Le « volcan humain »

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En 1975 les climatologues étaient en ébullition. Les premiers carottages glaciaires du Groenland permettaient de réaliser une reconstitution de l’évolution passée des températures en mesurant la teneur en isotope 18 de l’oxygène et l’étude des cernes de croissance des arbres corroboraient déjà mais sur quelques millénaires seulement en arrière ces évolutions. Les premiers satellites météorologiques permettaient d’atteindre pour la première fois une vue d’ensemble de ce qui se passait dans l’atmosphère. Les météorologistes arrivaient tant bien que mal à prévoir l’évolution du temps avec quelques jours d’avance et toutes sortes de théories émergeaient pour expliquer la variabilité de la mousson en Inde ou les tempêtes de la Mer du Nord. Ce que ces spécialistes d’un nouveau genre travaillant avec des ordinateurs paraissant très primitifs aujourd’hui découvrirent très vite en rapprochant leurs observations était que l’activité humaine allait profondément modifier le climat de la planète Terre. On parlait encore à demi-mots de l’effet potentiel du CO2 sur le climat mais ce qui préoccupa tout de suite les scientifiques fut l’évidente corrélation entre les éruption volcaniques et de brusques épisodes de refroidissement qui fort heureusement ne duraient jamais plus de quelques années, corrélation parfaitement établie en analysant les carottages glaciaires et les cernes des arbres.

Le « réchauffement » tel qu’il a depuis été dogmatisé n’était pas à l’ordre du jour, et pour cause. Ce qui préoccupa ces scientifiques alors non corrompus par l’idéologie d’aujourd’hui était que les volcans émettent des poussières dans l’atmosphère et celles-ci retombent rapidement au sol, certes. Mais ils émettent également des aérosols constitués d’oxydes de soufre et d’azote et également des nanoparticules qui séjournent, quand les éruptions sont suffisamment violentes, plusieurs années dans les hautes couches de l’atmosphère. Ceci a conduit ces spécialistes plus de la météorologie que du climat à formuler l’hypothèse de l’effet à terme des aérosols d’origine humaine sur le climat terrestre, ce qu’ils ont appelé le « volcan humain ».

Et ces émissions d’aérosols anthropogéniques ne sont pas un phénomène sporadique mais il est entretenu 24/24 heures et tous les jours de l’année par l’ensemble des activités humaines, depuis les véhicules automobiles jusqu’aux centrales électriques en passant par les bateaux et les avions et également les feux ouverts dans les modestes cases des indigènes de Papouasie-Nouvelle-Guinée, d’Afrique ou d’Amazonie. Selon ces climatologues de la première heure le climat, pour cette raison allait inévitablement se refroidir !

Malgré les déclarations tonitruantes de la mafia climatique entretenant quotidiennement la terreur d’un réchauffement considérable du climat terrestre – l’année 2017 a encore été classée la plus chaude depuis 100 ans – il s’avère que depuis 20 ans maintenant ce réchauffement n’est plus qu’un souvenir de mauvaises modélisations de l’évolution du climat. Les météorologistes des années 1970 prévoyaient, à la suite de leurs observations, un refroidissement généralisé aux alentours des années 2000 sans exclure cependant un effet du CO2 qui, par effet de serre, pouvait contrecarrer partiellement un tel refroidissement provoqué par les aérosols d’origine humaine, un effet en quelque sorte bénéfique de ce CO2 qui a permis par ailleurs aux régions sub-sahéliennes de reverdir significativement ces dernières 30 années, car ce gaz, s’il est (encore hypothétiquement) détrimental pour le climat, reste un aliment incontournable et essentiel pour les plantes et le plancton.

Cet effet des aérosols, combiné à une léthargie magnétique du Soleil, pourrait provoquer beaucoup plus rapidement que les spécialistes actuels du climat ne le prédisent un refroidissement généralisé et brutal du climat. En effet les aérosols favorisent la formation de nuages dans l’atmosphère à toutes les altitudes car ils constituent des noyaux de condensation de la vapeur d’eau. Et ce processus est accéléré par le rayonnement cosmique (voir un précédent article à ce sujet sur ce blog). De ce fait le pouvoir de réflexion du rayonnement infra-rouge en provenance du Soleil par cet atmosphère est augmenté (albedo) et comme le prédisaient ces scientifiques des années 1970 le climat ne pourra que se refroidir durant les prochaines années. Cet effet des aérosols d’origine humaine a été largement négligé par les « spécialistes » de l’IPCC pour privilégier l’effet du CO2 essentiellement pour des raisons idéologiques et politiciennes.

Source : https://archive.org/details/theweathermachinepart1 et https://archive.org/details/theweathermachinepart2 ou theweathermachinepart1reel1.mp4 , theweathermachine1reel2.mp4 , theweathermachinepart2reel1.mp4 et theweathermachinepart2reel2.mp4 via le blog de Pierre Gosselin notrickszone.com

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Note anecdotique. Il a neigé à Tokyo le 21 mars 2018, jour férié en raison du premier jour du printemps, et pourtant les cerisiers ont fleuri avec une semaine d’avance (Anami), à ne plus rien comprendre … (illustration : le petit jardin de mon fils à Tokyo le 21 mars 2018, la photo n’est pas truquée).