115 ans et 257 jours, c’est pas mal pour un homme !!!

Le plus vieil être humain de la planète est maintenant un Japonais vivant à Kyotango (préfecture de Kyoto). Il est un peu dur d’oreille mais il lit toujours deux journaux chaque jour et regarde avec assiduité les tournois de sumo à la télévision. Ses arrière-arrière petits-enfants le trouvent toujours en pleine forme et se demandent (c’est mon interprétation personnelle) s’il ne détrônera pas Jeanne Calment pour la longévité, en tous les cas c’est le plus vieil homme (mâle) et il est déjà à coup sûr répertorié dans le Guinness Book of World Records.

On se demande pourquoi certains individus vivent plus longtemps que d’autres et peut-être que le régime alimentaire, le style de vie ou encore tout simplement, si l’on peut le dire ainsi, la vie professionnelle n’ont pas d’une façon ou d’une autre ou de manière combinée une influence sur la longévité. Jiroemon Kimura a contracté la tuberculose, certes, mais il a aussi vécu de nombreuses années paisibles comme postier et un intermède de courte durée dans les années 20 comme occupant en Corée, mais il y a très longtemps ! Depuis lors, il mange un peu de porridge, des soupes de mizo qui n’ont de nom que la soupe, ce sont des bouillons clairets de légumes indéfinissables et des préparations culinaires typiquement japonaises parfois surprenantes, j’en sais quelque chose personnellement.

Mais ceci n’explique pas cela car ce monsieur intéresse à plus d’un titre les grandes compagnies pharmaceutiques qui, à court d’inspiration, aimeraient bien trouver enfin l’élixir de jouvence pour réaliser de confortables profits car un tel produit remporterait un vif succès commercial.

Or, il se trouve que l’un des secrets de la longévité réside dans la restauration de la longueur des télomères, j’en ai parlé dans un précédent billet de mon blog que personne ne peut retrouver parce que je suis assez bordélique dans le classement de la teneur de ces billets, mais j’indiquais de mémoire que les télomères, ces petits appendices qui constituent les extrémités des chromosomes, voient leur longueur diminuer au cours du vieillissement et qu’il faudrait en quelque sorte trouver un moyen thérapeutique pour stimuler l’activité enzymatique (télomérase) qui permet de maintenir une longueur susceptible de prolonger la vie cellulaire ou en d’autres termes de permettre une plus grande longévité à l’ensemble de l’organisme. C’est un peu la raison pour laquelle le cas de Jiroemon Kimura semble intéresser les grands laboratoires pharmaceutiques. Mais la tâche sera longue car il n’y a pas que les télomères qui commandent la durée de vie. Il y a aussi le statut général corporel, en d’autres termes, pour prendre un exemple, l’indice pondéral corporel, body mass index en anglais, qui définit en une donnée arithmétique simple à partir de quand on est obèse ou en sur-poids. Or Jiroemon Kimura mange peu (comme moi!) et son organisme sécrète par voie de conséquence des quantités physiologiques et normales d’adiponectine, une hormone sur-abondante qui régule la croissance des tissus adipeux et donc comme chacun sait permet à l’organisme de s’auto-réguler dans la mesure où l’individu ne se soumet pas volontairement à des conditions nutritionnelles dégradantes pour sa silhouette et sa santé (obésité, diabète de type II, problèmes cardiovasculaires et tant d’autres pathologies que la sécurité sociale anglaise a décidé de ne plus rembourser – on ne peut pas prendre en charge la boulimie ou la malbouffe – et toutes sortes d’autres troubles squelettiques) en un mot Jiroemon Kimura a choisi tout au long de sa vie d’éviter de se goinfer comme un malade et il vit encore, à 115 ans et 257 jours, des jours heureux.

L’adiponectine pourrait être plus ou moins remplacée par la berbérine (voir le lien suivant : http://en.wikipedia.org/wiki/Berberine) mais peut-être que des laboratoires pharmaceutiques pourraient aussi produire par transgenèse de l’adiponectine et qu’on s’en administre par voie intraveineuse chaque jour une bonne dose pour être certain de vivre centenaire.

On peut parier que les organismes de protection sociale ne seraient pas tout à fait d’accord, mais ce peut être aussi un bon moyen de combattre l’obésité qui ravage les USA, l’Australie, la Grande-Bretagne et beaucoup d’autres pays occidentaux, sans blague, c’est un truc à étudier de très près !!!!

Mon billet est donc une incitation pour les laboratoires pharmaceutiques à se pencher sur ce créneau potentiellement très porteur. C’est bien la première fois que je donne des conseils aux laboratoires pharmaceutiques, ils devraient me rémunérer grassement …

Source : Japantimes.com