« Monsieur le Président : terminez cette guerre maintenant !

Traduction d’un article d’Eric S. Margolis paru sur le site lewrockwell.com le 7 mars 2020 (note en fin de billet)

Après 19 ans de guerre, plus de 1000 milliards de dollars de dépenses, 2 400 morts américains et un torrent de mensonges, les États-Unis font maintenant face à la possibilité de mettre fin à leur plus longue guerre.

Les États-Unis ont envahi l’Afghanistan en 2001. Il y avait trois raisons à cette intervention : 1. Pour masquer l’humiliation de l’administration Bush, qui parlait fort, le Président surpris en train de dormir lors des attaques du 11 septembre ; 2. Sécuriser les itinéraires des oléoducs à travers l’Afghanistan depuis l’Asie centrale jusqu’à la côte maritime du Pakistan et 3. Occuper une place supposément vide sur l’échiquier asiatique avant la Chine.

Depuis 2001, à peine un mot de vérité sur l’Afghanistan est sorti de Washington. Toutes les guerres sont accompagnées d’un assortiment de mensonges, comme l’a écrit Churchill, mais les mensonges et la propagande sur l’Afghanistan étaient extraordinaires et honteux.

Le premier parmi les mensonges : que Oussama ben Laden a été l’architecte des attentats du 11 septembre qui ont tué 3 000 Américains et que le complot a éclos en Afghanistan avec l’aide du mouvement taliban. En fait, le complot a éclos en Allemagne et en Espagne parmi des exilés saoudiens, pas des Afghans, qui ont affirmé que les États-Unis occupaient leur nation et exploitaient ses richesses.

Des vidéos truquées ont été diffusées sur la télévision américaine pour impliquer Ben Laden. Il a applaudi aux attaques après coup, affirmant qu’elles étaient une vengeance pour la destruction par Israël d’une grande partie de Beyrouth en 1982.

Les soi-disant «camps d’entraînement terroristes» en Afghanistan cités comme étant l’une des raisons de l’invasion américaine étaient en fait des camps gérés par les services de renseignement pakistanais, un allié des États-Unis, pour former des guérilleros passant ensuite à l’action contre la domination indienne au Cachemire. Je le sais parce que j’ai visité certains des camps. Le général Hamid Gul, chef de l’ISI, un expert du service de renseignement du Pakistan, m’a informé de cette opération.

L’ancien président du Pakistan, Pervez Musharraf, m’a dit que les États-Unis avaient menacé de «bombarder le Pakistan et qu’il retourne à l’âge de pierre» s’il ne permettait pas aux États-Unis de faire la guerre à l’Afghanistan depuis le territoire pakistanais.

Le fondateur d’Al-Qaïda, le cheikh Abdullah Azzam, m’a dit « après avoir vaincu les communistes en Afghanistan, nous continuerons à libérer l’Arabie saoudite de la domination américaine ». Il a été assassiné peu après.

À ce jour, ce qui reste d’Al-Qaïda c’est un mouvement anti-impérialiste. Ces dernières années, Al-Qaïda et les talibans sont devenus des ennemis acharnés. Les talibans ont convenu lors de récents pourparlers de ne jamais abriter Al-Qaïda ou le mouvement plus récent de l’État islamique. Les talibans avaient accueilli à l’origine Ben Laden uniquement parce qu’il était un héros de la lutte anti-communiste et donc un invité d’honneur. Les talibans ont proposé de remettre Ben Laden à un tribunal impartial. Les États-Unis ont refusé et ont rapidement envahi l’Afghanistan.

Le dirigeant irakien, Saddam Hussein, était un ennemi sérieux d’Al-Qaïda et d’Oussama Ben Laden. Pourtant, l’administration Bush a menti en affirmant que l’Irak était en quelque sorte derrière le 11 septembre pour justifier l’invasion et l’accaparement de ses richesses pétrolières. La plupart des Américains ont cru à ce mensonge promu par Condoleezza Rice et Dick Cheney.

J’étais en Afghanistan et au Pakistan lorsque les talibans ont été formés. Loin d’être un mouvement « terroriste », comme le prétendent les Américains et leurs alliés communistes afghans, les talibans ont été créés par un prédicateur de village, le mollah Omar, pour protéger les caravanes des bandits pendant la guerre civile afghane du début des années 1990 et pour protéger les femmes des viol de masse. Lorsque les talibans ont pris Kaboul, ils ont écrasé le commerce de la drogue et rétabli l’ordre d’une main de fer.

Le principal allié des États-Unis en Afghanistan, l’Alliance nordique tadjike à dominante communiste, a été mis au pouvoir à Kaboul et a rapidement rétabli le commerce de l’opium. Aujourd’hui, les alliés afghans américains contrôlent presque tout le trafic de drogue qui soutient le gouvernement fantoche de Kaboul.

Trois présidents américains affirment avoir tenté de mettre fin à la guerre en Afghanistan – mais sans succès. Pourquoi? Intense opposition du parti de la guerre, du complexe militaro-industriel et des néoconservateurs. Mille milliards de dollars, c’est énorme. De nombreux fournisseurs d’armes de guerre se sont enrichis avec ce conflit. Et les généraux impériaux américains ont obtenu des promotions et de nouvelles missions. Les politiciens adoraient s’exprimer contre le prétendu «terrorisme» et appeler à plus de guerre. Les coûts de la guerre d’Afghanistan ont été enterrés dans la dette nationale, à rembourser par les générations à venir.

Aucun des présidents n’a pu résister à l’état profond, le « Deep State ». Le président Donald Trump affirme qu’il mettra fin à la guerre d’Afghanistan, qu’il a correctement qualifiée de «stupide». Mais le peut-il ?

Il sera si facile de saboter le fragile accord de cessez-le-feu qui vient d’être signé au Qatar. Les seigneurs de la drogue afghans ont déjà commencé des combats contre les incendies. Les généraux et les conservateurs américains tremblent à la perspective d’être accusés d’avoir perdu cette guerre.

La meilleure façon de mettre fin à une guerre est d’y mettre fin. Monsieur le Président, déclarez la victoire, ramenez les troupes à la maison, coupez les dollars et les munitions et partez.

Note. Eric S. Margolis est un très célèbre journaliste et écrivain américain spécialiste du Moyen-Orient et de l’Islam.

Afghanistan : cimetière des Empires

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C’est le titre d’un article d’Eric Margolis, journaliste et écrivain américain paru sur le site LewRockwell le 18 août 2018. Les ajouts entre parenthèses sont de mon fait.

Après dix-huit années sanglantes, la plus longue guerre menée par les Américains dans leur histoire continue sans issue ni raison en Afghanistan. Dans ce pays un peuple vaillant, jaloux de son indépendance, constitué des tribus montagnardes, les Pashtounes, a combattu sans relâche le tout puissant empire américain et l’a conduit dans une impasse qui a déjà coûté 4000 milliards de dollars aux contribuables américains, 2371 morts et 20320 blessés. Nul ne sait combien d’Afghans ont été tués, c’est top secret. Les tribus pashtounes de l’alliance des Talibans combattent pour débarrasser leur pays de toutes les troupes étrangères et éliminer le régime fantoche pro-occidental de Kaboul qui prétend être le gouvernement légitime du pays. Retirer l’armée américaine (et ses mercenaires) et ce régime tombera en quelques jours. Tout ça a des relents de guerre du Vietnam. Les douloureuses leçons de ce conflit du Vietnam ont été complètement oubliées et les mêmes erreurs se produisent en Afghanistan. Les mensonges et les discours réjouissants des politiciens, des généraux de l’armée et des médias continuent sans cesse.

Cette semaine passée, les force talibanes ont occupé la ville d’importance stratégique de Ghazni sur la route de Peshawar à Kaboul. Il a fallu trois jours d’attaques massives de l’armée américaine avec des bombardiers lourds B-1, des hélicoptères Apache, des chasseurs A-10 et toutes sortes d’avions massés dans les bases américaines d’Afghanistan, du Pakistan, du Qatar et de la cinquième flotte américaine pour arriver finalement à bout de cette attaque. Simultanément l’alliance talibane a attaqué des cibles militaires importantes autour de Kaboul et d’autres régions rurales tuant des centaines de troupes militaires, en quelque sorte une offensive du Tet afghane. L’armée afghane et la police n’ont opposé qu’une faible résistance ou se sont tout simplement enfuies. Des quartiers entiers de Ghazni ont été détruits. Les hauts gradés de l’armée impérialiste américaine et leurs satrapes afghans n’ont pu cacher leur embarras alors qu’ils venaient de déclarer avoir définitivement pacifié cette partie du pays. Les efforts de l’administration Trump pour soumettre les Talibans en les bombardant sont clairement un échec. Le commandement américain hésite à déployer des troupes au sol de peur d’essuyer de lourdes pertes. Et dans le même temps l’armée commence à être à court de bombes.

Les routes afghanes sont maintenant tellement dangereuses que toutes les actions militaires américaines doivent être aériennes. Les Talibans contrôlent à peu près 50 % du territoire afghan et ce serait 100 % si les Américains partaient. Les Talibans contrôlent la vie nocturne. Ces Talibans ne sont pas et n’ont jamais été des « terroristes » comme la propagande de Washington l’a clamé. J’étais en Afghanistan lors de la création de ce mouvement par un groupe d’étudiants religieux armés par le Pakistan pour mettre un terme au banditisme apparu lors de la guerre civile (après le retrait des Soviétiques), avec les viols des femmes et les meurtres des communistes. Quand les Talibans acquirent un certain pouvoir ils éliminèrent plus de 95 % de la culture de l’opium et du commerce d’héroïne. Après l’invasion américaine, leur alliance avec les ancien communistes afghans et les tribus tadjikes du nord du pays, la production d’opium et d’héroïne reprit de plus belle. Aujourd’hui l’Afghanistan est le plus important producteur du monde d’opium, d’héroïne et de morphine alors que les autorités américaines déclarent que ces productions sont le fait des Talibans. C’est encore un autre gros mensonge. Les seigneurs de la guerre afghans qui soutiennent le régime du Président Ashraf Ghani contrôlent entièrement la production et l’exportation des opioïdes. L’armée et la police secrète bénéficient par ce biais d’importants revenus. Comment les camions chargés d’héroïne pourraient passer les frontières avec le Pakistan et les pays d’Asie centrale ?

De ce fait les USA sont devenus les premiers complices au monde du trafic d’opioïdes. C’est l’une des plus honteuses conséquences de la guerre d’Afghanistan. Constater que la puissance de feu de l’armée américaine, la plus importante au monde a ravagé l’Afghanistan, un petit pays tellement pauvre que beaucoup de gens n’ont même pas de chaussures aux pieds est aussi une honte pour le peuple américain. Les Paschtounes ont vaincu les armées d’Alexandre le Grand, Gengis Khan les Empereurs mongoles et les armées britanniques. Les USA seront le prochain empire défait dans ce cimetière des Empires. Personne à Washington n’est capable d’énoncer une bonne raison de continuer cette guerre coloniale en Afghanistan. On entend dire que les Américains restent dans ce pays parce qu’il y a des ressources minérales ou qu’il faut que la démocratie et les droits des femmes soient respectés. C’est un pur non-sens. Un possible raison serait de ne pas laisser la Chine contrôler ce pays (d’une importance stratégique indéniable) mais les dirigeants chinois sont trop intelligents pour accepter ce cadeau empoisonné. Ils ont déjà largement à faire avec la rébellion musulmane des Uighours.

À ce sujet il est intéressant de rappeler que les soi-disant camps d’entrainement au terrorisme supposés avoir été découverts en Afghanistan en 2001 étaient en réalité des centre d’entrainement à la guérilla organisés et financés par les services secrets pakistanais pour entrainer des tribus rebelles kashmiris et des centres d’entrainement organisés et financés par la CIA pour les combattants Uighours exilés de Chine. La rumeur que les USA se devaient d’envahir l’Afghanistan pour capturer Ben Laden, l’auteur montré du doigt des attentats du 11 septembre est inexacte. Les attaques furent organisées par des Saoudiens depuis Hambourg et Madrid et non depuis l’Afghanistan. Personne n’est certain que Ben Laden était effectivement derrière ces attentats… Le journaliste et ami Arnaud de Borchgrave, maintenant décédé, partageait mes doutes et insistait sur le fait que le Mollah Omar avait proposé à Ben Laden d’être traduit devant un tribunal dans un pays musulman de son choix pour prouver son innocence ou avouer ses fautes.

Le Président Bush surpris dans son sommeil par les attentats du 11 septembre, humilié, devait trouver une cible facile pour se venger et ce fut l’Afghanistan, le cimetière des Empires.

Illustration : source : ericmargolis.com

Commentaires. J’ai inséré quelques commentaires entre parenthèses et en caractères italiques et ma traduction est aussi fidèle que possible. Il m’est venu à l’esprit de remémorer à mes lecteurs cette causerie d’Emmanuel Todd qui prévoyait en 2002 – il y a 16 ans – la chute de l’Empire américain. Bonne vidéo au cours de laquelle Todd mentionne l’incroyable scandale Enron-Andersen : https://www.youtube.com/watch?v=zJWuzhqs6H8 . J’ajouterai enfin que depuis le début de l’année 2018 il y a eu « seulement » 7800 morts, chiffre officiel, aux USA par overdose de différentes drogues incluant l’héroïne auxquels il faudrait ajouter le nombre d’homicides entre clans de dealers, ça laisse rêveur.

 

L’Afghanistan : un eldorado minier

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Lors de leur séjour pas très touristique en Afghanistan qui dure maintenant depuis plus de 15 ans, la plus longue guerre dans laquelle se sont hasardé les USA depuis leur création, tourisme qui a coûté la vie à plus de 2500 soldats – un détail en comparaison des victimes collatérales le plus souvent civiles de ce pays qui ne demandait rien à personne – les Américains ont rétabli la culture du pavot (revoir l’article sur ce blog) mais les spécialistes de l’USGS (Geological Survey) ont mis les bouchées doubles pour identifier le potentiel du sous-sol afghan et ils n’ont pas été déçus, c’est le moins que l’on puisse dire. Ayant déjà dépensé plus de 1000 milliards de dollars dans ce conflit et envisageant de passer définitivement la main à des milices privées du genre Blackwater pour réaliser quelques économies il faudra bien que le Pentagone, les parasites de Wall Street et la CIA se remboursent, en quelque sorte, et puissent réaliser des profits car l’appétit de ces hautes autorités du « Deep State » américain en veulent encore plus que le trafic d’héroïne. C’est la raison pour laquelle le Président Trump a été expressément prié de ne plus envisager de retirer les Américains d’Afghanistan !

Du coup les ressources minières variées de l’Afghanistan sont maintenant la cible du pillage organisé de ce pays par les Américains. Il fallait s’y attendre un peu. L’illustration ci-dessus se passe de commentaires. Les montants estimés par l’USGS sont exprimés en milliards de dollars hors dépôts de lithium, un métal qui pourrait bien dans un proche avenir être classé comme stratégique. Mais ces montants peuvent être falsifiés pour dissimuler le véritable eldorado afghan. Finalement c’est surtout l’appât du gain qui a conduit les Américains à s’implanter en Afghanistan, pays aussi limitrophe de l’Iran, et pas seulement pour l’opium.

Sources : diverses, illustration pêchée sur le site thesaker.is

Note : Le niobium se trouve associé au fer dans certains minerais. Ce métal est utilisé en alliage dans les aciers spéciaux et pour la fabrication de fils supraconducteurs.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/07/01/la-cia-et-lopium-dafghanistan-un-gros-business/

La CIA et l’opium d’Afghanistan : un gros business

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Avec la libération de Manuel Ortega, une mascarade honteuse organisée par la CIA (Ortega était un agent de cette organisation mafieuse), resurgit le scandale planétaire de l’opium afghan, et j’ose dire planétaire puisque tous les pays de l’Alliance Atlantique ont participé depuis 2002 à l’élimination des talibans (qui avaient proscrit la culture du pavot sur le sol national) en envahissant ce pays qui venait tout juste de se libérer de la tutelle (ex-)soviétique. À la fin de 2001 plus de 90 % des champs de pavot avaient été détruits par les talibans mais les Américains trouvaient cette situation intolérable et la CIA qui avait en scène les attentats du 11 septembre (selon des évidences de plus en plus convaincantes, mais je n’émettrai aucun commentaire à ce sujet), le « 9/11 » fut un fantastique prétexte pour envahir l’Afghanistan et rétablir la culture du pavot pour le plus grand bénéfice de cet organisme que je viens de qualifier de mafieux. La création de toutes pièces de l’implication de Ben Laden dans ces attentats est peut-être la pire machination qu’ait jamais orchestré la CIA mais nul ne connaîtra la vérité, comme pour l’assassinat de JFK …

Aujourd’hui ce sont les soldats américains et de l’OTAN qui protègent les champs de pavot, contrôlent le trafic d’opium à l’échelle mondiale et la CIA en tire des bénéfices outrageusement juteux portant préjudice aux cultures vivrières locales car cultiver des citrouilles ne rapporte pas beaucoup, alors que le pavot … Avec en prime la protection de l’armée américaine pour que tout se passe pour le mieux. Une infime partie de l’opium et de l’héroïne est consommée par les Afghans, faut-il le rappeler.

Voici quelques photos qui sont dans le domaine public mais il n’est pas trop conseillé aux médias occidentaux de parler ouvertement de ce sujet dérangeant, médias qui sont largement contrôlés par cet organisme dont les agissement dans le monde entier sont insupportables.

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Donald Trump s’est fait piéger par cette mafia constituée d’assassins, d’hommes sans foi ni loi qui ne respectent rien, qui pratiquent la torture et l’emprisonnement sans procès dans des prisons secrètes tolérées par certains pays européens et, cerise sur le gâteau, répandent des mensonges qui mettent en péril l’humanité entière. La CIA est partout, y compris dans vos chaumières car pas un message électronique, pas un seul whatsapp, pas un seul tweet, pas une seule photo mise sur le « cloud » ne lui échappe via la NSA, Google et Facebook qui collaborent pleinement avec cette organisation à votre insu.

Le trafic mondial de l’héroïne est totalement contrôlé par la CIA et l’argent de ce trafic est recyclé directement à Wall Street ! Je n’invente rien, toutes les information relatives à ce scandale planétaire qui dépasse l’entendement sont publiques comme les trois photos ci-dessus.

Source et illustrations : globalresearch