La gigantesque révélation d’Angela Merkel

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Mes lecteurs se diront que je retarde dans l’actualité. Je n’ai pas de télévision chez moi, je ne lis aucun journal papier et je ne fais que parcourir les titres de quelques quotidiens disponibles sur le Web. L’essentiel des informations qui me parviennent proviennent de blogs anglo-saxons, québécois parfois, mais aussi les quotidiens francophones suisses ou belges, pour ce qui concerne les informations relatives à la France. Et comme étant un ancien scientifique je fais une revue quotidienne de quelques sites d’informations strictement scientifiques et je ne m’intéresse qu’aux articles appuyés sur des publications dans des journaux à comités de lecture mais jamais je ne prête une quelconque attention à des sites qui ont redigéré et le plus souvent déformé des informations pour les orienter à leur guise.

Bref, en « surfant » sur la chaine youtube où on trouve tout ce que l’on veut et son contraire je suis tombé par hasard sur un site québécois qui vaut le coup d’être regardé bien que datant du 14 novembre dernier. Ce qu’a dit la Chancelière Merkel à Donald Trump, le nationaliste bec et ongles américain presque caricatural, est édifiant et également terrifiant. Et pourtant j’avoue n’avoir pas noté cette information. Voici la traduction des propos d’Angela Merkel :

« À notre époque les Etats-Nations doivent aujourd’hui – devraient aujourd’hui, je veux dire – se préparer à abandonner leur souveraineté, mais naturellement selon une procédure ordonnée » … « Si vous faites partie de ceux qui pensent qu’ils peuvent résoudre tous les problèmes par eux-mêmes, c’est du nationalisme dans sa forme la plus radicale. Ce n’est pas du patriotisme ».

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C’est un aveu public de la part de la plus puissante politicienne d’Europe adressée aussi à tous les chefs d’Etat qu’une gouvernance supra-nationale se met progressivement en place. Le totalitarisme à l’échelle européenne sous la houlette des USA, de l’OTAN et de la CIA avec le leadership allemand ( ? ) paraît donc inévitable pour Merkel et il faut tous s’y préparer. Déclarer que le patriotisme et le nationalisme sont deux concepts séparés mérite réflexion.

Par un effet du hasard j’ai reçu hier la lettre de Donna Laframboise à laquelle je suis abonné, journaliste canadienne anglophone (malgré son patronyme), qui est tout à fait révélatrice et je vous livre une traduction de son billet ci-dessous.

Sans frontières nationales une démocratie est condamnée à mourir

Autrefois les peuples étaient gouvernés par le Roi et l’Eglise. le Roi décrétait. Nous les paysans nous obéissions. L’Eglise a insisté et nous les paysans nous nous sommes soumis.

Puis quelque chose de merveilleux advint. Les gens ordinaires ont été autorisés à voter et ils ont cru que par leur droit de vote ils pourraient écarter les mauvais leaders politiques, pas par des effusions de sang mais de manière ordonnée, par leurs suffrages. Ceci a été appelé la démocratie : un gouvernement avec l’assentiment des citoyens votants. Les Présidents ne sont des présidents que parce que nous les choisissons. Si les premiers ministres ignorent nos préoccupations alors nous ne voterons pas pour eux la prochaine fois. Nous voterons pour quelqu’un d’autre et ils feront leur valise.

La démocratie est donc un système de responsabilisation. les mauvaises lois peuvent être abrogées, les mauvaises politiques peuvent être remises en question et les électeurs pourront choisir quelqu’un qui changera de stratégie politique.

la démocratie ne peut pas fonctionner sans frontières nationales claires. Les électeurs d’un pays « A » décident de leur propre destin et seulement de leur destin. Les résultats des élections sont applicables sur leur territoire mais pas au delà. Dans le pays voisin, la nation « B », les électeurs ont le droit de choisir une autre voie et ils vivront avec les conséquences de leur décision à l’intérieur de leur territoire.

John Lennon avait écrit les paroles d’une de ses chansons « Imagine » :

« Imaginez qu’il n’y a plus de pays

C’est pas si difficile d’y parvenir

Plus personne à tuer ou pour qui mourir

Et plus de religion non plus

Imaginez tous les peuples vivant en paix … « 

Mais un monde sans pays est un monde dans lequel l’autonomie gouvernementale, c’est-à-dire des citoyens pilotant leur propre navire, est impossible. La paix universelle n’est qu’une belle fantaisie. L’oppression est ce qui arrive nécessairement quand les dirigeants sont irresponsables et quand les gens ordinaires n’ont plus de voix au chapitre. C’est alors le retour du vieux et terrible monde pour lequel nos prédécesseurs ont tant peiné pour s’en échapper, un monde dans lequel ce seront les nouveaux rois qui décideront et les paysans se plieront et un monde dans lequel les nouvelles églises insisteront pour que les paysans se soumettent.

Heureusement que mon espérance de vie n’est plus, statistiquement, que de quelques années, je ne verrai pas cette horreur se mettre en place … Note. To take swipe at somebody … = gifler quelqu’un …

https://www.youtube.com/watch?=BOmn4seBIVQ et aussi :

https://genius.com/John-lennon-imagine-lyrics

Politique : Angela Merkel s’enfonce dans la verdure !

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C’est une dépêche de l’Agence Reuters qui l’a annoncé à l’issue des négociations marathon qui ont eu lieu cette fin de semaine entre la CDU/CSU et le SPD après l’échec de la tentative de coalition rassemblant les Grüne (les écolos), le FDP (démocrates) et le parti conservateur d’Angela Merkel. Tout n’est pas acquis car le Congrès du parti SDP devra entériner le 21 janvier prochain cette alliance artificielle. Il n’est pas nécessaire de lire entre les lignes pour comprendre le programme imposé par le SPD qui a été à l’évidence délégué par les Verts pour arriver à un accord gouvernemental, les Verts étant les précédents « alliés » du SPD. Voici la plate-forme en 4 points qu’exige donc maintenant le SPD : 1. interdiction des plantes transgéniques, 2. limitation des exportations d’armes, 3. diminution de 10 milliards d’euros d’impôts sur les citoyens, 4. 65 % d’énergies renouvelables en 2030. Je n’invente rien c’est écrit en toutes lettres dans la dépêche datée de ce vendredi 12 janvier 2018 rédigée par Holger Hansen et Andreas Rinke. Ça sent vraiment la verdure !

Depuis 4 mois l’Union européenne est bloquée, Junker expédie les affaires courantes et Macron en profite pour placer ses pions en l’absence de gouvernement à Berlin et de tenir la barre du bâteau Europe. Les négociations Brexit sont au point mort, malgré tout ça l’euro gagne toujours du terrain face au dollar (pas vraiment : c’est le dollar qui s’effondre lentement mais sûrement) et comme il n’y a plus de mère fouettard à Berlin les pays de l’est de l’Europe font comme bon leur semble en élisant des extrémistes à leur tête. Force est de constater que c’est bien Madame Merkel qui dirige(ait) l’Europe et elle sort affaiblie de ces négociations de dupes sacrifiant de facto sur l’autel de l’écologie l’ensemble de l’économie allemande avec ce programme totalement délirant. Il n’y aura plus de pilote à bord crédible et le navire Europe ne pourra que sombrer car le petit moussaillon Macron n’a pas la stature pour prendre la barre comme il tente actuellement de le faire et il y a de nombreux écueils à éviter : la crise ukrainienne, la montée des nationalismes, les réformes indispensables pour le maintien de l’unité européenne, une défense et une diplomatie communes, un contrôle démocratique de la Commission Européenne et enfin une fiscalité à l’échelle européenne transparente et non pas opaque comme elle l’est aujourd’hui. Et il n’y a même plus de canots de sauvetage pour quitter le navire !

Adapté d’une dépêche de l’agence Reuters, illustration Reuters : Angela Merkel à la sortie des négociations.

Le glyphosate cancérigène ? Oui … pour l’avenir politique d’Angela Merkel !

Le glyphosate cancérigène ? Oui … pour l’avenir politique d’Angela Merkel !

Contre toute attente l’Allemagne a donc approuvé à Bruxelles l’autorisation pour 5 années du glyphosate. Les observateurs pensaient que l’Allemagne s’abstiendrait et alors que ce produit chimique est anodin pour l’homme mais toxique uniquement pour certains petits poissons de rivière (à haute dose) beaucoup d’autres pays de l’Union Européenne avaient déposé des amulettes sur l’autel de l’Eglise de Scientologie écologiste afin que, déclaré cancérigène possible puis probable et enfin cancérigène tout court (suivez le cheminement verbal), il soit définitivement interdit en Europe. La Suisse dans la foulée a autorisé l’utilisation du glyphosate car le surcoût pour l’agriculture de la Confédération serait insupportable. Il faut reconnaître que les Suisses ont les pieds sur terre (et dans l’herbe), au moins en ce qui concerne cette décision car le pays est aussi miné de l’intérieur par les activitstes écologistes.

Bref, depuis plus de deux mois l’Allemagne n’a pas de gouvernement, La Chancelière n’a pas encore mis au point une alliance lui permettant de gouverner avec une toute petite majorité et l’affaire du glyphosate a fait grincer les dents des membres du SPD quand le Bavarois Christian Schmidt (CSU), Ministre de l’agriculture du land de Bavière a voté à Bruxelles pour la prolongation de l’utilisation du glyphosate. La prise de position surprise de l’Allemagne est également motivée par le fait que Bayer convoite la firme Monsanto pour devenir le géant mondial de l’agrochimie et de l’agro-génétique. Peut-être bien que les Bavarois sont tout aussi pragmatiques que les Suisses, ce qui n’est pas le cas de la France qui a immédiatement déclaré qu’en ce qui la concerne l’autorisation du glyphosate ne sera valable en France que pour les trois années à venir. Après, Hulot verra …

Toujours est-il que Madame Merkel voit sa situation envahie de mauvaises herbes et que sa situation politique se complique singulièrement. Il est évident de constater que le lobby écologiste continue à ravager la politique européenne … En tant qu’ancien chimiste et biologiste je réitère ma position au sujet du glyphosate : ce produit ne peut pas interagir avec l’ADN, il ne peut donc pas être cancérigène. D’autre part, et je le répète encore, en près de 30 ans d’utilisation de ce produit jamais aucun décès n’a pu être directement lié à l’utilisation du glyphosate dans des conditions normales. Seule une Australienne s’est suicidée en avalant un grand verre de ce produit « formulé » qui a provoqué, en raison des détergents contenus dans cette « formule », un oedème pulmonaire fatal. Tout ce que la grande presse raconte à ce sujet et toutes les déclarations des politiciens asservis par le lobby écolo ne sont que des affirmations mensongères !

Du rififi dans l’économie allemande

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Inutile de mentionner les déboires de la firme Volkswagen, ce n’est pas le sujet de ce billet. Il s’agit d’une situation beaucoup plus préoccupante relative au secteur de l’énergie. Après la décision stupide et inappropriée d’abandonner le nucléaire après la catastrophe de Fukushima-Daiichi provoquée par un tsunami géant, le secteur énergétique allemand se trouve aujourd’hui dans une situation tellement catastrophique qu’elle doit provoquer des nuits sans sommeil et certainement sans rêves au führer à dentelles Angela Merkel. Les chiffres sont là : RWE a perdu 25 % de sa capacité de production électrique et de son capital tangible en étant obligé de fermer dans un premier temps ses plus vieilles centrales nucléaires, et ce n’est pas fini ! La capitalisation boursière de cette société a chuté de 70 % depuis le tsunami japonais du 11 mars 2011. Ce n’est pas moi qui invente ces données, elles proviennent du très sérieux Frankfurter Allgemeine Zeitung. RWE est tout simplement en situation de banqueroute, également confronté à 45 milliards d’euros de dettes, soit 8 fois sa capitalisation boursière actuelle ! Et ce n’est pas mieux pour E.On le deuxième opérateur allemand dans le secteur de l’énergie dont la capitalisation boursière à chuté de 58 % depuis Fukushima.

Pour encore aggraver la situation de RWE les consommateurs et clients industriels anglais fuient sa filiale britannique qui représente un cinquième des ventes de la société et ce depuis le Brexit. On comprend les Anglais et je suis de tout coeur avec eux, puisque le führer Merkel a décidé de punir Londres, alors les citoyens anglais répondent en punissant les sociétés allemandes (et autres) installées sur leur sol.

Pour ma part, j’ai décidé de fermer mon compte à la Deutsche Bank car des rumeurs persistantes annoncent la fermeture de l’agence de Santa Cruz de Tenerife. En effet, la Deutsche Bank (DB) est empêtrée par des créances pourries et des produits financiers dérivés qui atteindraient des sommes inimaginables. Certains analystes vont jusqu’à mentionner le montant délirant de quinze-mille milliards de dollars de produits dérivés dans le bilan de cette seule banque.

Heureusement que RWE et DB sont trop gros pour faire faillite (too big to fail) et l’Etat allemand mettra la main à la poche, ou plutôt non, pas l’Etat mais les contribuables allemands, encore faudra-t-il qu’ils consentent à faire un tel effort astronomique, ce qui est loin d’être gagné lors des élections de cet automne prochain.

Peut-être bien que la crise européenne à avenir ne viendra finalement pas de l’Italie mais de la plus robuste économie de l’Union Européenne, un géant aux pieds d’argile, l’Allemagne …

Illustration : siège social de RWE à Essen (Wikipedia)

Billet d’humeur politique : quel avenir pour l’Europe ? Le chaos.

On ne peut que constater avec effroi que l’Union Européenne n’est qu’une construction artificielle autour d’une Commission qui n’a aucune légitimité démocratique mais détient le pouvoir absolu, d’un Parlement incroyablement coûteux sans réel pouvoir et d’une monnaie qui n’a fait qu’accentuer les disparités entre les pays du nord et du sud. Cette monnaie commune, très pratique par ailleurs, est surveillée de près par la BundesBank et ce n’est pas un hasard si les sièges de la BCE, de la Banque centrale allemande, de Deutsche Bank (la plus grosse banque d’Europe) et de la bourse allemande sont tous à Francfort, en quelque sorte le « Wall Street européen » en dehors naturellement de la City. De ce fait l’Union Européenne est soumise aux exigences des Allemands avec un gouverneur central, cerise sur ce gâteau de billets, qui est un ex de Goldman-Sachs, banque d’affaires ayant organisé en sous-main la fraude grecque pour son admissibilité dans l’Union Européenne.

Venons-en au problème des réfugiés du Moyen-Orient qui fuient les exactions de fous de dieu sanguinaires financés par l’Arabie Saoudite et armés et entrainés par les Américains. Angela Merkel, cette démagogue écolo crypto-marxiste, il faut appeler un chat un chat, elle qui a tout de même vécu une grande partie de sa vie endoctrinée par le régime est-allemand (ça laisse indubitablement des traces), veut imposer ses vues de « mamie protectrice » aux autres pays européens pour accueillir des réfugiés qui auront immédiatement droit à toutes sortes d’aides payées par les contribuables afin que les gouvernements se donnent bonne conscience. C’est facile à comprendre, l’Allemagne manque de main-d’oeuvre car les baby-boomers de l’après-guerre partent massivement à la retraite. Faut-il donc que tous les pays européens imposent des efforts à leur propre population pour accueillir ces réfugiés et ainsi soulager les capacités d’intégration de l’Allemagne ? Les fondations même de l’Europe sont menacées non pas par cet afflux d’exilés volontaires comme le prétendent certains politiciens mais par l’autoritarisme allemand qui, vassal des USA depuis 1945, veut imposer sa vision politique et économique à tous les autres pays européens. Pour ma part, mais je ne partage mon opinion qu’avec moi-même comme disait très justement Desproges, je parierai volontiers que les Anglais vont choisir une désolidarisation de l’Union Européenne lors des prochaines élections et le parti conservateur restera au pouvoir, tant mieux pour les Anglais !

Et si vous voulez encore une louche pour le dessert, je rappelle que les frontaliers français qui travaillent dans le Duché du Luxembourg (il y en a à peu près cent mille) perçoivent des salaires mirobolants et ne sont que de simples RMIstes en France qui ont droit à la CMU (je ne sais pas si ce truc existe toujours sous ce nom) et également à des aides pour le chauffage – il fait déjà froid dans les Ardennes, 5° ce matin – on ferait la révolution pour moins que ça mais ce sont les lois européennes de bonne entente entre voisins… Pour les réfugiés politiques en provenance du Moyen-Orient il faudra revoir la copie !

Billet d’humeur politique

 

Vers une solution raisonnée de la crise ukrainienne ?

Madame Merkel parle le russe, elle a appris la langue à l’école en RDA, et en a profité, c’est mieux quand on parle la langue de son interlocuteur, d’informer Poutine qu’après tout les USA n’avaient pas à se mêler des affaire ukrainiennes. Le conflit est devenu une guerre civile entre russophones chrétiens orthodoxes du Donbass qui en ont franchement assez d’être traités de sous-hommes et catholiques ukrainophones de Kiev dirigés par un président qui ne cache pas son penchant pour le nazisme dans sa pire version, en quelque sorte un remake lamentable des délires hitlériens dont il s’inspire largement. Les motivations de Madame Merkel sont clairs : ne plus faire de business avec la Russie est un très mauvais coup pour l’économie allemande qui va s’enfoncer de par la force des choses dans une grave et durable récession. Il semblerait que Madame Merkel ne soit pas d’accord avec les distinctions sémantiques concernant les livraisons de matériel à l’armée régulière ukrainienne : létaux ou non létaux. C’est comique de faire une distinction de ce genre : une guerre c’est une guerre, toutes les guerres conduisent à des horreurs, à ce qu’on appelle ironiquement des crimes de guerre, il faudrait qu’on m’explique clairement ce que cette expression signifie, à des viols, des massacres, des destructions massives d’infrastructures, d’immeubles d’habitation, d’écoles, d’hôpitaux et y compris d’avions civils. Au fait les Bataves font de l’obstruction à propos de l’enquête sur le vol MH17, ça sent la grosse entourloupe bien crasse … Bref Angela, Vladimir doit l’appeler Angela, a fait comprendre qu’il n’y aurait pas de sécurité en Europe sans le partenariat de la Russie, sous-entendu : que les Américains s’occupent de leur propre business.

Finalement ce sera pour des raisons économiques que l’Europe se désolidarisera des USA car enfin, une récession généralisée est prévisible en Europe et on constate que seule Madame Merkel semble s’en soucier … Curieuse attitude que celle des dirigeants européens qui ont accepté la domination des Américains, domination impérialiste construite sur un tissu de mensonges, sans protester un instant ! Madame Merkel serait-elle le nouveau De Gaulle dont l’Europe a tant besoin ?

Depuis Ogasawara Village

Bref commentaire politique

Bref commentaire politique

La Grèce est sans gouvernement et sans députés, mais la Grèce ce n’est pas la Belgique qui a survécu un an sans gouvernement, et le désastre pour la stabilité de l’Europe pourrait bien provenir des prochaines élections législatives prévues pour le 25 janvier si j’ai bonne mémoire. En effet il y a tout lieu de parier que la gauche (Syriza) remportera ces élections et tournera le dos à l’Europe et au FMI qui pour la population du pays sont la source de tous ses maux. La Grèce « doit » plus de 158 milliards d’euros à la France, 211 milliards à l’Allemagne et 139 milliards à l’Italie, ses trois principaux créanciers et tout de même 92 milliards à l’Espagne et 44 milliards aux Pays-Bas. Une fois la gauche grecque au pouvoir les contribuables de ces pays n’auront pas le temps de pleurer car le système financier s’effondrera : comment la Banque Centrale Européenne pourra-t-elle imprimer 780 milliards d’euros pour maintenir à flot les banques qui se sont hasardé à prêter à la Grèce ? Comment l’Allemagne pourra-t-elle accepter une telle manœuvre ? Car qui dit défaut tout à fait probable de la Grèce dit aussi défaut de la France, de l’Italie, du Portugal et de l’Espagne ou menaces de défaut si la BCE est arrangeante pour la Grèce … L’Allemagne a donc pris les devants et admis que la Grèce ne constituait plus un risque systémique pour l’Europe, en d’autres termes si la gauche gagne les élections prochaines, l’Europe l’abandonnera à son propre sort, point barre. Et ce n’est pas n’importe quel économiste qui l’a affirmé, il s’agit de Michael Fuchs, leader des Chrétiens-Démocrates allemands, le parti d’Angela Merkel.

Attendons-nous à de sévères turbulences financières au mois de janvier à défaut de tempêtes de neige.

Source : http://www.reuters.com/article/2014/12/31/us-eurozone-greece-germany-idUSKBN0K90LM20141231