaux.

En ce qui concerne ce purpura néphritique combien faudra-t-il d’enfants hospitalisés pour que des mesures sanitaires strictes concernant les animaux de compagnie à usage non professionnel soient prises autoritairement ? Une première et élémentaire décision serait de faire payer un impôt spécial aux propriétaires de chiens de compagnie qui sont essentiellement inutiles, défèquent et urinent partout, aboient sans raison et sont donc fondamentalement une nuisance : avec un impôt il y en aurait immédiatement beaucoup moins mais aussi beaucoup plus de chiens errants et donc beaucoup plus de levées de bouclier pour protéger ces derniers. Le cercle vicieux est bouclé … mais la santé d’enfants innocents est toujours en jeu.

Suite dans un prochain épisode. Illustration Wikipedia

Brève : L’Assemblée Nationale s’intéresse aux chats et aux chiens.

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Alors que tous les voyants sont au rouge sombre en France, que font les députés ? Il se grattent le crâne pour savoir si les chats et les chiens sont des biens meubles ou simplement des animaux comme les sangliers ou les cochons … Ce qui se passe à l’Assemblée Nationale est devenu tellement surréaliste et caricatural qu’on peut se demander légitimement pourquoi les citoyens ont voté pour ces incapables. Des ONGs comme 30 millions d’amis, financées par les impôts que paient les moutontribuables, revendiquent une existence juridique pour les animaux de compagnie comme les chats et les chiens. Comme le dit si justement H16 dans son blog, la France est un pays définitivement foutu ! Pendant ce temps Thevenoud est toujours député, ça en rajoute au surréalisme de cette institution.

Source : Le Figaro en ligne, crédit photo Le Figaro.