Crise climatique : Trop de CO2 nuira à la santé humaine selon des pseudo-chercheurs d’Harvard !

 

Un de mes lecteurs (et commentateur) assidu m’a signalé il y a quelques jours une dépêche de l’Agence France Propagande (AFP) relatant des travaux liés à l’incidence du CO2 sur la qualité nutritive du blé, du riz et de quelques autres grandes cultures. Je cite les quelques premières lignes de cette dépêche ainsi que le titre (capture d’écran) :

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Fort heureusement il y a le verbe pouvoir au conditionnel qui lave de tout soupçon de propagande le journaliste qui a rédigé cette dépêche ! De plus il ne s’agit pas d’une recherche comme l’indique ce pamphlet (la dépêche de l’AFP mais aussi l’article lui-même sont des pamphlets) mais d’une compilation bibliographique relative à l’effet du CO2 sur la croissance des plantes. je me suis donné la peine d’accéder à l’article en question qui a eu l’air d’émouvoir le journaliste de l’AFP. Cet article est en accès libre (pour la bonne cause climatique !) et n’est qu’une coquille creuse sans aucun fondement scientifique ni aucun travail expérimental quel qu’il soit. Voici le lien pour les lecteurs curieux qui désireraient se faire une petite idée de la supercherie : https://doi.org/10.1289/EHP41

Il est bien connu que lorsqu’un maraîcher enrichit l’atmosphère de ses serres avec du CO2 les plantes poussent beaucoup plus vite et ceci d’autant plus que ce même maraîcher procure beaucoup d’engrais azoté à ses plantes. C’est très simple à comprendre et il s’agit du fonctionnement de l’enzyme fixant le CO2 communément appelé RUBISCO. Cet enzyme apparut au cours de l’évolution des premiers êtres vivants – au tout début les algues et le phytoplancton – lorsque l’atmosphère terrestre était infiniment plus riche en CO2 qu’aujourd’hui. La photosynthèse aidant l’atmosphère s’est progressivement enrichi en oxygène. Or l’oxygène interfère directement avec le mécanisme de fixation du CO2 par la RUBISCO. L’oxygène, pour faire simple, est un inhibiteur de cet enzyme. Dès lors quand un maraîcher enrichit sa serre en gaz carbonique (jusqu’à 800 ppm) il accélère le fonctionnement de la RUBISCO.

Dans l’article cité (doi ci-dessus) quelques études ont montré que la valeur nutritive des plantes de grande culture en C3, essentiellement les graminées mais aussi le soja, diminuait quand elles étaient cultivées sous serre et en atmosphère enrichie en CO2 alors que ces conditions n’affectent pas les plantes en C4. Je ne voudrais pas que mes lecteurs croient que je vais les « enduire d’erreur » et que ce billet est encore complotiste et anti-climatique en parlant de plantes en C4 et en C3 ainsi je vais brièvement expliquer de quoi il en retourne précisément car il faut entrer quelque peu dans les détails pour comprendre le problème – présent ou futur d’ailleurs – du CO2 pour les cultures vivrières qui n’en est pas un. Il existe trois voies métaboliques pour fixer le CO2, en premier lieu le système dit « cycle de Calvin et Benson » faisant directement intervenir la RUBISCO chez les plantes en C3 dont le blé, le riz ou encore l’orge qui produit après incorporation du CO2 deux molécules de phosphoglycérate avec 3 atomes de carbone dont l’une va être recyclée :

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En raison de la compétition entre le CO2 et l’oxygène au niveau de cet enzyme, le plus abondant sur la planète Terre, au cours de l’enrichissement de l’atmosphère en oxygène certaines plantes ont développé un autre système de capture du CO2 appelé C4 qui a mis en place une compartimentation du fonctionnement dans la structure des feuilles afin de protéger en quelque sorte la RUBISCO de l’oxygène. C’est tout à fait ingénieux et l’une des grandes cultures vivrières en C4 est le maïs. Le CO2 est incorporé à un autre métabolite (le phospho-enol-pyruvate qui est constitué de 3 atomes de carbone pour produire de l’oxaloacétate) dans le compartiment de la feuille exposé au CO2 et à l’oxygène via les stomates des feuilles puis qui est transporté dans l’autre compartiment, celui-là très peu exposé à l’oxygène où le CO2 qui a été transporté sous forme, donc, d’un intermédiaire métabolique, cette fois le malate comportant 4 atomes de carbone (d’où la classification métabolique C4), va finalement être assimilé dans le même cycle de Calvin et Benson après élimination du COO- de ce malate et cette dernière étape est également insensible à la lumière. Dans les deux processus il faut beaucoup d’énergie qui est apportée par les photons lumineux.

Le fait d’affirmer qu’une augmentation de la teneur atmosphérique en CO2 pourrait affamer ou affecter la santé de millions de personnes (pourquoi pas des milliards pendant qu’on y est …) est une pure stupidité et une malhonnêteté scientifique puisque l’argument de l’article en question n’est fondé que sur le fonctionnement des plantes dites en C3, blé, riz et autres céréales du même type métabolique. Il est opportun de rappeler encore ici que le maïs n’est pas une céréale en C3, le terme céréale étant utilisé ici au sens large.

Reste un troisième mécanisme de fixation du CO2 dit CAM et l’une des plantes représentatives en est l’ananas. Il ressemble de par sa compartimentation dans les feuilles charnues à celui des plantes en C4 mais la fixation du CO2 s’effectue la nuit et la suite des étapes métaboliques requérant de l’énergie a lieu durant le jour lorsque la photosynthèse fonctionne. Ces plantes, les crassulacées, ont inventé cette technique pour au final protéger également la RUBISCO de l’oxygène.

Pour conclure ce billet plutôt critique il faut retenir un fait : plus il y a de CO2 mieux les plantes poussent et elles poussent d’autant mieux que l’agriculteur leur fournit également de l’azote sous forme d’engrais. L’arrière-pensée de cet article pondu par des scribouillards de l’Université d’Harvard est que l’usage d’engrais azoté serait un non-sens environnemental encore plus critique au fur et à mesure que la teneur en CO2 atmosphérique augmente. J’en suis resté rêveur malgré le fait que la production d’engrais azoté (nitrate d’ammonium) est grande consommatrice d’énergie … Ce qui est aussi consternant est que les impôts que paient les contribuables servent à financer de telles « recherches » totalement ineptes et dénuées de toute signification scientifique soit dit en passant parce qu’elles sont de près ou de loin liées au « changement climatique d’origine humaine », vraiment n’importe quoi !

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Note : Je rappelle à mes chers lecteurs que le « gaz carbonique » (CO2) est l’aliment essentiel des plantes et du phytoplancton. Sans plantes ni phytoplancton pas de vie sur terre, c’est aussi simple que cela. Pour les anglophones qui suivent l’actualité « climatique » le Docteur Istvan Marko, docteur en chimie, enseignant à l’Université libre de Louvain, est décédé la semaine dernière d’un arrêt cardiaque et que toute la communauté climato-sceptique lui rend hommage pour son action pondérée et argumentée envers l’organisation (IPCC) qui a promu le réchauffement climatique lié à l’augmentation du CO2 atmosphérique comme la préoccupation majeure de l’humanité et voici ce qu’il déclarait en 2015 en marge de la COP21 : https://youtu.be/ohYGZG0y7dM

Billet d’humeur géopolitique : Trump, Obama et la CIA

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Billet d’humeur géopolitique : Trump, Obama et la CIA

La désinformation fait rage et la Suisse, un pays bien connu pour être neutre, a pris avec des pincettes la dépêche de l’AFP ci-dessous. Il s’agit du site Romandie.com (n’importe qui peut le consulter) qui a relaté le pamphlet de l’AFP affirmant « Moscou est derrière … » et non pas « Moscou serait derrière … » comme l’a déploré Romandie.com dont je me permets de saluer ici la probité et qu’il me soit également ici laissé le plaisir de remercier ce site pour sa respectabilité et sa « neutralité ». Voici donc ci-dessous le copié-collé de la dépêche de l’AFP. Je me suis permis de mettre en caractères italiques le commentaire de Romandie.com

Moscou est derrière l’ingérence dans l’élection américaine

(Note de la rédaction : le titre affirmatif de cette dépêche n’engage que l’AFP, en tant que client nous aurions préféré recevoir sur nos serveurs un titre au conditionnel)    

Washington – Les responsables du gouvernement russe sont derrière l’ingérence dans l’élection américaine, maintiennent les services américains de renseignement dans leur témoignage écrit pour une audition au Sénat jeudi matin.

Nous estimons que seuls les plus hauts responsables russes ont pu autoriser les vols et publications de données liées à l’élection américaine, selon ce témoignage qui estime aussi que la Russie a utilisé des techniques et méthodes informatiques pour chercher à influencer l’opinion publique en Europe et en Eurasie.

Dans son témoignage oral, le directeur du renseignement américain James Clapper, qui coordonne les 17 agences d’espionnage américaines, a estimé que la Russie avait clairement pris une position encore plus agressive dans le cyber-domaine, en accroissant ses opérations d’espionnage informatique, faisant fuiter les données recueillies et visant les réseaux d’infrastructures clés.

Les services de renseignement décèlent des activités russes destinées à saper la confiance du public dans les institutions et la confiance dans l’information, les services et les institutions, a-t-il dit.

Le directeur du renseignement américain a par ailleurs indiqué que la Chine continuait à mener avec succès des activités d’espionnage informatique contre des intérêts américains, même si les services de renseignement et les experts privés ont observé une certaine réduction de l’activité chinoise, a déclaré M. Clapper.

Les Etats-Unis avaient tapé du poing sur la table contre les activités de piratage chinoises, engageant en particulier en 2014 des poursuites judiciaires pour piratage informatique et espionnage économique contre cinq responsables militaires chinois.

Durant une visite d’Etat à Washington en septembre 2015, le président chinois Xi Jinping et Barack Obama avaient annoncé un accord de coopération entre Pékin et Washington pour lutter contre les cyber-attaques. (©AFP / 05 janvier 2017 16h29)

Et comme je m’intéresse de très près à la politique américaine car des décisions d’Obama qui sème des clous sur la route de son successeur, il lui reste encore deux semaines pour lui nuire, risquent de réduire à néant le programme de The Donald, je me permets alors d’insérer dans ce billet une autre information, celle-là issue du site de la RTS (radio télévision suisse) et je laisse mes lecteurs juges du renversement de tendance de Donald Trump déjà, semble-t-il, emprisonné par la CIA. Il s’agit d’une information issue de Keystone datée du 6 janvier de cette année. Pour plus de clarté j’ai mis l’ensemble du texte de cette dépêche en italique :

Un sénateur interdit de séjour en Russie à la tête du Renseignement américain

Le choix de Dan Coats doit rassurer ceux qui accusent Donald Trump d’indulgence envers la Russie. [Susan Walsh – Keystone]

Selon plusieurs médias américains, Donald Trump a choisi le nouveau directeur national du Renseignement. Il s’agit de Dan Coats, 73 ans, sénateur républicain sortant de l’Indiana.

Dan Coats est l’un des six sénateurs américains et trois responsables de la Maison Blanche interdits de séjour en Russie par Moscou en 2014, en représailles aux sanctions américaines après l’invasion de la Crimée. A l’époque, le sénateur s’était dit « honoré » d’être ainsi pris pour cible par le Kremlin.

Dan Coats a aussi été ancien ambassadeur en Allemagne de 2001 à 2005, sous l’administration de George W. Bush. Il était membre de la commission du renseignement au Sénat pendant son dernier mandat.

Une nomination sensible

Le directeur du Renseignement, poste créé après les attentats du 11-Septembre, coordonne l’activité des 17 agences de Renseignement américaines, dont la CIA, le FBI ou la NSA.

Cette nomination est très sensible, en pleine polémique sur l’ingérence russe dans l’élection américaine. Ce choix devrait rassurer tous ceux qui soupçonnent une indulgence coupable du président élu envers la Russie de Vladimir Poutine.

L’ingérence russe évoquée devant le Sénat

Le chef du Renseignement américain et celui de la NSA ont à nouveau fait état de l’ingérence russe lors de la campagne présidentielle américaine jeudi lors d’une audition devant le Sénat. James Clapper et l’amiral Michael Rogers sont catégoriques. Selon eux, Moscou a mené une campagne à multiples facettes pour favoriser la victoire de Donald Trump.

Le Kremlin ne se serait pas contenté d’orchestrer le piratage du Parti démocrate et la diffusion de ses emails, mais aurait eu recours à la propagande et à la désinformation.

Il faut donc lire entre les lignes et rapprocher ces informations. Ou bien la CIA et toutes les autres agences de renseignement américaines prennent l’ensemble des autres pays du monde pour des cons (excusez ma prose un peu crue) ou alors nous sommes tous complices – je veux dire les politiciens que nous avons mis au pouvoir à la tête de nos pays respectifs – et nous soutenons donc aveuglément les affirmations du véritable pouvoir qui dirige les USA : la CIA et le complexe industriel de défense et de sécurité américain qui naviguent de concert sur les mêmes eaux. Les USA auront battu en 2016 leur record absolu de vente d’armes en tous genres dans le monde, c’est d’ailleurs à peu près le seul business qui fonctionne bien dans ce pays. Les USA, en dépit du traité de non-prolifération des armes nucléaires, déploient plus de 1000 missiles nucléaires en Europe et en Asie sur le sol de leurs « alliés », aussi divers que le Japon, l’Espagne, la Turquie, l’Allemagne, la Corée du Sud et maintenant la Bulgarie. Ni la Russie, ni la France, ni la Grande-Bretagne et ni la Chine n’ont déployé leurs propres « armes de destruction massive » (pour reprendre les propos de GHW Bush au sujet de l’Irak) hors de leurs pays respectifs, sous-marins lanceurs de missiles non inclus, et cette attitude ouvertement agressive des USA contraire au traité de non-prolifération nucléaire est à déplorer et à dénoncer publiquement.

Pour la CIA, le Pentagone et les industriels américains de l’armement, il faut une cible à abattre et c’est aujourd’hui Moscou avec la Crimée, le vol MH17 et la Syrie et demain ce sera Pékin ! Les implantations militaires chinoise en Mer de Chine du Sud font les stratèges du Pentagone particulièrement nerveux … Voilà l’unique motivation de cette propagande inique reprise comme il se doit par l’AFP, ni plus ni moins une agence de propagande ! Le fait que Trump ait choisi Dan Coats pour chapeauter le renseignement américain semble une manoeuvre, un écran de fumée, pour calmer les ardeurs du clan démocrate et du complexe militaro-industriel et sécuritaire américain. J’ai écrit « semble » et j’espère dire vrai car il en va de l’avenir de l’humanité.

J’ai regardé le « lundi » d’Olivier Delamarche sur BFMTV hier matin et quand il insiste sur le fait qu’il y a plus de 100 millions d’américains qui n’ont que des emplois précaires dont la moitié d’entre eux bénéficient de la soupe populaire pour ne pas mourir de faim (inutile d’imaginer dans quel état se trouvent leurs enfants – 30 millions d’enfants aux USA souffrent de malnutrition) il y a un terreau tout à fait favorable pour faire la guerre et sauver la société américaine du gouffre … Bienvenue dans un monde meilleur Monsieur Trump ! À moins d’être rapidement assassiné comme le fut JFK vous aurez fort à faire pour calmer les ardeurs des seuls industriels américains qui font que l’économie américaine fonctionne encore …

Quand l’AFP est prise en flagrant délit de désinformation

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Japon: un puissant typhon à proximité de Tokyo, transports très perturbés

Tokyo – Un typhon, Mindulle, le neuvième de la saison en Asie, a accosté lundi près de Tokyo, avec de puissantes rafales de vent et des pluies diluviennes, forçant les compagnies aériennes japonaises à annuler des centaines de vols et perturbant la circulation sur les routes et voies ferrées.

Le typhon, dont les pointes de vent peuvent atteindre 180 km/heure, est arrivé à la mi-journée sur la côte à Tateyama, au sud de Chiba, préfecture limitrophe de Tokyo. Il est assez rare que les typhons accostent en cette partie de l’archipel. Souvent, ils balayent d’abord une partie plus à l’ouest.

Mindulle est accompagné de fortes précipitations qui devraient particulièrement toucher la capitale et sa banlieue dans l’après-midi et en début de soirée.

Au moins neuf cours d’eau des régions de Tokyo, Kanagawa et Chiba ont atteint le niveau d’alerte qui oblige à conseiller ou ordonner aux riverains de partir, a précisé la chaîne publique NHK dont l’antenne est presque entièrement consacrée aux informations sur ce cyclone tropical.

Des avis de préparation à l’évacuation concernant des dizaines de milliers de foyers ont été lancés pour plusieurs localités où risquent de se produire des inondations et des glissements de terrain, y compris dans une partie du centre-sud de Tokyo.

Des trains ont été stoppés ou retardés aux heures de pointe et ceux qui circulaient étaient ralentis et bondés.

Les millions de salariés de la capitale craignent des perturbations encore plus importantes lors des trajets de retour.

Au moins 425 vols ont été annulés par les compagnies aériennes, en majorité par les deux principales, Japan Airlines (JAL) et All Nippon Airways (ANA). Ce nombre pourrait encore augmenter au fil des heures, ont-elles averti sur leurs sites internet.

Des pluies terribles sont redoutées dans toute la partie est du pays avec des vents extrêmement forts, selon la NHK dont les journalistes enchaînaient les directs depuis les différentes régions concernées.

Entre 20 et 30 typhons balayent chaque année l’Asie, la moitié environ affectant le Japon.

(©AFP / 22 août 2016 07h09)

Coutumière du fait quand il s’agit de météorologie ou de climat, l’AFP patauge dans la désinformation. En ce moment même il n’y a pas de puissant typhon sur l’agglomération de Tokyo mais une simple dépression tropicale avec des pluies un peu plus intenses que d’habitude en cette période de l’année et des rafales de vent dépassant à peine les 80 km/h dans les zones périphériques découvertes. Pour preuve voici l’aperçu ci-dessus ( tropic.ssec.wisc.edu ) et ce qui se passe en temps réel à Shibuya : https://www.youtube.com/watch?v=6q36pnzcw70

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L’AFP pris encore une fois en flagrant délit de désinformation

ALERTE – L’intensité de l’ouragan Joaquin augmente d’un cran et passe en catégorie 4

(©AFP / 03 octobre 2015 19h32)

Voici la carte météo avec les prévisions en provenance du site http://tropic.ssec.wisc.edu/# .

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De toute évidence il y a un problème et même un gros problème : l’AFP désinforme systématiquement quand il s’agit de phénomènes météorologiques. Comme on peut le constater l’oeil de l’ouragan Joaquin passera dans 48 heures à plus de 1000 km à l’est des côtes de Caroline du Sud … Merci à l’AFP pour ses informations hautement fiables car il y a une deuxième erreur : il y a deux jours cet ouragan était déjà classé catégorie 4 quand il était sur les Bermudes. Il a été rétrogradé à 3 et s’est renforcé depuis pour se maintenir en catégorie 4 pendant les 36 heures à venir. Les prévisions de ce site sont d’une précision diabolique mais pas du tout les dépêches de l’AFP …

L’ AFP, outil de propagande ! (rebelote mais pas encore dix de der)

Conférence Paris Climat: coût de 170 millions d’euros, 20% de mécénat d’entreprise espéré

Paris – La conférence sur le climat organisée en décembre à Paris devrait coûter environ 170 millions d’euros, dont 20% pris en charge par des entreprises partenaires, françaises et étrangères, a-t-on appris mercredi de source officielle. ( … )

Les entreprises pourront déduire 60% du montant de leur contribution de leur revenu imposable. ( … )

Plus d’une dizaine d’autres (entreprises) nous ont fait part également de leur intention de nous soutenir, a ajouté le ministre (Fabius). ( … )

Ce partenariat est dû à deux grandes raisons, a-t-il poursuivi. Nous voulons assurer un haut niveau d’exigence environnementale à la conférence elle-même. Ces entreprises vont par exemple aider à mettre en place des transports écologiques ou contribuer à l’optimisation énergétique des bâtiments.

La deuxième raison est une raison financière, a-t-il dit. Je souhaiterais qu’on puisse financer ainsi 20% de la COP grâce au mécénat, a déclaré M. Fabius, jugeant cet objectif très ambitieux. ( … )

Jusqu’à 25.000 délégués sont attendus à la conférence où 195 pays vont tenter de parvenir à un accord pour limiter à 2 degrés le réchauffement climatique par rapport à l’ère pré-industrielle.

(©AFP / 27 mai 2015 14h19) <br /><br /><br /> (AFP / 27.05.2015 14:23)

Si on comprend bien le discours de Fabius, ce sont donc les contribuables qui paieront pour les petits fours et les toasts grillés puisque les « mécènes » pourront déduire leur aide de leurs impôts que l’on se fera (le gouvernement et Mademoiselle Royal) un plaisir de ponctionner dans le porte-monnaie des Français puisqu’il faudra bien « équilibrer » les comptes. Et personne ne proteste contre l’organisation de cette mascarade ni ne protestera car toute la populace française est totalement endoctrinée (De Gaulle n’a eu de cesse de dire que les Français étaient des « veaux » et ils n’ont pas changé). Quelle tristesse ! Ce pays est complètement foutu ( dixit H16) …

L’AFP organe de propagande de Greenpeace, la preuve est là !

Quand l’AFP mentionne l’énergie nucléaire au Japon, je sourcille, je m’émeus, je finis par m’énerver. L’AFP, l’Agence France Propagande, a placé des pions dans le monde entier, pas des bénévoles mais des personnes bien rémunérées qui envoient pour justifier leurs émoluments un torchon par jour parfois plusieurs à condition qu’ils soient conforme aux directives du ministère de la propagande étatique qui n’existe pas officiellement mais dicte aux média main-stream et aux agences de presse ce qu’il faut raconter et ce qu’il ne faut pas raconter (on se croirait encore sous le régime de Pétain). Et quand j’ai lu cette dépêche que j’insère ici, j’ai tout de suite subodoré qu’il s’agissait de « Poupée » agissant de concert avec Janick Magne, deux activistes notoires de Greenpeace au Japon :

Japon: un nouveau réacteur nucléaire jugé apte à redémarrer

Tokyo – Le gendarme japonais des installations atomiques a jugé mercredi un réacteur supplémentaire techniquement apte à redémarrer, nouvelle étape d’un long processus dans un Archipel privé depuis près de deux ans d’énergie nucléaire.

L’unité 3 de la centrale d’Ikata, située en bord de mer dans la préfecture d’Ehime, sur l’île de Shikoku (sud-ouest), devrait donc obtenir sous peu le certificat de sûreté, après une consultation publique.

L’autorité de régulation a estimé que le réacteur répondait correctement aux risques de situation critique découlant notamment d’une catastrophe naturelle (séisme, tsunami, éruption volcanique), en vertu de normes plus sévères instaurées après l’accident de Fukushima en mars 2011.

Une décision aussitôt fustigée par les militants antinucléaires. L’autorité ignore les preuves scientifiques et les risques majeurs de tremblement de terre dans son obstination à relancer une industrie paralysée, a réagi Kazue Suzuki, de l’organisation Greenpeace-Japon.

Les leçons du désastre de Fukushima n’ont pas été retenues. C’est inacceptable pour les habitants du Japon et cela fait courir aux résidents des risques inutiles, s’est-elle indignée.

Seulement deux autres couples de réacteurs – Sendai 1 et 2 (sud-ouest), et Takahama 3 et 4 (ouest) – ont obtenu pour l’heure ce sésame, précieux mais insuffisant pour garantir un redémarrage.

Cette instance se borne en effet à émettre un avis technique. Il revient ensuite aux dirigeants politiques locaux et nationaux de donner le feu vert définitif.

La justice, saisie par des citoyens antinucléaires, peut aussi s’en mêler. Elle a ainsi bloqué la relance des réacteurs de Takahama, jugeant que les conditions n’étaient pas réunies sur le volet parasismique.

Il paraît donc probable que seuls ceux de Sendai, qui ont déjà obtenu l’approbation des élus locaux, seront remis en service d’ici la fin de l’année.

Fervent partisan de l’atome, le gouvernement du conservateur Shinzo Abe plaide depuis deux ans pour que tous les réacteurs jugés sûrs par l’autorité nucléaires soient relancés, arguant que l’économie nippone a besoin de cette énergie. 

Le Japon espère même tirer un cinquième de son électricité du nucléaire à horizon 2030, un objectif cependant jugé irréaliste par Greenpeace. 

Actuellement, plus aucun des 48 réacteurs de l’archipel – sans compter les six condamnés de la centrale Fukushima Daiichi – ne fonctionne par mesure de précaution, et cinq d’entre eux doivent être démantelés.

Si, selon tous les sondages, la majorité des citoyens japonais sont opposés à l’énergie nucléaire, la mobilisation contre leur relance s’est notablement affaiblie après un pic atteint dans les mois suivant le drame de Fukushima, au grand dam des organisations écologiques.

(©AFP / 20 mai 2015 11h06)

Il n’y a pas de doute, nous vivons dans un monde pourri où la désinformation et la propagande pour ne pas dire le mensonge priment sur la vérité. On se croirait revenu aux heures sombres d’un nazisme ou d’un totalitarisme qui ne veulent pas dire leur nom. Les écologistes sont des semeurs de terreur, ils agissent pour paupériser l’ensemble de la planète, ils ont infiltré toutes les couches sociales, toutes les strates politiques depuis les Nations-Unies jusqu’ la plus petite municipalité de campagne profonde, ils fustigent les entreprises non « écolo-compatibles », ils agissent par le chantage, la menace, la dénonciation calomnieuse, ils sont contre tous les progrès technologiques, quels qu’ils soient (sauf les moulins à vent et les panneaux solaires, les chars à bœufs et la triandine pour bêcher les champs de blé), ce sont des terroristes, il faut interdire ces gens, ces organisations subversives, pendant combien d’années continuerons-nous à accepter d’être culpabilisés et indument taxés par les conséquences des agissements et des diktats de ces rêveurs ?

Karin Nishimura dite « Poupée » est correspondante permanente de l’AFP et de l’hebdomadaire Le Point au Japon et engagée politiquement auprès d’EELV et Greenpeace. Poupée est une complice de Janick Magne, également politicienne engagée écolo résidant au Japon depuis plus de 30 ans. On a affaire à du beau monde ! Merci pour l’information émanant d’activistes qui ne savent même pas comment fonctionne une centrale nucléaire et qui se permettent de commenter tendancieusement les évènements sans tenir un instant compte du surcoût (plus de 100 % en trois ans) de l’énergie que tous les citoyens du pays (je parle du Japon) paient chaque jour et qui constitue un handicap pour l’économie en général ! Mais ça les écolos s’en moquent, ils veulent qu’on en revienne à l’âge de pierre et qu’on vive à nouveau dans des grottes comme nos lointains ancêtres à Altamira ou à Lascaux …

Note : Ayant réalisé un copié-collé de la dépêche de l’AFP, mon ordinateur ne s’est pas trompé, ça ne fait pas deux ans que le Japon est privé d’énergie nucléaire mais quatre ans : Poupée, revoyez votre copie avant de l’envoyer partout dans le monde ! Il est inutile de rappeler que l’AFP est également gangrenée de l’intérieur par des syndicalistes gauchistes qui ne se privent pas pour censurer ou délibérément modifier toute information contraire à leur idéologie, comme le journal Le Monde le fait depuis de nombreuses années …

Nouvelles du Japon (Agence Kyodo) : terrifiant !

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En ces temps d’incertitude géopolitique il est bon de raviver quelques souvenirs perdus. Premières victimes de l’orage nucléaire à Hiroshima et Nagasaki qui ne fit même pas un dixième des morts consécutifs aux bombardements incessants pendant des mois de la métropole tokyoïte avec des engins au phosphore pour mieux brûler à vif les civils, les Japonais viennent de révéler (voir le lien) l’incroyable histoire qui se déroula à Okinawa et qui aurait pu annihiler l’ensemble de l’humanité en raison d’une simple erreur de transmission depuis une base de missiles un certain 28 octobre 1962. Il faut resituer les évènements terrifiants relatés par l’agence Kyodo ce 27 mars dernier. Au cours de l’automne 1962, l’Union Soviétique achemina des missiles à charges nucléaires à Cuba capables d’atteindre des cibles sur le territoire américain. Le Président John F. Kennedy considéra très sérieusement des options militaires comme contre-mesures et les deux super-puissances se trouvèrent ainsi au bord de l’affrontement nucléaire. Des témoignages de vétérans (anciens militaires à la retraite) qui furent acteurs dans cette crise nous font découvrir un aspect encore largement inconnu de cette crise, l’envoi précipité d’informations et d’ordres d’exécution au milieu de cette crise d’une rare intensité qui auraient pu être l’étincelle initiale conduisant à l’anéantissement de l’humanité.

Selon John Bordne âgé aujourd’hui de 73 ans et ancien membre du 873e escadron de missiles tactiques de l’Armée de l’Air Américaine, quelques heures après que l’une de ses équipes fut appelée pour la relève de minuit ce 28 octobre 1962 au centre de contrôle des missiles dans le village de Yomitan sur l’île d’Okinawa, un message radio codé en provenance du centre opérationnel des missiles nucléaires de la base américaine toute proche de Kadena parvint aux sites opérationnels. Il y avait à Okinawa huit missiles Mace B Martin Marietta prêts à être tirés depuis le site de Yomitan appelé aussi par les militaires en poste « Site One Bolo Point ». Mais il y avait trois autres sites sur l’île comportant chacun 8 missiles, soit 32 fusées munies de charges nucléaires et l’ensemble était commandé par le Centre des opérations de Kadena à Okinawa.

La mission de Bordne était la maintenance des missiles afin qu’ils soient toujours prêts à être tirés. Il y avait trois équipes de 8 heures (le traditionnel 3×8 aboli par Marine Aubry en instituant les 35 heures) qui déconnectaient les missiles pour les neutraliser, inspectaient la tête nucléaire, l’ogive de protection et les systèmes de contrôle de vol puis reconfiguraient les missiles dans leur logement. En recevant cet ordre codé de lancement reçu par les quatre sites simultanément avant l’aube du 28 octobre, c’est-à-dire en fin de journée du 27 sur la côte est des Etats-Unis, ce fut la stupeur. La procédure de lancement d’un missile est complexe et comporte quatre niveaux. Les trois premiers consistent à comparer les codes reçus avec ceux communiqués à l’avance à chaque équipe des 4 sites. Tous les codes concordaient. Le dernier niveau était l’identification des cibles, un seul missile était dirigé vers l’Union Soviétique et les trois autres vers d’autres pays. L’ordre disait « vous tirez tous les missiles » et c’est là que Bordne eut la présence d’esprit de s’inquiéter directement car son équipe était en charge de mettre à feu les 4 missiles concernés. Bordne qui n’était en fin de compte qu’un employé lambda de l’armée américaine se demanda alors pourquoi tirer trois charges nucléaires vers d’autres pays que l’Union Soviétique. Ça lui paraissait illogique dans la mesure où le Président était en conflit (verbal) direct avec l’Union Soviétique au sujet des missiles cubains. « Nous dûmes penser à ça de manière logique et rationnelle » se dit alors Bordne, son patronyme ne signifiant pas du tout qu’il était borné comme le sont par devoir beaucoup de militaires.

L’échelle de la procédure resta donc bloquée au niveau 2, juste un poil avant d’initier un conflit nucléaire car l’ordre final de lancement ne peut être effectif que lorsque le stade 1 a été atteint, en d’autres termes si l’ordre a été donné d’ « en haut » pour contrattaquer les forces ennemies. Belle rhétorique militaire consistant à se laver les mains avant même d’avoir attaqué puisqu’il n’y a jamais attaque mais uniquement riposte ! Cette stratégie est toujours d’actualité dans les neurones des stratèges de Washington, il n’y a qu’à passer en revue les évènements depuis le 11 septembre : les USA n’ont jamais attaqué aucun pays mais seulement riposté

Bref, le dénommé Bordne s’apercevant que la Chine était une des cibles bien qu’il ne l’ait pas mentionné lors de son interview par Kyodo News, retarda judicieusement le passage au niveau 1. Ce qui éveilla ses doutes était que la portée des missiles était au mieux de 2300 kilomètres (on était en 1962) et que les cibles soviétiques à portée de Mace B ne revêtaient pas d’importance stratégique majeure. Bordne avait été informé qu’un avion espion U-2 venait d’être abattu au dessus de Cuba le 27 octobre quelques heures avant que l’ordre de tir ne parvienne à Okinawa.

Bill Horn, un autre vétéran et ancien collègue de Bordne déclara à Kyodo News qu’il savait qu’en appuyant sur le bouton il ne reviendrait jamais à la maison et que de toutes les façons il n’en resterait rien. Il se souvient du discours du Président qui informa le monde entier le 22 octobre que l’Union Soviétique installait des missiles nucléaires à Cuba mais cet ordre reçu du centre de décision de Kadena fut pour lui le moment le plus proche de la fin du monde civilisé tel que nous le connaissons.

Le 24 octobre, deux jours après le discours de Kennedy, le SAC (Strategic Air Command) abaissa le niveau d’alerte de 3 à 2 sans consulter la Maison-Blanche. Il était évident pour ces techniciens travaillant sur les sites de lancement des missiles à Okinawa que le niveau 1 signifiait la fin de toute l’humanité. Le SAC avait donné l’ordre à toutes les unités opérationnelles d’être prêtes dans les 15 minutes !

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Fort heureusement, et c’est la raison pour laquelle nous sommes toujours en vie, Nikita Khrushchev annonça ce même 28 octobre que l’Union Soviétique retirait tous ses missiles de Cuba.

Source : http://english.kyodonews.jp/news/2015/03/343924.html

Illustrations : base militaire américaine de Kadena à Okinawa et Une d’un journal américain (Wikipedia).

Note : en italique commentaires personnels ne figurant pas dans l’article de Kyodo News